> Contre-Allées, revue contemporaine de poésie n° 35/​36

Contre-Allées, revue contemporaine de poésie n° 35/​36

Par |2018-01-23T00:29:59+00:00 25 août 2015|Catégories : Revue des revues|

 

Ce numé­ro de la revue contem­po­raine de poé­sie Contre-Allées a ceci de béné­fique qu’il secoue le pay­sage édi­to­rial. Romain Fustier le reven­dique dans son avant-pro­pos : Contre-Allées se doit d’accueillir le poème d’où qu’il pro­vienne –du haut des crêtes, de la mi-pente ou du fond de la val­lée-, pour­vu qu’il soit cette expé­rience ryth­mée. Quitte à aller à l’encontre des atten­dus de la véri­té poé­tique offi­cielle. Ce numé­ro accueille de nom­breuses voix (17), formes et thèmes variés mais aucune dis­so­nance dans cette plu­ra­li­té, l’exigence opère comme un fil direc­teur. Joël Bastard ouvre le recueil, poèmes en prose où le pro­pos, conden­sé, donne à voir une pho­to­gra­phie  révé­lant mys­té­rieu­se­ment l’enfance, retrou­vée, elle pro­pulse vers la connais­sance de soi ce temps entre aujourd’hui et demain. Plus loin, ce vers de Sylvie Durbec deuil deuil arbre mort pour arbre vif illustre bien cette expé­rience ryth­mée d’un sujet face au monde ligne de faîte des revuistes. Exemple de cette riche plu­ra­li­té dans ce numé­ro, la poé­sie de Jacques Moulin est incan­ta­tion et hymne du vivant. Le souffle des alli­té­ra­tions fait explo­ser les images et pousse au paroxysme la force créa­trice du poème Poésie sonore. Les grues haussent le ton/​/​Il est chas­seur jaseur oise­leur agri­cul­teur arbo­ri­cul­teur accom­pa­gna­teur et dis­tri­bu­teur de tri­pailles pour vautours/​/​. Quant à elle, la dou­ceur des vers d’Erwann Rougé n’enlève rien à leur gra­vi­té : Ce matin les oiseaux sont calmes. Le silence tout autour n’est à per­sonne. L’intérêt por­té par la revue à l’acte créa­teur se retrouve dans les deux ques­tions posées cha­cune d’elles à quatre poètes, l’une : Une chambre à soi : depuis quel lieu -réel ou ima­gi­naire- écri­vez-vous ? L’autre : Lorsque vous écri­vez un poème, com­ment se fait l’enjambement ? La scan­sion douce du vers est-elle de prime abord sonore ou visuelle ? Les pro­pos sont recueillis par Cécile Glasman et Matthieu Gosztola. La moi­tié des notes de lec­ture est consa­crée aux revues. Oui, l’espace ouvert par Contre-Allées est, de façon mani­feste, défense de la poé­sie contem­po­raine.

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Marie-Christine Masset

Marie-Christine Masset est née à Ruffec en Charente en 1961. Après avoir vécu au Maroc et en Suède, elle a long­temps habi­té près des Cévennes à Saint-Jean-de Buèges. Elle vit à pré­sent à Marseille où elle enseigne les Lettres.

Bibliographie

  • Diaclase de nuit, Hors Jeu Editions, 1994
  • Parole Brûlée, L’arbre à parole, Belgique, 1995
  • L’Embrasée, Editions Jacques Brémond, 1998, prix Ilarie Voronca
  • Le seul oiseau ou le secret des Cévennes, Edition Lacour Ollé, Nîmes, 2005
  • Ile de ma nuit, Encre Vive, 2006
  • Et pour­tant elle tourne, L’Harmattan, 2007
  • Visage de poé­sie, antho­lo­gie, Jacques Basse, Editions Raphaël de Surtis, 2009
  • Yarraan, La Porte, 2012
  • Terre de Femmes, antho­lo­gie poé­tique , Angèle Paoli, Terres de femmes, 2012
  • Une fleur jaune dans la mon­tagne, L’Harmattan, 2012
  • Livres d’artiste avec Joëlle Jourdan, pho­to­graphe et plas­ti­cienne
    • Entre feu et cris, 2007
    • Trêve lumi­neuse, 2008
    • Partage des eaux, Editions Trouvailles, 2008
    • Eau Constellée, 2009
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