> Patricia CASTEX MENIER & Werner LAMBERSY, Al-Andalus

Patricia CASTEX MENIER & Werner LAMBERSY, Al-Andalus

Par |2019-11-06T13:15:31+01:00 6 novembre 2019|Catégories : Critiques, Patricia Castex-Menier, Werner Lambersy|

Le “Journal d’automne” de Patricia Castex Menier nous offre un véri­table voyage, nous ouvre « une pers­pec­tive d’estuaire » que le lec­teur découvre au fil des pages, tra­ver­sé par l’onde poé­tique, « l’or mou­vant des reflets, bien plus léger que celui des autels en majes­té ».

Toute une synes­thé­sie pal­pite dans la saveur des mots goû­tés au pays de la lumière : les heures et des verres tintent dans une « rumeur aux ter­rasses », « le paon de l’Alcazar » nous la joue modeste pour lais­ser sa roue se faire le motif total du pays (« C’est le pays entier qui fait la roue : il n’est pas don­né à n’importe qui de se nom­mer lumière »), « quelques coplas » pincent la corde de nos cœurs aus­si vibrants qu’une gui­tare, un « mou­cha­ra­bié » nous rap­pelle à claire-voie quelques-uns de ses « contes du déses­poir », … le récit d’une huma­ni­té ondoyante et cha­leu­reu­se­ment vivante dans les rues anda­louses déroule ici le road-movie de sa vie fer­vente et écla­tante.

Depuis le bord du fleuve les rives remuent la vie, mou­vante der­rière ses murailles, « les vagues cogn(ant) la coque de la ville-bateau » bâtie par l’Histoire (« l’Atlantique, ce der­nier enva­his­seur » ; « (…) la place au soleil (…). Au centre, si l’on se le rap­pelle, le noyau de la nuit de l’Inquisition, là où on brû­lait les corps, les âmes, et la libre pen­sée »).

Patricia Castex-Menier & Werner Lambresy, Al-Andalus, éd. du Cygne, 2019, 44 p., 10 €.

 

La vie les­tée par le nuan­cier des saveurs qui infiltrent invi­si­ble­ment mais sen­suel­le­ment son âme voya­geuse (« Churros et oran­geade », « une jour­née au goût de citron­nade », …) ; la vie habi­tée par « le muez­zin », « l’azulejos du ciel », « l’infini, à la fois le sem­blable et le chan­geant ». La poète Patricia Castex Menier fait sa place au soleil comme au mys­tère tout en clair-obs­cur de la force et de la beau­té du poème (« L’infini (…). Colonnes et arcades, le poème qui vien­drait, qu’on sou­hai­te­rait pour sur­vivre à l’émotion, n’ose même pas y tou­cher »). Elle tire à fleur d’interlignes – des pro­fon­deurs de la mémoire du pays anda­lou jusqu’à la sur­face miroi­tante du poème – ce que l’humanité conserve en ses entrailles, en ses croyances, en ses cer­ti­tudes, doutes et espoirs : « Ici comme ailleurs, du fra­cas, des batailles. On l’oublie trop aisé­ment, ber­cé par l’élégance des formes. Un répit, c’est si facile la lumière, avant que la mémoire l’engloutisse, rapide, tel le soleil du cou­chant, ce plon­geur de fond ». Davantage, elle tire par les haleurs du poème (« che­vaux nez au vent, puis mon­tures mâchant le mors ») l’onde oubliée recou­verte par les vagues corus­cantes ou fré­né­tiques des pré­ci­pi­tés du fleuve quo­ti­dien qui nous tra­verse et qui cepen­dant conti­nue de por­ter des allu­vions invi­sibles mais signi­fi­ca­tives du pas­sé bâtisseur/​éclaireur de nos che­mins pré­sents. N’est-ce pas le rôle du poète, de faire resur­gir à la sur­face du réel ce que nous oublions vite faute d’y consa­crer du temps, de la réflexion, de lais­ser Orphée se retour­ner vers le pays des ombres et du songe pour mieux regar­der par la suite devant lui un ave­nir plus enso­leillé, à hau­teur d’hommes /​ d’humanité ?

 

Dans  une  biblio­thèque  on peut clas­ser aus­si les livres selon
leur   même   dimen­sion,  leur   même   hau­teur.  Comme   ici,
naguère, quand se côtoyaient la Torah, le Coran et l’Évangile.
 

