REGARD SUR LA POÉSIE « NATIVE AMERICAN » : Maria Cornelia Hartshorne, quand la valeur n’attend pas le nombre des années

Par |2026-09-06T08:12:24+02:00 6 septembre 2026|Catégories : Essais & Chroniques, Maria Cornelia Hartshorne|

Née à Skul­lyville, Okla­homa, en 1910, Mary Cor­nelia Hartshorne était une des descen­dantes de deux familles influ­entes de la nation Choctaw : les McCur­tain et les Ful­som. Il est dit que dès son plus jeune âge, elle s’in­téres­sait à la nature, à l’his­toire des Amérin­di­ens et à la trans­mis­sion des tra­di­tions ances­trales en vers. Enfant pré­coce,  voire sur­douée, c’est la lec­ture à l’âge de trois ans du poème « Hiawatha » de Longfel­low qui éveil­la sa pas­sion pour la lit­téra­ture. Elle effec­tua tout le cur­sus sco­laire en seule­ment six ans, et elle obtint son diplôme de fin d’é­tudes sec­ondaires à la Tul­sa Cen­tral High School en 1926. Elle fréquen­ta ensuite l’U­ni­ver­sité d’état d’Oklahoma, puis l’U­ni­ver­sité de Tul­sa, où elle était mem­bre de la soror­ité Alpha Kap­pa, ini­tiale­ment plutôt fondée pour les Afro-améri­caines, et dont la devise est “By Cul­ture and By Mer­it” (par la cul­ture et le mérite) ; dont le cre­do, ou la philoso­phie, se résume à : la soror­ité Alpha Kap­pa Alpha a pour but de cul­tiv­er et d’en­cour­ager des normes sco­laires et éthiques élevées, de pro­mou­voir l’u­nité et l’ami­tié entre les étu­di­antes, d’é­tudi­er et de con­tribuer à atténuer les prob­lèmes con­cer­nant les filles et les femmes afin d’amélior­er leur statut social, de main­tenir un intérêt pro­gres­sif pour la vie uni­ver­si­taire et d’être au ser­vice de l’hu­man­ité entière. En 1929, à seule­ment 19 ans donc, elle rem­por­ta un impor­tant con­cours lit­téraire qui lui per­mit de se ren­dre à Hol­ly­wood pour ren­con­tr­er Mary Pick­ford et Dou­glas Fair­banks et décou­vrir le monde artis­tique en action.

La poésie de Mary Cor­nelia Hartshorne se car­ac­térise par un lyrisme inspiré par le cycle des saisons, les méta­mor­phoses de la nature, les petits riens qui font le quo­ti­di­en mais qui con­ti­en­nent des moments d’émerveillement. Elle por­tait une atten­tion aux détails, cher­chant par­fois à pein­dre plus qu’à écrire. Comme tous les Indi­ens d’Amérique, son esprit avait été entraîné à con­naître, à appréci­er et à cul­tiv­er saine­ment la rela­tion qui existe entre les humains et leur envi­ron­nement.   

Voici un poème qui illus­tre com­bi­en, à l’époque, il était impor­tant pour les auteurs Indi­ens de prou­ver aux lecteurs, aux blancs éduqués, qu’ils avaient, eux les « sauvages »,  les qual­ités req­ui­s­es et les con­nais­sances maîtrisées des règles de la ver­si­fi­ca­tion occi­den­tale. C’était pour eux le seul moyen de se faire pub­li­er, de se faire accepter, de se faire recon­naître, et en con­séquence, d’avoir un impact sur un audi­toire assez large. La vision est roman­tique, con­forme à ce que le mot poète représen­tait dans les esprits à cette époque. Pour­tant la con­clu­sion tend à nous faire penser que le poète peut endoss­er un rôle de guéris­seur, il n’est pas qu’un éter­nel enfant incar­nant l’espoir, il n’est pas non plus le poète mau­dit qui se rebelle, et c’est peut-être à ce moment que là que l’esprit des cul­tures amérin­di­ennes « trahit » son autrice. Elle ne revendique pas d’identité bien déter­minée, elle se présente comme poète, mais comme dans les tra­di­tions de son peu­ple, la parole, le chant, les rit­uels, tous vécus comme expéri­ence poé­tiques, visent la guérison.

