> La revue des revues de Christophe Dauphin

La revue des revues de Christophe Dauphin

Par | 2018-01-21T21:28:34+00:00 15 février 2013|Catégories : Revue des revues|

 

LETTRES ROUMAINES n°1. 136 pages. Rédaction : édi­tions Non Lieu, 224, rue des Pyrénées, Paris 20.

 

            Lettres Roumaines est une revue des plus aty­piques. On ne peut s’y abon­ner, pas plus que l’on ne peut l’acheter : elle est gra­tuite ! On ima­gine, en lisant cela, qu’il s’agit d’une revue d’aspect négli­gé. Pas du tout, au contraire, la pré­sen­ta­tion est impec­cable, au même titre que la mise en page. Imprimée sur papier gla­cé, la revue est riche­ment illus­trée par des gouaches et des acry­liques, en pleine page et en cou­leurs, de Nicolae Paduraru, peintre d’une cos­mo­go­nie oni­rique d’êtres hybrides. Coordonnée par Petre Raileanu et coédi­tée par les édi­tions Non Lieu et par Copyro (qui est une socié­té de ges­tion des droits d’auteur, qui ras­semble un grand nombre d’écrivains rou­mains), la revue Lettres Roumaines entend pré­sen­ter des livres et des auteurs qui ne sont pas connus au-delà des fron­tières de la Roumanie. L’objectif de cette démarche est d’éveiller la curio­si­té des édi­teurs fran­çais, de l’espace fran­co­phone et des lec­teurs pour cette par­tie de l’Europe long­temps res­tée dans l’ombre, mal­gré ses liens jadis très étroits avec la France (la liai­son intel­lec­tuelle et artis­tique Bucarest/​Paris fut des plus impor­tantes au XIXe siècle, comme dans la pre­mière par­tie du XXe siècle : Istrati, Enescu, Brancusi, Fondane, Brauner, Voronca, Sernet, Hérold, Ionesco en témoignent). Cinq auteurs sont ici pré­sen­tés en plus du peintre Nicolae Paduraru. Les roman­ciers Iacob Florea, Radu Tuculescu, Dumitru Radu Popescu ; le poète Ioan Es. Pop qui, né en 1958 et auteur d’une œuvre impor­tante a, nous dit-on, influen­cé la géné­ra­tion des années 90 ; l’essayiste Ioan Aurel Pop. Lettres Roumaines est assu­ré­ment un beau pro­jet ; une revue de qua­li­té et de pure décou­verte pour le lec­teur fran­çais.

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EMPREINTES n°20. 48 pages. 8 €. Abt (4 n°) : 30 €. Rédaction : 102, Boulevard de la Villette, 75019 Paris.

 

            Ce n°20 n’échappe pas aux règles d’ouverture et d’originalité qui carac­té­risent la revue depuis ses débuts. 48 pages au for­mat 21 x 28 cm. Papier gla­cé épais. Au som­maire, le Musée Jeanne d’Arc de Rouen, par Claude Brabant, les proses déca­dentes (1886) de Léo Trézenic, une pré­sen­ta­tion de la grotte (art brut) et de la mai­son de Jean-Michel Chesné, des proses et poèmes de Jean-Michel Maubert, Jean-Pierre Le Goff, Bernard Dumortier, des des­sins éton­nants de Guy Ferdinande, Tristan Félix, Jacques Touchet. Une revue aty­pique, inclas­sable, à décou­vrir abso­lu­ment.

 

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DIÉRÈSE n°56. 350 pages. 15 €. Abt (4 n°) : 38 €. Rédaction : 8, ave­nue Hoche, 77330 Ozoir-la-Ferrière.

