Du bout des doigts et de la voix : entretien avec Patrick Dubost

Par |2021-09-07T08:20:23+02:00 6 septembre 2021|Catégories : Essais & Chroniques, Patrick Dubost|

Après des études de math­é­ma­tiques et de musi­colo­gie, Patrick Dubost a pub­lié en poésie une trentaine de livres qui, deman­dent à être lus à voix haute. Son dernier ouvrage Les deux roy­aumes est paru ce mois de juil­let 2021 aux Édi­tions La Rumeur libre, coll Poésie.

Il tra­vaille la poésie en tant que genre lit­téraire, sur le papi­er, mais aus­si dans des stu­dios de musique élec­troa­cous­tique, et pra­tique depuis quelques années la « lec­ture / per­for­mance », don­nant à enten­dre ses textes au tra­vers de sa voix, de ses gestes, et de l’exploration des divers­es pos­si­bil­ités tech­niques de tra­vail du son.

Chaque « poème », s’appuie sur un dis­posi­tif sonore, visuel et poé­tique autonome. L’ensemble con­stitue une sorte de réc­i­tal de parole, entre drô­lerie, ques­tion­nements méta­physiques, et ten­dre regard sur le monde. 

Le fes­ti­val de poésie des Voix Vives méditer­ranéennes à Sète (juil­let 2021) m’a don­né l’occasion de m’entretenir avec lui sur ses con­cep­tions et pra­tiques de la performance. 

 La per­for­mance sonore, voix sonore, lec­ture sonore, Lec­ture per­for­mée, lec­ture per­for­mance: quels sont les ter­mes que tu utilis­es, pourquoi celui-ci et pas un autre. Est-ce que ce sont des domaines très délim­ités ou délimitables ?
En réal­ité je ne me soucie pas trop de ces ques­tions de ter­mi­nolo­gie… Je par­lerais de « lec­ture sim­ple » pour une lec­ture à voix haute de poésie en toute quié­tude, de « lec­ture per­for­mée » quand entrent claire­ment en jeu la gestuelle ou des mon­tées d’énergie, ou des dis­posi­tifs inhab­ituels comme util­i­sa­tion d’objets, ou mise en com­plic­ité du pub­lic… J’utiliserais « lec­ture per­for­mance » quand ces dis­posi­tifs ou ces mon­tées d’énergie devi­en­nent vrai­ment impor­tants et présents, tout autant que le texte et sa dic­tion, ou quand le corps sem­ble impliqué dans son inté­gral­ité, dans sa pleine énergie, ou encore quand la lec­ture se fait dans une grande com­plic­ité avec des musi­ciens impro­visa­teurs, avec le sen­ti­ment de n’être plus moi-même qu’un musi­cien par­mi d’autres, le musi­cien de la parole en quelque sorte… Quant au terme de « poésie sonore », je le réserve plutôt pour des poèmes tra­vail­lés avec le son, en enreg­istrement et mon­tage, en par­ti­c­uli­er quand ma voix joue avec elle-même en démul­ti­pli­ca­tion, allant jusqu’à une sorte de poésie poly­phonique… Par exem­ple avec ma voix sor­tant sur un haut-par­leur à gauche, ma voix aus­si sur le haut-par­leur de droite, et ma voix en direct, les trois en sorte de con­tre­point. Un poème à trois voix (voire plus) ou d’une seule voix démultipliée.
Il me sem­ble que je suis par­fois per­formeur. Mon rap­port avec le théâtre est né d’une ren­con­tre avec un met­teur en scène (Philippe Labaune) et de divers­es mis­es en scène de mes textes, qui au départ n’étaient pas pen­sés pour le théâtre. Du coup, je suis venu, pro­gres­sive­ment, à l’écriture théâ­trale, mais avec tou­jours un pied dans la poésie. Je dis­so­cie assez bien ce que j’écris pour ma pro­pre voix et ce que j’écris pour le théâtre, ou d’autres voix que la mienne. Depuis quelques années, j’écris aus­si pour les mar­i­on­nettes ou le théâtre d’objets, ce qui implique une écri­t­ure tou­jours plus à la croisée du théâtre et de la poésie. Une sorte de refus de l’incarnation. Une façon de s’autoriser à réin­ven­ter le monde en le con­sid­érant tel qu’il est. Une façon de jouer avec le monde (de le com­menter) d’un œil sys­té­ma­tique­ment neuf.