The poet

Sun­light was some­thing more than that to him. 
It was a halo when it formed a rim 

Around some far-off moun­tain peak. He called 
It thin-beat leaf of gold, and stood enthralled 
When it lay still on some half-shel­tered spot 
In gilt mosaics where the trees forgot 
To hide the grass­es car­pet­ing the spot.

The sky to him was not just the blue sky, 
But a deep, paint­ed bowl with clouds piled high; 
And when these clouds were tint­ed burn­ing red, 
Or gold and bac­chic pur­ple, then he said: 
“The too-full gob­lets of the gods had over-run, 
Nor give the cred­it to the dis­ap­pear­ing sun 
Who flames before he leaves the world in dun.”
 

Between his eyes and life fate seemed to hold 
A mag­ic tis­sue of trans­par­ent gold, 
That freed his vision from the dull, drab, hope­less part, 
And kept alive a fresh, unsad­dened heart. 
And all unselfish­ly he tried to share 
His gift with us who see the harsh and bare; 
But we refused. We did not know nor care.

 

Le poète

Pour lui, la lumière du soleil était bien plus.
C’é­tait un halo lorsqu’elle dessi­nait un anneau

Autour d’un som­met loin­tain. Il l’appelait
Fine feuille d’or, et restait fasciné
Lorsqu’elle s’im­mo­bil­i­sait en mosaïques dorées
Sur un lieu à demi abrité, là où les arbres avaient oublié
De cam­ou­fler l’herbe tapis­sant le sol.

Pour lui, le ciel n’é­tait pas seule­ment bleu,
c’était un  bol pro­fond, peint, où les nuages s’empilaient.
Et lorsque ceux-ci ​​se tein­taient d’un rouge flamboyant,
ou d’or et de pour­pre bachique, alors il disait :
« Les coupes trop pleines des dieux ont débordé,
N’attribuez aucun mérite au soleil couchant
qui flam­boie avant de quit­ter le monde dans le sombre. »

Entre ses yeux et sa vie, le des­tin sem­blait tenir
Un tis­su mag­ique d’or transparent,
Qui libérait sa vision de la part terne, morne et désespérée,
En main­tenant vivant un cœur juvénile et sans tristesse.
En toute générosité, il a ten­té de partager
Son don avec nous qui voyons la dureté et la nudité ;
Mais nous avons refusé. Nous ne savions pas, nous nous en fichions.

Ce poème a été pub­lié en 1927 dans le pre­mier vol­ume du mag­a­zine The Amer­i­can. Il a ensuite été repris en 2012 dans l’anthologie de poésie « Native Amer­i­can » inti­t­ulée Chang­ing Is Not Van­ish­ing (Uni­ver­si­ty of Penn­syl­va­nia Press).  Robert Dale Park­er,  pro­fesseur d’études anglais­es et amérin­di­ennes à l’Université de l’Illinois, qui a rassem­blé l’anthologie, a lui aus­si été frap­pé par la qual­ité lit­téraire des poèmes sélec­tion­nés dans cet ouvrage, il écrit : « Plus que tout autre poète de ce recueil, plus encore que Lynn Rig­gs, la maîtrise du vers poé­tique chez Mary Cor­nelia Hartshorne, avec sa longueur flex­i­ble et son jeu sub­til d’enjambements et de césures, pré­fig­ure le style de la poésie à venir ultérieurement. »

