Michel Houellebecq, Combat toujours perdant

Par |2026-05-06T10:54:11+02:00 6 mai 2026|Catégories : Critiques, Michel Houellebecq|

Depuis Con­fig­u­ra­tion du dernier rivage, paru en 2013, Michel Houelle­becq n’avait pas pub­lié de recueil poé­tique. Entre temps, paraît son magis­tral roman Anéan­tir, ain­si qu’une con­fi­dence un peu embar­rassée (quoique ven­ger­esse), suite à une triste affaire, inti­t­ulée Quelques années de ma vie. Dans ce dernier texte, se con­fir­ment les signes d’une sorte décom­po­si­tion lit­téraire, venue avec l’âge et la prox­im­ité de la mort, cette dernière étant vécue de plus en plus sincère­ment. Le dandysme s’efface devant la Faucheuse, qui retire à l’écrivain ce qui lui restait de pose ou d’affectation, le dépouille de ses ori­peaux, le livrant, tel qu’en lui-même il se décom­pose, à la mort qui se rapproche.

Houelle­becq ne fait pas l’unanimité, cela est encore plus vrai de sa poésie. Post-baude­lairi­enne, ver­si­fiée et rimée, elle ignore les inven­tions formelles du XXe siè­cle, mais le lien qui la rat­tache  au XIXe est pro­fond et intime (Aurélien Bel­langer a écrit au moins un bon livre1, celui dans lequel il présente Houelle­becq comme le con­tin­u­a­teur d’un roman­tisme que les réal­istes avaient trop pré­maturé­ment liq­uidé). Depuis ses pre­miers textes, Houelle­becq, alors qu’il n’était pas un écrivain célèbre et traduit, affirme que la struc­ture est le seul moyen de se pro­téger con­tre le sui­cide. La facil­ité de cer­taines rimes (par exem­ple « bul­gares », « escar­res », « bar­bares » dans le pre­mier poème du recueil), la forme presque sco­laire de cer­tains vers, préserve l’authenticité et la per­ma­nence de la voix du poète, dont le ne vari­etur, creuse et affirme un génie qui n’est pas d’invention mais de fidél­ité à cette mélan­col­ie qui fait que Houelle­becq nous est si proche, à mesure qu’il se rap­proche du trou. Pourquoi chercher du nou­veau dans un com­bat qui était « per­du d’avance » ?

Si le poète évoque les bar­bares se présen­tent à nos portes, il faut y voir, non pas une allégeance à la théorie du Grand rem­place­ment, comme cer­tains lecteurs mal inten­tion­nés l’ont dit, mais de la résig­na­tion devant des forces d’anéantissement, que des écrivains apoc­a­lyp­tiques comme Bloy ou Céline ont pressen­ties. Ces bar­bares sont les annon­ci­a­teurs de la défaite de l’occident, ils sont aus­si le pro­duit endogène d’un monde qui a « légère­ment bas­culé sur son axe ».

Michel Houelle­becq, Com­bat tou­jours per­dant, Flam­mar­i­on, 2026, 12 euros.

Car pour Michel Houelle­becq, le vide est cer­tain. L’espérance chré­ti­enne, qu’il évoque dans son dernier poète, n’est qu’un éphémère sur­saut d’espérance, que la pen­sée de la décom­po­si­tion des corps dis­sout défini­tive­ment. C’est elle, la mort,  la véri­ta­ble demeure, et non pas celle, pas­sagère, que vante un ironique poème con­sacré à l’immobilier (« Har­di, les acquéreurs ! »)

Dans ce recueil, nous trou­verons des poèmes à la beauté boulever­sante et atroce comme « 0.0.6 », où l’humanité est présen­tée comme :

Larve trem­blante et nue qui saigne
Dans la tor­ture du présentait
Avant que ta chair ne s’éteigne
Absolument 

Dans un même reg­istre, le ter­ri­ble « Au bout du bout » pro­duira une impres­sion inou­bli­able sur le lecteur :

Les morts ne par­lent plus beaucoup
Ils se répan­dent en flaques huileuses
Ils sont nulle part et partout
Ils grimpent sur nos dos, ils creusent 

Ces morts, « nulle part et partout » ne sont-ils pas (plutôt que les migrants ou autres pré­ten­dus envahisseurs) les vrais bar­bares, vers ou bacilles, qui dévorent un monde en décomposition ?