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Depuis com­bi­en de temps pra­tiques-tu la lec­ture sonore/performance ? Com­ment y es-tu venu?
En 1984, j’avais été pre­mier lau­réat du Prix de Poésie de la Ville de Lyon, avec le livre « Celle qu’on imag­ine » (pub­lié chez Cheyne). J’étais alors très timide (ou plutôt réservé) face à un pub­lic. Je me sou­viens d’avoir alors fait une lec­ture à la Bib­lio­thèque de la Part-Dieu, à Lyon (peut-être ma pre­mière lec­ture ? je ne sais plus) assis, figé, paralysé dans ma pos­ture de lecteur. A la fin de cette lec­ture, quelqu’un du pub­lic est venu me voir en me dis­ant : « C’était mag­ique le moment où tu as bougé le petit doigt ! » … Peut-être était-ce ma pre­mière action en per­for­mance, presque invis­i­ble et pour­tant bien là ?
Qu’est-ce que la per­for­mance apporte dans ton tra­vail poé­tique ? com­ment con­tribue-elle à sa réal­i­sa­tion, à son accom­plisse­ment, à sa transmission ?
Aujourd’hui, la per­for­mance me per­met déjà de véri­fi­er si le texte est solide, s’il tient debout tout seul. Quand il y a une faille dans le poème, un mot mal choisi, une phrase pas à sa place, ou un peu faible, ou pas néces­saire, cela me saute aux yeux, je suis alors comme dans un léger malaise. Du coup, la lec­ture publique m’aide à repenser les textes, les remet­tre en ques­tion. J’aime faire au moins une lec­ture publique d’un texte avant de pass­er à l’étape pub­li­ca­tion… Par ailleurs, tout autant que le livre, la lec­ture publique est un mode d’existence et de cir­cu­la­tion très impor­tant pour le poème. Plus les années passent et plus je crois que oui, oui je « sonorise » dans ma tête en écrivant, de divers­es manières. Peut-être même que je « cor­porise » ou « ges­tu­alise » en écrivant, dans la tête et les doigts ten­ant le sty­lo, et les bras qui ne deman­dent qu’à s’agiter et le corps en écho.
Est-ce que tu écris ta poésie pour qu’elle soit poésie sonore, ou bien le devient-elle sec­ondaire­ment ? C’est à dire est-ce que tu écris spé­ci­fique­ment une poésie des­tinée à être oralisée ? 
C’est une alchimie com­plexe. Générale­ment, quand je com­mence un texte, je ne sais pas où je vais, ni quel « usage » j’en ferai… La ques­tion se pose après l’écriture… Et à par­tir de là le texte peut bouger pour aller dans telle ou telle direc­tion, ou même peut-il par­fois con­naître dif­férents états selon son exis­tence papi­er, ou sonore, ou théâtre, ou que sais-je encore… Ces étapes suc­ces­sives dans le tra­vail sont presque tou­jours une bonne chose car générale­ment on gagne à bricol­er, à remet­tre sur le chantier, à jouer du ciseau, à charcuter…
Avec les années (avec l’âge), j’ai ten­dance à penser que « tout poème est une par­ti­tion ». Tout poème un peu tra­vail­lé dans la page devient un objet visuel qui appelle sa mise en voix. Mais bien sûr je n’érige pas cela comme une règle générale. C’est plutôt une sorte de propo­si­tion de jeu, de pos­si­ble amuse­ment, d’appel à la jon­g­lerie, à faire vivre ce qui n’est que parole dans les espaces de silence mental.

