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UNE LAMPE ENTRE LES DENTS

Par |2018-08-14T21:37:29+00:00 15 juillet 2012|Catégories : Chroniques|

CHRONIQUE ATHÉNIENNE 

 

LES VILLES ONT AUSSI CETTE CARACTERISTIQUE qu’elles sont, par défi­ni­tion, rem­plies d’inconnus. La notion d’individualité est pré­cieuse, dans une ville. Elle est irrem­pla­çable. Sans doute est-elle pré­cieuse et irrem­pla­çable par­tout où vivent des êtres humains, mais il n’y a que dans une grande ville que l’on puisse vivre en étant pro­té­gé par un réel ano­ny­mat. Les quar­tiers d’une ville pré­sentent l’avantage qu’on a la pos­si­bi­li­té de choi­sir entre un espace pri­vé invio­lable et, dans le même temps, assou­vir un besoin impé­rieux de nouer des contacts – d’intensité variable – avec les autres habi­tants. C’est un équi­libre intime entre de minus­cules élé­ments imper­cep­tibles, fra­giles, orches­trés selon des règles impli­cites mais fortes.
Voici pour­quoi la vie urbaine res­semble tant au voyage et pro­voque à ce point le besoin de flâ­ner : le voyage et la grande ville pro­curent la sen­sa­tion de l’inattendu, même quand les cir­cons­tances ou les lieux sont indé­nia­ble­ment fami­liers.
Comme un corps gisant sans pro­tec­tion, écrou­lé dans la rue aux yeux de tous, sans même implo­rer ne serait-ce qu’un abri. Cette image a quelque chose de pro­fon­dé­ment inquié­tant. Quelque chose nous dérange et, dans le même temps, fait peser sur nous une menace. Peut-être parce qu’à la vue des corps affleure une peur archaïque qui sug­gère une sau­va­ge­rie sup­po­sée avoir été dépas­sée, ou du moins domp­tée, par la com­mu­nau­té orga­ni­sée. C’est peut-être la rai­son pour laquelle cette image nous menace de la même façon que nous menace une forme d’insoumission qui consiste à se mon­trer indif­fé­rent aux codes sociaux conven­tion­nels. Le corps affa­lé et expo­sé à tous les dan­gers ren­voie à une sau­va­ge­rie qui est encore en nous.
Et peut-être aus­si : le corps incons­cient masque ce qu’il est véri­ta­ble­ment. Il a l’air aus­si bien mort, endor­mi, déta­ché du monde, dépour­vu de force, ayant mani­fes­te­ment renon­cé à toute acti­vi­té. Cette pos­ture indé­chif­frable est pour beau­coup insup­por­table. Je conti­nue de mar­cher, j’ignore l’immobilité du corps affa­lé et j’ai le sen­ti­ment que pour l’essentiel, la ville n’existe pas.

 