 

            Dans la « Chronique des revues » des HSE n°34 (2012), nous avons salué le numé­ro de réfé­rence, don­né, sous la hou­lette d’Isabelle Lévesque, par Diérèse n°52/53, sur Thierry Metz. La boucle mes­sine était-elle bou­clée par ses quelque 328 pages ? Non et la revue de Daniel Martinez remet le cou­vert avec un deuxième numé­ro spé­cial, ras­sem­blant les poèmes inédits de Thierry Metz, des textes d’Isabelle Lévesque, Pierre Dhainaut, Éric Dazzan, Didier Periz ou Christian Viguié. Un beau numé­ro enri­chi par une belle ico­no­gra­phie, des témoi­gnages et des entre­tiens. « Plus que tout autre », nous dit Daniel Martinez, « Thierry Metz aura su cap­ter, à l’aune d’une exis­tence rien moins que banale et dans les marges du quo­ti­dien, une mesure de l’absolu : au coeur, et au-delà des mes­sages du monde, por­tant la braise à son bois. L’assise, et l’élan recher­ché, du regard aux signes, à leur trans­crip­tion, ensemble nous fas­cinent. Sans jamais effa­cer donc la rela­tion au réfé­rent, sa poé­sie sai­sit d’emblée la note juste. »

 

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CHIENDENTS n°14. 36 pages. 4 €. Rédaction : 20, rue du Coudray, 44000 Nantes.

 

            Chiendents est la nou­velle revue édi­tée par les édi­tions Petit Véhicule. Ce numé­ro est entiè­re­ment consa­cré au poète et des­si­na­teur Jacques Basse qui, depuis dix ans, tra­vaille sur une col­lec­tion de por­traits (d’écrivains, poètes…) au crayon, qui compte main­te­nant quelque quinze cents pièces. Six volumes de son tra­vail, sous le titre de Visages de poé­sie, ont déjà paru aux édi­tions Rafael de Surtis, édi­teur chez lequel Basse a éga­le­ment publié quatre livres de poèmes (« Une écri­ture fine, aérienne, cise­lée dans la force de vie », nous dit Paul Sanda), dont récem­ment Échos et mur­mures (2012). « Chacun des tomes de Visages de poé­sie peut se lire comme une ouver­ture à l’univers com­plexe de la poé­sie vivante, bien plus ins­truc­tive que cer­taines antho­lo­gies ou pano­ra­mas pré­ten­tieux », écrit Georges Cathalo.

 

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COUP DE SOLEIL n°86. 40 pages. 7 € le numé­ro. Abt (3 n°) : 19 €. Rédaction : 12, ave­nue du Trésum, 74000 Annecy.

 

            Des poètes et leurs inédits. À l’honneur dans ce numé­ro 86 : Lionel Ray (Te voi­ci au plus noir de cette cave – Où tu brilles – Comme une rose inépui­sable), Jacques Brossard (Le silence refait en pen­sée – Ce che­min qui le relie au bruit), Jean Chatard (La nuit raconte ses voi­liers), Jean-Louis Bernard (Le vent trap­peur pose ses col­lets), Jean-Louis Jacquier-Roux, Annie Salager, Valérie Canat de Chizy (Les sen­tiers mènent à des châ­teaux en ruine) et Jeanine Salesse (Nous nous tou­chons pour ne pas tom­ber). Suivent des notes de lec­ture et des chro­niques, dont un beau por­trait de Michel Dunand, le maître des lieux, par l’éditeur Jacques André, qui écrit : « Vous savez que le bon­heur ne s’achète pas en par­celles numé­ro­tées sur la terre. Et si nous vou­lons ren­con­trer la plé­ni­tude, il faut aller à sa ren­contre, de par­tout, et de tou­jours, car la féli­ci­té ne tombe toute rôtie que dans la bouche des imbé­ciles. Et c’est ain­si que vous gagnez le monde, dont vous nous rap­por­tez quelques paillettes, comme autant de tré­sors ravis aux abysses de l’inconscient du monde. » Ces pro­pos sont par­fai­te­ment justes. Pour le véri­fier, il suf­fit de se repor­ter aux deux der­nières pla­quettes de Michel Dunand, Mourir d’aller (Jacques André édi­teur, 2012) et Tunis ou Tunis (Berg édi­tion, 2012). Le poète d’Annecy (ville où il dirige, non seule­ment la revue Coup de Soleil, mais éga­le­ment la Maison de la Poésie), Michel Dunand, qui se reven­dique poète de l’homme ordi­naire (ce qui n’est évi­dem­ment pas pour nous déplaire aux HSE, les Poètes de l’émotivisme et de la Poésie pour vivre), écrit pour ne pas som­brer. Résister. Témoigner. Dunand nous dit aus­si : Moi j’écris. Je lutte avec les mots. – Je me bats. – Mais je bâtis. Avec Mourir d’aller, le voyage est tou­jours de mise (l’Italie et Moscou, ici), mais le ton est peut-être plus grave qu’à l’accoutumée : je meurs d’aller, nous dit le poète. La mort revient entre les lignes, mais elle atten­dra, j’ai un cœur neuf, rétorque celui qui jette ses yeux – Pour voir – Mieux voir. La pla­quette Tunis ou Tunis a la par­ti­cu­la­ri­té d’être édi­tée en bilingue (arabe/​français) et à Tunis (Tunis a tour­né la page. – On béa­ti­fie les blin­dés). Un bel ensemble qui per­met au poète de célé­brer une fois de plus le désert (Le désert me devan­ce­ra tou­jours. – J’admire éper­du­ment – ce grand mar­cheur), mais aus­si la ville, le pays qui a conquis sa liber­té : On ne confis­que­ra – jamais le lan­gage. 6 Il pour­sui­vra sa route.

