LETTRES ROUMAINES n°1. 136 pages. Rédac­tion : édi­tions Non Lieu, 224, rue des Pyrénées, Paris 20.

 

            Let­tres Roumaines est une revue des plus atyp­iques. On ne peut s’y abon­ner, pas plus que l’on ne peut l’acheter : elle est gra­tu­ite ! On imag­ine, en lisant cela, qu’il s’agit d’une revue d’aspect nég­ligé. Pas du tout, au con­traire, la présen­ta­tion est impec­ca­ble, au même titre que la mise en page. Imprimée sur papi­er glacé, la revue est riche­ment illus­trée par des gouach­es et des acryliques, en pleine page et en couleurs, de Nico­lae Padu­raru, pein­tre d’une cos­mogo­nie onirique d’êtres hybrides. Coor­don­née par Petre Raileanu et coéditée par les édi­tions Non Lieu et par Copy­ro (qui est une société de ges­tion des droits d’auteur, qui rassem­ble un grand nom­bre d’écrivains roumains), la revue Let­tres Roumaines entend présen­ter des livres et des auteurs qui ne sont pas con­nus au-delà des fron­tières de la Roumanie. L’objectif de cette démarche est d’éveiller la curiosité des édi­teurs français, de l’espace fran­coph­o­ne et des lecteurs pour cette par­tie de l’Europe longtemps restée dans l’ombre, mal­gré ses liens jadis très étroits avec la France (la liai­son intel­lectuelle et artis­tique Bucarest/Paris fut des plus impor­tantes au XIXe siè­cle, comme dans la pre­mière par­tie du XXe siè­cle : Istrati, Enes­cu, Bran­cusi, Fon­dane, Brauner, Voron­ca, Ser­net, Hérold, Ionesco en témoignent). Cinq auteurs sont ici présen­tés en plus du pein­tre Nico­lae Padu­raru. Les romanciers Iacob Flo­rea, Radu Tucules­cu, Dumitru Radu Popes­cu ; le poète Ioan Es. Pop qui, né en 1958 et auteur d’une œuvre impor­tante a, nous dit-on, influ­encé la généra­tion des années 90 ; l’essayiste Ioan Aurel Pop. Let­tres Roumaines est assuré­ment un beau pro­jet ; une revue de qual­ité et de pure décou­verte pour le lecteur français.

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EMPREINTES n°20. 48 pages. 8 €. Abt (4 n°) : 30 €. Rédac­tion : 102, Boule­vard de la Vil­lette, 75019 Paris.

 

            Ce n°20 n’échappe pas aux règles d’ouverture et d’originalité qui car­ac­térisent la revue depuis ses débuts. 48 pages au for­mat 21 x 28 cm. Papi­er glacé épais. Au som­maire, le Musée Jeanne d’Arc de Rouen, par Claude Bra­bant, les pros­es déca­dentes (1886) de Léo Trézenic, une présen­ta­tion de la grotte (art brut) et de la mai­son de Jean-Michel Ches­né, des pros­es et poèmes de Jean-Michel Maubert, Jean-Pierre Le Goff, Bernard Dumorti­er, des dessins éton­nants de Guy Fer­di­nande, Tris­tan Félix, Jacques Touchet. Une revue atyp­ique, inclass­able, à décou­vrir absolument.

 

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DIÉRÈSE n°56. 350 pages. 15 €. Abt (4 n°) : 38 €. Rédac­tion : 8, avenue Hoche, 77330 Ozoir-la-Ferrière.