 

De ce “Journal d’automne” per­pé­tuel nous pour­rions écrire ce que la poète Patricia Castex Menier écrit à pro­pos de l’une de ses jour­nées, per­çue entre ses inter­stices, sai­sie dans ses ins­tants d’éternité :

 

Une  jour­née  au  goût  de  citron­nade,  une nuit  aus­si
ténue qu’un noyau d’olive, un éveil dans la sen­teur des
choses qui demeurent à nos côtés comme si le jas­min
était une fleur d’automne
 

 

Dans ses “Mémoires épi­so­diques“, le poète Werner Lambersy avance dans le laby­rinthe exo­tique de l’ailleurs anda­lou, se vou­lant « le pas­sant tran­quille » d’un monde (trop) bruyant, pié­ton émer­veillé de la « troi­sième rive » (cf. l’exergue inau­gu­ral de ce livre récit-voyage réa­li­sé en octobre 2018 en terre de Séville, Cordoue, Jerez de la Frontera, Cadix : « Là où le livre invente la troi­sième rive » Jacqueline Saint-Jean). L’émotion ne baisse pas la garde, phare inta­ris­sable de la vigie du poète voué à l’édifiant éton­ne­ment, sans cesse recon­duit : « (…) j’ai trem­blé d’émotion /​ À cause /​ Des hommes devant la cal­li­gra­phie /​ D’Inoue /​ Et les colon­nades de la mos­quée de /​ Cordoue ». Le poète écrit bien « à cause de », non « grâce à ». Autre temps, autre(s) émotion(s) -l’actualité tra­gique tami­se­ra tou­jours le filtre du regard clair­voyant (voire vision­naire) du Poète-Voyant. Face aux tumultes actuels du monde rava­gé par la vio­lence et ses rami­fi­ca­tions de ter­mites, le poète s’interroge sur la pos­si­bi­li­té même d’un pas­sage « tran­quille » dans la tra­ver­sée du laby­rinthe exis­ten­tiel, nuance son émer­veille­ment pre­mier.

 

Comment savoir avec ces pal­miers
Dans le
Jardins à quelle sai­son et même en
En quelle année
Ou siècle on est le pas­sant tran­quille 

 

 

Être « en » et « à » (comme « à quel saint se vouer ») ne signale pas même pos­ture qu’être « dans » (une année /​ une sai­son) : le choix des pré­po­si­tions est pesé par le poète, ren­voyant à une insta­bi­li­té /​ une insé­cu­ri­té d’être aujourd’hui, ici, dans la quié­tude rela­tive du Métier de vivre (Cesare Pavese). Aux figures et motifs archi­tec­tu­raux anda­lous cor­res­pondent « l’architexte » d’un jeu de l’ombre et de la lumière tel qu’il s’exécute sour­noi­se­ment en ce 21e siècle où les obs­cu­ran­tismes enva­hissent peu à peu de nou­veau notre Histoire. La tran­quilli­té est peut-être dans l’intervalle de ce « pas espa­gnol sus­pen­du /​ Des che­vaux », dans l’entre-deux trouble par­fois poreux du com­bat et du diver­tis­se­ment où l’homme-cheval-destrier par­fois aban­don­né à la haine se double de son ava­tar para­dant sous les œillères /​ le masque d’imposture ou d’insouciance de la com­plai­sance. Car il en est ain­si de l’œuvre vis­cé­ra­le­ment /​ fon­ciè­re­ment poé­tique de Werner Lambersy : sa por­tée résonne imman­qua­ble­ment, de la mire des contin­gences visées avec leur immé­dia­te­té attrac­tive jusqu’au mille de la cible méta­phy­sique.

Dans le « remue-ménage » de la ville, que ce soit « (…) le long du large/​Guadalquivir » ou « la sur­ex­ci­ta­tion de Séville », le poète s’exécute à « bou­ger » :

 

On m’interpelle à chaque coin
De rue pour
Des tickets des billets d’entrée<
Des plans
Ou des pros­pec­tus en cou­leurs

Jamais
Une chaise libre très long­temps
(…)
Je n’avais pas
D’excuses la vie passe trop vite !
Et je traîne…,

 

écrit le poète après s’être comme apos­tro­phé lui-même pré­cé­dem­ment : « Je n’avais pas /​ D’excuses j’étais venu pour /​ Bouger ! ». Les enjam­be­ments figurent la cadence sou­te­nue des villes anda­louses ici tra­ver­sées, si remuantes que le poète se demande

 