 

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7 à dire n°53. 20 pages. 4 € le numé­ro. Abt (5 n°) : 18 €. Rédaction : La Sauvagerais, La Rotte des Bois, 44810 La Chevallerais.

 

            Cette livrai­son s’ouvre sur un hom­mage à Henry Bauchau, décé­dé en sep­tembre 2012 à l’âge de 99 ans ! Suivent des poèmes et des textes de Patrice Blanc, Jean Chatard, Gilles Lades, Danièle Corre. Jean-Marie Gilory donne une très belle note de lec­ture sur Mains d’ombre (LGR/​HSE, 2012) d’Elodia Turki : « Or voi­ci que resur­git ici le poème, en sa pré­cise et vive langue de poé­sie. Dont notre revue sut orner ses pages au long de quatre numé­ros, égre­nant une quin­zaine de textes de haute tenue. Mains d’ombre est tiré de la mer de la mémoire qui n’arrête pas ses allers et venues de marées chez Elodia Turki. »

 

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FRICHES n°111. 70 pages. 12 €. Abt (3 n°) : 25 €. Rédaction : Le Gravier de Glandon, 87500 Saint-Yriex.

 

            Ce numé­ro est consa­cré au Prix Troubadours, qui est décer­né tous les deux ans. La revue Friches édite le recueil du lau­réat, en 2012, Monique Saint-Julia, avec On n’invente pas la neige. « J’écris pour retrou­ver une voix, une musique, le par­fum de moût fer­men­té, sen­tir sous la main le sif­fle­ment de la rampe cirée, retrou­ver des prés fleu­ris de jon­quilles », dit elle-même Monique Saint-Julia (auteur pro­li­fique, qui publie éga­le­ment Regards croi­sés, éd. de l’Atlantique). Les autres nomi­nés sont Chantal Couliou, Robert Denis, Régine Ha Minh Tu, Geneviève Vidal et Jean Vigna.

 

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SPERED GOUEZ n°18. 164 pages. 15 €. Rédaction : Centre Culturel Breton Egin, 6, Place des Droits de l’Homme, BP 103, 29833 Carhaix Cedex.