 

            Dans la « Chronique des revues » des HSE n°34 (2012), nous avons salué le numéro de référence, don­né, sous la houlette d’Isabelle Lévesque, par Diérèse n°52/53, sur Thier­ry Metz. La boucle mes­sine était-elle bouclée par ses quelque 328 pages ? Non et la revue de Daniel Mar­tinez remet le cou­vert avec un deux­ième numéro spé­cial, rassem­blant les poèmes inédits de Thier­ry Metz, des textes d’Isabelle Lévesque, Pierre Dhain­aut, Éric Daz­zan, Didi­er Per­iz ou Chris­t­ian Vigu­ié. Un beau numéro enrichi par une belle icono­gra­phie, des témoignages et des entre­tiens. « Plus que tout autre », nous dit Daniel Mar­tinez, « Thier­ry Metz aura su capter, à l’aune d’une exis­tence rien moins que banale et dans les marges du quo­ti­di­en, une mesure de l’absolu : au coeur, et au-delà des mes­sages du monde, por­tant la braise à son bois. L’assise, et l’élan recher­ché, du regard aux signes, à leur tran­scrip­tion, ensem­ble nous fasci­nent. Sans jamais effac­er donc la rela­tion au référent, sa poésie saisit d’emblée la note juste. »

 

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CHIENDENTS n°14. 36 pages. 4 €. Rédac­tion : 20, rue du Coudray, 44000 Nantes.

 

            Chien­dents est la nou­velle revue éditée par les édi­tions Petit Véhicule. Ce numéro est entière­ment con­sacré au poète et dessi­na­teur Jacques Basse qui, depuis dix ans, tra­vaille sur une col­lec­tion de por­traits (d’écrivains, poètes…) au cray­on, qui compte main­tenant quelque quinze cents pièces. Six vol­umes de son tra­vail, sous le titre de Vis­ages de poésie, ont déjà paru aux édi­tions Rafael de Sur­tis, édi­teur chez lequel Basse a égale­ment pub­lié qua­tre livres de poèmes (« Une écri­t­ure fine, aéri­enne, ciselée dans la force de vie », nous dit Paul San­da), dont récem­ment Échos et mur­mures (2012). « Cha­cun des tomes de Vis­ages de poésie peut se lire comme une ouver­ture à l’univers com­plexe de la poésie vivante, bien plus instruc­tive que cer­taines antholo­gies ou panora­mas pré­ten­tieux », écrit Georges Cathalo.

 

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COUP DE SOLEIL n°86. 40 pages. 7 € le numéro. Abt (3 n°) : 19 €. Rédac­tion : 12, avenue du Tré­sum, 74000 Annecy.

 

            Des poètes et leurs inédits. À l’honneur dans ce numéro 86 : Lionel Ray (Te voici au plus noir de cette cave — Où tu brilles — Comme une rose inépuis­able), Jacques Brossard (Le silence refait en pen­sée — Ce chemin qui le relie au bruit), Jean Chatard (La nuit racon­te ses voiliers), Jean-Louis Bernard (Le vent trappeur pose ses col­lets), Jean-Louis Jacquier-Roux, Annie Salager, Valérie Canat de Chizy (Les sen­tiers mènent à des châteaux en ruine) et Jea­nine Salesse (Nous nous tou­chons pour ne pas tomber). Suiv­ent des notes de lec­ture et des chroniques, dont un beau por­trait de Michel Dunand, le maître des lieux, par l’éditeur Jacques André, qui écrit : « Vous savez que le bon­heur ne s’achète pas en par­celles numérotées sur la terre. Et si nous voulons ren­con­tr­er la pléni­tude, il faut aller à sa ren­con­tre, de partout, et de tou­jours, car la félic­ité ne tombe toute rôtie que dans la bouche des imbé­ciles. Et c’est ain­si que vous gag­nez le monde, dont vous nous rap­portez quelques pail­lettes, comme autant de tré­sors ravis aux abysses de l’inconscient du monde. » Ces pro­pos sont par­faite­ment justes. Pour le véri­fi­er, il suf­fit de se reporter aux deux dernières pla­que­ttes de Michel Dunand, Mourir d’aller (Jacques André édi­teur, 2012) et Tunis ou Tunis (Berg édi­tion, 2012). Le poète d’Annecy (ville où il dirige, non seule­ment la revue Coup de Soleil, mais égale­ment la Mai­son de la Poésie), Michel Dunand, qui se revendique poète de l’homme ordi­naire (ce qui n’est évidem­ment pas pour nous déplaire aux HSE, les Poètes de l’émotivisme et de la Poésie pour vivre), écrit pour ne pas som­br­er. Résis­ter. Témoign­er. Dunand nous dit aus­si : Moi j’écris. Je lutte avec les mots. — Je me bats. — Mais je bâtis. Avec Mourir d’aller, le voy­age est tou­jours de mise (l’Italie et Moscou, ici), mais le ton est peut-être plus grave qu’à l’accoutumée : je meurs d’aller, nous dit le poète. La mort revient entre les lignes, mais elle atten­dra, j’ai un cœur neuf, rétorque celui qui jette ses yeux — Pour voir — Mieux voir. La pla­que­tte Tunis ou Tunis a la par­tic­u­lar­ité d’être éditée en bilingue (arabe/français) et à Tunis (Tunis a tourné la page. — On béat­i­fie les blind­és). Un bel ensem­ble qui per­met au poète de célébr­er une fois de plus le désert (Le désert me devancera tou­jours. — J’admire éper­du­ment — ce grand marcheur), mais aus­si la ville, le pays qui a con­quis sa lib­erté : On ne con­fis­quera — jamais le lan­gage. 6 Il pour­suiv­ra sa route. 