***
JE N’AVAIS PAS ENCORE TERMINE MA DEAMBULATION. Ma soif de me perdre dans un tra­jet maintes fois revi­si­té n’était pas encore étan­chée. Le ven­dre­di soir est un curieux moment. La nuit devient une sorte d’énigme quand le jour vient la relayer et que le same­di prend nais­sance dans l’obscurité. C’est une attente indé­cise, la semaine donne l’impression de s’épuiser ou, plu­tôt, de s’approcher de ce bref moment de sus­pens qui lui est propre, avant de défer­ler de nou­veau dans le cycle tou­jours recom­men­cé du quo­ti­dien.
Le ciel était extrê­me­ment pur. Les immeubles étaient ali­gnés l’un contre l’autre, en un ordon­nan­ce­ment tou­jours stric­te­ment iden­tique. Seuls les halos de lumière pro­je­tés par les phares des voi­tures dans la rue bri­saient de temps à autre l’harmonie de la nuit sur leur pas­sage. Je me suis appuyé contre un mur au moment où une voi­ture de cou­leur sombre a frei­né près de moi. Le chauf­feur a éteint ses phares et le véhi­cule a conti­nué de rou­ler sans plus être visible. Seul le petit reflet du comp­teur pro­je­tait une faible lueur dans l’habitacle et le trem­blo­te­ment du cli­gno­tant fai­sait pen­ser à une sirène. Un petit coup d’accélérateur, puis la voi­ture s’est mise à recu­ler pour se ran­ger le long du trot­toir. À ce moment-là, une sil­houette fili­forme a sur­gi tout d’un coup et s’est mise à ges­ti­cu­ler pour indi­quer au chauf­feur les manœuvres qu’il devait effec­tuer.
Le jeune homme s’est pen­ché sur le pare-brise arrière pour se faire voir du conduc­teur et lui a fait signe à plu­sieurs reprises de tour­ner le volant vers la gauche, des­si­nant à chaque fois un cercle dans les airs de sa main droite, index dres­sé vers le ciel. Quand la voi­ture a atteint l’endroit vou­lu, il a ten­du le bras, paume ouverte, pour inter­rompre le mou­ve­ment, et a appuyé dou­ce­ment son autre main sur la malle arrière comme s’il vou­lait arrê­ter la voi­ture avec son corps. Sans qu’ait été échan­gée aucune parole. Toute cette cho­ré­gra­phie, inédite pour moi, s’effectuait en silence, dans une entente qui n’avait pas besoin de mot. Simplement, le conduc­teur sui­vait doci­le­ment les indi­ca­tions de cet incon­nu, sans lui oppo­ser d’objections. Sans que les deux hommes se soient enten­dus au préa­lable. Sans qu’il ait jamais été ques­tion entre eux de cette étrange assis­tance – qui n’avait d’ailleurs rien d’indispensable, vu que la place était bien assez déga­gée pour qu’une voi­ture puisse se garer. Cette petite say­nète comp­tait trois per­son­nages : l’inconnu-chorégraphe, le conduc­teur-dan­seur et moi dans le rôle du spec­ta­teur.

Ensuite, le jeune homme a levé les deux mains en les pla­çant paral­lè­le­ment au sol et dans le même temps, d’un geste qui avait appa­rem­ment un sens, il a entre­pris de gui­der la voi­ture pour sa marche arrière. De nou­veau un arrêt avec la main droite qui se lève. Le volant qu’on tourne. Encore un arrêt. Enfin, la voi­ture qui manœuvre pour recu­ler vers la place repé­rée.
À peine le conduc­teur avait-il éteint son moteur que le jeune homme s’est appro­ché de la fenêtre et a de nou­veau ten­du la main. Il a reçu quelques pièces de mon­naie et s’est diri­gé vers moi d’un pas rapide, en me fixant du regard d’un air légè­re­ment mena­çant. Il est pas­sé à quelques cen­ti­mètres à peine devant moi. J’ai vou­lu recu­ler, mais j'étais dos au mur et brus­que­ment il m’a pous­sé à l’épaule droite. Pas vio­lem­ment, mais de façon inten­tion­nelle. Sans pro­non­cer un mot. Il s’est éloi­gné en se retour­nant juste pour m’adresser un der­nier regard, comme pour gra­ver la scène dans mon esprit.
C’est seule­ment là que j’ai com­pris ce qui s’était pas­sé. Je suis allé au bout de la rue et, en la regar­dant sur toute sa lon­gueur, j’ai pu aper­ce­voir des dizaines de jeunes hommes pos­tés tous les deux mètres, atten­dant le pas­sage d’une voi­ture dési­reuse de se garer, pour lui pro­po­ser ce ser­vice un peu par­ti­cu­lier, en échange de quelques pièces. C’était la pre­mière fois que je voyais ce genre de chose. Je ne conduis pas, et du coup, cet aspect de la ville, la ville vue à tra­vers le quo­ti­dien d’un conduc­teur, m’était incon­nue.