Dans le poème suiv­ant, la sit­u­a­tion des peu­ples indigènes d’Amérique est observée sous l’angle des philoso­phies de vie amérin­di­ennes. Le peu­ple Choctaw, orginaire du sud-est des Etats-Unis, tout comme les peu­ples Chero­kee, Creek et Chick­a­saw, ont vécu l’épisode trag­ique et trau­ma­ti­sant appelé « la piste des larmes ». Il s’agit de la dépor­ta­tion de ces peu­ples en Okla­homa (terme sig­nifi­ant terre rouge, ter­ri­toire Indi­en donc) à l’ouest du ter­ri­toire améri­cain, le but étant d’offrir aux colons blancs des ter­res fer­tiles et rich­es à l’est du Mis­sis­sipi. Expul­sés de vastes ter­ri­toires qui recou­vrent les états actuels du Ten­nessee, de la Géorgie, des Car­o­line du nord et du sud et de l’Alabama, les mem­bres de ces cinq nations indi­ennes mour­raient par cen­taines sur les pistes emprun­tées à pied, en hiv­er, sans rations ali­men­taires suff­isantes, harcelés, abusés par les sol­dats. Décimés quand arrivés en Okla­homa, ils durent repar­tir de zéro, enfer­més sur des réserves impro­pres à l’agriculture qui ne leur per­me­t­taient pas de prospér­er. Ceci rap­pelé, il est bon de rap­pel­er aus­si l’état d’esprit améri­cain de cette péri­ode qui met­tait en avant « the man­i­fest des­tiny ». Il s’agit d’une idéolo­gie d’inspiration Calvin­iste qui légitime toutes les exac­tions com­mis­es à l’encontre des pop­u­la­tions Indi­ennes et qui dit : « It is our man­i­fest des­tiny to over­spread the con­ti­nent allot­ed by Prov­i­dence for the free devel­op­ment of our year­ly mul­ti­ply­ing mil­lions. » (« C’est notre des­tinée man­i­feste de nous déploy­er sur le con­ti­nent con­fié par la Prov­i­dence pour le libre développe­ment de notre gran­dis­sante mul­ti­tude. ». Cette façon d’envisager les choses plonge ses racines dans le fameux chapitre 9, ver­set 7,  de la  Genèse, un argu­ment bran­di et qui intime l’ordre suiv­ant : « Quant à vous, soyez féconds et mul­ti­pliez-vous, répan­dez-vous sur la Terre ». Par voie de con­séquence, ldes­tinée man­i­feste des États-Unis serait de repe­u­pler le con­ti­nent et d’y implanter des  insti­tu­tions décrétées supérieures. Les colons sont investis d’une mis­sion à rem­plir, une sorte de mys­tique de l’ex­pan­sion, avec son mythe de la fron­tière et tout ce que nous con­nais­sons de la cul­ture améri­caine, encore bien incrustée dans les esprits de beau­coup. Il existe une prophétie chez les Indi­ens des Plaines qui dit qu’au bout de la sep­tième généra­tion, les descen­dants des Indi­ens d’Amérique inau­gureront une péri­ode de renais­sance et de développe­ment. (On a rap­porté que Crazy Horse, chef de guerre et mys­tique du peu­ple Sioux Lako­ta Oglala avait eu cette vision : “I see a time of sev­en gen­er­a­tions when all the col­ors of mankind will gath­er under the sacred Tree of Life and the whole Earth will become one cir­cle again. — Je vois une époque, dans sept généra­tions, où toutes les couleurs de l’humanité se rassem­bleront sous l’Arbre sacré de la Vie et où la Terre entière rede­vien­dra un seul cer­cle.) Et c’est de cette renais­sance dont par­le la grand-mère qui ter­mine son « dis­cours » par la parole tra­di­tion­nelle qui les clôt, à savoir : « j’ai dit ». De cette façon, Mary Cor­nelia Hartshone inscrit ce poème dans la série des dis­cours célèbres pronon­cés par les lead­ers amérin­di­ens, lead­ers qui ont pour nom Seat­tle, Sit­ting Bull, Okute, Big Thun­der, Black­tooth, Black Elk, Tecum­seh, Corn­plant, Keokuk, Chef Joseph, Roman Nose, Big Bear, Speck­led Snake, Powhatan, Red Jack­et … etc. Les paroles de la grand-mère soulig­nent l’ignorance de ceux qu’elle appelle « sages blancs ». Le mes­sage délivré c’est que mal­gré la dis­per­sion et la perte infligées aux peu­ples mil­i­taire­ment écrasés, cela ne sig­ni­fie pas la fin des cul­tures dom­inées et colonisées.  La cul­ture dom­i­nante sem­ble et voudrait oubli­er que chaque feuille, fut-elle sèche, trans­met ce qu’il faut savoir de son iden­tité d’arbre, et dans ce con­texte : de son iden­tité trib­ale.  Cette iden­tité ne saurait mourir, elle trou­vera tou­jours le moyen de se régénér­er, de renaître, de se perpétuer.

