Traductions et texte de Béatrice Machet
Avec nos remerciements aux magazines qui ont autorisé la reproduction des poèmes en leurs versions originales : Frontier Poetry et Anti-Heroin Chic
Née à Mankato dans le Minessotta, Claire Maracle, bien qu’élevée à partir de ses neuf ans sur les terres allouées en Oklahoma aux Cherokees, Osages et Muscogees après leur déportation, appartient à la nation Mohawk (Kanien’kehá:ka) des « Six Nations » (confédérations Iriquoise) de la rivière Grand. Cette histoire et cette expérience du déracinement l’on conduite à vivre les langues autochtones comme des entités capables d’amour. Car ces langues sont vues comme léguées par un territoire donné à un peuple donné. Une langue c’est un lien vivant avec un territoire, c’est ce qui permet de le dire bien et spécifiquement, d’être en quelque sorte sa voix. D’ailleurs, en tant que directrice générale de Words of the People, Claire Maracle promeut la célébration créative des langues vivantes.
Elle a cofondé Poetic Justice, à savoir qu’elle propose des ateliers d’alphabétisation et de poésie en milieu carcéral, offrant ainsi un cadre éducatif propice à la libération. Elle a été directrice artistique et responsable pédagogique de Louder Than a Bomb Oklahoma, jouant un rôle déterminant dans le lancement à Tulsa de la première antenne régionale du programme de Chicago. Claire a consacré de son temps à l’accompagnement des jeunes dans l’expression orale, y voyant un outil d’émancipation et de guérison collective. Sur son site elle fait cette profession de foi : « Ma poétique s’inscrit dans la rébellion du surréalisme contre la pensée rationnelle et les formes traditionnelles. J’utilise le surréalisme comme outil de résistance au colonialisme en embrassant des récits fragmentés, en me réappropriant les savoirs autochtones et en déconstruisant les structures oppressives. Je cherche à transcender la chronologie, à faire place à la fluidité des histoires queer et autochtones. Je m’intéresse à notre rapport autochtone au temps, là où la chronologie se dissout et où la mort défie la dualité. Là où l’identité queer n’est pas nouvelle, mais un héritage ancien et sacré.

Claire Maracle, © Erica Pretty Eagle.
En enseignant en milieu carcéral, j’ai constaté de visu la puissance de l’écriture de son propre récit, acte fondamental de souveraineté. Mes poèmes sont des lieux de retour, un hommage à notre passé et une exploration de ce que nous pourrions devenir. En définitive, cette œuvre affirme que l’imagination est notre source de libération. La seule façon de combattre la guerre contre la vision est d’imaginer, avec persévérance et audace, des avenirs souverains. »
Elle raconte qu’au début de sa carrière (avant 2024), elle utilisait son nom de jeune-fille pour signer ses textes ou ses oeuvres, soit Claire Collins. Ensuite elle a publié sous le nom de Claire Campo (2023–2025), son nom de femme mariée. Puis, ayant pris conscience de l’importance de ce qu’elle appelle une « rematriation », dans un acte de réappropriation et de féminisme, elle publie sous le nom de son arrière-grand-mère maternelle pour honorer sa vie et son héritage. Artiste pluridisciplinaire, elle a publié des poèmes dans de très nombreux magazines comme Poetry Journal, Bold Journey Magazine, Emerge Poetry, New Words Press, Wayfarer Magazine & Super Present Magazine. Elle a aussi participé à des symposiums et à des ouvrages collectifs.
Performance de Claire Collins au Centre Woody Guthrie.
Origin Story
My mother is hush house cold/Onkwehonwe*
comes from where it snows
My father gathered streams of consciousness
Tributary madness/mouth an Irish goodbye
I was born in an April blizzard,
mother scorns the sky in my eyes
My name means bright.
When I am five minutes old
Mother sends me downriver
tells me not to make a peep
I drink what might drown me
Histoire des origines
Ma mère est maison froide silencieuse/Onkwehonwe*
vient d’où il neige
Mon père recueillait des flots de conscience
Folie affluente/dit silencieusement un adieu irlandais
Je suis née dans une tempête de neige en avril,
ma mère méprise le ciel dans mes yeux
Mon nom signifie clair.