 

Ce n’est qu’à ce moment-là que j’ai décryp­té le scé­na­rio de cette scène qui s’était dérou­lée en quelques secondes. Le gar­dien de la place de par­king s’était lit­té­ra­le­ment jeté au-devant de la voi­ture, car ma pré­sence met­tait son champ d’action – dont il était le maître – en péril. Il s’était ima­gi­né que j’étais là pour lui voler une part d’un ter­ri­toire qui n’appartenait qu’à lui.

***
[après deux jours pas­sés en grande par­tie en com­pa­gnie de A., un ancien plom­bier, aujourd’hui sans-abri, avec qui Christos Chryssopoulos a lié connais­sance et qui lui a décrit sa vie dans la rue]

J’AI DECIDE DE RENTRER, j’étais fati­gué de cette pro­me­nade, non pas phy­si­que­ment, mais mon humeur s’était assom­brie. La pièce où j’écrivais me parais­sait à pré­sent beau­coup plus agréable.
J’ai bais­sé les yeux et j’ai mar­ché len­te­ment, en me fiant à la bande de gui­dage pour aveugles – en jouant à réduire le plus pos­sible mon champ de vision, aigui­sant mes autres sens. La ville et son micro­cosme prennent alors les dimen­sions d’un uni­vers à lui seul. Des mil­liers de formes sont conte­nues dans les détails de la moindre dalle du trot­toir.
La ner­vure métal­lique qui sert de guide et est incrus­tée dans le maca­dam fai­sait pen­ser à la ligne bri­sée d’une voie fer­rée vue d’avion. Comme si j’étais deve­nu lil­li­pu­tien et que je volais tout dou­ce­ment entre les immeubles. J’ai enjam­bé les jambes d’un homme assis sur sa chaise. J’ai tour­né le coin du pâté de mai­son – je savais qu’en allant par là je retrou­ve­rais la pièce où j’écris – quand brus­que­ment, sur­gie de la fenêtre d’une voi­ture qui pas­sait, une musique m’a écor­ché les oreilles. La bande de gui­dage que je sui­vais était régu­liè­re­ment inter­rom­pue : un coffre abri­tant un comp­teur d’eau grand ouvert, un car­re­lage rouge qui fai­sait pen­ser à un miroir fen­du. Plus bas, encore un autre obs­tacle, une pou­belle, une barre de fer.
J’ai pen­sé à la réponse que m’avait faite une amie sué­doise quand, quelques années aupa­ra­vant, elle était venue visi­ter la ville et que je lui avais deman­dé quelle avait été sa pre­mière impres­sion : « It is like a museum, but so much of it is des­troyed », avait-elle répon­du. Peut-être était-ce à mettre sur le compte de son anglais hési­tant, mais pen­dant long­temps je n’ai pas réus­si à com­prendre pour­quoi elle avait pro­non­cé le verbe « détruire ». Plus tard, j’ai com­pris que pour nous, la réa­li­té quo­ti­dienne est inti­me­ment liée aux ruines, et que le spec­tacle de l’inachevé, du non répa­ré, voire de ce qui est tota­le­ment détruit, est chose habi­tuelle. Voilà pour­quoi peut-être les loques vivantes, les débris humains qui nous entourent ne nous font pas grande impres­sion. Et voi­là que nous nous sommes trans­for­més en un musée de ruines.

***
QUELLE EST L’IMAGE D’ATHENES ? Je regarde cette pho­to numé­rique que j’ai prise il y a quelques minutes. L'instant déci­sif cher à Cartier-Bresson dure désor­mais un cen­tième de seconde. Il n’est même pas très dif­fé­rent de la brève durée qu’il fal­lait, autre­fois, pour impres­sion­ner la pel­li­cule. La pho­to se fait sous nos yeux d’un seul mou­ve­ment et avec un incroyable piqué. Nous sommes en décembre 2011. Si quelqu’un vou­lait exa­mi­ner le cli­ché, il pour­rait l’agrandir à l’infini, jusqu’à ce qu’apparaissent les pixels qui ont rem­pla­cé les par­ti­cules d’argent. L’image, cepen­dant, ne ren­voie pas à la repré­sen­ta­tion figée de la ville, mais à la ville vivante.