Fall­en Leaves
An Indi­an Grandmother’s Parable

Many times in my life I have heard the white sages,
Who are learned in the knowl­edge and lore of past ages,
Speak of my peo­ple with pity, say, “Gone is their hour
Of domin­ion. By the strong wind of progress their power,
Like a rose past its brief time of bloom­ing, lies shattered;
Like the leaves of the oak tree its peo­ple are scattered.”
This is the eighty-first autumn since I can remember.
Again fall the leaves, born in April and dead by December;
Rid­ing the whim­sied breeze, zigzag­ging and whirling,
Com­ing to earth at last and slow­ly upcurling,
With­ered and sap­less and brown, into dis­card­ed fragments,
Of what once was life; dry, chat­ter­ing parchments
That crack­le and rus­tle like old women’s laughter
When the mer­ci­less wind with swift feet com­ing after
Will dri­ve them before him with unspar­ing lashes
’Til they are crum­bled and crushed into for­got­ten ashes;
Crum­bled and crushed, and piled deep in the gulches and hollows,
Soft bed for the yet soft­er snow that in win­ter fast follows
But when in the spring the light falling
Pat­ter of rain­drops per­suad­ing, insis­tent­ly calling,
Wak­ens to life again forces that long months have slumbered,
There will come whis­per­ing move­ment, and green things unnumbered
Will pierce through the mould with their yel­low-green, sun-search­ing fingers,
Fingers—or spear-tips, grown tall, will bud at anoth­er year’s breaking,
One day when the brooks, man­u­mit­ted by sun­shine, are making
Music like gold in the spring of some far generation. 
And up from the long-with­ered leaves, from the musty stagnation,
Life will climb high to the fur­ther­most leaflets.
The burst­ing of catkins asun­der with greed for the sun­light; the thirsting
Of twist­ed brown roots for earth-water; the grad­ual unfolding
Of bril­liance and strength in the future, earth’s bosom is holding
Today in those scur­ry­ing leaves, soon to be crum­pled and broken.
Let those who have ears hear my word and be
still. I have spoken.

 

Feuilles mortes
parabole d’une grand-mère indienne

Bien des fois, j’ai enten­du les sages blancs,
Ver­sés dans la con­nais­sance, éduqués aux tra­di­tions des âges passés,
Par­ler de mon peu­ple avec pitié, dire : « Leur heure de gloire est révolue.
Emportés par le vent vio­lent du pro­grès, leur pouvoir,
Comme une rose ayant dépassé le temps de sa brève flo­rai­son, gît brisé ;
Comme les feuilles du chêne, son peu­ple est dispersé. »
Autant que je m’en sou­vi­enne, c’est mon qua­tre-vingt-unième automne,
De nou­veau tombent les feuilles, nées en avril et mortes en décembre ;
Portées par une brise capricieuse, zigza­guant et tourbillonnant,
se posant enfin à terre et se recro­quevil­lant lentement,
Flétries, sans sève et brunes, frag­ments de ce qui fut
Jadis la vie, mis au rebut ; Des par­chemins secs et bavards
Qui bruis­sent et crépi­tent comme le rire de vieilles femmes
Quand le vent impi­toy­able, aux pieds lestes, les poursuivra
Les chas­sera de ses coups implacables
Jusqu’à ce qu’ils soient réduits en cen­dres oubliées ;
Réduits en cen­dres, engloutis dans les ravins et les creux,
For­mant un lit moelleux pour la neige encore plus moelleuse qui, en hiver,
arrive rapi­de­ment après. Mais quand, au print­emps, le léger
Clapo­tis per­suasif des gouttes de pluie, appelant avec insistance,
Réveillera à nou­veau les forces ayant som­meil­lé de longs mois,
Un mou­ve­ment suivi de mur­mures  se pro­duira, et d’in­nom­brables choses vertes
Perceront la terre de leurs doigts vert-jaune, cher­chant le soleil,
Des doigts – ou des pointes de lance, devenus grands, bour­geon­neront à l’aube
D’une nou­velle année, un jour, quand les ruis­seaux, libérés par le soleil, composeront
Une musique comme l’or en com­pose au print­emps d’une généra­tion lointaine.
Et des feuilles flétries depuis longtemps, de la stag­na­tion moisie,
La vie s’élèvera jusqu’aux frondaisons les plus reculées.
Des cha­tons, avides de soleil, éclateront ; les racines brunes
Tortueuses assoif­fées, boiront l’eau de la terre ; pro­gres­sive­ment se déploieront
La splen­deur et la force futures, le sein de la terre les abrite
Aujour­d’hui sous la forme de ces feuilles agitées, bien­tôt frois­sées et brisées.
Que ceux qui ont des oreilles enten­dent ma parole et se taisent. J’ai dit.