Née depuis cinq minutes
Ma mère m’envoie en aval
me dit de ne pas faire un bruit
je bois ce qui pourrait me noyer.
* Notes de la Nation Mohawk d’Akwesasne, 1995 :73 ‑le terme Onkwehonwe désigne les êtres véritables : « Toutes les choses du monde sont réelles et matérielles. La Création est un phénomène matériel véritable qui se manifeste à nous à travers la réalité. L’univers spirituel se manifeste donc à l’Homme comme la Création, la Création qui soutient la vie. Nous croyons que l’Homme est réel, qu’il fait partie de la Création et que son devoir est de soutenir la Vie en collaboration avec les autres êtres. C’est pourquoi nous nous appelons Onkwehonwe – les êtres véritables ».
Hallelujah of a Godless Place
There is a ring
around the tub,
hair in the drain,
mildew stained.
The places we go to get clean
are always the dirtiest
bathtubs,
sinks, laundromats
churches.
Alléluia d’un lieu sans Dieu
Il y a une auréoleautour de la baignoire,
des cheveux dans la bonde,
des taches de moisissure.
Les endroits où l’on va pour se nettoyer
sont toujours les plus sales :
les baignoires,
les lavabos, les laveries automatiques,
les églises.
Deux poèmes publiés dans FRONTIER POETRY, 4 sept 2026
Bande annonce de Claire Collins.
Dans un entretien mené par Baratunde Thurston en juillet 2026, Claire Maracle déclare : « En ce qui concerne mes responsabilités envers mes ancêtres, cela me rappelle notre expression Sha’tetionkwatte , qui signifie nous sommes égaux , et aussi aucune voix ne domine celle des autres . Ainsi, je ne suis pas ici en tant que gardienne du savoir ni en tant que représentante de ma nation. Je suis ici en tant que personne en chemin vers ses racines. Je suis en train de me réapproprier mon héritage, de le reconquérir. Comme l’explique Michelle Schenendoah dans sa série Rematriated Voices , il s’agit du processus de retour du sacré à la mère. Ce n’est pas une clause de non-responsabilité. Je partage tout cela pour vous donner le contexte et vous montrer comment nous pouvons être en relation les uns avec les autres. » Quand B.Thurston évoque le fait que le modèle démocratique américain avit été précédé par le modèle Iroquois, qui suit la Grande Loi de la Paix, la Kaianere’kó:wa, qui aurait inspiré les colons, Claire Maracle fait cette remarque ô combien essentielle et que tous les politiciens actuels devraient connaître : « Nos esprits sont tellement colonisés que je trouve ironique que nous ne puissions comprendre les modes de vie autochtones qu’à travers le prisme du vocabulaire européen. L’appeler démocratie en réduit la véritable nature. C’est un mode de vie. C’est vivre en paix, en équilibre et en harmonie. On l’appelle la Grande Bonté, la Voie de l’Éternité. Car c’est ainsi que nous vivons éternellement, en harmonie et en équilibre avec la création. Et l’équilibre n’est pas quelque chose que l’on atteint un jour. L’équilibre est un état que l’on cultive. C’est donc un mode d’être continu, en harmonie avec l’amour de toute la création, où nous partageons tous une responsabilité et des valeurs communes. C’est une approche holistique de l’être qui va bien au-delà d’une simple forme de gouvernance. » Un peu plus loin elle ajoute : « L’ironie est flagrante : ces hommes blancs sont venus ici et ont emprunté des idées à un peuple qu’ils considéraient comme primitif, qu’ils qualifiaient de sauvage. Pourtant, ils convoitaient notre pensée sophistiquée ; ils s’inspiraient de nous, malgré l’usage qu’ils faisaient de nous pour nous rabaisser.
Chanel 7 News @ 7:27 pm. Des infos sympas pour les moments difficiles : ne manquez pas vos présentateurs préférés qui vous dévoileront les dernières nouvelles les plus marquantes. Claire Collins.