Le sexe se fait une place dans le recueil, mais moins grande que dans les précé­dents, ce sont des érec­tions séniles, les dernières joies d’un corps défail­lant et pour­tant avide de ten­dresse. La soli­tude du « Grand céli­bataire »,  est sans remède

Dans les muqueuses solitaires
Cir­cule un par­fum énervant
Je suis le grand célibataire
Je suis le dernier des vivants 

Quant à « l’éjaculation faciale », elle est le dernier sur­saut, l’explosion d’un bubon, l’ultime et stérile liba­tion du mourant.

A cer­tains moments s’exprime la ten­dresse du poète, à tra­vers les derniers soins prodigués au corps vieillissant.

Tu rêveras de mon­des vastes
d’endroits très doux, très caressants. 

Ce Com­bat tou­jours per­dant, sur­saut d’agonie poé­tique, le poète le porte avec la vigueur décli­nante de sa chair, et la pro­fondeur d’une voix tou­jours très reconnaissable.

A la fin du dernier poème, dans un style macabre qui fait penser à Vil­lon, l’alexandrin à sa césure pend le « je » poé­tique au-dessus de l’abîme :

Et c’est ain­si que je me sépare du monde

Note

1. Aurélien Bel­langer, Houelle­becq écrivain roman­tique, Léo Scheer, 2010

Présentation de l’auteur

Michel Houellebecq

Michel Thomas, dit Michel Houelle­becq, est un écrivain, poète, essay­iste et acteur français né le à Saint-Pierre (La Réunion).

Il est révélé par les romans Exten­sion du domaine de la lutte (1994) et surtout Les Par­tic­ules élé­men­taires (1998), qui le fait con­naître d’un large pub­lic. Ce dernier roman et son livre suiv­ant Plate­forme (2001) sont con­sid­érés comme précurseurs dans la lit­téra­ture française, notam­ment pour leur descrip­tion de la mis­ère affec­tive et sex­uelle de l’homme occi­den­tal dans les années 1990 et 2000. Avec La Carte et le Ter­ri­toire, Michel Houelle­becq reçoit le prix Goncourt en 2010, après avoir été plusieurs fois pressen­ti pour ce prix. Son œuvre est traduite en plus de 40 langues.

En par­al­lèle de ses activ­ités lit­téraires, il est égale­ment lecteur de ses pro­pres textes, réal­isa­teur et acteur, s’il­lus­trant notam­ment en 2014 dans deux films : L’En­lève­ment de Michel Houelle­becq et Near Death Expe­ri­ence. En 2019, il est à l’af­fiche de Tha­las­so aux côtés de Gérard Depardieu.

© Crédits pho­tos Wikipedia.

Bibliographie 

Romans

  • 1994 : Exten­sion du domaine de la lutte, Édi­tions Mau­rice Nadeau.
  • 1998 : Les Par­tic­ules élé­men­taires, Flam­mar­i­on, lau­réat du prix Novem­bre, « meilleur livre de l’année ».
  • 2001 : Plate­forme, Flam­mar­i­on.
  • 2005 : La Pos­si­bil­ité d’une île, Fayard, lau­réat du prix Interallié.
  • 2010 : La Carte et le Ter­ri­toire, Flam­mar­i­on, lau­réat du prix Goncourt.
  • 2015 : Soumis­sion, Flam­mar­i­on[93]
  • 2019 : Séro­to­nine, Flam­mar­i­on[94].
  • 2022 : Anéan­tir, Flam­mar­i­on.

