Jacques Lacarrière, Œuvres poétiques complètes, À l’orée du pays fertile

Par |2026-03-06T08:49:48+01:00 6 mars 2026|Catégories : Critiques, Jacques Lacarrière|

Cette antholo­gie est d’autant plus pré­cieuse qu’elle a été élaborée par le poète lui-même jusqu’à sa mort en 2005. Il lui a apporté la plus grande atten­tion, sa femme Sylvia Lipa l’a achevée. Les Édi­tions Seghers ont pub­lié le pre­mier livre du poète en 1954, Mont Athos, mon­tagne sainte,  trois ans plus tard : Décou­verte du monde antique, une tra­duc­tion et un choix com­men­té des voy­ages d’Hérodote, puis L’envol d’Icare, 1993, 2023, À l’orée du pays fer­tile, posthume, 2011, En chem­i­nant avec Hérodote, 1981. La pub­li­ca­tion de cette antholo­gie, revue et aug­men­tée, pour l’année du cen­te­naire de la nais­sance de son auteur, est un évène­ment édi­to­r­i­al. En effet, ce livre par­court l’intégralité de l’œuvre poé­tique du poète. 

Il réu­nit égale­ment des pla­que­ttes aujourd’hui épuisées, des poèmes inachevés, un recueil (fac-sim­ilé) : Essais divers, Essais d’hiver, des extraits du Car­net de Jacques Lacar­rière, des textes cri­tiques et une bib­li­ogra­phie exhaustive. 

Jour­nal­iste, cri­tique, tra­duc­teur du grec ancien et mod­erne, auteur de réc­its de voy­age (il a sou­vent été com­paré à Nico­las Bou­vi­er), amoureux fou de la Grèce (il est l’auteur d’un Dic­tio­n­naire amoureux de la Grèce et d’un Dic­tio­n­naire amoureux de la mytholo­gie), Jacques Lacar­rière a reçu en 1991 le grand prix de lit­téra­ture de l’Académie Française et en 1995, il est fait Com­man­deur de l’ordre des Arts et des Lettres.

Aus­si dense soit-elle puisqu’elle recou­vre une œuvre excep­tion­nelle, cette antholo­gie, organ­isée en sec­tions, se lit avec aisance. Cha­cune d’elle est intro­duite par un texte de l’auteur per­me­t­tant au lecteur d’accompagner le poète dans sa sélec­tion et de saisir les lignes direc­tri­ces de son écri­t­ure : Adam des mots, Les Alchimères (L’archontat du sable, 1947–1952, L’archaïsme est notre avenir, 1947–1960), Grèce (L’Aurige, 1977, Aurige/Adyton, L’enfance d’Icare, 1995, Amours d’écume, six poèmes pour Aphrodite, 2002), À la tombée du bleu, Nuits (Con­tre-nuits), Terre (Lap­idaire, 1985, Lichen, 1985, À l’orée du pays fer­tile, 2001–2005, Poèmes inachevés, Essais divers, Essais d’hiver (fac-sim­ilés), Car­net de Jacques Lacar­rière), Immé­mo­r­i­al Orphée textes cri­tiques, Bib­li­ogra­phie exhaus­tive. 

Jacques Lacar­rière, Œuvres poé­tiques com­plètes, À l’orée du pays fer­tile, pré­face de Valérie Marin La Mes­lée, Seghers, 2025, 364 pages, 21 €.

Tra­vail d’une extrême qual­ité, ce livre n’est en rien un aperçu de l’œuvre lit­téraire d’une vie, mais un con­den­sé où implose et explose, en trames savam­ment con­stru­ites, l’archéologie même d’une écri­t­ure. Il faut y lire le don d’un homme au voy­age et à l’écrit, sa dévo­tion à la lumière. Aimé Césaire avec son Cahi­er d’un retour au pays natal fut à l’origine de cet éblouisse­ment, il faut citer aus­si les sur­réal­istes Bre­ton et Elu­ard et l’extraordinaire éclat de la Grèce ressen­ti pour la pre­mière fois en 1947 lors d’un voy­age au Mont Athos.