Patrick Dubost  : “Pour ne pas mourir”

Je pense que la lec­ture per­for­mance peut élargir le pub­lic de la poésie, et plus loin (espérons) le lec­torat. Je pense que c’est plus qu’une mode, c’est un retour à l’oralité qui me sem­ble naturel. Et un usage des tech­niques mod­ernes qui me sem­ble aus­si dans l’ordre des choses. La poésie se prête par­ti­c­ulière­ment bien à de tels usages car le poème est un objet, un objet de langue, et jouer se fait générale­ment avec des objets.
Tu as été  for­mé pour, et tu as enseigné les math­é­ma­tiques : est-ce que tu puis­es dans cette for­ma­tion en tant que poète ?
Oui, bien sûr. Cela joue un rôle. Mais pas si décisif que ça. Peut-être ai-je en par­tie hérité de ma con­cep­tion très visuelle du poème de ma for­ma­tion math­é­ma­tique. Je me sou­viens que quand j’étais jeune, le poème était pour moi avant tout un objet dans une page, un peu comme un tableau, sans rap­port immé­di­at avec une notion de coulée de langue… C’était plus un objet dans l’œil qu’un objet dans la bouche ou l’oreille… Mais j’ai aus­si étudié la musi­colo­gie et j’ai une vraie sen­si­bil­ité musi­cale (pra­tique instru­men­tale) et du coup, le poème est vite devenu aus­si un objet sonore, et donc un objet dans une coulée de langue, un objet déployé dans le temps.
La musique est partout. Elle est, de façon plus ou moins souter­raine, déjà dans les textes… La musique ou sim­ple­ment le rythme… Ou par­fois sim­ple­ment une musique bruitiste… Mais la musique est aus­si très présente dans mes lec­tures en com­plic­ité avec des musi­ciens impro­visa­teurs… J’adore ça… Vivre la musique dans l’instant en la pra­ti­quant… Devenir le musi­cien de la parole comme un musi­cien par­mi d’autres…

Claveisolles, fes­ti­val “dix dans un pré”, les 7, 8, 9 juil­let, avec Lau­rent Vichard, Véronique Fer­rachat, le Pos­si­ble Quar­tet et Samuel Chagnard…©célinette photographe

Et la présence et l’importance du corps sont venues pro­gres­sive­ment au fil des lec­tures. Au début : juste la gestuelle, le petit doigt, puis les mains qui en quelque sorte surlig­nent cer­tains mots, cer­taines phras­es ou inten­tions, puis les bras, puis lire debout, puis douce­ment tout le corps bouge légère­ment, puis cela descend dans le sol : le fameux ancrage dans le sol !… Puis tout l’espace envi­ron­nant… Pren­dre en compte dans l’instant de lec­ture tous les événe­ments : bruits par­a­sites, pas­sage d’un enfant, cir­cu­la­tion auto­mo­bile, un mot dans le pub­lic, etc. Sans oubli­er sa pro­pre voix en sor­tie des haut-par­leurs… Branch­er tous les con­necteurs… Par con­tre : aucune pré­pa­ra­tion, sinon men­tale… Je ne répète jamais mais je pense les choses… Je conçois mes lec­tures générale­ment au dernier moment, en fonc­tion du lieu (son acous­tique, sa con­fig­u­ra­tion, la jauge, etc.) et des moyens tech­niques du son.
Je m’autorise par­fois quelques échap­pées quand le texte devient illis­i­ble du fait de mau­vais traite­ments infor­ma­tiques, ou d’une com­plex­ité telle que je ne peux plus assumer autrement qu’en lâchant prise… bruits de bouche, bor­bo­rygmes, accéléra­tions déli­rantes, mon­tées en puis­sance ou mur­mures, dis­pari­tions dans le silence ou sor­ties pro­gres­sives du silence, empile­ments, textes lus sous empêche­ment physique, etc.… Je me per­me­ts alors de par­tir en vrille, jamais trop durable­ment… C’est alors le musi­cien impro­visa­teur en moi qui prend le pou­voir… La bouche comme instru­ment bruitiste, ou comme débor­dée par la parole.