C’était com­ment
Avant
La foule des visi­teurs
C’était com­ment
Avant
L’ouverture des portes
(…) »,

 

avant l’afflux du tou­risme de masse (« L’univers plie et replie/​Le papier gla­cé/​De l’agence de voyage »), avant l’advenue d’une ère fré­né­tique infil­trée par « la vie numé­rique »… L’amour laisse entendre son air roman­tique

 

C’était com­ment
Quand
On enten­dait encore le
Jet d’eau
Des fon­taines s’épuiser
Par amour
(…)
Quand on n’était que
Que nous deux
Dans les secrets
De l’azur et les noces
De l’ombre
 »

 

La voix poé­tique si sin­gu­lière de Werner Lambersy, tou­chant l’âme des êtres et des choses uni­ver­selle, s’entend tout au long de ce voyage auquel le poète nous invite par « mémoires pério­diques » comme les inter­mit­tences d’un phare reten­tissent en nos tra­ver­sées tré­bu­chantes ou clin­quantes, le temps d’écouter bruire le mur­mure du monde où « ver­ser de la lumière /​ Aux azu­le­jos » de nos cœurs s’épand dans le cours des jours et des ins­tants recueillis plus clai­re­ment qu’aux fron­tières cir­cons­crites des agi­ta­tions conve­nues ou des habi­tudes.

Aucune nos­tal­gie ne point pour arrê­ter le poète, puisque le pas­sé se pro­jette dans un pré­sent ouvert vers l’avenir tel « le temps anda­lou » ryth­mé avec « le talon fla­men­co ». Le poète opi­niâ­tre­ment avance, conti­nue de se lais­ser sur­prendre /​ reprendre par le temps des bai­sers (« qui n’apaisent pas /​ La faim »), par le temps espé­ré d’un « conti­nent per­du » à retrou­ver.

Présentation de l’auteur

Patricia Castex-Menier

Particia Catsex-Menier est née à Paris en 1956, où elle réside et enseigne tou­jours. Entre vie fami­liale et pro­fes­sion­nelle, elle mène un iti­né­raire d’écriture volé au
temps qu’elle consacre à la poé­sie et à l’édition.

Poésie
Au Dé Bleu, Chaillé-sous-les Ormeaux
Flandre, I975.
Les heures à Finialette, 1983.

A Plein Chant, Bassac
Il n’y a pas d’art poé­tique, 1976.

Chez Thierry Bouchard, St Jean de Losne
Lacunaire, 1981.

Aux Editions de Vallongues, Billière
Lignes de Crète, 1987.

Au Théâtre Vesper, Paris
Tablas, 1989.

A La bar­ta­velle, Charlieu
A ton nom d’archange, 1997.

Chez Cheyne édi­teur, Le Chambon-sur-Lignon
Questions de lieu, 1985.
Chemin d’Eveil, 1988.
Infiniment demeure, 1992.
Ce que me dit l’ensevelie, 2001.
Bouge tran­quille, 2004.
X fois la nuit, 2006.

Aux édi­tions Ficelle, Soligny la Trappe
Achill Island, mou­tons et cete­ra, 2006

En Belgique
Chez Henry Fagne, Bruxelles
Lies, 1976.
Aux édi­tions Les Eperonniers, Bruxelles
La bien venue, 1991.

En Inde
Chez P.Lal, Writers Workshop, Calcutta
La roue à aubes, 1983.

Livres d’artistes, tirage limi­té
Chez Alain Guinhut, Cholet
Trésor du monde, 1976.
Cérémonial, 1979.
A L’étable des matières, C. Dorrière, Caen
Entre Nerfs, 1982.
Chez B.G Lafabrie, Paris
Claires- voies, 1990.
A Céphéides, Sarah Wiame, Paris
Entrepas, 2006
Maria Desmée, col­lec­tion « Les révé­lés »
Interstices, 2007

Roman
Aux édi­tions La Dragonne, Nancy
L’éloignée, 2001.

Théâtre, pièce pour enfants
Aux édi­tions Ficelle, Soligny la Trappe
Le Roi Berdagot, 2005.

Entretiens
Aux édi­tions Parole d’aubes, Grigny
Avec Pierre Dhainaut, A tra­vers les com­men­ce­ments, 1999.

