Regard sur la poésie Native American : Alexander Lawrence Posey, trente quatre ans de vie bien remplie.

Par |2021-05-06T12:30:11+02:00 2 mai 2021|Catégories : Alexander Lawrence Posey, Essais & Chroniques|

Une fois n’est pas cou­tume, je vais présen­ter un auteur qui ne vit plus, hormis dans les mémoires, les archives et les livres. Mem­bre de la Nation Creek, Alexan­der Lawrence Posey fut par­fois com­paré à Mark Twain parce qu’aimant faire l’usage d’un lan­gage dialec­tal avec effet comique. Né en 1873 et mort en 1908, il fut, tel un météore, con­nu nationale­ment et inter­na­tionale­ment pour ses écrits politi­co-satiriques rassem­blés sous le titre de Fus Fix­i­co let­ters (les let­tres de Fus Fix­i­co). Mais il était aus­si poète. Il avait com­mencé à écrire de la poésie dès ses années d’études et avait vu cer­taines de ses créa­tions pub­liées dans divers jour­naux de l’époque sous le nom de plume de Chin­nubee Har­jo, Har­jo étant le nom de famille de ses ancêtres Creeks.

Influ­encé par Thore­au, Longfel­low, Ten­nyson et Kipling, ses poèmes, de tonal­ité roman­tique, chantent son amour de la nature, cherchent à lire des signes qui s’y cachent et plon­gent dans la con­tem­pla­tion heureuse de celle-ci. Alexan­der Posey par­lait couram­ment la langue Creek et maitri­sait par­faite­ment l’Anglais. Il essaya dans ses vers de ren­dre dans la langue anglaise le rythme et les cadences de la langue creek, ce qui le lais­sait par­fois frus­tré et insat­is­fait. Un poème inti­t­ulé My Fan­cy revêt a postéri­ori un car­ac­tère prophé­tique ou div­ina­toire quand on sait qu’Alexander mou­rut noyé alors qu’il tra­ver­sait la Cana­di­an Riv­er en crue, pour se ren­dre avec un ami, de Eufaula, son lieu d’habitation, à Musko­gee, chef-lieu admin­is­tratif du conté.

Song Of The Oktahutchee, Alexan­der Posey, The Poems of Alexan­der Lawrence Posey, 1910. Okla­homa sun.

My Fan­cy

Why do trees along the river
    Lean so far out o’er the tide?
Very wise men tell me why, but
    I am nev­er satisfied;
And so I keep my fan­cy still,
    That trees lean out to save
The drown­ing from the clutch­es of
    The cold, remorse­less wave.

 

Ma lubie

Pourquoi les arbres le long de la rivière
    Se penchent aus­si loin au-dessus du courant ?
Des hommes très sages me dis­ent pourquoi, mais
    Je ne suis jamais content ;
Et donc je con­serve ma lubie, je prétends
    Que les arbres se penchent pour secourir
Les noyés des étreintes du flot,
    froid et sans remord.

 

Alexan­der Posey est né à Eufaula le 3 août 1873 au sein de la nation Creek, en Okla­homa, d’un père géné­tique­ment « blanc » mais qui se cla­mait Creek de cul­ture, et d’une mère Creek appar­tenant à la puis­sante famille Har­jo. Du fait de l’organisation matril­inéaire de la société Creek, Alexan­der était d’emblée mem­bre de la nation Creek bien que « métis ». Aîné de 12 enfants il reçut une solide édu­ca­tion ain­si qu’il était de cou­tume dans les cinq tribus dites civil­isées (nations Creek, Chero­kee, Chick­a­saw, Semi­nole et Choctaw) qui avaient subi dans les années 1830, (mal­gré une adap­ta­tion par­faite aux modes de vie Européens, tout en réus­sis­sant à garder leurs langues et cul­tures Indi­ennes), la dépos­ses­sion de leurs rich­es ter­ri­toires cou­plée à une dépor­ta­tion en Okla­homa selon le triste épisode his­torique nom­mé la piste des larmes (Trail of Tears). 