© écrits/studio

Tu as créé des sémi­naires, tu inter­viens à l’Ensatt, à l’ENS, tu es à l’initiative de l’expérience lyon­naise des « Ecrits / Stu­dio ». Com­ment ça fonc­tionne tout ça ? Quelle est selon toi l’importance de la trans­mis­sion dans ta pra­tique de poète et de performeur ?
J’ai tou­jours eu une petite âme d’organisateur, ou de mil­i­tant… Non pas dans le quo­ti­di­en ou la ges­tion con­crète, mais dans la con­cep­tion de dis­posi­tifs col­lec­tifs qui puis­sent per­dur­er… J’ai aus­si tou­jours eu une cer­taine voca­tion péd­a­gogique (que je pra­ti­quais d’ailleurs pen­dant plus de trente ans dans l’enseignement des math­é­ma­tiques) … Donc trans­met­tre oui, ou plutôt per­me­t­tre à ceux que j’ai devant moi en sit­u­a­tion d’apprentissage d’ouvrir leurs pro­pres voies… Plutôt que de trans­met­tre, j’ai tou­jours préféré don­ner à cha­cun la pos­si­bil­ité de dévelop­per son autonomie et sa créa­tiv­ité… Quant à Ecrits/Studio, c’est un col­lec­tif de poètes qui déci­dent d’utiliser les tech­niques du son (enreg­istrement, mon­tage) pour aller vers : la poésie sonore ? de cour­tes pièces de poésie radio­phonique ? la per­for­mance en poésie avec dif­fu­sion son ? des univers sonores pour soutenir ou porter des lec­tures publiques ? 1http://ecritsstudio.free.fr
Il existe aujourd’hui des out­ils tech­niques d’usage très sim­ple et en même temps très per­for­mants. Avec de l’entraide, cela devient acces­si­ble pour tous.
Quelle est la part de recherche/création sur ce reg­istre per­for­mance :  tra­vailles-tu plutôt seul, ou en col­lec­tif ? Te réfères-tu, voire même te sens-tu affil­ié à un courant particulier ?
Je tra­vaille seul pour l’essentiel mais ne refuse pas par­fois de tra­vailler en col­lab­o­ra­tion, ou en com­plic­ité avec d’autres artistes… En réal­ité de plus en plus… Ces ren­con­tres peu­vent être généra­tri­ces de nou­velles ouver­tures, décou­vertes, champs pos­si­bles d’invention autour du lan­gage. Je ne crois pas me ral­li­er à tel ou tel mou­ve­ment ou chapelle, mais je suis en sym­pa­thie avec un cer­tain nom­bre de poètes per­formeurs, ou expéri­men­ta­teurs du lan­gage, ou poètes en poésie-action, ou sim­ples « poètes du livre » qui mènent un tra­vail en pro­fondeur sans néces­saire­ment pro­jeter vers le public.
 Quels sont les per­formeurs que tu défends dans le domaine de la poésie, que tu recon­nais comme tels ?
Je suis très ennuyé pour répon­dre à cette ques­tion. Bien sûr que je pour­rais don­ner quelques noms… Com­bi­en ?… Cinq ?… Dix ?… Trente ?… Et où s’arrête la notion de per­formeur ?… Puis-je aus­si don­ner des noms de poètes qui ne sont pas (à l’évidence) per­formeurs mais dont la lec­ture publique est quand même impres­sion­nante, voire mag­nifique ?… Je serais très heureux de don­ner une longue liste, avec quelques nota­bles absents (dont la notoriété me sem­ble sur­faite, du fait des jeux de réseaux, ou de médias com­plaisants, en par­ti­c­uli­er autour d’un cer­tain parisian­isme, ou d’une cer­taine cour­tisaner­ie dans la con­ti­nu­ité de la cour de Louis XIV), mais aus­si : j’aurais peur d’oublier cer­tains noms, très respecta­bles, ou en chemin vers une œuvre bien réelle, ou sim­ple­ment des noms qui seraient oubliés par ma sim­ple igno­rance, ou mes sim­ples lacunes, ou de grands poètes telle­ment dis­crets et hum­bles que rares sont les occa­sions de les voir / enten­dre / décou­vrir / lire… Alors je dis, pru­dent que je suis : Joker !
Armand le poête, ton dou­ble poète, est-il un per­formeur AUSSI ?

 

vidéo-poème par Armand le poête, musique Lau­rent Vichard

Non. Mon alter ego Armand Le Poête ne me sem­ble pas du tout un per­formeur. Mais alors pas du tout. Et très loin de tout cela. Par con­tre, quand je lis ses « poêmes » en son nom, peut-être suis-je un peu dans une démarche performative ?

