Dimitri Porcu, Tous solo, voix mêlées, aux Journées Poët Poët 2022

Par |2022-05-06T07:41:08+02:00 3 mai 2022|Catégories : Dimitri Porcu, Essais & Chroniques|

Poètes, plas­ti­ciens, musi­ciens, per­formeurs… le fes­ti­val Poët-Poët, dont Recours au poème est parte­naire, porte haut la mis­sion poé­tique et trans­ver­sale autant que mar­ginale que ses con­cep­teurs ont adop­tée. Après deux ans de con­fine­ment, et d’ac­tions virtuelles dont nous avons par­lé dans un précé­dent numéro,  la 16ème édi­tion tient ses promess­es, en invi­tant des noms pres­tigieux et inter­na­tionaux (après Sapho, mar­raine de la précé­dente édi­tion, Jean-Pierre Siméon (avec qui Car­ole Mes­ro­bian s’en­tre­tient sur sa radio L’Ire du Dire), Lau­rence Vielle), Chiara Mul­las (dont l’en­tre­tien avec Mar­i­lyne Bertonci­ni est pub­lié dans ce numéro) — des artistes  et acteurs cul­turels “locaux”, ani­mant ate­liers, ren­con­tres, fes­ti­vals… dans Nice et alen­tour (La Gaude, Clans, Aiglun…)  et musi­ciens et poètes de tous horizons.

Dim­itri Por­cu, poète et musi­cien lyon­nais d’o­rig­ine ital­i­enne, est invité ain­si que l’édi­teur des édi­tions de l’Ai­grette, mai­son indépen­dante à Mar­seille, dirigé par Mikaël Saint-Hon­oré. et créée en  2015 avec pour ambi­tion de “pro­pos­er des livres qui ne lais­sent pas indif­férent, dans le fond et la forme, priv­ilé­giant le chem­ine­ment d’au­teurs qui bous­cu­lent un peu, beau­coup, tout en gar­dant une cohérence et une qual­ité d’écri­t­ure”. Ils sont tous deux présents du 21 au 24 mars pour le fes­ti­val créé par Sabine Venaruz­zo, comé­di­enne et chanteuse lyrique.

Tôt pas­sion­né par  le jazz, le free-jazz, les musiques impro­visées, mais aus­si pour la poésie et le lien entre paroles et musique, Dim­itri Por­cu a joué et fait de nom­breuses lec­tures en France et à l’étranger. C’est à son retour du Fes­ti­val Poët Poët, où il était invité pour la présen­ta­tion de son dernier livre Tous-Solo qui vient de sor­tir aux édi­tions de l’Aigrette, que Chris­tine Durif-Bruck­ert a eu avec cet inter­prète et impro­visa­teur, depuis tou­jours tourné vers le poème, un  moment de dia­logue par­ti­c­ulière­ment vivant : 

 Dim­itri, tu reviens  des Journées Poët Poët, où tu étais invité pour la présen­ta­tion de ton dernier livre Tous-Solo qui vient de sor­tir aux édi­tions de l’Aigrette, . Peux-tu nous par­ler de cette expérience?
Sabine Venaruz­zo, ren­con­trée à Sète l’an dernier où elle par­tic­i­pait au fes­ti­val des Voix Vives, avait lu mon texte sur l’éphémère dans l’anthologie des édi­tions de Doucey. Elle m’a invité aus­si en tant que musi­cien, car le principe du fes­ti­val Poët Poët, c’est de créer des per­for­mances et des ren­con­tres d’artistes.
Ces journées ont débuté dans un petit théâtre asso­ci­atif, l’Entre-Pont, par une lec­ture per­for­mance en duo avec Lau­rie Camous, artiste plas­ti­ci­enne, qui pro­je­tait ses dessins en direct sur écran, au fur et à mesure de la lec­ture de mes textes. Je jouais et je lisais mes pro­pres poèmes sur les dessins. C’était de l’impro totale, comme le surlen­de­main, , avec Lau­rence Vielle, poétesse et comé­di­enne belge, mar­raine des Journées de cette année. Notre per­for­mance s’est ori­en­tée très vite en une suite de lec­tures croisées :, des textes  engagés choi­sis en écho, sur les thèmes de la  nature, l’écologie, l’immigration etc.

