Regard sur la poésie « Native American » : Ibe Liebenberg, héritier d’un passé qui s’invite au présent

Par |2024-05-06T14:45:08+02:00 6 mai 2024|Catégories : Essais & Chroniques, Ibe Liebenberg|

texte et tra­duc­tions de Béa­trice Machet

Peut-être que pour com­mencer Ibe Lieben­berg aurait racon­té ceci :  Dans les réc­its des orig­ines du peu­ple Chika­saw il est dit que les prophètes indiquèrent à leur peu­ple de quit­ter l’ouest. Alors les frères Chik­sa’ et Chah­ta con­duisirent les tribus vers le sud-est. Lorsque les frères se séparèrent, Chah­ta devint le chef du peu­ple Choctaw et Chik­sa’ devint le chef du peu­ple Chickasaw.

Peut-être aurait-il con­tin­ué à nous expli­quer : Descen­dants des anci­ennes sociétés con­nues sous le nom de Mound-builders, ces peu­ples orig­i­naires du bassin du Mis­sis­sipi ont con­stru­it des mon­tic­ules en forme de mesas pour leurs com­mu­nautés. De nom­breux mon­tic­ules sont encore vis­i­bles aujour­d’hui le long de la Natchez Trace, près des cours d’eau, jusque dans l’état du Ten­nessee. Le peu­ple Chick­a­saw s’est instal­lé dans les forêts épaiss­es des régions de ce que nous appelons aujour­d’hui le nord du Mis­sis­sip­pi, l’ouest du Ten­nessee, le nord-ouest de l’Al­aba­ma et le sud-ouest du Ken­tucky. Ils con­stru­i­saient des maisons pour leurs familles à l’aide de poteaux enfon­cés dans le sol qui soute­naient des murs en torchis et en roseaux avec des toits de chaume. Le peu­ple Chick­a­saw entrete­nait et cul­ti­vait son ter­ri­toire comme s’il s’agissait d’un parc. Les voies nav­i­ga­bles étaient naturelle­ment abon­dantes et util­isées pour la sub­sis­tance et les voies de déplace­ment pour le com­merce. Les Amérin­di­ens de cette zone ont égale­ment dévelop­pé un réseau de sen­tiers (traces), l’Old Natchez Trace étant un des cor­ri­dors prin­ci­paux. Le cor­ri­dor était large­ment util­isé pour le com­merce par les tribus des Grands Lacs jusqu’au golfe du Mex­ique. Sociétés matril­inéaires régies par un proces­sus démoc­ra­tique, elles pre­naient les déci­sions con­cer­nant leurs nations lors de la tenue de con­seils et les Minkos (« chefs ») dirigeaient le con­seil des anciens. Avec l’af­flux de colons européens s’in­stal­lant dans le sud des États-Unis, les Indi­ens d’Amérique ont été déplacés de leur pays d’o­rig­ine, par­fois par le biais de traités et de manip­u­la­tions poli­tiques, et d’autres fois par la force. Ces méth­odes de coloni­sa­tion ont lente­ment empiété sur les ter­res natales du peu­ple Chick­a­saw. L’In­di­an Removal Act de 1830 d’An­drew Jack­son exigeait que le peu­ple Chick­a­saw, ain­si que toutes les autres tribus amérin­di­ennes de l’Est, se dépla­cent vers le ter­ri­toire occidental. 

Les poèmes d’Ibe Lieben­berg ont été pub­liés dans  Fire Sea­son 2015 and Fire Sea­son 2016 du Beloit Poet­ry Journal.

S’ils choi­sis­saient de rester, ils devaient aban­don­ner leur héritage et leurs tra­di­tions et s’as­sim­i­l­er à la nou­velle cul­ture. Les Chick­a­saws qui sont restés ont été ostracisés par les colons blancs. Les Chick­a­saws ont été la dernière nation du sud-est à être déportée en Okla­homa. Ils avaient pris con­nais­sance des épreuves vécues par les autres tribus. Cam­pant près de Pon­to­toc, dans le Mis­sis­sip­pi, ils ont atten­du de pou­voir négoci­er un proces­sus de réin­stal­la­tion avant de pren­dre le chemin de l’exil, épisode tris­te­ment con­nu sous le nom de la piste des larmes. Un grand rassem­ble­ment de Chick­a­saws est par­tie de Mem­phis, Ten­nessee, le 4 juil­let 1838. Comme d’autres tribus, en par­ti­c­uli­er Chero­kees, Creeks et Choctaws, les Chick­a­saws ont vu mourir beau­coup des leurs en route pour l’Oklahoma et restent trau­ma­tisés par cet événe­ment qui a boulever­sé leurs vies.