Poésie

  • 1988 : « Quelque chose en moi », Le Sur­réal­isme et ses insoumis, La Nou­velle Revue de Paris, Édi­tions du Rocher.
  • 1991 : La Pour­suite du bon­heur, La Dif­férence, lau­réat du prix Tristan-Tzara.
  • 1995 : La Peau, poèmes, livre d’artiste avec Sarah Wiame (six cent qua­tre-vingts exemplaires).
  • 1996 : La Ville, poèmes, livre d’artiste avec Sarah Wiame (vingt-cinq exemplaires).
  • 1996 : Le Sens du com­bat, Flam­mar­i­on, lau­réat du Prix de Flore.
  • 1997 : Rester vivant suivi de La Pour­suite du bon­heur, édi­tion revue par l’au­teur, Flammarion.
  • 1999 : Renais­sance, Flam­mar­i­on.
  • 2000 : Poésies, J’ai lu.
  • 2010 : Poésie, Flam­mar­i­on.
  • 2013 : Con­fig­u­ra­tion du dernier rivage, Flam­mar­i­on.
  • 2013 : L’An­cien règne, livre d’artiste avec Andreas Scholz aux Édi­tions du Bour­dar­ic (30 exemplaires)
  • 2014 : Saint-Cir­gues-en-Mon­­tagne, livre d’artiste avec Peg­gy Vial­lat-Lan­­glois aux Édi­tions du Bour­dar­ic (trente exemplaires)
  • 2015 : La Pos­si­bil­ité d’une île, livre d’artiste avec Peg­gy Vial­lat-Lan­­glois aux Édi­tions du Bour­dar­ic (trente exemplaires)
  • 2014 : Non réc­on­cil­ié. Antholo­gie per­son­nelle: 1991–2013, Poésie/Gallimard.
  • 2016–2017 : So long, Trip­tyque avec l’artiste Claude Vial­lat aux Édi­tions du Bour­dar­ic (trente exemplaires)
  • 2020 : Le corps de l’i­den­tité absolue, livre d’artiste avec Gabriela Morawetz. Le Renard Pâle Edi­tions (vingt-cinq exemplaires)
  • 2026 : Com­bat tou­jours per­dant, Flam­mar­i­on

Essais

  • 1991 : H. P. Love­craft. Con­tre le monde, con­tre la vie, édi­tions du Rocher.
  • 1991 : Rester vivant, méth­ode, La Différence.
  • 1998 : Inter­ven­tions, recueil d’ar­ti­cles, Flam­mar­i­on ; Inter­ven­tions 2 (2009), édi­tion augmentée.
  • 2017 : En présence de Schopen­hauer (préf. Agathe Novak-Lecheva­li­er), L’Herne.
  • 2020 : Inter­ven­tions 2020, Flam­mar­i­on.

Textes et nouvelles

  • 1993 : Con­tri­bu­tion à Genius Loci, col­lec­tif, La Dif­férence, coll. « Mobile matière ».
  • 1995 : « Approches du désar­roi », Objet per­du. Idées — Fic­tions — Images, album col­lec­tif, Parc.
  • 1997 : Une nou­velle dans Dix, recueil de nou­velles col­lec­tif, Grasset/Les Inrock­upt­ibles.
  • 1997 : Par­tic­i­pa­tion à « La Ques­tion pédophile », L’In­fi­ni, no 59, Gallimard.
  • 2000 : « Rudi », Elle, no 1648, sup­plé­ment « Une nou­velle inédite ». Cor­re­spon­dant à la pre­mière par­tie de ce qui devien­dra Lan­zarote.
  • 2000 : Lan­zarote, réc­it sur pho­togra­phies, Flammarion.
  • 2000 : « La Pri­vati­sa­tion du monde », L’Ate­lier du roman, no 23.
  • 2000 : Co-rédac­­tion de l’ar­ti­cle « Neil Young » dans le Dic­tio­n­naire du Rock[95], Robert Laf­font, coll. « Bouquins ».
  • 2002 : Lan­zarote et autres textes, Lib­rio.
  • 2002 : Europe End­less[96], auto-pub­­li­­ca­­tion.
  • 2002 : Par­tic­i­pa­tion à Balade en Seine et Marne. Sur les pas des écrivains de Dominique Noguez, Édi­tions Alexandrines.
  • 2003 : « J’ai un rêve », Bor­del, no 3, Flammarion.
  • 2004 : Une nou­velle dans Des nou­velles du prix de Flo­re, Flam­mar­i­on.
  • 2005 : Rester vivant et autres textes, Lib­rio.