Autour d’Ar­mand Le Poête :

https://www.dailymotion.com/video/x75v7yp

Présentation de l’auteur

Patrick Dubost

Patrick Dubost a étudié les math­é­ma­tiques et la musi­colo­gie. Il a pub­lié en poésie une trentaine de livres (et deux CD) qui deman­dent à être lus à voix haute. Ce tra­vail sur l’oralité l’a con­duit vers la per­for­mance, mais aus­si aux ren­con­tres avec le théâtre, le théâtre d’objets, la mar­i­on­nette ou les univers musi­caux (instru­men­tistes ou élec­tro-acous­­tiques). Dans ses lec­­tures-per­­for­­mances, chaque poème (entre deux et douze min­utes) s’appuie sur un dis­posi­tif sonore, visuel et poé­tique autonome. Cela donne alors des réc­i­tals de parole et de rythme entre drô­lerie, ques­tion­nements méta­physiques et ten­dre regard sur le monde. Il inter­vient régulière­ment en lec­tures publiques (ou lec­tures / per­for­mances) en France mais aus­si ces dernières années au Québec (Mon­tréal, Chicouti­mi, Québec), ou encore à Sidi Bou Saïd, Buenos Aires, Brux­elles, Mon­za, Tirana, Genève, Athènes, Lon­dres, Gênes, Bey­routh, Zagreb, où il est traduit et publié.

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Christine Durif-Bruckert

Chris­tine Durif-Bruck­ert, est enseignante chercheure hon­o­raire en psy­cholo­gie sociale et en anthro­polo­gie à l’Université Lyon 2, auteure d’essais, de réc­its et de poésie. ‑Dans le domaine de la recherche, elle mène de nom­breux travaux sur le corps (le corps nour­ri et les enjeux de l’incorporation, le corps féminin, le corps sous emprise), ain­si que sur la mal­adie, psy­chique et soma­tique et sur la rela­tion thérapeu­tique. Out­re la dif­fu­sion d’un grand nom­bre d’articles dans des revues sci­en­tifiques nationales et inter­na­tionales, elle pub­lie : Une fab­uleuse machine. Anthro­polo­gie du corps et phys­i­olo­gie pro­fane. Paris : L’œil Neuf (1ère Édi­tion Anne-Marie Métail­ié, 1994, (2008, Réédi­tion), La nour­ri­t­ure et nous. Corps imag­i­naire et normes sociales. Paris : Armand Col­in. 2007, Expéri­ences anorex­iques, Réc­its de soi, réc­its de soin. 2017, Armand Col­in En 2021, elle coor­donne l’ouvrage col­lec­tif Trans­es aux édi­tions Clas­siques Gar­nier. — En poésie, elle pub­lie Langues, en 2018, chez Jacques André Édi­teur, puis Les Silen­cieuses en 2020 et Le courage des Vivants qu’elle coor­donne avec Alain Crozi­er (2021) Les Édi­tions du Petit Véhicule pub­lient trois livres d’artiste en dia­logue avec la pho­togra­phie (Arbre au vent, Le corps des Pier­res, 2017 et 2018, et en col­lab­o­ra­tion avec Mar­i­lyne Bertonci­ni et Daniel Roux-Reg­nier, Les mains (2021). En 2021, Courbet, l’origine d’un monde, aux Edi­tion inven­it, col­lec­tion Ekphra­sis. Et plus récem­ment, un mono­logue poé­tique, Elle avale les levers du soleil, aux Édi­tions PhB, en cours de mise en scène avec la com­pag­nie Lr Lanterne Rouge (Mar­seille) et en 2023 une con­ver­sa­tion poé­tique, La part du désert co-écrit avec Cédric laplace (Edi­tions Unic­ités) Par­al­lèle­ment, elle pour­suit des pub­li­ca­tions dans divers­es revues de poésie et par­ticipe à des antholo­gies. Sur l’année 2021/2022, elle a par­ticipé aux antholo­gies : Dire oui et Ren­con­tr­er (Flo­rence Saint Roch), Terre à ciel, Je dis DésirS, Jaume Saïs, Edi­tions PVST, Voix Vives, Pré­face de Maïthé Val­lès-Bled, Édi­tions Bruno Doucey, Mots de paix et d’Espérance, réu­nis et traduits par Mar­i­lyne Bertonci­ni, Edi­tions Oxybia…

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