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Natalie Diaz

Par |2018-06-05T14:02:21+00:00 3 juin 2018|Catégories : Essais & Chroniques, Natalie Diaz|

Il y a plu­sieurs façons de pré­sen­ter Natalie Diaz car il semble qu’il y ait plu­sieurs his­toires dans son his­toire ! D’abord elle fut éle­vée sur une réserve, en effet elle est membre de la nation Mojave, elle appar­tient à la com­mu­nau­té de la Gila River. Ensuite, elle a joué au bas­ket en tant que pro­fes­sion­nelle en Europe et en Asie. Puis elle a pour­sui­vi des études et a obte­nu un mas­ter en écri­ture créa­tive. Elle a reçu les prix lit­té­raires Pablo Neruda de poé­sie et le prix Tobias Wolf pour la fic­tion, ce qui est remar­quable puisqu’encore jeune auteure. 

Ecrivain certes mais elle vit à Fort Mojave et tra­vaille avec les anciens de la réserve à pré­ser­ver la langue Mojave, on pour­rait donc aus­si la voir en archi­viste. Son livre paru en 2012 inti­tu­lé When My Brother Was an Aztec (quand mon frère était un aztèque) fut très remar­qué : c’est un recueil de longs poèmes qui décrivent bien la « condi­tion Indienne », avec rage et humour, avec dis­tance et avec ten­dresse, avec fata­li­té, avec une éner­gie de vie pro­di­gieuse qui ne demande qu’à être employée, pour « s’en sor­tir » comme on dit . C’est une forme d’appétit , c’est son éner­gie à l’état pur, une faim pour des condi­tions de vie qui per­met­traient d’arrêter les conduites d’autodestruction des jeunes et moins jeunes membres des com­mu­nau­tés Indiennes et qui mène­raient à plus d’amour de soi afin de savoir mieux aimer les autres. Voici deux exemples, tirés de ce recueil, qui résument le tout et donnent le ton :

 

Mon père, Sisyphe et mon frère
Le télé­phone sonne — mon frère est de nou­veau arrê­té.
Mon père rac­croche, fait démar­rer la vieille Chevrolet bleue,

    et se dirige vers le poste de police.
Ce n’est pas la pre­mière fois. Pas même la deuxième.
Personne n’est sur­pris que mon frère soit encore arrê­té.
Le gars est tom­bé sur mon cou­teau voi­là l’explication qu’il nous a don­née au télé­phone.
(Il a poi­gnar­dé cinq fois un homme dans le dos est l’accusation offi­cielle.)
Mon frère est encore arrê­té encore et encore. Et de nou­veau notre père, notre Sisyphe,

     pousse son vieux cœur déso­lé vers le com­mis­sa­riat.

Mon frère, Geronimo, et Jimi Hendrix
Les flics tri­baux sont dans notre cour d’entrée, ils appellent sur une petite radio noire : J’ai attra­pé un 10-15

pour 2-6-7 et 4-15.
Le 10-15 qu’ils détiennent est mon frère, un pré­ten­dant-vou­loir-être-Géronimo qui pense tenir

bon. Dans son esprit il joue rem­pla­çant pour Jimi—
il est une tête sau­tillante qui démange pleine de « Fire. » Maman pleu­rait, Arrête d’agir   comme un idiot, mais il conti­nuait de frap­per les tam­bours contre la fenêtre et de déchi­rer
toutes les mous­ti­quaires.
Cette fois, nous avons appe­lé les flics, et quand ils sont arri­vés nous avons seule­ment regar­dé — nous
                Etions là avant et nous savons que 2-6-7 et 4-15 vont l’avoir lui10-15.
Ses yeux sont des grottes pour la fuite enflam­mées par son 2-6-7 de choix :

Méthamphétamine en cris­taux.
Pour finir, il se retrouve dans la voi­ture des flics, poi­gnets dans des menottes il luit

     pre­nant la forme de l’infini.