Récit autobiographique

  • 2023 : Quelques mois dans ma vie. Octo­bre 2022 – mars 2023, Flam­mar­i­on, , 112 p.

Préfaces

  • 1991 : L’Odeur des Jacinthes de Remy de Gour­mont, antholo­gie poé­tique, choix et présen­ta­tion de Michel Houelle­becq, La Différence.
  • 1998 : Post­face au SCUM Man­i­festo de Valerie Solanas, Édi­tions Mille et Une Nuits.
  • 2003 : Pré­face à Éro­to­scope de Tomi Unger­er, Taschen.
  • 2003 : « Prélim­i­naires au pos­i­tivisme », pré­face à Auguste Comte aujour­d’hui, col­lec­tif, Édi­tions Kimé.
  • 2005 : Pré­face à Théorie générale de la reli­gion ou théorie pos­i­tive de l’u­nité humaine d’Au­guste Comte, Mille et une nuits.
  • 2008 : Intro­duc­tion à Jeff Koons : Ver­sailles, cat­a­logue d’ex­po­si­tion, Édi­tions Xavier Barral.
  • 2010 : Pré­face à Un roman français de Frédéric Beigbed­er, Le Livre de poche.
  • 2012 : Pré­face à L’Imag­i­naire touris­tique de Rachid Amirou, CNRS Éditions.

Correspondance

  • 2008 : Enne­mis publics, cor­re­spon­dance avec Bernard-Hen­ri Lévy, Flammarion/Grasset.

Entretiens

  • 2013 : Michel Houelle­becq, entre­tiens avec Christophe Duchatelet, Jacques Hen­ric et Cather­ine Mil­let, IMEC éditeur/Art­press, coll. « Les grands entre­tiens d’artpress ».

Filmographie

Acteur

  • 2012 : L’Af­faire Gord­ji : His­toire d’une cohab­i­ta­tion de Guil­laume Nicloux, télé­film de Canal+ : Bernard Gillard, directeur de la DST
  • 2014 : L’En­lève­ment de Michel Houelle­becq de Guil­laume Nicloux (télé­film) : lui-même
  • 2014 : Near Death Expe­ri­ence de Gus­tave Kervern et Benoît Delépine : Paul
  • 2016 : Saint Amour de Gus­tave Kervern et Benoît Delépine : le pro­prié­taire de la mai­son d’hôte
  • 2016 : Rester vivant : Méth­ode (To Stay Alive: A Method) de Reinier van Brum­me­len, Arno Hagers et Erik Lieshout (nl)
  • 2019 : Tha­las­so de Guil­laume Nicloux : lui-même
  • 2020 : Effac­er l’his­torique de Benoît Delépine et Gus­tave Kervern : l’a­cheteur de voiture suicidaire
  • 2022 : Rum­ba la vie de Franck Dubosc : Doc­teur Mory
  • 2023 : Kirac 27 de Ste­fan Ruiten­beek : lui-même
  • 2024 : Dans la peau de Blanche Houelle­becq de Guil­laume Nicloux : lui-même

Réalisateur

  • 1978 : Cristal de souf­france, court métrage
  • 1982 : Déséquili­bres, court métrage
  • 2001 : La Riv­ière, court métrage
  • 2008 : La Pos­si­bil­ité d’une île

Scénariste

  • 1999 : Exten­sion du domaine de la lutte, en col­lab­o­ra­tion avec Philippe Harel
  • 2004 : Monde extérieur de David Rault, coécrit avec Loo Hui Phang