 

            Un numé­ro dense, avec de nom­breuses chro­niques et notes de lec­tures sur des revues et sur des livres. Le choix de poèmes du numé­ro est pla­cé sur la ban­nière de « l’Éphémère et éter­nel, le temps ». Chaque ins­tant contient sa perte – et tout ce qui pré­cède, écrit Marilyse Leroux. Dans son édi­to­rial, Marie-Josée Christien revient sur par­ti­ci­pa­tion aux Rencontres de Lorient, sur le thème de l’engagement poé­tique. « Voilà bien long­temps, écrit-elle, que per­sonne ne par­lait plus de « lit­té­ra­ture enga­gée ». Pourtant, entre les omni­pré­sents don­neurs de leçons d’hier et le silence sidé­ral des écri­vains d’aujourd’hui, il y a place pour une parole dis­cor­dante, cou­ra­geuse, soli­daire… L’engagement poé­tique, plus que jamais d’actualité, n’est bien sûr pas pour nous syno­nyme de poé­sie enga­gée. C’est la poé­sie elle-même qui est résis­tance et enga­ge­ment. C’est elle qui fonde et dirige notre vie. » Comment ne pas don­ner rai­son à M.-J. Christien ?

 

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LA MAIN MILLÉNAIRE n°4. 148 pages.15 €. Abt (3 n°) : 36 €. Rédaction : 126, rue du Canneau, 34400 Lunel.

 

            La main mil­lé­naire de Jean-Pierre Védrines fête sa pre­mière année d’existence. Une belle réus­site. « Publier des auteurs qui ont du plai­sir à écrire, qui ont le don du poème et l’ardeur de la vie ». La revue est demeu­rée fidèle à sa ligne édi­to­riale, tout au long de ses quatre pre­mières livrai­sons. Un seul regret : le peu de pages consa­crées à l’appareil cri­tique. Au sein du numé­ro 3, nous avions par­ti­cu­liè­re­ment aimé, de Jean-Pierre Védrines lui-même, le long poème, « L’ombre », qui don­nait assu­ré­ment le la de cette four­née : La flamme avant l’incendie est le pres­sen­ti­ment de sa dou­leur. Ce numé­ro 4 tient ses pro­messes. Jean-Vincent Verdonnet et Jeanne Bessière (que je découvre) sont mis en avant. Le pre­mier est loin d’être un incon­nu. Quant à la deuxième, ce fut une décou­verte. Jeanne Bessière est pour­tant née en 1929 et est l’auteur de treize recueils de poèmes : La nuit s’étale – tache d’encre inex­plo­rée. Suivent de bons poèmes inédits de Claudine Bohi, Christophe Dauphin (La nuit s’allonge dans un galet – N’en sortent que les dents de la rage), Matthieu Baumier, André Prodhomme (je pris alors en main l’urgente alter­na­tive des poètes celle qui crie à chaque mot il faut chan­ger le monde pour qu’enfin il devienne la poé­sie la vie), Patrick-Pierre Roux, Alain Piolot (écrire, c’est résis­ter)… En fin de numé­ro : trois belles proses d’André Morel, J.-P. Védrines et Patricia Grare.

 

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CONCERTO POUR MARÉES ET SILENCE n°5. 14 €. Rédaction : 164, rue des Pyrénées, 75020 Paris.

 

            Concerto pour marées et silence est une revue annuelle axée sur la créa­tion poé­tique. Il n’y a pas de rubriques clai­re­ment iden­ti­fiées au sein de Concerto pour marées et silence, mais trois mou­ve­ments : Moderato, Adagio et Allegro, au sein des­quels coha­bitent textes de créa­tion, articles et notes de lec­ture. Parmi les poètes, citons Patrice Blanc, Claudine Bohi, Bernard Fournier, Annie Le Gall, Danièle Corre ou Nicole Hardouin : Demande ton che­min aux bour­geons – ils viennent de si loin. Pour la par­tie cri­tique : une belle évo­ca­tion de Serge Brindeau par son épouse Paule, ain­si qu’entre autres, une note de lec­ture fouillée de Gérard Cléry sur Mireille Fargier-Caruso. Cette belle par­ti­tion est orches­trée et diri­gée, depuis 2008, par Colette Klein, infa­ti­gable ani­ma­trice de la scène poé­tique, mais aus­si et sur­tout poète de talent : Les pay­sages déver­sés par le rêve ne connaissent jamais le nom du dor­meur (in La neige, sur la mer…, La Bartavelle, 1997).