Les dédi­caces qui jalon­nent l’œuvre dis­ent la recon­nais­sance et l’admiration du poète mais plus encore la fil­i­a­tion où il s’inscrit et dont il ne dérogera pas : les poètes Aimé Césaire, Lorand Gas­par, Georges Séféris (cité dans un poème), Michaux, Claude Roy, Paul Celan, Zéno Bianu…, le psy­ch­an­a­lyste et dra­maturge Jean Gillib­ert, Jacques Faucherre spé­cial­iste de chimie minérale. C’est en poète qu’il pénètre les tableaux de Picas­so, Klein ou de Chiri­co et en descelle chaque pan, sa poésie entre en réson­nance et osmose avec la pein­ture. Et le poème n’est pas une sim­ple descrip­tion du tableau, ni même son seul pro­longe­ment, mais une égale plongée dans ce que Chiri­co nom­mait l’œuvre pro­fonde, les abîmes les plus reculés (…) là où nulle rumeur de ruis­seau, nul bruisse­ment de feuil­lage ne passe où comme l’écrit Lacar­rière Heurter l’inapprochable avec le rebord d’un cerceau. 

Poète du voy­age, il l’est pour le lieu, le topos, pour cette ren­con­tre tan­gi­ble avec le paysage dont il perçoit chaque frémisse­ment naturel ou mythique. Les fig­ures mythologiques sont omniprésentes dans l’oeuvre et tou­jours opérantes dans l’écrit. Le poète ne se sous­trait pas à leur pou­voir qui n’est pas que sim­ple sou­ve­nance.  Il est celui qui lie ver­ti­cal­ité et hor­i­zon­tal­ité. Sa poésie dit jusqu’à l’intérieur de chaque pierre ou élé­ment qu’il soit végé­tal, minéral, de terre, feu, d’air ou d’eau Salpêtre Entre les champignons et les volcans/état lar­vaire de l’eau qui veut devenir feu // Lichen I Aveu/de l’inconscient des arbres// Ambre Les Anciens te nom­maient elec­trum car tu attis­es en l’homme son besoin de foudre engloutie. Il l’admet, il le revendique, De ce cri, de ce rêve-là, je suis né. Et c’est bien de ce Cri d’Icare chutant dans les bleus des étoiles, qu’il écrit aussi.

Le lyrisme propulse la langue, l’enrobe aus­si de cet élan ent­hou­si­aste perçu par le poète dans sa ren­con­tre avec la beauté du monde Elle libère le bruis­sant naissain/Des mots langés de métaphores // Sous ce nom d’Orphée se cachait pour moi- et se cache tou­jours- le pou­voir éveilleur du lan­gage, le pou­voir des images. Le lyrisme dans l’écriture ne saurait être un voile, un enjo­live­ment futile, ou une mécon­nais­sance, Lacar­rière n’est pas un admi­ra­teur béat du monde, il n’ignore rien des affres, et le ton peut attein­dre une dimen­sion grave voire tragique :

De cette terre jamais je ne serai l’enfant. Trop de grav­ités fatidiques, de gouf­fres et d’insondable//Il n’y a pas d’estuaire pour les sen­tiers mais une fin anonyme, innom­mée, un sim­ple efface­ment, une soudaine absence// Larmes bleues des momies qui ne peu­vent oubli­er le ciel//Penché sur le rebord des fleuves, je me refu­sais à y voir un courant mais la ren­con­tre aléa­toire de mil­liers de remous// Èleu­sis Et des secrets per­dus dans les yeux d’un cheval/Veillant sa pro­pre mort. 

La poésie est scel­lée dans chaque pas et mot de Jacques Lacar­rière, il est cet aurige dont il grave le nom dans cha­cun de ses poèmes, le sauvant de l’anonymat, lui resti­tu­ant péren­nité, lumière, et force créatrice.

Pour Sylvia

On décou­vrit à Delphes à la fin du siè­cle dernier la stat­ue d’un aurige, d’un con­duc­teur de char. Œuvre anonyme représen­tant le vain­queur anonyme des Jeux del­phiques. Le seul nom qu’on con­naisse est celui de son maître pro­prié­taire du char : Polyza­los de Géla. Pour­tant c’est lui, l’aurige, qui gagna les Jeux, non son maître. Ain­si à tra­vers lui, s’est écrite en moi l’histoire d’une Grèce anonyme, por­teuse de Vic­toire. Une his­toire faite par ceux qui n’ont jamais lais­sé d’autre nom que celui d’un aurige.

 

Présentation de l’auteur

Jacques Lacarrière

Jacques Lacar­rière est un écrivain français né le à Limoges(Haute-Vienne) et mort le à Paris[1]. Il est con­nu pour ses réc­its de voy­age, forte­ment influ­encés par sa pas­sion pour la civil­i­sa­tion grecque.

© Crédits Wikipedia, Jacques Lacar­rière au Fes­ti­val inter­na­tion­al de géo­gra­phie 1998.