 

 

Dim­itri por­cu, Tous-solo, édi­tions de L’Ai­grette, Mar­seilles, 2022.

A Cagnes-sur-mer, au col­lège Jules Vernes, j’ai été accueil­li avec des affich­es, des pan­car­tes, par des élèves de 3ème qui avaient tra­vail­lé mon man­u­scrit en amont.  Je m’attendais à vrai dire à un ate­lier d’écriture, à une ren­con­tre « habituelle » avec une classe. Mais c’était bien plus que ça, un truc de fou. Ils avaient fait des dessins, une bande dess­inée autour de mes textes, affichés dans tout le col­lège. Notam­ment, pour le poème Les mots oiseaux, ils avaient dess­iné un vol d’oiseaux avec des mots du poème écrits dessus. Suiv­ra  à la librairie Massé­na, une ren­con­tre lec­ture dédi­cace en présence là aus­si de l’éditeur. C’est vrai­ment un très beau fes­ti­val, bien organ­isé, avec une très bonne équipe, des jeunes bénév­oles très dynamiques.

Le titrede mon livre,  Tous-Solo, c’est pour dire que l’on est cha­cun seul en soi, avec ce que l’on ne peut pas partager. Ce livre, c’est un peu la suite de mon dou­ble deuil, celui de mon père, suivi 3 ans après de celui de ma mère. Il y a deux poèmes pour eux dans ce livre. Le recueil précé­dent, Les mots au cen­tre (édi­tions Gros Texte) fai­saient déjà  écho à la mort de mon père en 2017. Mais à l’époque ma mère était encore là.
Seul aujourd’hui
A bord d’un can­ot de sauve­tage d’infortune
Je m’apprête à tra­vers les mers 
Qui me restent encore inexplorées 
Vos vis­ages comme pavillon
Vos âmes à la proue
Tous-Solo à l’horizon (p 46)
Lec­ture Lau­rie Camous, Dim­itri Por­cu, Fes­ti­val Poët Poët, 2022.
Bien que mes par­ents soient en fil­igrane dans cha­cun de mes mots, je  par­le aus­si des gens, de mes amis-poètes et musi­ciens, Thier­ry Renard, Lionel Mar­tin, Ste­fano Giac­cone. Pour écrire de la poésie, de toute façon il faut lire les autres. On s’inspire mutuelle­ment. Ce qui est essen­tiel, c’est de voir, à par­tir de ce que l’on vit, com­ment on peut rejoin­dre les autres, ceux avec lesquels on retrou­ve nos routes/Nos révoltes/Nos envies de croire encore/ (Tous-Solo, p 36)
Seuls les solitaires
Ne sont jamais seuls
Seuls les soli­taires se dopent à l’altruisme
Seuls les soli­taires sont dépourvus d’égo
Seuls les solitaires 
Con­stru­isent l’avenir commun
                        Tous-Solo dans l’inutilité (p 42)
Tous-Solo dans l’inutilité, c’est le texte cen­tral, le pre­mier des Tous-Solo. Après les autres ont suivi. C’est à par­tir de celui-ci que j’ai écrit le recueil. Il a entraîné tout le chant. Oui, c’est un peu comme un long morceau de musique, un long chant, tous les poèmes se ter­mi­nent par Tous-Soloen insom­nie, au quarti­er, en plein vol, face au poème, dans la con­ti­nu­ité du rêve … Finale­ment ce sont tous les solos que j’entends au fond de moi, même si les textes ne sont pas tous en rap­port les uns avec les autres, ce refrain fait une con­ti­nu­ité et con­stru­it l’unité du livre.
Et il y a la mer, tou­jours, la Méditer­ranée, qui pour moi représente le voy­age, la nav­i­ga­tion, le coté marin et pirate. Elle représente une tra­ver­sée avec les mots, toutes les formes de migra­tions et l’exil en général.  C’est lié à mon his­toire per­son­nelle, l’immigration de mes grands-par­ents, de mon père. Je suis sarde par mon père et grec  par ma mère, de  Grèce d’Asie mineure, la Turquie aujourd’hui. Avec Lau­rence Viel on a lu l’amer du sud, le livre  écrit avec T. Renard, totale­ment bilingue français-ital­ien, dans lequel des textes font référence à cer­tain de nos men­tors : Pasoli­ni, et Anto­nio Gramsci..