Agé de 19 ans Alexan­der Posey s’initia au méti­er de jour­nal­iste en devenant rédac­teur du Eufaula Indi­an Jour­nal alors qu’il com­plé­tait ses études à l’université Indi­enne de Bacone. En 1902 il fit l’acquisition du dit jour­nal et fut le pre­mier Indi­en à pos­séder indi­vidu­elle­ment un organe de presse (la nation Chero­kee avait son Phoenix Jour­nal, organe de presse trib­al com­mu­nau­taire écrit en langue et alpha­bet Chero­kee), et c’est par le biais de ce jour­nal au tirage quo­ti­di­en qu’il se fit con­naître, aux Etats Unis et ailleurs, comme un jour­nal­iste plein d’humour et d’esprit. A peine sor­ti de l’université, Alexan­der Posey s’engagea en poli­tique afin de défendre les intérêts de sa com­mu­nauté Creek. Elu au con­seil de la nation Creek à seule­ment 22 ans, son intel­li­gence, ses qual­ités ora­toires et ses capac­ités d’écoute en firent un leader par­fois con­testé mais néan­moins respec­té. Jusqu’à la fin il restera fidèle à son engage­ment et le peu­ple Creek pleur­era sa mort pré­maturée bien que cer­tains Indi­ens tra­di­tion­nal­istes aient fait plan­er quelques soupçons qui don­nèrent à la mémoire d’Alexander Posey le statut d’un per­son­nage com­pliqué. En effet Posey n’était pas hos­tile à un change­ment de modes de vie pour les Indi­ens, on le qual­i­fi­ait de « pro­gres­sivist », un pro­gres­siste : c’est-à-dire qu’il prô­nait une part d’adaptation à la société blanche dom­i­nante sans quoi il pen­sait que les Indi­ens en général et les Creeks en par­ti­c­uli­er, ne pour­raient pas sur­vivre. Cette adap­ta­tion était fort com­pliquée pour les Indi­ens qui ne com­pre­naient pas le con­cept de pro­priété privée, encore moins quand il s’agissait de ter­rains ou de fer­mes. Toute activ­ité immo­bil­ière et toute tâche bureau­cra­tique étant d’emblée sus­pecte aux Indi­ens tra­di­tion­nal­istes pour qui tout se partageait, tout se « par­lait », sans le gage et la garantie de papiers signés en guise de promesse de parole tenue …. promess­es que les « blancs » n’hésiteraient pas à bafouer en réécrivant les traités les uns après les autres ou en les igno­rant tout simplement.

Alexan­der Posey, qu’on peut imag­in­er infati­ga­ble­ment act­if sur tous les fronts fut aus­si directeur d’un orphe­li­nat Indi­en. Lui-même et son épouse Min­nie Har­ris, enseignante, eurent par ailleurs qua­tre enfants.

Deux ans après son décès, sa veuve fera paraître l’essentiel de ses écrits poé­tiques, écrits délais­sés au prof­it de ses let­tres de Fus Fix­i­co écrites de 1902 à 1908. Ces let­tres met­tent en scène Fus Fix­i­co (qui se traduirait de la langue Creek en français par : Oiseau-dépourvu-de-cœur) dis­cu­tant avec d’autres per­son­nages fic­tion­nels de la poli­tique nationale et des politi­ciens de la fin du 19ième et début du 20ième siè­cle. Le ton est satirique et s’en prend à la façon du gou­verne­ment de régler « les affaires Indi­ennes ».  Les­dites let­tres furent large­ment remar­quées, au point que quelques jour­naux d’audience nationale lui demandèrent de les repro­duire. Alexan­der Posey refusa. Il écrivait pour un pub­lic par­faite­ment con­scient du con­texte poli­tique des ter­ri­toires et des réserves Indi­ennes et il savait que les pro­pos dialec­taux rap­portés ne seraient pas com­pris, pas bien traduits. Quant à l’humour irriguant les let­tres il ne serait pas perçu comme tel tant les stéréo­types et les esprits occi­den­taux défor­maient la réal­ité et l’histoire, pré­ten­dant mieux savoir que les intéressés qui et com­ment étaient les « vrais » Indiens !