Bibliographie 

  • Mont Athos, mon­tagne sainte, 1954, Seghers (épuisé)
  • Sopho­cle. Essai de dra­maturgie, 1960, L’Arche (rééd. 1978)
  • Les Hommes ivres de Dieu. Essai sur le chris­tian­isme et les Pères du désert d’É­gypte et de Syrie, Arthaud, 1961, Fayard, 1975 (rééd. 1983, 2000, Seuil, col­lec­tion « Points-Sagesse ». Ces dernières édi­tions com­por­tent en annexe le Jour­nal du voy­age aux monastères coptes de la mer Rouge (ISBN 978–2757808351))
  • Prom­e­nades dans la Grèce antique, 1967, Bal­land (rééd. 1978, 1991, Hachette (ISBN 978–2010174704))
  • Prom­e­nades à Moscou et à Lén­ingrad, 1969, Balland.
  • La Cen­dre et les Étoiles, 1970, Bal­land. Réédi­tion sous le titre Les Gnos­tiques en 1973.
  • Les Gnos­tiques, 1973, Gal­li­mard, col­lec­tion « Idées », avec une pré­face de Lawrence Dur­rell (rééd. 1994, Albin Michel, col­lec­tion « Spir­i­tu­al­ités Vivantes » (ISBN 978–2226070241))
  • L’Été grec : une Grèce quo­ti­di­enne de 4 000 ans, 1976, Plon, col­lec­tion « Terre Humaine » (1984, nou­velle édi­tion revue et aug­men­tée), Press­es Pock­et, 1989 (rééd. 1998, 2002 (ISBN 978–2266119818))
  • Chemin faisant, mille kilo­mètres à pied à tra­vers la France d’au­jour­d’hui, 1977, Fayard (rééd. 1983, 1997. Cette dernière édi­tion com­porte une post­face inti­t­ulée La Mémoire des routes (ISBN 978–2744112836)), ce qui est aus­si le cas de l’édi­tion de poche parue dans la Petite Bib­lio­thèque Pay­ot (1992 (ISBN 2–22888538‑X))
  • Les Inspirés du bord des routes (pho­togra­phies de Jacques Ver­roust), 1978, Seuil (épuisé) (ISBN 978–2020048101)
  • Gens du Mor­van (pho­togra­phies de Jean-Marc Tin­gaud), 1978, Le Chêne (rééd. 1991, Éd. de l’Ar­mançon (ISBN 978–2906594203))
  • Le Pays sous l’é­corce , 1980, Seuil, col­lec­tion « Fic­tion & Cie » ; (rééd. « Points-Roman », 1981 ; rééd. 2007, col­lec­tion « Fic­tion & Cie » (ISBN 978–2020953962))
  • En chem­i­nant avec Hérodote, 1981, Édi­tions Seghers (rééd. 1986, 1998, 2002, Hachette, col­lec­tion « Pluriel » (ISBN 978–2818500859))
  • Le théâtre de Sopho­cle (traduit et com­men­té par Jacques Lacar­rière), 1982, Éd. Philippe Lebaud (rééd. 2008, Édi­tions Oxus (ISBN 978–2848981130))
  • Sourates, 1982, Fayard, col­lec­tion « L’e­space intérieur » (2005, nou­velle édi­tion revue et aug­men­tée (ISBN 978–2213623702))
  • Marie d’Égypte, 1983, Jean-Claude Lat­tès (rééd. 1995), Livre de Poche, 1984 (rééd. 1999, 2008 (ISBN 978–2757810323))
  • Errances, 1983, Éd. Chris­t­ian Pirot (ISBN 978–0223852716)
  • En suiv­ant les dieux. Essai de mytholo­gie com­parée, 1984, Éd. Philippe Lebaud. Repris sous le titre Au cœur des mytholo­gies, 1998, Gal­li­mard, col­lec­tion « Folio » (ISBN 978–2070419296)
  • À la tombée du bleu (illus­tra­tions de Gior­gio de Chiri­co), 1987, Éd. Fata Mor­gana (ISBN 978–2851942548)
  • Flân­er en France. Sur les pas de dix-huit écrivains d’au­jour­d’hui, 1987, Éd. Chris­t­ian Pirot. Réédi­tion aug­men­tée sous le titre Flân­er en France. Sur les pas de vingt-et-un écrivains d’au­jour­d’hui, 2007 (ISBN 978–2868082510)
  • Les Évangiles des que­nouilles, traduits de l’an­cien français, 1987, Éd. Ima­go (rééd. Albin Michel, col­lec­tion « Espaces libres », 1999 (ISBN 978–2226105516))