Participations (documentaires)

  • 2001 : appari­tion dans L’Éro­tisme vu par Chris­tine Angot de Læti­tia Masson
  • 2002 : Plate­forme. Une lec­ture, réal­isé par Michel Mey­er, AMH Productions

Discographie

  • Le Sens du com­bat (1996), lec­ture de poèmes du recueil du même nom sur fond de musique impro­visée avec Jean-Jacques Birgé et Mar­tine Viard, col­lec­tion « Les Poé­tiques », éd. Radio-France (France Culture).
  • Présence humaine (2000), disque où Michel Houelle­becq chante cer­tains de ses textes sur une musique de Bertrand Bur­galat ; disque sor­ti chez Tricatel.
  • Étab­lisse­ment d’un ciel d’al­ter­nance (2007), lec­ture de poèmes avec accom­pa­g­ne­ment musi­cal du com­pos­i­teur Jean-Jacques Birgé (GRRR, dist. Orkhêstra).
  • Sou­venez-vous de l’homme (2026), album musi­cal de douze titres asso­ciant les textes de Michel Houelle­becq aux com­po­si­tions de Frédéric Lo.

Scène

De 1996 à 1998, Michel Houelle­becq récite ses poèmes sur scène en duo avec Jean-Jacques Birgé (clavier) ou avec l’ensem­ble Birgé Hôtel par­mi lesquels les jazzmen Bernard Vitet (trompette), Yves Robert (trom­bone), Philippe Deschep­per (gui­tare), Hervé Leg­eay (gui­tare), Jean-François Vrod (vio­lon), Didi­er Petit (vio­lon­celle), Hélène Labar­rière (con­tre­basse), Gérard Sir­a­cusa (bat­terie), DJ Nem (platines)[102].

Il fait une tournée française à la suite de la sor­tie de l’al­bum Présence humaine. Il se pro­duit notam­ment à l’Olympia, le [103].

Il remonte sur scène pour un spec­ta­cle en duo avec Jean-Louis Aubert pour la sor­tie de l’al­bum Les Par­ages du vide, à la Mai­son de la Poésie, le .

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

Michel Houellebecq, Combat toujours perdant

Depuis Con­fig­u­ra­tion du dernier rivage, paru en 2013, Michel Houelle­becq n’avait pas pub­lié de recueil poé­tique. Entre temps, paraît son magis­tral roman Anéan­tir, ain­si qu’une con­fi­dence un peu embar­rassée (quoique ven­ger­esse), suite à […]

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Vincent Puymoyen

Vin­cent Puy­moyen est né en 1970 à La Rochelle et enseigne actuelle­ment à Brest, sa ville d’adoption. Avec la poésie, ses pro­jets actuels con­cer­nent actuelle­ment le roman noir, et le réal­isme mag­ique, il tra­vaille égale­ment à un cycle de réc­its met­tant en scène un enquê­teur mené moins par sa rigueur pro­fes­sion­nelle que les limbes de son incon­scient. Poésie Anatomies bur­lesques, dans la Revue lit­téraire, édi­tions Léo Scheer, numéro 76, jan­vi­er 2019 « Con­ju­gale embardée » et autres poèmes dans la revue en ligne Le recours au poème, n°204, sep­tem­bre 2020 Flaques océaniques, Encres blanch­es n°807, Encres vives, jan­vi­er 2021 « Effrac­tion du print­emps » dans la revue Poésie pre­mière, n°80, sep­tem­bre 2021 Hautes fréquences, Encres blanch­es, Encres vives, décem­bre 2022. Roman Cycle de romans policier/réalisme mag­ique « les enquêtes de Gonzo », aux édi­tions Ova­dia 1. Le car­ré par­fait, édi­tions Ova­dia, avril 2023 2. Le manoir, édi­tions Ova­dia, avril 2023 3. Con­stance ou le ver­tige, édi­tions Ova­dia, novem­bre 2023
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