Dans le poème ci-dessous, Alexan­der Posey joue avec les sym­bol­es. Il utilise la fig­ure du loup que le lecteur occi­den­tal associera cer­taine­ment à la cul­ture Indi­enne. Mais Posey con­nais­sait la maxime dis­ant que l’homme (blanc) est un loup pour l’homme (rouge), aus­si il fait gliss­er le sens du poème pour que, de l’indien-loup « sauvage, féroce et sin­istre », qui résiste aux colons les délo­geant et les chas­sant, on arrive au loup pro­pre­ment dit, con­statant le gâchis, qui pleure la dis­pari­tion de son frère loup-rouge, hurlant avec le vent son chant funèbre à sa mémoire.

On View­ing the Skull and Bones of a Wolf

How sav­age, fierce and grim!
      His bones are bleached and white.
But what is death to him?
      He grins as if to bite.
He mocks the fate
      That bade, ‘‘Begone.”
There’s fierce­ness stamped
      In ev’ry bone.

Let silence set­tle from the mid­night sky—
Such silence as you’ve bro­ken with your cry;
The bleak wind howl, unto the ut’most verge
Of this mighty waste, thy fit­ting dirge.

A regarder le crâne et les os d’un loup

Comme il est sauvage, féroce et sinistre !
      Ses os sont javélisés et blanchis.
Mais qu’est-ce que la mort pour lui ?
      Il gri­mace comme s’il mordait.
Il se rit du sort
      Qui exige, « hors d’ici »,
De la féroc­ité ancrée
      dans chaque os.

Que depuis le ciel de minu­it le silence se dépose —
Ce même silence que tu as rompu en pleurant; 
austère le hurlement du vent sur le bord extrême
de ce gâchis con­sid­érable, ton chant funèbre approprié.

 

Gâchis con­sédérable fut aus­si la perte des ter­res (nom­mées Bald Hill) allouées à la famille Posey qui peu à peu furent déman­telées et ven­dues pour échouer entre les mains de la Palo Alto Land Com­pa­ny. Alex Posey avait espéré que la tran­si­tion de citoyen de la nation Creek à celui des Etats Unis se ferait en douceur, mais le change­ment rad­i­cal des modes de vie plus la pres­sion de l’argent facile en un temps si court avait fait per­dre la tête à plus d’un Creek qui ne sai­sis­sait pas la notion d’achat et de vente comme quelque chose de défini­tif. En effet les Indi­ens se voient comme les locataires de leurs enfants. La terre se prête aux généra­tions qui se suc­cè­dent sans jamais appartenir à quiconque.  Un ter­ri­toire est un bien com­mun dont la com­mu­nauté dans son ensem­ble est respon­s­able, sans jamais réclamer rien en privé.

Alex Posey était de cette trempe d’homme pour qui la « sobriété heureuse » était réal­ité. Idéal­iste il avait déclaré : « Aurais-je les mil­lions de Rock­e­feller je ne pos­sèderai pas les choses cou­teuses qui ne sont pas néces­saires pour vivre. » Il avait aus­si écrit : « le ser­pent à son­nette quand il a avalé un lapin rampe à l’ombre et est sat­is­fait. Le fau­con quand il a attrapé un jeune poulet cesse de vol­er en cer­cle au-dessus de la basse-cour et fiche la paix aux vieilles poules. Mais l’homme quand il a rangé assez des biens du monde pour avoir l’estomac plein et le corps vêtu, ici et dans l’au-delà, veut plus et con­tin­ue d’être pré­da­teur aux dépens de ses frères jusqu’au jour où il mange les pis­senl­its par la racine. »

D’après les témoignages recueil­lis et pub­liés après sa mort, on peut imag­in­er l’homme pub­lic Posey sur­mené, bour­reau de tra­vail, sol­lic­ité, généreux de sa per­son­ne, atten­tif au bien être de sa com­mu­nauté, sincère­ment con­cerné par son sort. Le poète qu’il était avait besoin aus­si de moments de soli­tude, ain­si il écrit :

Mon her­mitage

Entre moi et le bruit des conflits
      Il y a le mur des mon­tagnes plan­tés de pins ;
Les sen­tiers de la vie, pous­siéreux, jonchés de soucis
      Ne mènent pas à ma retraite.