Présence en antho­lo­gies
La vraie jeune poé­sie, La Pibole, Paris, 198O.
Panorama de la poé­sie fran­çaise contem­po­raine, Moebius, Triptique, Montréal, 1991.
Poèmes de femmes des ori­gines à nos jours, Régine Deforges, Le Cherche Midi, Paris, 1993.
Das Fest des Lebens, Poètes fran­çais contem­po­rains, (éd. bilingue fran­­çais-alle­­mand) R.Fischer, Verlag im Wald, I993..
Mars Poetica, Poètes croates et fran­çais, (éd.bilingue), Skud, Zagreb et Le Temps des cerises, Paris, 2003.
La poé­sie fran­çaise contem­po­raine, J.Orizet, Le Cherche Midi, Paris, 2004.

Participations
Printemps des poètes, Paris, 2002 ; Paris et Zagreb, 2003 ; Paris, 2004.
Semaine de la poé­sie, Clermont Ferrand, 2005.
Lectures sous l’arbre, Le Chambon-sur-Lignon, 2001, 2005, 2007.
Colloque Pierre Dhainaut, La pas­sion du pré­caire, sous la direc­tion de Jean-Yves Masson et Aude Préta de Beaufort, Université Paris-Sorbonne, Avril 2007.

En revues
(textes per­son­nels ou articles cri­tiques sur les paru­tions)
Le jour­nal des poètes, A l’index, Autre Sud, Les hommes sans épaules, Le matri­cule des anges, Lieux d’être…

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

Patricia CASTEX MENIER & Werner LAMBERSY, Al-Andalus

Le "Journal d’automne" de Patricia Castex Menier nous offre un véri­table voyage, nous ouvre « une pers­pec­tive d’estuaire » que le lec­teur découvre au fil des pages, tra­ver­sé par l’onde poé­tique, « l’or mou­vant des reflets, [...]

Présentation de l’auteur

Werner Lambersy

Werner Lambersy est un poète belge né à Anvers le 16 novembre 1941. Il vit à Paris. Auteur d’une qua­ran­taine de recueils, il est une voix majeure de la lit­té­ra­ture fran­co­phone. 

 

Bibliographie (sup­pri­mer si inutile)

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

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Le "Journal d’automne" de Patricia Castex Menier nous offre un véri­table voyage, nous ouvre « une pers­pec­tive d’estuaire » que le lec­teur découvre au fil des pages, tra­ver­sé par l’onde poé­tique, « l’or mou­vant des reflets, [...]