 

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7 à dire n°53. 20 pages. 4 € le numéro. Abt (5 n°) : 18 €. Rédac­tion : La Sauvagerais, La Rotte des Bois, 44810 La Chevallerais.

 

            Cette livrai­son s’ouvre sur un hom­mage à Hen­ry Bauchau, décédé en sep­tem­bre 2012 à l’âge de 99 ans ! Suiv­ent des poèmes et des textes de Patrice Blanc, Jean Chatard, Gilles Lades, Danièle Corre. Jean-Marie Gilo­ry donne une très belle note de lec­ture sur Mains d’ombre (LGR/HSE, 2012) d’Elodia Tur­ki : « Or voici que resur­git ici le poème, en sa pré­cise et vive langue de poésie. Dont notre revue sut orner ses pages au long de qua­tre numéros, égrenant une quin­zaine de textes de haute tenue. Mains d’ombre est tiré de la mer de la mémoire qui n’arrête pas ses allers et venues de marées chez Elo­dia Turki. »

 

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FRICHES n°111. 70 pages. 12 €. Abt (3 n°) : 25 €. Rédac­tion : Le Gravier de Glan­don, 87500 Saint-Yriex.

 

            Ce numéro est con­sacré au Prix Trou­ba­dours, qui est décerné tous les deux ans. La revue Frich­es édite le recueil du lau­réat, en 2012, Monique Saint-Julia, avec On n’invente pas la neige. « J’écris pour retrou­ver une voix, une musique, le par­fum de moût fer­men­té, sen­tir sous la main le sif­fle­ment de la rampe cirée, retrou­ver des prés fleuris de jon­quilles », dit elle-même Monique Saint-Julia (auteur pro­lifique, qui pub­lie égale­ment Regards croisés, éd. de l’Atlantique). Les autres nom­inés sont Chan­tal Couliou, Robert Denis, Régine Ha Minh Tu, Geneviève Vidal et Jean Vigna.

 

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SPERED GOUEZ n°18. 164 pages. 15 €. Rédac­tion : Cen­tre Cul­turel Bre­ton Egin, 6, Place des Droits de l’Homme, BP 103, 29833 Carhaix Cedex.