J’entends le vent mati­nal s’éveiller
      Au-delà des hau­teurs violettes,
Et, dans la lumière croissante,
      Les clapo­tis des lys sur le lac.

Je vis avec Echo et avec Chant,
      Et Beauté me mène plus loin
Pour voir les colon­nades de son temple,
      Et longtemps ensem­ble nous aimons être.

Les mon­tagnes m’emmurent, en entier,
      Et m’abandonnent mais avec un peu de bleu
Au-dessus. Toute l’année, les journées sont douces –
      Très douces ! Et tout au long des nuits

J’entends la riv­ière couler
      Le long de ses plages sableuses ;
Je con­tem­ple le ciel à minuit,
      Loin une infinité d’étoiles !

C’est bon, quand tout est calme,
      Quand l’obscurité se rassem­ble tout autour,
D’entendre, de colline en colline,
      Le son loin­tain vagabonder.

Le cèdre et le pin
      Ont mon­té leurs tentes avec moi.
Quelle ample lib­erté est la mienne !
      Que d’espace ! Quel mystère !

Sur la brise du sud rêveuse,
      Qui se fau­file comme une abeille chargée
Et soupire, cher­chant à se repos­er par­mi les arbres,
      Des morceaux de mélodie sont soufflés.

Ô quelles dernières lueurs retient le crépuscule,
      Les cieux obscur­cis progressent !
Et quelle aube comme rose se déploie,
      Qui frappe la colline pour qu’elle chante !

Haut dans la soli­tude de l’air,
      Le fau­con gris tourne encore et encore,
Jusqu’à ce que, tel un esprit jail­lis­sant là-bas,
      Son image palisse et disparaisse !

 

Dans la même veine, dans un même état de con­tem­pla­tion, Alexan­der Posey décrit la nuit se posant sur le monde tan­dis que les étoiles appa­rais­sent. Le poète observe de loin sa com­mu­nauté plonger dans la nuit. 

 

Le repos éter­nel auquel il est fait référence vient de la « croy­ance » ou encore inter­pré­ta­tion de la vie et de la mort selon bien des cul­tures amérin­di­ennes. Il est dit que l’humanité vient des astres, des étoiles, et qu’une fois mort, l’esprit des humains retourne dans la voie lac­tée où il retrou­ve ses ancêtres. Sachant cela, on imag­ine facile­ment le lien quo­ti­di­en que pou­vaient cul­tiv­er les Indi­ens avec leurs ancêtres : il suff­i­sait chaque soir, chaque nuit, de regarder le ciel. Mais au-delà de cette référence mytho­logi­co-cul­turelle, l’emploi de l’adjectif éter­nel porte l’espoir que la nation Creek sur­vivrait à la coloni­sa­tion et prospér­erait de nou­veau dans un futur autant infi­ni qu’indéfini.

On View­ing The Skull And Bones Of A Wolf, Alexan­der Posey How sav­age, fierce and grim ! All The World’s A Page.

Et l’on peut aisé­ment com­pren­dre aus­si qu’Alexandre Posey trou­vait dans cette con­tem­pla­tion une forme de repos, cela le régénérait et lui per­me­t­tait de pour­suiv­re la mis­sion qu’il s’était don­née : accom­pa­g­n­er son peu­ple et l’aider à sur­vivre en milieu hos­tile, pen­dant cette péri­ode dif­fi­cile qu’il tra­ver­sait. 

Night­fall

AS evening splen­dors fade
      From yon­der sky afar,
The Night pins on her dark
      Robe with a large bright star,
And the new moon hangs like
      A high-thrown scimitar.
Vague in the mys­tic room
      This side the pal­ing west,
The Tullede­gas loom
      In an eter­nal rest,
And one by one the lamps are lit
      In the dome of the Infinite.