Maintenant qu’il est 10-15, il donne des coups de pieds aux portes et aux fenêtres, un fana de 2-6-7

    dit j’ai des dési­rs bru­lants qui me font vou­loir 4-15.
Sa langue étin­celle autour de sa bouche comme une grande roue de la foire mon­diale — mais

     il n’est pas Géronimo, Géronimo trou­ve­rait un moyen de s’enfuir au lieu d’abandonner
si faci­le­ment

 

On le voit, on le sent, les mots de Natalie Diaz sont comme des balles, ils frappent et font mouche. Les poèmes faits géné­ra­le­ment de longs vers sinuent au tra­vers de géo­gra­phies et d’histoires propres à la réserve, en bor­dure de désert, afin de nous faire par­ta­ger l’expérience « d’être indien ». Jeux de mots, jeux d’esprit, ima­gi­naire intense, allé­go­ries, méta­phores inat­ten­dues créent un cli­mat de ten­sion, voire élec­trique, comme avant un orage d’été, la menace plane sans cesse. Le nar­ra­teur du texte inti­tu­lé Novice deman­dant un exa­men plus appro­fon­di de la sou­mis­sion d’un séra­phin Anglican sur une réserve Indienne dit ceci : « vous feriez bien d’espérer ne jamais voir d’anges sur la réserve. Si ça vous arrive ils vous dépor­te­ront vers Zion ou l’Oklahoma, ou quel­conque autre enfer qu’ils ont des­si­né pour nous. » C’est que cer­taines tri­bus et sur­tout très au sud-ouest du ter­ri­toire nord-amé­ri­cain, ont cru un temps que les blancs étaient « des anges », qu’ils venaient aider les popu­la­tions Indiennes, mais il leur a vite fal­lu déchan­ter, les « anges » signi­fiaient la mort. Et la mort des indiens per­met­tait « aux anges » de s’approprier terres et res­sources dans une forme de viol orga­ni­sé tant la nature était exploi­tée à des fins de pro­fit jamais envi­sa­gé par les Indiens. La vio­lence des évé­ne­ments et l’ampleur du géno­cide est sans pré­cé­dent dans l’histoire de la pla­nète terre. Ce que sou­ligne Natalie Diaz, c’est que l’histoire se répète encore et encore, les forces de des­truc­tion des cultures Indiennes et d’autres popu­la­tions indi­gènes se per­pé­tue. La pire des hypo­cri­sies fut sans doute l’aspect reli­gieux invo­qué pour légi­ti­mer la colo­ni­sa­tion. Les émi­grants euro­péens ne venaient-ils pas en Amérique pour y béné­fi­cier de la liber­té reli­gieuse ? Liberté qu’ils n’accorderaient pas aux Indiens, eux qui pour­tant avaient des sys­tèmes de croyance et des céré­mo­nies et le sens de la trans­cen­dance tout aus­si déve­lop­pés que les « blancs »… Ce que les pro­tes­tants avaient subi en Europe, ils le fai­saient subir au cen­tuple aux popu­la­tions indi­gènes, au nom du seul dieu accep­table, au nom de la civi­li­sa­tion, avec une arro­gance effrayante et bien peu res­pec­tueuse des évan­giles !

Ecrire en pre­nant pour sujet sa famille, sa com­mu­nau­té, les effets des­truc­teurs de la vio­lence, de la pau­vre­té et de l’oppression dont ils sont encore les vic­times parce qu’Indiens, c’est consi­dé­rer que l’écriture est une exten­sion de son propre corps décla­rait en sub­stance Natalie Diaz dans un entre­tien récent. Les mala­dies qui découlent de cette situa­tion ont pour nom dia­bète, mal­nu­tri­tion, alcoo­lisme, addic­tions aux drogues. Et l’écriture conti­nue Natalie, est à la recherche d’un corps sur la page, un corps bri­sé, un corps en extase, un corps qui pour­rait enfin se repo­ser et récu­pé­rer, un corps qui pour­rait faire un feu dans une vraie mai­son, un corps qui serait enfin pos­sible. Pas seule­ment témoin, Natalie cherche un moyen de gué­rir les trau­ma­tismes, mais elle ne cherche pas à géné­rer des mou­ve­ments d’empathie lar­moyante. D’ailleurs elle ne croit pas à l’empathie : «  nous ne pou­vons pas avoir d’empathie pour les gens sur qui nous jetons des bombes parce que nous ne crai­gnons pas que des bombes nous soient lan­cées. L’empathie est égoïste. » La façon dont Natalie Diaz s’empare du lan­gage en lin­guiste, mêlant anglais, Mojave et espa­gnol, lui donne un esprit aigui­sé. Le récit déve­lop­pé à sa façon prend la dimen­sion du mythe :