Tu es régulière­ment amené à tra­vailler sur la langue, la musique lors d’ateliers auprès de dif­férents publics, sco­laires, étu­di­ants, adultes et de per­son­nes plus en difficultés.
Oui, j’interviens sou­vent pour des ate­liers d’écriture poé­tique en col­lège, lycée, struc­tures d’accueil, hôpi­taux etc…auprès de ceux qui sont le plus sou­vent éloignés de l’écriture ou en dif­fi­cultés sociales, de vies.. Dans les ate­liers d’écriture je pro­pose un tra­vail sur la langue. Et dans ces con­textes, nous échangeons beau­coup sur la poésie comme nous l’avons fait avec les jeunes du col­lège Jules Verne  à Cagnes-sur-mer. J’explique qu’en poésie un mot suf­fit, on peut associ­er des mots que l’on ne va pas associ­er dans la vie de tous les jours (bien que la poésie fasse par­tie de la vie de tous les jours), parce qu’on crée des images, des imag­i­naires. Pour moi c’est le mot qui compte, le son, le rythme et l’image qu’on veut créer, ce qu’on veut dire.
C’est une vraie ouver­ture pour ces publics, surtout pour les élèves en dif­fi­cultés sco­laires. En quelque sorte on décon­stru­it les cours de français et le sché­ma sujet/verbe/complément. Ça leur donne des échap­pées, ça les sort de l’impasse, parce qu’ils s’aperçoivent qu’avec deux mots ils peu­vent exprimer quelque chose. Et en retour, ils adoptent un autre rap­port à la langue, à l’écriture dans le cadre des cours.
Je veux leur mon­tr­er qu’avec la poésie on peut lever toutes les bar­rières. Un mot est un monde, et deux mots c’est deux mon­des qui se rencontrent
 Je leur ai expliqué égale­ment que tout le monde peut être poète, que la poésie est, par­mi les expres­sions artis­tiques, le lieu d’une lib­erté absolue. Tout le monde peut pra­ti­quer une activ­ité artis­tique, musique, danse, théâtre, ciné­ma etc, de façon auto­di­dacte ou en ama­teur, Mais il y a des écoles, des con­ser­va­toires, des diplômes et des métiers qui exis­tent, qui sont recon­nus pour toutes ces formes artis­tiques. Pas en poésie. Il n’y a pas d’école de poésie, de diplôme à pass­er. On peut être pêcheur, ingénieur, chômeur, tout ce que l’on veut, et poète. Il y a des courants, mais pas d’école. Ils ont été très sen­si­bles à ça.
Tu joues de la clar­inette et du saxo. Je t’ai égale­ment enten­du utilis­er d’autres instru­ments comme la guim­barde lors des ani­ma­tions avec les enfants, notam­ment à Saint Claude dans le spec­ta­cle Une tortue dans ma tête que vous avez joué avec Mohammed El Amraoui, dans le cadre de la Semaine de la Langue française et de la Fran­coph­o­nie 2022. La musique est une dimen­sion essen­tielle de ta vision poétique.
J’écoute de la poésie depuis que je suis petit. J’étais tout le temps avec mon père, le poète et tra­duc­teur d’italien, Marc Por­cu. J’allais partout avec lui, aux soirées poésies, dans les fes­ti­vals, en France, à l’étranger. Comme mon père s’occupait de l’association Poésie Ren­con­tre, je suis devenu musi­cien des poètes.  J’ai com­mencé à 15/16 ans à accom­pa­g­n­er les poètes de la région lyon­naise et tous ceux qu’invitait  l’association, Chan­tal Rav­el, Thier­ry Renard, Mohamed El’am­raoui, Mar­tin Laquet, Stéphane Juran­ics, Sami­ra Negrouche, Lance Hen­son, Jean-Pierre Siméon, Jean-Pierre Spilmont etc.., puis petit à petit et jusqu’à aujourd’hui, (j’ai 44 ans), bien d’autres en France et à l’étranger.