Bien qu’elle ait pub­lié ses poèmes dans des revues (dont *The Amer­i­can Indi­an) et d’autres recueils con­fi­den­tiels, la car­rière lit­téraire de Mary Cor­nelia Hartshorne n’a jamais atteint la notoriété que cer­tains autres poètes de ses con­tem­po­rains ont atteint. Son goût pour une vie dis­crète, pour le secret du privé, mais surtout la dif­fi­culté pour les femmes de cette époque d’accéder aux organes lit­téraires et maisons d’édition, expliquent que son nom soit qua­si incon­nu dans le cor­pus de la poésie améri­caine. Pour­tant, ses poèmes lorsque lus, et par­ti­c­ulière­ment lus par ses pairs, ont sus­cité intérêt et admi­ra­tion.  Elle est décédée en 1980, lais­sant der­rière elle une œuvre mod­este, mais qui pénètre en pro­fondeur et fait partager la beauté d’instants fugaces, la beauté de la nature. Et sans revendi­quer vio­lem­ment son appar­te­nance à la nation Choctaw, sans faire un tra­vail de mil­i­tante, elle a su met­tre en avant cer­taines valeurs de sa cul­ture qui per­me­t­tent d’inscrire sa présence humaine dans un univers où dom­i­na­tion, esclavage, prof­it sont exclus.

Présentation de l’auteur

Maria Cornelia Hartshorne

Mary Cor­nelia Hartshorne, née vers 1910, était une poétesse d’o­rig­ine choctaw. Les œuvres con­nues de cette autrice ont été pub­liées dans *The Amer­i­can Indi­an*, un mag­a­zine pour lequel elle a par la suite occupé le poste de rédac­trice en chef adjointe de la rubrique poésie. Elle est décédée en 1980.

Bibliographie

Les œuvres con­nues de cette autrice ont été pub­liées dans The Amer­i­can Indi­an.

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

mm

Béatrice Machet

Vit entre le sud de la France et les Etats Unis. Auteure de dix recueils de poésie en français et deux en Anglais, tra­duc­trice des auteurs Indi­ens d’Amérique du nord. Per­forme, donne des réc­i­tals poé­tiques en col­lab­o­ra­tion avec des danseurs, com­pos­i­teurs et musi­ciens. Pub­liée entre autres chez l’Amourier (Muer), VOIX (DER de DRE), pour les ouvrages bilingues ASM Press (For Uni­ty, 2015) Pour les tra­duc­tions : L’Attente(cartographie Chero­kee), ASM Press (Trick­ster Clan, antholo­gie, 24 poètes Indi­ens)… Elle est mem­bre du col­lec­tif de poètes sonores et per­for­mat­ifs Ecrits — Stu­dio. Par ailleurs elle réalise et ani­me chaque deux­ième mer­cre­di du mois à par­tir de 19h une émis­sion de 55 min­utes con­sacrée à la poésie con­tem­po­raine sur les ondes de radio Ago­ra à Grasse. En 2019, elle pub­lie Tirage(s) de Tête(s) aux édi­tions Les lieux dits, Plough­ing a Self of One’s Own, paru en 2021 aux édi­tions Danc­ing Girl Press, (Chica­go), et TOURNER, petit pré­cis de rota­tion paru chez Tar­mac en octo­bre 2022, RAFALES chez Lan­sk­ine en 2024, SIGNÉ NO-ONE, celle du non, 2025.  
[print-me]

Sommaires

Aller en haut