 

Comment la voie lac­tée fut créée

Ma rivière ne fut pas tou­jours seg­men­tée. Etait le Colorado. Un flot
rouge-rapide. Capable d’emporter
                                                     tout ce qu’il mouillait — en un élan éner­gique—
                                                                                    jusqu’à Mexico.

Maintenant quinze bar­rages la mor­cellent
au long des deux mille trois cent trente-quatre kilo­mètres,

des tuyaux et des pompes emplissent
des pis­cines et des arro­seurs
                                                à Los Angeles et à Las Vegas.

Pour sau­ver nos poi­sons, nous les avons enle­vés du lit
sque­let­tique de la rivière,  
les avons lâchés dans notre ciel, les avons ins­tal­lés étoiles—
                                                       Achii’ahan, Saumon Mojave,
                                                                 Colorado Pikemineeow—

Ils brillent là-haut leurs bran­chies avec les étoiles.
Vous les voyez main­te­nant-
                                                  larges comme dieu, leurs flancs vert-dorés,
                                                                                         du ventre à la poi­trine d’un blanc lunaire —

ils tra­versent à toute allure les heures les plus sombres,
ils rident l’eau saphir-céleste pour la rendre route galac­tique.

Le sillage brouillé qu’ils tracent en se frayant un che­min
dans la nuit est appe­lé
                                    Achii’ahan nyuu­nye—
                                                                       nos mots pour dire voie lac­tée.

Coyote se trouve là-haut lui aus­si, enfer­mé dans la lune
après sa ten­ta­tive ratée de lui sau­ter des­sus, un filet de pêche mouillé
                            jeté dans son dos en ban­dou­lière—
                                     un pri­son­nier bleu rêvant
d’ouvrir les peaux soyeuses des sau­mons avec ses dents.
Ô, la fai­blesse de toute bouche

                           alors qu’elle s’abandonne à l’univers
                                                                 d’un corps lac­té-sucré.

De la même manière que ma propre bouche est rêvée jusqu’à la soif
ain­si les longs che­mins du désir, les routes de cen­taines de mil­liers d’années lumières

                           de ton poi­gnet et de tes cuisses.

 

poème ini­tia­le­ment publié sur Winter Poetry Issue http://​www​.len​ny​let​ter​.com/​c​u​l​t​u​r​e​/​a​6​6​5​/​t​h​e​-​w​i​n​t​e​r​-​p​o​e​t​r​y​-​i​s​s​u​e​-​n​a​t​a​l​i​e​-​d​i​az/

 

Au centre du tra­vail de Natalie Diaz, se joue la trans­for­ma­tion des tra­di­tions sans tra­hir l’esprit “Indien”. La trans­for­ma­tion des tra­di­tions dans ce milieu cultu­rel par­ti­cu­lier implique éga­le­ment une trans­for­ma­tion des tra­di­tions poé­tiques, des tra­di­tions d’identité « indi­gène », des tra­di­tions de vic­times et de pau­vre­té. Ce chan­ge­ment opère une ouver­ture sur le monde et englobe, inclue, digère et fait sien d’autres tra­di­tions et mythes, en pas­sant par la mytho­lo­gie grecque et la culture popu­laire amé­ri­caine. Natalie fait feu de tout bois. Mais ce n’est pas un arti­fice, c’est l’expérience réelle des Indiens plon­gés dans divers uni­vers et devant s’adapter à tous pour sur­vivre, sans perdre de vue qui ils sont et d’où ils viennent. Rapporter cette expé­rience inter­roge notre pré­sent, notre façon de voir et de regar­der. Le tra­vail de Natalie Diaz élar­git notre manière de com­prendre la beau­té, mais sur­tout nous rend conscients du monde bien plus vaste que celui où nous pen­sions être. Nous finis­sons la lec­ture de ses poèmes plus conscients de nous-mêmes, plus conscients de l’enjeu d’être humain, ce qu’il en coûte, ce qu’il en va pour méri­ter plei­ne­ment cet adjec­tif.