 

            Un numéro dense, avec de nom­breuses chroniques et notes de lec­tures sur des revues et sur des livres. Le choix de poèmes du numéro est placé sur la ban­nière de « l’Éphémère et éter­nel, le temps ». Chaque instant con­tient sa perte — et tout ce qui précède, écrit Mar­il­yse Ler­oux. Dans son édi­to­r­i­al, Marie-Josée Christien revient sur par­tic­i­pa­tion aux Ren­con­tres de Lori­ent, sur le thème de l’engagement poé­tique. « Voilà bien longtemps, écrit-elle, que per­son­ne ne par­lait plus de « lit­téra­ture engagée ». Pour­tant, entre les omniprésents don­neurs de leçons d’hier et le silence sidéral des écrivains d’aujourd’hui, il y a place pour une parole dis­cor­dante, courageuse, sol­idaire… L’engagement poé­tique, plus que jamais d’actualité, n’est bien sûr pas pour nous syn­onyme de poésie engagée. C’est la poésie elle-même qui est résis­tance et engage­ment. C’est elle qui fonde et dirige notre vie. » Com­ment ne pas don­ner rai­son à M.-J. Christien ?

 

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LA MAIN MILLÉNAIRE n°4. 148 pages.15 €. Abt (3 n°) : 36 €. Rédac­tion : 126, rue du Can­neau, 34400 Lunel.

 

            La main mil­lé­naire de Jean-Pierre Védrines fête sa pre­mière année d’existence. Une belle réus­site. « Pub­li­er des auteurs qui ont du plaisir à écrire, qui ont le don du poème et l’ardeur de la vie ». La revue est demeurée fidèle à sa ligne édi­to­ri­ale, tout au long de ses qua­tre pre­mières livraisons. Un seul regret : le peu de pages con­sacrées à l’appareil cri­tique. Au sein du numéro 3, nous avions par­ti­c­ulière­ment aimé, de Jean-Pierre Védrines lui-même, le long poème, « L’ombre », qui don­nait assuré­ment le la de cette fournée : La flamme avant l’incendie est le pressen­ti­ment de sa douleur. Ce numéro 4 tient ses promess­es. Jean-Vin­cent Ver­don­net et Jeanne Bessière (que je décou­vre) sont mis en avant. Le pre­mier est loin d’être un incon­nu. Quant à la deux­ième, ce fut une décou­verte. Jeanne Bessière est pour­tant née en 1929 et est l’auteur de treize recueils de poèmes : La nuit s’étale — tache d’encre inex­plorée. Suiv­ent de bons poèmes inédits de Clau­dine Bohi, Christophe Dauphin (La nuit s’allonge dans un galet — N’en sor­tent que les dents de la rage), Matthieu Bau­mi­er, André Prod­homme (je pris alors en main l’urgente alter­na­tive des poètes celle qui crie à chaque mot il faut chang­er le monde pour qu’enfin il devi­enne la poésie la vie), Patrick-Pierre Roux, Alain Piolot (écrire, c’est résis­ter)… En fin de numéro : trois belles pros­es d’André Morel, J.-P. Védrines et Patri­cia Grare.

 

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CONCERTO POUR MARÉES ET SILENCE n°5. 14 €. Rédac­tion : 164, rue des Pyrénées, 75020 Paris.

 

            Con­cer­to pour marées et silence est une revue annuelle axée sur la créa­tion poé­tique. Il n’y a pas de rubriques claire­ment iden­ti­fiées au sein de Con­cer­to pour marées et silence, mais trois mou­ve­ments : Mod­er­a­to, Ada­gio et Alle­gro, au sein desquels cohab­itent textes de créa­tion, arti­cles et notes de lec­ture. Par­mi les poètes, citons Patrice Blanc, Clau­dine Bohi, Bernard Fournier, Annie Le Gall, Danièle Corre ou Nicole Hardouin : Demande ton chemin aux bour­geons — ils vien­nent de si loin. Pour la par­tie cri­tique : une belle évo­ca­tion de Serge Brindeau par son épouse Paule, ain­si qu’entre autres, une note de lec­ture fouil­lée de Gérard Cléry sur Mireille Fargi­er-Caru­so. Cette belle par­ti­tion est orchestrée et dirigée, depuis 2008, par Colette Klein, infati­ga­ble ani­ma­trice de la scène poé­tique, mais aus­si et surtout poète de tal­ent : Les paysages déver­sés par le rêve ne con­nais­sent jamais le nom du dormeur (in La neige, sur la mer…, La Bar­tavelle, 1997).