Pour moi, la Grande Bonté s’apparente presque à une approche holistique de la santé. Son fondement est la nécessité d’un esprit sain. Un esprit sain permet de prendre de bonnes décisions. Un esprit sain est indispensable à un bon dirigeant. Il faut savoir faire son deuil et ne pas laisser la négativité prendre le dessus. Il faut être à l’écoute de ses émotions. Il faut penser à l’avenir, sept générations à l’avance. Tant que nous pensons aux générations futures, nous restons unis.
Un autre point important, souligné par Leon Tadodaho (Leon Shenendoah, chef Onondaga, fut Tadodaho, chef spirituel et politique de la Confédération Haudenosaunee), est que si l’on a tué quelqu’un, on ne peut pas devenir chef. Voyez le chemin parcouru depuis cet enseignement. Cela seul aurait dû disqualifier George Washington. Combien de personnes a‑t-il tuées ?
Il y a un mépris total pour la dimension spirituelle et un besoin absolu de maintenir la hiérarchie. Ils ont modifié nos enseignements pour préserver cette hiérarchie. Les États-Unis ont toujours été un État protectionniste pour les riches. On entend sans cesse parler de droit naturel ou de loi divine, qu’ils prétendent être des concepts traditionnels. Mais le droit n’existe pas dans la nature. La nature est équilibrée. La nature est cyclique ; la nature est régie par des relations. Le droit, c’est une construction humaine.
Nous fonctionnons par le biais des familles, des clans, des responsabilités transmises de génération en génération, et non par des personnes qui briguent un mandat. Alors, quand on dit que la nation Haudenosaunee a influencé la Constitution, je dis plutôt qu’ils ont observé, qu’ils ont plagié, qu’ils ont dénaturé, qu’ils ont repris la forme, mais que l’esprit en est absent.
Performance de Claire Collins à Tusla.
Ils ont vu une confédération de nations et ils ont bâti un État. Ils ont vu la séparation des pouvoirs et ont donc créé trois branches, mais ils ont négligé l’essentiel : les grands-mères, le système clanique, l’obligation de penser à sept générations à l’avance, l’interdiction de vendre ses terres. Le fondement spirituel a disparu. Ils ont construit une machine. Et nous ne sommes pas des machines.
Il y a un autre point important à ajouter : lorsque les colons européens sont arrivés, on leur a proposé la Grande Paix. On la leur a proposée comme à des frères, comme à des égaux. Savez-vous ce qui s’est passé ? Ils ont refusé. Nos dirigeants prônaient le principe de la nourriture pour tous. Ils se sont exclamés : « C’est absurde ! Renoncer à nos immenses richesses, renoncer à notre pouvoir ? » Ils ont refusé de céder leurs richesses pour le bien de leur peuple. C’est une distinction fondamentale. Ce refus a déterminé tout ce qui a suivi. Ils ont choisi la conquête plutôt que la coexistence. Et nous en subissons encore les conséquences aujourd’hui. »
Elle précise encore les choses plus loin et offre une définition de la paix qui là encore demanderait que l’on s’y arrête, que l’on médite la portée de cette façon de comprendre les choses : « La paix n’est pas l’absence de guerre. La paix est la présence de la justice. Je pense que si nous comprenions que la paix exige la justice, nous agirions différemment. Pour nous reconstruire, nous devons renouer avec notre pensée et nos valeurs originelles. Et pour cela, il faut retourner à la terre et apprendre à y vivre en harmonie. Nous devons récupérer la terre et retrouver notre raison.
Une guerre est menée contre notre imagination. On attend de nous que nous acceptions l’inévitabilité d’une période apocalyptique : l’inévitabilité d’une technologie quasi divine, capable de prouesses extraordinaires, mais utilisée de manière barbare. Il devient de plus en plus difficile d’imaginer une nouvelle voie. Il est temps d’arrêter de déléguer notre réflexion. Ne laissons pas l’IA prendre le contrôle, n’attendons pas que des dirigeants nous révèlent la vérité. Revenons à la source. Apprenons notre langue, nos valeurs originelles, nos responsabilités et réaffirmons notre engagement.