 

Tombée de la nuit

ALORS que les splen­deurs du soir s’évanouissent
      Là-bas depuis le ciel au loin,
La nuit épin­gle sur sa robe obscure
      une grande étoile scintillante,
Et la nou­velle lune est suspendue
      Tel un cime­terre haut lancé.
Vague dans l’espace mystique
      De ce côté à l’ouest palissant,
Les Tullede­gas* planent
      Dans un repos éternel,
Et l’une après l’autre les lam­pes sont allumées
      Sous le dôme de l’Infini.

 

  • Tullede­gas : nom don­né par Alexan­der Posey aux mon­tagnes (et par exten­sion à la région à l’ouest d’Eufaula), présentes sur la réserve, celles du poème précé­dent, qui emmurent le poète dans son hermitage.

 

Pour con­clure, je dirai que l’homme poli­tique Alexan­der Posey, citoyen et leader de la nation Creek n’avait pas la nos­tal­gie des anciens temps glo­rieux de l’histoire de son peu­ple au con­traire d’écrivains Indi­ens de son époque tels Zitkala-Sa (aus­si appelée Gertrude Bon­nin, Sioux) ou encore Charles East­er­man (Sioux lui aus­si). Il était prêt au change­ment pourvu que cela main­ti­enne le peu­ple Creek et sa cul­ture, et qu’il ne prenne pas le chemin de la dis­pari­tion, celui des « van­ish­ing Indi­ans ».  Le poète Alexan­der Posey était un rêveur amoureux de la nature et toutes ses humeurs qu’il écoutait comme on écoute de la musique. Il avait le style roman­tique et à ce titre il regret­tait les anciens modes de vie Indi­ens qui exal­tent la noblesse et la dig­nité de l’humanité. Son chef d’œuvre restera son ouvrage en prose, les let­tres de Fus Fix­i­co, qui trou­veront des imi­ta­tions et que Posey qual­i­fiera de pro­duit indus­triel blanc. Elles n’avaient pas le car­ac­tère authen­tique de l’article orig­i­nal. Preuve, s’il en fal­lait, qu’il vécut attaché à la notion d’identité et qu’il était fier d’être Creek.

From The Vault, Alexan­der Posey, His world, his land. Mvskoke Media Presents Mvskoke Vision.

Présentation de l’auteur

Alexander Lawrence Posey

Alexan­der Posey, né le 3 août 1873, était un poète, jour­nal­iste et humoriste Musko­gee Creek con­nu pour ses poèmes et ses let­tres Fus Fix­i­co, une série de let­tres satiriques écrites à par­tir de son per­son­nage fic­tif, Fus Fix­i­co, qui com­men­tait la poli­tique locale et nationale de l’époque. Il a été rédac­teur en chef de l’E­u­faula Indi­an Jour­nal avant de décéder le 27 mai 1908. L’ou­vrage posthume The Poems of Alexan­der Lawrence Posey (Crane Print­ers), qui a été recueil­li et arrangé par la femme de Posey, a été pub­lié en 1910.

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Béatrice Machet

Vit entre le sud de la France et les Etats Unis. Auteure de dix recueils de poésie en français et deux en Anglais, tra­duc­trice des auteurs Indi­ens d’Amérique du nord. Per­forme, donne des réc­i­tals poé­tiques en col­lab­o­ra­tion avec des danseurs, com­pos­i­teurs et musi­ciens. Pub­liée entre autres chez l’Amourier (Muer), VOIX (DER de DRE), pour les ouvrages bilingues ASM Press (For Uni­ty, 2015) Pour les tra­duc­tions : L’Attente(cartographie Chero­kee), ASM Press (Trick­ster Clan, antholo­gie, 24 poètes Indi­ens)… Elle est mem­bre du col­lec­tif de poètes sonores et per­for­mat­ifs Ecrits- Stu­dio. Par ailleurs elle réalise et ani­me chaque deux­ième ven­dre­di du mois une émis­sion de 40 min­utes con­sacrée à la poésie con­tem­po­raine sur les ondes de radio Ago­ra à Grasse.. En 2019, elle pub­lie Tirage(s) de Tête(s) aux édi­tions Les lieux dits. 
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