 

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INTRANQU’ÎLLITÉS n°1. 200 pages. 20 €. Rédac­tion : passagersdesvents@gmail.com.

 

            « Ne vous fiez pas à l’île, qui saute aux yeux comme une propo­si­tion de soleil, de clichés de sables fins. On est sou­vent con­duit à percevoir l’île comme un ter­ri­toire replié sur ses bornes, où il suf­fi­rait de piv­ot­er sur un pied pour en faire le tour. Le pré­fixe In dans IntranQu’îllités pour­rait même ren­voy­er à la néga­tion de l’insularité. Ce titre est une manière, une astuce pour apos­tro­pher tous les imag­i­naires du monde, pour pénétr­er les inter­stices et nav­iguer dans l’air/ère d’une île-monde », écrit James Noël. IntranQu’îllités, revue lit­téraire et artis­tique haï­ti­enne, élaborée par James Noël (poète) et Pas­cale Mon­nin (plas­ti­ci­enne), est une éma­na­tion de l’association Pas­sagers des Vents, pre­mière struc­ture de rési­dence artis­tique et lit­téraire en Haïti. Revue lit­téraire et artis­tique, IntranQu’îllittés fait la part belle aux imag­i­naires du monde en rassem­blant dans son pre­mier numéro une quar­an­taine de con­tri­bu­tions avec des par­tic­i­pants comme Anan­da Devi, Charles Dobzyn­s­ki, René Depestre, Valérie Marin La Mes­lée, Fran­cis Combes, Sébastien Jean, Hub­bert Had­dad, Sergine André, Maken­zy Orcel, José Manuel Fajar­do, Michel Le Bris, Dany Lafer­rière, Mario Ben­jamin, Paul Har­ry Lau­rent, Patrick Chamoi­seau, Mar­vin Vic­tor, Thélyson Orélien, Franké­ti­enne. La revue se pro­pose d’être une boîte noire qui capte et rassem­ble les mou­ve­ments, les vibra­tions et autres intran­quil­lités créa­tri­ces. Décon­stru­ire les fron­tières, faire tomber les murs vis­i­bles et invis­i­bles par le biais de l’imaginaire. Ren­dre compte de la beauté du monde envers (en vers) et con­tre tout, à tra­vers les mots et toutes autres formes d’expressions artis­tiques de notre temps, tel est le but fixé par toutes ces voix intran­quilles qui four­mil­lent ce beau rêve. Au-delà des fron­tières le plus sou­vent arti­fi­cielles entre les dis­ci­plines de la créa­tion, seule compte à nos yeux la poé­tique, meilleure paire de lunettes pour regarder le monde !

 

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Christophe Dauphin

Poète, essay­iste et cri­tique lit­téraire, Secré­taire général de l’Académie Mal­lar­mé, Christophe Dauphin (né le 7 août 1968, à Nonan­court, Nor­mandie, en France) est directeur de la revue “Les Hommes sans Epaules” (www.leshommessansepaules.com).

Il est l’auteur de deux anthologies :

  • Les Riverains du feu, une antholo­gie émo­tiviste de la poésie fran­coph­o­ne con­tem­po­raine, Le Nou­v­el Athanor, 2009 ;
  • Riverains des falais­es, édi­tions clarisse, 2011

Il est égale­ment l’au­teur de quinze livres de poèmes, dont récem­ment, aux édi­tions Librairie-Galerie Racine, en 2010 : Totems aux yeux de rasoir, poèmes 2011–2008, et L’Homme est une île ancrée dans ses émo­tions, et de onze essais, dont, Jacques Hérold et le sur­réal­isme (Sil­vana édi­to­ri­ale, 2010) ou Ilar­ie Voron­ca, le poète inté­gral (Editinter/Rafael de Sur­tis, 2011).