Légende
La légende pour­rait être : « Sans titre ». Un cou­chage vide en plein trot­toir. Au-delà de ça, il est bel et bien lié à une exis­tence : le corps absent, l’idée de sa pré­sence, la bou­teille d’eau et la cou­pelle pour les pièces, les tis­sus pliés. Tout cela est soi­gneu­se­ment enre­gis­tré par l’appareil pho­to, tout est à sa place. Un ordon­nan­ce­ment par­fait. On iden­ti­fie faci­le­ment les cir­cons­tances de l’image. Peut-être même le lieu de la prise de vue. Voire aus­si la per­sonne absente. Une image si sin­gu­lière ne peut se confondre aisé­ment avec aucune autre. Est-ce donc à cela que res­semble la ville ?
Témoignage
Heure : main­te­nant. La pho­to­gra­phie, qui date d’il y a quelques minutes à peine, repré­sente quelque chose qui existe objec­ti­ve­ment. Sachant que les pho­tos sont des témoi­gnages de situa­tions authen­tiques, il faut que celle-ci aus­si soit la recons­ti­tu­tion authen­tique d’un lieu spé­ci­fique à Athènes. Mais, sans per­sonne pour témoi­gner, l’image à elle seule ne suf­fi­rait pas pour recons­ti­tuer l’instant. Il faut croire ce que raconte le pho­to­graphe, ou du moins quelqu’un pré­sent sur les lieux, pour que soient gra­vés à jamais le peu d’éléments qui consti­tuent cet ins­tant. Bien que le temps n’ait rien à voir avec la pho­to­gra­phie, l’image confère à ces élé­ments une durée. Et pour­tant, les témoi­gnages dont je par­lais ne sont pas tou­jours dignes de foi. On peut par­fai­te­ment admettre que la pho­to­gra­phie ne repré­sente pas ce que nous sup­po­sons qu’elle repré­sente ou ce que le pho­to­graphe sou­tient qu’elle repré­sente. Ce pour­rait être sim­ple­ment une ques­tion de res­sem­blance. L’espace-temps de l’image a depuis long­temps volé en éclat et nous, nous sommes invi­tés à prendre pour argent comp­tant quelque chose qui ne va pas de soi.
Couchage
Eh bien, soit, conve­nons-en : telle est Athènes en ce jour de décembre. Ce cou­chage est bel et bien de notre époque. Il pour­rait être expo­sé, avec d’autres objets du même genre, dans un musée. Sous une vitrine avec un car­tel qui pré­ci­se­rait : « Athènes, 2011 ». Comme les man­ne­quins habillés de cos­tumes his­to­riques. Sauf que dans le cas pré­sent, il n’y a pas de man­ne­quin. Il n’y a que le tis­su, sans per­sonne. De vête­ment d’homme qu’il était, il s’est trans­for­mé, un jour, en un vête­ment mor­tuaire. Le corps qu’il enve­lop­pait a été, d’une cer­taine façon, chas­sé.
Continuité
Je garde cette pho­to pour me sou­ve­nir de ce qui s’est pas­sé ensuite. Et pour­tant, l’image ne recouvre ni l’entièreté du lieu de l’événement, ni la durée totale de sa mani­fes­ta­tion. Si je la com­pare avec ce dont je me sou­viens, la pho­to­gra­phie est rem­plie de vides. Le fait que l’instant d’après j’ai été pris dans un épi­sode pénible dont en réa­li­té je n’ai pas envie de par­ler n’a pas grand sens pour ce qui est de ce cli­ché pho­to­gra­phique. La mémoire, même quand elle est défaillante, accorde une atten­tion par­ti­cu­lière à l’instant. L’image, au contraire, l’ignore volon­tiers, ou a une nette ten­dance à atté­nuer les dis­tances tem­po­relles.
Changement