Au bout de ce long exposé, cer­taine­ment il nous faut lire ces deux poèmes de Ibe Lieben­berg qui évo­quent la perte d’un ter­ri­toire et les traces, cica­tri­ces, sou­venirs trau­ma­tiques qui hantent les mémoires amérin­di­ennes depuis l’invasion européenne du con­ti­nent américain. 

Pho­to cour­tesy of the poet.

Cousin Wolf Sings (Source: Poet­ry, Juillet/Août 2022)

Her all-night melody blushes
like direc­tions for new lovers
             who are lost.

Last night all she held was a hum
             that ran away.

She now stretch­es words in our bro­ken-down car

some­where on Val­ley View
between Orphaned Lane
              and the dead end,

about hid­den roads and streets
of homes for all the abandoned.

I study the map when she falls from crescendo.

Flash­light held by my teeth,
her voice needs
both hands to trace.

She leads me down paths disappearing
into blue lines holding
             imag­i­nary rivers,

black­ing in thin creases
and folds or con­toured lines.

She drones about the water. I find the blue again.
My hand pressed against
                                               the fad­ed shore.

 

Cou­sine Lou­ve chante

Sa mélodie toute la nuit rougit
comme des sig­naux pour les nou­veaux amoureux
             qui se sont perdus.

La nuit dernière, tout ce qu’elle a retenu, c’est un bourdonnement
             qui s’est enfui.

À présent elle étire des mots dans notre voiture en panne

quelque part sur Val­ley View
entre Orphaned Lane
              et l’impasse,

sur les routes cachées et les rues
de foy­ers pour tous les abandonnés.

J’é­tudie la carte au moment où crescen­do elle tombe.

La lampe de poche tenue entre mes dents,
sa voix a besoin
des deux mains pour la suivre.

Elle me con­duit sur des sen­tiers disparaissant
en des lignes bleues qui retiennent
             des riv­ières imaginaires,

noir­cies en de minces crevasses
et replis ou lignes profilées.

Elle par­le de l’eau. Je retrou­ve le bleu.
Ma main appuyée sur
                                                le rivage délavé.

PTSD    (post trau­mat­ic syn­drom disorder)

it is 2 a.m. ugly,
beau­ti­ful is sleeping.

and body parts are now religion.

a holy cult
where the angels won’t shut up

about our weeping.
all over the road,
your chalk outline,

limb-scat­tered vessel,
a tem­po­rary home.

i bring it to the station
res­ur­rect you
night into night.

trace the white scrib­bled shape
into a body.

in my room
the ghosts unfold me,

caress my uniform
before putting it on.

and when the angels do not see us,
wings undressed; they leave.

we are the frowns of your absence,
ghosts hold­ing up our clothes. 

SSPT (syn­drome de stress post trau­ma­tique) 

il est 2 heures du matin, moche,
le beau est en train de dormir.

 et les par­ties du corps sont main­tenant religion.

un culte sacré
où les anges ne tairont pas

nos pleurs.
partout sur la route,
ton con­tour à la craie,

un vais­seau aux mem­bres éparpillés,
une mai­son temporaire.

je l’amène à la gare
te ressuscite
de nuit en nuit.

suis du doigt la trace blanche griffonnée
en forme de corps.

dans ma chambre
les fan­tômes me déplient,

caressent mon uniforme
avant de l’enfiler.

et quand les anges ne nous voient pas,
ailes démon­tées, ils s’en vont.

nous sommes les fron­ce­ments de sour­cils de votre absence,
fan­tômes qui main­ti­en­nent nos vêtements. 

Mem­bre de la nation Chick­a­saw, Ibe Lieben­berg est pom­pi­er de l’É­tat de Cal­i­fornie, il enseigne égale­ment à l’u­ni­ver­sité d’É­tat de Chico. Il est tit­u­laire d’une maîtrise en poésie et en fic­tion obtenue à l’In­sti­tute of Amer­i­can Indi­an Arts (San­ta Fe, Nou­veau Mex­ique). Il a été pub­lié dans les revues et mag­a­zines tels que POETRY, The Three­pen­ny Review, Beloit Poet­ry Jour­nal, et d’autres encore. Il vit à Chico, en Californie.