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Murielle Compère-Demarcy

Murielle Compère-Demarcy (MCDem.) ‣Je marche--- poème marché/​compté à lire à voix haute et dédié à Jacques DARRAS, éd. Encres Vives, 2014 ‣L'Eau-Vive des falaises, éd. Encres Vives, 2014 ‣Coupure d'électricité, éd. du Port d'Attache, 2015 ‣La Falaise effri­tée du Dire, éd. du Petit Véhicule, Cahier d'art et de lit­té­ra­tures n°78 Chiendents, 2015 ‣Trash fra­gi­li­té (faux soleils & drones d'existence), éd. du Citron Gare, 2015 ‣Un cri dans le ciel, éd. La Porte, 2015 ‣Je Tu mon AlterÉgoïste, éd. de l'Ecole Polytechnique, Paris, 5e, 2016 ‣Signaux d'existence sui­vi de La Petite Fille et la Pluie, éd. du Petit Véhicule, coll. de La Galerie de l'Or du Temps ; 2016 ‣Co-écri­ture du Chiendents n°109 Il n'y a pas d'écriture heu­reuse, avec le poète-essayiste Alain MARC, éd. du Petit Véhicule ; 2016 ‣Le Poème en marche sui­vi par Le Poème en résis­tance, éd. du Port d’Attache ; 2016 ‣Dans la course, hors cir­cuit, éd. Tarmac, coll. Carnets de Route ; 2017 ; réédi­tion aug­men­tée en 2018 ‣ Poème-Passeport pour l’Exil, avec le poète et pho­to­graphe ("Poétographie") Khaled YOUSSEF éd. Corps Puce, coll. Liberté sur Parole ; mai 2017 ‣ Nantes-Napoli, fran­çais-ita­lia­no tra­duc­tions de Nunzia Amoroso, éd. du Petit Véhicule, Cahier d’art et de lit­té­ra­tures n°121, vol.2, Chiendents, 2017 ‣ … dans la danse de Hurle-Lyre & de Hurlevent…, éd. Encres Vives, coll. Encres Blanches n°718, mai 2018 ‣ L’Oiseau invi­sible du Temps, éd. Henry, coll. La Main aux poètes ; octobre 2018 ‣ Atelier Cauda, clap ! et Illustrations in Peindre de Jacques Cauda, éd. Tarmac ; novembre 2018 [Trilogie Jacques Cauda : LA TE LI ER et LES BERTHES, Z4 Editions + PEINDRE, éd. Tarmac] ‣ Alchimiste du soleil pul­vé­ri­sé, poème à Antonin Artaud, Z4 édi­teur, coll ? « La dia­go­nale de l’écrivain » ; jan­vier 2019 ‣ Fenêtre ouverte sur la poé­sie de Luc Vidal, éd. du Petit Véhicule, coll « La Galerie de l’Or du Temps » ; 2019 ‣ "Dans les landes de Hurle-Lyre", Z4 Editions ; 2019. Publications en revues : Nunc, Les Cahiers de Tinbad, Cahiers inter­na­tio­naux lit­té­raires Phoenix, FPM-Festival Permanent des Mots, Poésie/​première, Verso, Décharge, Traversées, Traction-Brabant, La Passe, Mille et Un poètes (avec « Lignes d’écriture » des édi­tions Corps Puce), Nouveaux Délits, Microbes, Comme en poé­sie, Poésie/​Seine, Cabaret, Revue Concerto pour marées et silence, Revue Méninge, … ; sur espaces numé­riques Possibles, Recours au poème, Terre à ciel, Levure lit­té­raire, Le Capital des 2/​2 Mots, Poésie en liber­té, lelit​te​raire​.com, Ce qui reste, poe­sie­mu­si­ketc, … Anthologies : "Sans abri", éd. Janus, 2016 ; "Au Festival de Concèze", éd. Comme en Poésie, 2017 ; Poésie en liber­té (antho­lo­gie numé­rique pro­gres­sive) en 2017 et 2018 ; "Tisserands du monde", Maison de la Poésie du Velay-Forez, 2018 ; citée dans Poésie et chan­son, stop aux a prio­ri ! de Matthias Vincenot, aux édi­tions Fortuna (2017), … Rédactrice à La Cause Littéraire, écrit des notes de lec­ture pour La Revue Littéraire (éd. Léo Scheer), Les Cahiers de Tinbad, Traversées, les Cahiers inter­na­tio­naux de créa­tion lit­té­raire Phoenix, Revues en ligne Poezibao, Recours au Poème en tant que contri­bu­trice régu­lière, Terres de femmes, Terre à ciel, Sitaudis​.fr, Texture, Zone Critique, Levure Littéraire, … Lectures publiques : Maison de la Poésie à Amiens ; Marché de la Poésie, Paris,6e ; Salon de la Revue (Hall des Blancs-Manteaux dans le Marais, Paris 4e) ; dans le cadre des Mardis lit­té­raires de Jean-Lou Guérin, Place Saint-Sulpice (Paris, 6e) ; Festival 0 + 0 de la Butte-aux-Cailles, Paris 4e ; #Melting Poètes à la Galerie de l’Entrepôt (Paris, 14e) ; auteure invi­tée aux Festival de Montmeyan (Haut-Var) [août 2016 + août 2018] ; au Festival Le Mitan du Chemin à Camp-la-Source en avril 2017 /[Région PACA] ; au Festival DécOUVRIR-Concèze (Corrèze) en août 2018 ; poète invi­tée à L’Agora, Paris 14e pour une Lecture musi­cale & poé­tique – Soirée André Prodhomme (poète) & Alain Chapelain (musi­cien-poète), … Invitée du "Mercredi du poète" ani­mé par Bernard Fournier, le 28 février 2018, au François Coppée - 1, Bd de Montparnasse, Paris 6e- pré­sen­tée par Jacques Darras. Lue par le comé­dien Jacques Bonnaffé le 24.01.2017 sur France Culture : https://​www​.fran​ce​cul​ture​.fr/​e​m​i​s​s​i​o​n​s​/​j​a​c​q​u​e​s​-​b​o​n​n​a​f​f​e​-​l​i​t​-​l​a​-​p​o​e​s​i​e​/​c​o​u​r​r​i​e​r​s​-​p​a​p​i​l​l​o​n​s​-​2​4​-​j​o​u​r​-​d​e​u​x​-​p​o​e​m​e​s​-​d​e​-​f​r​ont Son blog "Poésie en relec­tures" est ici : http://​www​.mcdem​.sim​ple​site​.com