J’ai décou­vert la musique, le jazz, par le clar­inet­tiste Louis Sclavis qui est un ami très proche de mon père, depuis leurs jeunesse lycéenne, et qui était mon idole, avant même de décou­vrir John Coltrane, Char­lie Park­er et les grands noms de jazz. Je dis­ais tou­jours enfant, « J’ai la chance de con­naître mon idole, de le voir chez moi ». De même, j’ai décou­vert les poètes vivants avant de con­naître Rim­baud, Ver­laine et Com­pag­nie. C’était les poètes que je voy­ais à la mai­son, et que je voy­ais lors de  lec­tures, qui m’ont fait aimer la poésie.
D’ailleurs, aujourd’hui, je ne dis pas que j’accompagne les poètes, je dis “je joue avec les poètes”, comme je jouerai avec d’autres musi­ciens. On joue ensem­ble. J’écoute le texte, le mot, je me mets au ser­vice du poème, de la façon dont cha­cun le lit, j’écoute ce qui se dit. Ce n’est pas de l’illustration non plus. C’est plutôt la créa­tion d’une ambiance. C’est tou­jours en impro, car ça marche mieux,  on est plus libre. Selon moi, c’est mieux aus­si pour le pub­lic qui ressent une vraie écoute, une vraie har­monie entre mots et notes, voix et sons. En impro­visant on est obligé de s’écouter vrai­ment. Quand on pré­pare, on se met des bar­rières, on se dit “là il faut absol­u­ment que je joue cette note-là”, on se met des con­traintes, on attend le moment, alors qu en écoutant vrai­ment la lec­ture du texte, la note arrive d’elle-même.
.…et elle ren­con­tre le mot, tu écris p 41 de Tous-Solo « j’ai aimé enten­dre cla­quer sa langue sous mes doigts  « clar­inet­tés ».  C’est ce qui donne à la poésie la valeur de sa sonorité et de son rythme.
Pour moi la poésie c’est le free de la lit­téra­ture, c’est la lib­erté dans la lit­téra­ture. Main­tenant je ne dis plus que je joue du free jazz, mais je dis “je joue de la musique impro­visée”, ça peut être du tan­go, de la musique ori­en­tale, clas­sique. Si tu lis une par­ti­tion, tu suis ce qu’il y a d’écrit, certes tu peux met­tre de l’intention, mais tu n’as pas besoin de réfléchir plus que ça. Tu lis ta par­ti­tion, tu joues et tu sais qu’à tel moment, c’est telle note, telle tonal­ité, tel accord, style etc..
Je pense que lorsque les musi­ciens ne sont pas impro­visa­teurs, c’est plus com­pliqué avec la poésie. Ils arrivent avec des accords tout prêts, des morceaux, des grilles en tête, ils vont vouloir les suiv­re et quelque­fois, c’est en décalage total avec le texte avec la voix du lecteur ou de la lec­trice, et ça fait école de musique. C’est plaqué, le poète dit son texte, le musi­cien fait son petit morceau, quelque­fois comme un inter­mède. Après ça peut fonc­tion­ner aus­si, mais t’es pas dans la créa­tion, on ne joue pas ensem­ble et pour moi l’essentiel c’est que l’on joue ensem­ble. Il y a des poètes qui ont des morceaux en tête, je leur dis non, si le pub­lic con­naît ce morceau-là, il va l’avoir en tête, et il n’écoute ni le texte ni la musique, surtout s’il s’agit de morceaux que tout le monde connaît.
Dans l’improvisation, ça fonc­tionne comme une langue com­mune. Quand je joue avec des poètes, je sais que ce n’est pas comme en con­cert, comme avec d’autres musi­ciens, c’est pas Dim­itri solo clar­inette, ce qui ne m’empêche pas qu’entre deux vers quand je le sens, quand le texte s’y prête, que je puisse pren­dre un peu plus la place, mais après hop je redescends au ser­vice du texte. Tou­jours au ser­vice du texte, avec le texte. Et l’instrument se chauffe avec la voix de l’autre, des autres. Tu y es.