Nous pouvons prouver que l’appel du retour aux sources est entendu. Et cela, c’est l’interdépendance. Quand un arrangement ou un mode de vie profite à tous, il en résulte une pérennité. C’est un remède efficace. Comme BLISS nous l’a expliqué, la libération n’est réelle que lorsqu’elle est partagée, et la reconquête est l’intervention centrale de 2026. Rien de volé ne disparaît vraiment. » (Rappelons que John Bliss est professeur agrégé à la faculté de droit Sturm de l’Université de Denver et membre associé du Centre sur la profession juridique de la faculté de droit de Harvard. Ses recherches offrent une perspective empirique sur la profession juridique, notamment sur le rôle des avocats dans la promotion du changement social et la défense de l’intérêt public. Ses travaux récents examinent comment l’intelligence artificielle transforme la pratique du droit et comment les avocats peuvent contribuer à encadrer les risques les plus importants liés à l’IA.)

Dans le poème suivant, grâce au rythme donné, grâce aux images, grâce à une inventivité langagière (faire de canelle un verbe par exemple), on comprend le chaos que représente l’expérience d’une vie en tant que Native American. Les problèmes d’identité, d’héritage, de modèles plus la mozaïque des différents êtres en soi ne rendent pas la vie facile et font que les gens se trouvent désorientés, perdus, à moins qu’ils ne relèvent le défi, guidés par des principes ancestraux qui donnent un sens à ses difficultés.
Peace, or, the absence of a thing
The absence of a thing I cannot enter
I bite my cheek at the same time as my sister
Finally, I am no one’s mother
Forever.
We gather ants in the yellow kitchen
We ants in the yellow kitchen
Cinnamon us home
Swollen knees, full heads of hair, 96 years old
No one is breaking eggs in this economy
Just us mopping vinegar to cut the yolk
Moths fly out of cereal boxes.
No one has died yet.
The body is a messy miracle
I watch it flail blue/coded
A young doctor works the chest
Compressions take turns
I cannot look away
I heard the heart stop beating
Linoleum soft nurses chatter as if
Life isn’t hovering in the ceiling
waiting to be called home.
I leave
To kiss my wife, urgently
to show my life that I mean business
96 years plus of business. I tell them I have the stomach for it.
Everyone believes me.
I am the one breaking eggs in this economy,
Gathering ants in the yellow kitchen
Milk in a mug & codeine.
A white woman calls me a shaman
I laugh in indigenous
Or whatever blood quantum calls me/I cannot be a thing/deducted
A thing I cannot enter — that is my own
The land is a body
The body is a discoball, a code blue, anthill, honey
full, head of hair, the body is a
dance and I do not like the music
it is too beautiful.
La paix, ou, l’absence d’une chose
L’absence d’une chose, je ne peux y entrer
Je me mords la joue en même temps que ma sœur
Pour finir, je ne suis la mère de personne
Pour toujours.
Nous rassemblons des fourmis dans la cuisine jaune
Nous les fourmis dans la cuisine jaune
nous canellent à la maison
Genoux enflés, chevelure abondante, 96 ans
Personne ne casse d’œufs dans cette économie
Juste nous, à éponger du vinaigre pour faire fondre le jaune
Des mites s’envolent des boîtes de céréales.
Personne n’est encore mort.
Le corps est un miracle chaotique
Je le regarde se débattre, bleu/en arrêt cardiaque
Un jeune médecin s’occupe de la poitrine
Les compressions en succession
Je ne peux pas détourner le regard
J’ai entendu le cœur s’arrêter de battre
Des infirmières douces comme du linoléum, bavardent comme si
La vie ne flottait pas au plafond
attendant d’être rappelée à la maison.
Je pars
Pour embrasser ma femme, avec urgence
pour montrer à ma vie que je suis sérieuse
Plus de 96 ans de travail. Je leur dis que j’en ai le courage.
Tout le monde me croit.
C’est moi qui casse les œufs dans cette économie,
Rassemblant les fourmis dans la cuisine jaune
Du lait dans une tasse & de la codéine.
Une femme blanche m’appelle chaman
Je ris en indigène ou quel que soit le nom
que me donne mon pourcentage de sang pur/Je ne peux pas être une chose/déduite
Une chose dans laquelle je ne peux pas entrer — c’est la mienne
La terre est un corps
Le corps est une boule à mirroirs, une alerte bleue, une fourmilière, du miel
entier, tête chevelue, le corps est une
danse et je n’aime pas la musique
c’est trop beau.