Est-ce bien Athènes, en ce moment où je parle d’elle ? Si la pho­to est ins­crite dans le flux tem­po­rel, plus tard alors, à tel ou tel moment, elle n’aura plus le même sens. Du reste, les élé­ments consti­tu­tifs de l’image qu’agence le pho­to­graphe sont sélec­tion­nés de façon arbi­traire. L’angle de vue est choi­si en fonc­tion de son humeur du moment, du mou­ve­ment de son bras, ou en répon­dant au besoin de s’écarter, de défor­mer ou d’insister sur tel ou tel aspect de l’objet pho­to­gra­phié. La preuve : l’ombre du pho­to­graphe en bas de l’image.
Série
J’ai pris d’autres pho­tos après celle-ci. Je me les rap­pelle, mais sou­vent je ne sais plus dans quel ordre elles étaient. Alors je raconte un tout autre film sur Athènes. Non seule­ment à par­tir de ce que voient les autres, mais aus­si à par­tir des pho­tos que j’ai prises, moi. Les cli­chés qui le com­posent s’ordonnent d’une façon bien dif­fé­rente de ce que montrent les pho­tos de ma pro­me­nade. On dirait une com­pi­la­tion consti­tuée, pour par­tie, de déchets. De tous les objets que je n’ai pas pris en pho­to.
Absorption
L’image absor­bée par l’objectif de mon appa­reil a pré­sen­ti­fié Athènes dans la conti­nui­té spa­tiale d'un cadre. Pour autant, cela n’a pas immor­ta­li­sé la ville. Ce n’est pas son visage qui est appa­ru sur l’écran de l’appareil, mais une abs­trac­tion de for­mat 1280 x 768. L’image n’affiche jamais la réa­li­té : seule­ment la res­sem­blance de celle-ci. Un simu­la­crum. C’est pour­quoi quand nous par­lons d’image, nous employons le verbe « res­sem­bler ». Pourtant, étant une res­sem­blance exacte, l’image confère à la réa­li­té un petit carac­tère d’authenticité.
Écriture
Quel lien y a-t-il, alors, entre mes impres­sions et le réel ? Puisqu’elles résultent de l’humeur aléa­toire qui est la mienne quand je déam­bule dans la ville, ne sont-elles pas mar­quées par une ambi­guï­té démo­niaque ? Pour être sin­cère, je dois déli­vrer ma conscience de ce qu’il peut y avoir de dia­bo­lique quand il est ques­tion d’ambiguïté, et par­ler de ce que je crois être vrai, uni­ver­sel. Ainsi, mon écri­ture ne recèle pas en soi mille et un sou­ve­nirs flous ; au contraire : mes lignes reprennent de ma pro­me­nade ce que j’identifie comme réel. Ce qui vous a frap­pé la pre­mière fois, le len­de­main vous cher­chez à le res­ti­tuer. Disons que je reven­dique ain­si la vrai­sem­blance de mon texte.

 

extraits tra­duits du grec par Anne Laure Brisac
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NB :
©©ALB pour la tra­duc­tion
© Christos Chryssoppoulos pour les pho­tos

 

Livres et nou­velles de Christos Chryssoppoulos tra­duits en fran­çais par Anne-Laure Brisac :

  • « …de la peur de la mort ils firent une impul­sion de vie », dans Athènes, le sable et la pous­sière (nou­velle), édi­tion Autrement, 2004
  • Le Manucure, édi­tions Actes Sud, 2005
  • Monde clos, édi­tions Actes Sud, 2007
  • « 228/​500 Espace inté­rieur » (nou­velle), dans Espaces, Fictions euro­péennes, 2008
  • La Destruction du Parthénon, édi­tions Actes sud, 2012

Voir aus­si dans Recours au Poème l'article de Maximilien Kronberger consa­cré au der­nier roman de Christos Chryssopoulos, La des­truc­tion du Parthénon, édi­tions Actes sud, 2012 :

https://www.recoursaupoeme.fr/critiques/la-destruction-du-parth%C3%A9non/maximilien-kronberger

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