 Voici main­te­nant un poème plus récent dans lequel la quête d’amour émerge plus pré­ci­sé­ment, quête uni­ver­selle ana­ly­sée dans une socié­té chao­tique, quête avouée pour elle-même, quête qui la pousse à écrire depuis son envi­ron­ne­ment cultu­rel Indien immer­gé dans le pro­ces­sus de mon­dia­li­sa­tion et qui vou­drait tout en étant comme dépas­sé par l’ampleur du phé­no­mène, ins­tau­rer un monde meilleur pour tous les humains.

 

Manhattan est un mot Lenape.    

                   Depuis l’hôtel ACE, pas loin du centre

Nous sommes en Décembre, et devons être cou­ra­geux.

La rose lumi­neuse de l’ambulance

fleu­rit contre la fenêtre.
Sa sirène céli­ba­taire pleure : Au secours.
Une ombre rouge soyeuse se répand comme de l’eau
et tra­verse le ver­ger de sa cuisse.

Elle venue — dans la nuit verte, un lion.
Je dors ses abeilles de ma bouche enfu­mée,
plonge du miel de mes mains sucrées
à la ruche sombre de sa poi­trine.
Hors de la man­geoire je mange
Elle est à moi, colo­nie.

Les choses que je sais ne sont pas tou­jours faciles :
je suis la seule Indienne
au hui­tième étage de cet hôtel ou n’importe lequel,
regar­dant par la fenêtre
d’un bâti­ment fin-de-siècle
à Manhattan. Manhattan est
un mot Lenape.

Même une montre peut être plaie.
Comment un siècle ou même un cœur fonc­tionne
si per­sonne ne demande. Où sont pas­sés tous
les indiens ?

Si vous êtes là où vous êtes, alors
où sont ceux qui n’y sont pas ? Pas ici.
C’est pour­quoi dans cette ville j’ai
beau­coup d’amants. Tous mes amours
sont des amours répa­ra­teurs.

Qu’est-ce que la soli­tude si pas une lumière
inima­gi­nable mesu­rée en lumens—
et la fac­ture élec­trique doit être réglée,
un taxi flotte sur trois voies
son enseigne lumi­neuse allu­mée, un vou­loir doré.
A deux heures du matin tout le monde à New York
est vide et demande quelqu’un.

De nou­veau, la même vaste note de sirène :
Au secours. Ce qui signi­fie, j’ai un cadeau
et c’est mon corps, avec deux mains
fait de dieux et de bronze.

Elle dit, tu me fais me sen­tir
pareille à l’éclair. Je dis, je n’ai jamais vou­lu
que tu te sentes aus­si blanche.
C’est trop tard — je ne peux m’arrêter de voir
ses os. Je compte les car­piens,
méta­car­piens de sa main
quand celle-ci est à l’intérieur de moi.

Un os, le semi-lunaire, est ain­si nom­mé
à cause de son contour en crois­sant, luna­tus, luna.
Certaines nuit elle se lève ain­si en moi,
comme un pro­blème — un flux lent lumi­neux.

La lune fait signe au coyote
soli­taire qui erre dans la 29ième rue
en offrant son long poi­gnet de lumière.
Le coyote répond en levant la tête
et pleure des étoiles.

Quelque part loin de New York,
un drone amé­ri­cain trouve puis aime
un corps — le nec­tar lui­sant qu’il cherche
à tra­vers la grande obs­cu­ri­té — en fait
une heure à la bou­gie, et brûle
dou­ce­ment à ses côtés, comme une touche amé­ri­caine,
une cha­leur insup­por­table.