En févri­er 2024 il a reçu le Sow­ell Emerg­ing Writ­ers Prize, un prix qui récom­pense un man­u­scrit d’un auteur émergeant et c’est ain­si qu’en 2025 se trou­vera pub­lié son pre­mier recueil, inti­t­ulé Birds at Night (aux édi­tions Texas Tech Uni­ver­si­ty Press). Les poèmes de Birds at Night, explorent les thèmes de la perte, du trau­ma­tisme, du syn­drome de stress post-trau­ma­tique, de la guéri­son, de « l’indianité » et de la famille. Les faits mon­trés se déroulent en dehors et sur la réserve, ils enreg­istrent les sen­sa­tions aus­si bien intimes d’un sujet que les silences et les bruits du monde. Puis­sants, les poèmes dis­ent les moments de crise, les moments de cathar­sis, les obses­sions, ils médi­tent sur ce qui trou­ble nos nuits et nous empêche de trou­ver le som­meil. “Quelle que soit la langue dans laque­lle ils chantent”, écrit Lieben­berg à pro­pos des oiseaux qui fréquentent à la fois la beauté et le dan­ger, qui appa­rais­sent et dis­parais­sent tout au long du recueil. C’est cette force de résilience du monde naturel, celle dont font preuve oiseaux et loups, qui mar­que et inspire Ibe Lieben­berg, comme elle inspire et rend fort les peu­ples amérin­di­ens. Migra­tion et adap­ta­tion, voilà les clés pour entr­er dans ce recueil et le par­courir, aus­si bien dans son con­tenu que dans sa poé­tique.  Birds at Night est à n’en pas douter un pre­mier livre remarquable.

Voici un poème qui inter­roge le vocab­u­laire et l’importance des noms portés, qui déter­mi­nent une iden­tité, un rôle, en même temps qu’il souligne com­bi­en une langue véhicule une vision du monde.

same word in chick­a­saw for wolf and coyote 
(Source: Poet­ry, juillet/août 2022)

so, my broth­er nasho­ba calls me

ofi, the dog

spir­it wrong

half wolf, half coyote.

says he would still call me dog

if i was all coy­ote, even

if moth­er nasho­ba made me full wolf

he said i would be wolf artificial.

a stray hand­ful of fur from my neck

in his grip.

 

même mot en chick­a­saw pour loup et coyote

donc, mon frère nasho­ba m’appelle

ofi, le chien

esprit mau­vais

moitié loup, moitié coyote.

Si j’é­tais entière­ment coyote, 

il dit qu’il m’ap­pellerait encore chien, il a dit que même

si mère nasho­ba m’avait fait devenir un loup à part entière

je serais un loup artificiel.

une poignée de four­rure égarée dans sa main

provenant de mon cou

 

Le poème suiv­ant revis­ite les réc­its de la créa­tion. Le mythe chick­a­saw de la créa­tion fait en effet inter­venir le cor­beau dont les ailes en s’agitant ont séché la boule de terre orig­inelle à par­tir de laque­lle le peu­ple chick­a­saw a été créé

 

Ori­gin Sto­ry (source : Poetry)

could have been raven
scrap­ing her beak
against gran­ite sparking

or dip­ping crane
stir­ring death
from waters dumb

float­ed mush on surface
we cir­cu­late to shore

and slob­ber from mouths
low­ered heads shake out wild gath­er sticks that coil like serpents

first words peck

closed eyes become worship

His­toire de l’origine

ça aurait pu être corbeau
qui se grat­tait le bec
con­tre le gran­it étince­lant 

ou grue plongeante
qui remuait la mort
la sor­tant des eaux muettes

bouil­lie flot­tant à la surface
nous cir­cu­lons vers le rivage

et nos bouch­es bavent
têtes bais­sées sec­ouent des bâtons sauvages qui s’en­roulent comme des serpents

les pre­miers mots picorent

les yeux fer­més devi­en­nent un culte

Les céré­monies du nom ont une grande impor­tance pour les peu­ples Indi­ens d’Amérique du nord. Un indi­vidu, en fonc­tion des choses qu’il accom­plit, en fonc­tion des événe­ments qui ponctuent son exis­tence, portera dif­férents noms au cours de sa vie, noms qui témoignent d’une évo­lu­tion, d’un par­cours, d’un développe­ment. Et ces noms au moment de leur attri­bu­tion font l’objet d’une céré­monie qui con­voque les mem­bres de la com­mu­nauté car il s’agit d’une affaire qui se partage et qui con­cerne la com­mu­nauté en son entier. Dans le poème qui suit, le nom don­né est mis en rela­tion avec la langue trib­ale, avec son aban­don et sa perte, avec l’existence d’un autre vocab­u­laire, une langue qui devient per­son­nage têtu, endurant, qui s’accroche et résiste tout en étant « son pro­pre désas­tre » de l’avis des descen­dants,  plus férus d’anglais.  