Encore un poème pour laisser à Claire Maracle l’espace d’évoquer comment dans l’esprit d’un amérindien, la conscience est faite aussi bien du passé que du futur, que le présent peut très bien être un rêve, une vision. Et la question du « chez soi », du « chez nous », ce que l’on nomme le mouvement de « homing in », est là-encore d’actualité, ce qui se comprend facilement compte tenu de tous les déracinements et aculturation subis au cours des siècles depuis le début de la colonisation et du génocide. Ce « chez soi », ce « chez nous » est un espace aussi bien géographique que mental indispensable pour garder une forme de santé et de foi en la vie, tout en rendant hommage aux ancêtres et en leur montrant une fidélité, à savoir qu’on continue sans relâche à affirmer une présence que la société occidentale aurait bien voulu complètement effacer.
Soon, God, Somewhere
after Quazzy
The babies grow up free
& the food is all sourced locally
We gather honey
everywhere, honey
all of us in this room made real
We feasting
On three sisters and everybody’s ancestral dish
And our descendants in the joint too
Soon, god, somewhere
We are sea level, sandy & the ocean has been restored
The salmon are back
home
is your sister’s thick wealth reflected back in her green eyes
Soon god, somewhere we are rich.
All the nieces & all the nephews & soon to be somewheres
Grow up
In this sky who has no memory of war
In these the streets who’ve never known gunfire
All of us glittered up with love
Poem drunk and creation stained
Soon god
somewhere
change is
soon
God, somewhere
everything you touch, you
God.
Bientôt, Dieu, quelque part
d’après Quazzy
Les bébés grandissent libres
& la nourriture est entièrement locale
Nous récoltons du miel
partout, du miel
nous tous dans cette pièce devenue réelle
Nous festoyons
grâce aux trois sœurs* et au plat ancestral de chacun
Et nos descendants aussi
Bientôt, Dieu, quelque part
Nous sommes niveau de la mer, sablonneux, & l’océan a été restauré
Les saumons sont de retour
chez toi
est la richesse opulente de ta sœur reflètée dans ses yeux verts
Bientôt, Dieu, quelque part, nous sommes riches.
Toutes les nièces & tous les neveux & bientôt les quelqueparts en devenir
Grandissent
Dans ce ciel qui n’a aucun souvenir de la guerre
Dans ces rues qui n’ont jamais connu de coups de feu
Nous tous, scintillants d’amour
Poème ivre et création souillée
Bientôt, Dieu
quelque part
le changement est
bientôt
Dieu, quelque part
tout ce que tu touches, toi
Dieu.
*Les trois Sœurs sont les plantes cultivées ensemble, courge, haricot et maïs, et quiconstituaient l’essentiel de la nourriture des Native American du sud, jusqu’aux moments de déportations et déplacements sur les réserves décidés par le gouvernement américain pour satisfaire les colons et se débarrasser du « problème » indien.
poème à retrouver en suivant ce lien https://heroinchic.weebly.com/blog/poetry-by-claire-maracle
Le profil idéal d’une épouse, une comédie de Claire Collins.
Pour conclure, dire que comme souvent chez les personnes métissées, c’est le bagage et la culture amérindienne qui prennent le dessus et les font revendiquer une identité, une culture, pour lesquelles ils militent, se battent, parce qu’elles ont un sens et dépassent les principes matérialistes où les occidentaux trop nombeux s’enlisent au point de mettre en danger la pérénité de la vie sur la planète. Planète considérée comme notre mère—c’est ‑à-dire un organisme, une entité vivante— par les peuples indigènes, et non comme une chose à exploiter, afin de faire fortune. Le but de la vie étant de devenir digne du qualificatif d’humain, ce qui implique éthique et création de conditions grâce auxquelles puisse régner l’harmonie en relation avec le cosmos, tous les autres « succès » sont vains aux yeux des Native American. Merci à Claire Maracle de nous faire comprendre cela.

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