La chan­son de la sirène me revient,
Je la lui chante à la gorge : suis-je
ce que j’aime ? Est-ce là le monde scin­tillant
que j’avais deman­dé en sup­pliant ?

 

Natalie Diaz dans un poème (These hands If not Gods) se demande si les mains ne seraient pas des dieux, puisque capables de tant choses mer­veilleuses y com­pris dans l’amour. Ce sont les mains qui façonnent les corps, qui façonnent le monde. La pré­sence des corps est très impor­tante dans la poé­sie de Natalie Diaz. Et ses corps sont bruns. Cette ques­tion du corps fon­cé, du corps fon­cé fémi­nin, est une des thé­ma­tiques de son tra­vail. Il s’agirait de se le réap­pro­prier, d’en être enfin fière, de l’honorer à l’égal des corps blancs mon­trés dans les spots publi­ci­taires comme plus beaux, plus dési­rables, plus enviables , sym­bo­li­sant l’aisance et la confiance. Elle sou­ligne aus­si la fas­ci­na­tion « des blancs » pour ces corps fon­cés, aux carac­té­ris­tiques « plus ani­males ». Elle se place dans le regard « des blancs » pour mon­trer com­ment sont inter­pré­tés ces corps bruns, com­ment ils endurent la dou­leur, retiennent leur souffle, accueillent les balles … ces corps bruns exercent un pou­voir de fas­ci­na­tion-répul­sion, mais fina­le­ment s’ils sont glo­rieux dans leurs deuils et dou­leurs comme dans leurs exploits. Aux Etats Unis ils servent avant tout à des fins de diver­tis­se­ment, au cœur des enjeux spor­tifs et finan­ciers, et servent la cause de la supé­rio­ri­té blanche. Les équipes spor­tives appar­tiennent à des blancs, les blancs sont dans les tri­bunes à regar­der les « fon­cés » cou­rir, sau­ter, trans­pi­rer, se bles­ser. Et les gens de cou­leur n’ont bien sou­vent que leur corps, à vendre, pour espé­rer se sor­tir de la pau­vre­té. D’ailleurs Natalie Diaz conclue un entre­tien en disant : « Mon corps solide, mon corps obéis­sant, capable de cou­rir et cou­rir et sau­ter et bon­dir, ce corps c’est celui-là même qui revient sur la page au fil de l’écrit. »

Par son tra­vail atta­chant, bou­le­ver­sant, ambi­tieux, Natalie Diaz pose d’innombrables ques­tions, s’adresse à une part d’humanité qui nous rend plus conscients et plus dési­reux d’évoluer vers un bien-être com­mun. Ce mou­ve­ment puis­sant qui la sou­lève et qu’elle nous trans­met par l’écriture reste connec­té à sa culture Mojave, elle nous offre son expé­rience et sa « faim » pour nous mettre en mou­ve­ment nous aus­si … Ah … si tous vou­lions nous tenir la main… !

 

 

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Béatrice Machet

Vit entre le sud de la France et les Etats Unis. Auteure de dix recueils de poé­sie en fran­çais et deux en Anglais, tra­duc­trice des auteurs Indiens d’Amérique du nord. Performe, donne des réci­tals poé­tiques en col­la­bo­ra­tion avec des dan­seurs, com­po­si­teurs et musi­ciens. Publiée entre autres chez l’Amourier (Muer), VOIX (DER de DRE), pour les ouvrages bilingues ASM Press (For Unity, 2015) Pour les tra­duc­tions : L’Attente(cartographie Cherokee), ASM Press (Trickster Clan, antho­lo­gie, 24 poètes Indiens)… Elle est membre du col­lec­tif de poètes sonores et per­for­ma­tifs Ecrits- Studio. Par ailleurs elle réa­lise et anime chaque deuxième ven­dre­didu mois une émis­sion de 40 minutes sur les ondes de radio Agora à Grasse.

 

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