Cer­e­mo­ny  (Dans la revue Black­bird, print­emps  2023 vol 21 numéro 3)

Pace the table scratch­es and inked boredom
of my youth. I am respon­si­ble for all of it.

When I tried to ignore her, I was impossible.
There is a word in Chick­a­saw for you, she said.

Chep­ota loma the bas­tard. I didn’t think
I exist­ed. The word exist­ed. In that oth­er tongue.

A wob­ble in the uneven of oak chair.
An aun­tie sta­bles behind me.

Oth­er fam­i­ly lean in too.
We pos­ture the pause.

She could birth the words for being fatherless
to me again. Walked away from.

My hands clamp the chair,
wait to be called some­thing with my wan­der­ing stutter

I call accent. A name that will stain until her death
or we declare she is her own disaster. 

Céré­monie

Arpente les rayures de la table et l’en­nui encré
de ma jeunesse. Je suis respon­s­able de tout cela.

Quand j’ai essayé de l’ignorer, c’était impossible.
Il y a un mot pour toi en Chick­a­saw, dit-elle.

Chep­ota loma le salaud. Je ne pen­sais pas
que j’existais. Le mot exis­tait. Dans cette autre langue.

Chan­celle­ment dans le ban­cal d’une chaise en chêne.
Une tante s’installe der­rière moi.

D’autres mem­bres de la famille se penchent à leur tour.
Nous mar­quons un temps de pause.

Parce qu’orpheline de père, elle pour­rait faire naître les mots
pour moi à nou­veau. On s’est éloigné d’elle.

Mes mains ser­rent la chaise,
avec mon bégaiement vagabond  que j’appelle accent j’attends

qu’on me donne un nom. Un nom qui restera incrusté jusqu’à sa mort
ou nous déclarerons qu’elle est son pro­pre désastre. 

 

Com­ment ranimer, com­ment ramen­er à la vie ce qui échappe ? Que ce soit la cul­ture, la langue trib­ale, un mode de vie, un ter­ri­toire, le poète con­state qu’il n’a pas de prise :

 

 

CPR @ 2pm     (Car­dio Pul­monary Resuscitation)

I have rehearsed all of this.
The phys­i­cal emotion.
I’ve closed eyes. Drowned
the room cry­ing. I was the breathless
walls. The stress of sirens and
engine cussing residence.
I was the fin­ger shak­ing the map
and the road to your house trembling.

I did not prac­tice the neigh­bor­hood scream.
The buzzing sin­gle-wide flu­o­res­cent light.
I did not prac­tice a blue doll left alone
face down on the liv­ing room floor.
How could I practice
no one hold­ing you. 

 

RCP@14h     (Réan­i­ma­tion Car­dio pulmonaire) 

J’ai répété tout cela.
L’é­mo­tion physique.
J’ai fer­mé les yeux. Noyé
de pleurs la pièce. J’é­tais les murs
à bout de souf­fle. Le stress des sirènes et
la rési­dence au moteur injurieux.
J’é­tais le doigt sec­ouant la carte
et le chemin  trem­blant qui mène à ta maison.
Je ne me suis pas entraîné au cri du quartier.
La lumière bour­don­nante d’un sim­ple néon.
Je ne me suis pas entraîné sur une poupée bleue abandonnée
face con­tre le sol du salon.
Com­ment pour­rais-je m’entraîner
per­son­ne ne te tient.