 

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INTRANQU’ÎLLITÉS n°1. 200 pages. 20 €. Rédaction : passagersdesvents@​gmail.​com.

 

            « Ne vous fiez pas à l’île, qui saute aux yeux comme une pro­po­si­tion de soleil, de cli­chés de sables fins. On est sou­vent conduit à per­ce­voir l’île comme un ter­ri­toire replié sur ses bornes, où il suf­fi­rait de pivo­ter sur un pied pour en faire le tour. Le pré­fixe In dans IntranQu’îllités pour­rait même ren­voyer à la néga­tion de l’insularité. Ce titre est une manière, une astuce pour apos­tro­pher tous les ima­gi­naires du monde, pour péné­trer les inter­stices et navi­guer dans l’air/ère d’une île-monde », écrit James Noël. IntranQu’îllités, revue lit­té­raire et artis­tique haï­tienne, éla­bo­rée par James Noël (poète) et Pascale Monnin (plas­ti­cienne), est une éma­na­tion de l’association Passagers des Vents, pre­mière struc­ture de rési­dence artis­tique et lit­té­raire en Haïti. Revue lit­té­raire et artis­tique, IntranQu’îllittés fait la part belle aux ima­gi­naires du monde en ras­sem­blant dans son pre­mier numé­ro une qua­ran­taine de contri­bu­tions avec des par­ti­ci­pants comme Ananda Devi, Charles Dobzynski, René Depestre, Valérie Marin La Meslée, Francis Combes, Sébastien Jean, Hubbert Haddad, Sergine André, Makenzy Orcel, José Manuel Fajardo, Michel Le Bris, Dany Laferrière, Mario Benjamin, Paul Harry Laurent, Patrick Chamoiseau, Marvin Victor, Thélyson Orélien, Frankétienne. La revue se pro­pose d’être une boîte noire qui capte et ras­semble les mou­ve­ments, les vibra­tions et autres intran­quilli­tés créa­trices. Déconstruire les fron­tières, faire tom­ber les murs visibles et invi­sibles par le biais de l’imaginaire. Rendre compte de la beau­té du monde envers (en vers) et contre tout, à tra­vers les mots et toutes autres formes d’expressions artis­tiques de notre temps, tel est le but fixé par toutes ces voix intran­quilles qui four­millent ce beau rêve. Au-delà des fron­tières le plus sou­vent arti­fi­cielles entre les dis­ci­plines de la créa­tion, seule compte à nos yeux la poé­tique, meilleure paire de lunettes pour regar­der le monde !

 

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Christophe Dauphin

Poète, essayiste et cri­tique lit­té­raire, Secrétaire géné­ral de l’Académie Mallarmé, Christophe Dauphin (né le 7 août 1968, à Nonancourt, Normandie, en France) est direc­teur de la revue “Les Hommes sans Epaules” (www​.les​hom​mes​san​se​paules​.com).

Il est l’auteur de deux antho­lo­gies :

  • Les Riverains du feu, une antho­lo­gie émo­ti­viste de la poé­sie fran­co­phone contem­po­raine, Le Nouvel Athanor, 2009 ;
  • Riverains des falaises, édi­tions cla­risse, 2011

Il est éga­le­ment l’auteur de quinze livres de poèmes, dont récem­ment, aux édi­tions Librairie-Galerie Racine, en 2010 : Totems aux yeux de rasoir, poèmes 2011-2008, et L’Homme est une île ancrée dans ses émo­tions, et de onze essais, dont, Jacques Hérold et le sur­réa­lisme (Silvana édi­to­riale, 2010) ou Ilarie Voronca, le poète inté­gral (Editinter/​Rafael de Surtis, 2011).