 

 

Présentation de l’auteur

Dimitri Porcu

Né à Lyon en 1978, il a la dou­ble nation­al­ité française et ital­i­enne. Musi­cien, impro­visa­teur, il se pas­sionne très tôt pour le jazz, le free-jazz, les musiques impro­visées et le lien entre musique et « parole ». Il accom­pa­gne en musique de nom­breux poètes dont Marc Por­cu, son père, Thier­ry Renard, Mohammed El Amraoui… Il crée, avec Marc Por­cu, la for­ma­tion SAXOVOCE, puis avec Thier­ry Renard le spec­ta­cle poé­tique L’Amer du Sud, édité en 2019 aux édi­tions La passe du vent. Dim­itri Por­cu par­ticipe et col­la­bore à divers spec­ta­cles, con­certs, lec­tures, en France et à l’étranger (Ital­ie, Sar­daigne, Algérie, Bel­gique, Alle­magne), avec des comé­di­ens, danseurs, musi­ciens. Il a pub­lié, en 2020, Les mots au Cen­tre chez Gros Textes.

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

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Christine Durif-Bruckert

Chris­tine Durif-Bruck­ert, est Enseignante-chercheure, chercheure en Anthro­polo­gie, Uni­ver­sité Lyon 2 et con­féren­cière. Elle écrit de la poésie et con­tribue en tant que mem­bre du comité de rédac­tion à la revue Recours au Poème. — Out­re la dif­fu­sion d’un grand nom­bre d’articles dans des revues sci­en­tifiques nationales et inter­na­tionales, Elle pub­lie des essais dont Une fab­uleuse machine, Anthro­polo­gie des savoirs ordi­naires sur les fonc­tions phys­i­ologiques, en 1994 chez Anne-Marie Métail­ié (réédité aux Édi­tions l’Oeil Neuf en 2009), La nour­ri­t­ure et nous. Corps imag­i­naire et normes sociales édité par Armand Col­in en 2007, Expéri­ences anorex­iques, Réc­its de soi, réc­its de soin en 2017 aux Édi­tions Armand Col­in. En 2021, elle coor­donne l’ouvrage col­lec­tif Trans­es paru aux édi­tions Clas­siques Gar­nier. — En poésie, elle pub­lie entre autres aux Édi­tions du Petit Véhicule, sur des pho­togra­phies de Pas­cal Durif, Arbre au vent (2018), le Corps des pier­res (2019), puis Mains en col­lab­o­ra­tion avec Mar­i­lyne Bertonci­ni et Daniel Rég­nier-Roux (2021). Chez Jacques André Édi­teur, elle pub­lie Langues en 2018, Les Silen­cieuses en 2020 et l’anthologie Le courage des Vivants qu’elle coor­donne avec Alain Crozi­er (2020). En 2021, elle pub­lie Courbet, l’origine d’un monde, aux Edi­tion inven­it, col­lec­tion Ekphra­sis, ain­si qu’un mono­logue poé­tique Elle avale les levers du soleil, aux Édi­tions PhB. — Par­al­lèle­ment, elle pour­suit des pub­li­ca­tions dans divers­es revues de poésie, et antholo­gies. Sur cette année 2021, elle a par­ticipé aux antholo­gies : Dire oui, Jan­vi­er 2021 et Ren­con­tr­er (Novem­bre 2021) Terre à ciel (Flo­rence Saint Roch), Je dis DésirS, Jaume Saïs, PVST (2021), Voix Vives 2021, Pré­face de Maïthé Val­lès-Bled, Édi­tions Bruno Doucey. http://christinedurif-bruckert.com https://www.facebook.com/christine.durif
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