Le poème suiv­ant souligne que mal­gré les pertes subies, mal­gré ce qui pour­rait sem­bler au rabais ou faire l’objet de trac­ta­tions marchan­des, la cul­ture amérin­di­enne ne se laisse pas ven­dre, elle est tou­jours bien vivante, avec ses cica­tri­ces, ses blessures mal fer­mées, sa nature « sauvage », mais elle est tou­jours présente et n’a pas per­du de sa bravoure, n’a pas per­du sa nature libre, et les enfants doivent pou­voir vivre avec, à son con­tact afin de la trans­met­tre un jour à leur tour. 

don’t bring your 6‑year-old daugh­ter to a wild horse auc­tion, just bring
a horse home

she will trace the shapes of scars
ask where each one came from
why are they called wild?
she will try to release each one
only after nam­ing them thun­der
cloud
and the one called poor­ly drawn stars
is the one she chooses

then asks about freeze marks
the burn to remove freedom

she will tame our gaze on raised skin
and the brand flinching

dis­ci­pline refus­ing body
the wild not giv­ing in 

n’amenez pas votre fille de 6 ans à une vente aux enchères de chevaux sauvages, ramenez sim­ple­ment un cheval à la maison.

elle suiv­ra du doigt la forme des cicatrices
deman­dera d’où vient cha­cune d’en­tre elles
pourquoi les appelle-t-on “sauvages” ?
elle essaiera de libér­er cha­cun d’en­tre eux
seule­ment après les avoir nom­més nuage
de ton­nerre
et celui qui s’ap­pelle étoiles mal dessinées
est celui qu’elle choisit

puis pose des ques­tions sur les mar­ques de gel
la brûlure pour ôter la liberté

elle apprivois­era notre regard sur la peau soulevée
alors la dis­ci­pline de marque

flan­chant refuse le corps
le sauvage ne cède pas  

Après cet exposé, reste à souhaiter un beau par­cours en poésie à Ibe Lieben­berg, cette voix nou­velle riche de toute l’histoire et de la cul­ture d’un peu­ple, lui qui, à l’instar de ses aînés, porte le passé, sou­vent douloureux, sans s’engluer dans la vic­tim­i­sa­tion afin de se faire au présent l’héritier digne de ses paires comme de ses ancêtres.

Présentation de l’auteur

Ibe Liebenberg

Ibe Lieben­berg est un citoyen de la nation Chick­a­saw. Il vit à Chico, en Cal­i­fornie, et tra­vaille comme pom­pi­er et con­férenci­er à l’u­ni­ver­sité d’É­tat de Chico. Il est récem­ment diplômé du pro­gramme MFA de l’In­sti­tute of Amer­i­can Indi­an Arts (IAIA) en poésie et en fic­tion. Il a été pub­lié dans POETRY Mag­a­zine, The Three­Pen­ny Review, Eco­tone, North Amer­i­can Review, Beloit Poet­ry Jour­nal, Sug­ar House Review, Amer­i­can Jour­nal of Poet­ry et Sala­man­der Mag­a­zine. Final­iste du con­cours de poésie James Welch. Lau­réat du con­cours d’écri­t­ure créa­tive de Trib­al Col­lege Jour­nals, à la fois pour la fic­tion et la poésie. Lau­réat du Sow­ell Emerg­ing Writ­ers Prize pour son recueil de poèmes Birds at Night.

© Crédits pho­tos cour­tesy of the poet.

Poèmes choi­sis

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Béatrice Machet

Vit entre le sud de la France et les Etats Unis. Auteure de dix recueils de poésie en français et deux en Anglais, tra­duc­trice des auteurs Indi­ens d’Amérique du nord. Per­forme, donne des réc­i­tals poé­tiques en col­lab­o­ra­tion avec des danseurs, com­pos­i­teurs et musi­ciens. Pub­liée entre autres chez l’Amourier (Muer), VOIX (DER de DRE), pour les ouvrages bilingues ASM Press (For Uni­ty, 2015) Pour les tra­duc­tions : L’Attente(cartographie Chero­kee), ASM Press (Trick­ster Clan, antholo­gie, 24 poètes Indi­ens)… Elle est mem­bre du col­lec­tif de poètes sonores et per­for­mat­ifs Ecrits — Stu­dio. Par ailleurs elle réalise et ani­me chaque deux­ième mer­cre­di du mois à par­tir de 19h une émis­sion de 55 min­utes con­sacrée à la poésie con­tem­po­raine sur les ondes de radio Ago­ra à Grasse. En 2019, elle pub­lie Tirage(s) de Tête(s) aux édi­tions Les lieux dits, Plough­ing a Self of One’s Own, paru en 2021 aux édi­tions Danc­ing Girl Press, (Chica­go), et TOURNER, petit pré­cis de rota­tion paru chez Tar­mac en octo­bre 2022, RAFALES chez Lan­sk­ine en 2024. 

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