  • Ce bel aujour­d’hui, 1989, Jean-Claude Lat­tès. Repris sous le titre Ce bel et nou­v­el aujour­d’hui, 1998, Ram­say (ISBN 978–2841143481), réédi­tion aug­men­tée de textes inédits sous le titre Ce bel et vivace aujour­d’hui, 2015, Le Passeur Édi­teur (ISBN 978–2368901908), réédi­tion sous le titre Ne lâchons pas la proie du soleil pour l’om­bre des écrans, col­lec­tion « Le Passeur Poche », 2019 (ISBN 978–2368907009)
  • Le Livre des genès­es. Essai d’i­cono­gra­phie sur la créa­tion du monde, 1990, Éd. Philippe Lebaud (ISBN 978–2866453497)
  • Chemins d’écri­t­ure, 1991, Plon, col­lec­tion « Terre Humaine » (ISBN 978–2259202121)
  • Alain-Fournier ou les Demeures du rêve, 1991, Éd. Chris­t­ian Pirot (rééd. 2003, avec de nou­velles pho­togra­phies (ISBN 978–2868081933)). Essai sur la vie et la mai­son d’Alain-Fournier à Épineuil-le-Fleuriel.
  • L’En­vol d’I­care, suivi du Traité des chutes, 1993, Seghers (rééd. 2014, 2023 (ISBN 978–2‑232–14698‑5))
  • Sci­ence et croy­ances, entre­tiens avec Albert Jacquard, 1994, Éd. Écri­t­ure (rééd. 1999, Albin Michel, col­lec­tion « Espaces libres » (ISBN 978–2226108722))
  • Vis­ages athonites. Textes et pho­togra­phies sur des vis­ages d’er­mites du mont Athos, 1995, Éd. Le Temps qu’il fait (ISBN 978–2868531902)
  • La Pous­sière du monde, 1997, Nil Édi­tions (rééd. 2010, Seuil, col­lec­tion « Points-Roman » (ISBN 978–2757817377))
  • Dans la lumière antique (avec Sylvia Lipa-Lacar­rière), 1999, Éd. Philippe Lebaud (rééd. 2004, Édi­tions Oxus (ISBN 978–2350160009))
  • Un jardin pour mémoire. Auto­bi­ogra­phie d’une ado­les­cence orléanaise, 1999, Nil Édi­tions (rééd. 2001, Pock­et (ISBN 978–2266108744))
  • La Grèce de l’om­bre (avec Michel Volkovitch), 1999, Éd. Chris­t­ian Pirot (ISBN 978–2868081353) (rééd. 2014, Éd. Le Miel des anges (ISBN 979–10–93103–02‑0)). Antholo­gie des chants rébétika.
  • La Légende d’Alexan­dre, 2000, Éd. Philippe Lebaud (rééd. 2002, Gal­li­mard, coll. « Folio » (ISBN 978–2070417216))
  • Dic­tio­n­naire amoureux de la Grèce, 2001, Plon, col­lec­tion « Dic­tio­n­naire amoureux » (ISBN 978–2259190763), réédi­tion 2023, col­lec­tion « L’Abeille Plon » (ISBN 978–2259315579)
  • Aris­tide Cail­laud l’en­chanteur, 1902–1990, 2001, Som­o­gy Édi­tions (ISBN 978–2850564833)
  • Paul Valet. Soleil d’in­soumis­sion, 2001, Éd. Jean-Michel Place (ISBN 978–2858936472)
  • Le Mont Athos (pho­togra­phies de Car­los Freire), 2002, Actes Sud, coll. « Imprimerie Nationale » (ISBN 978–2743304324)
  • Entre­tiens avec Jean Lebrun, 2002, Flam­mar­i­on, col­lec­tion « Mémoire vivante » (ISBN 978–2080682062)
  • Les Fables d’É­sope, présen­ta­tion et tra­duc­tion de Jacques Lacar­rière, 2003, Albin Michel, col­lec­tion « Espaces libres » (rééd. 2016 (ISBN 978–2226320506))
  • Nicosie, zone morte, 2003, Olkos Édi­tions, Athènes (ISBN 978–9608154278)
  • Un amour de Loire (illus­tré d’aquarelles de Michel Gassie), 2004, Éd. Chris­t­ian Pirot (ISBN 978–2868082091)
  • Con­tre-nuits (textes pour les gravures d’Al­bert Woda), 2004, Éd. Alter­na­tives (ISBN 978–2862274218)
  • Ce que je dois à Aimé Césaire, 2004, Éd. Bib­lio­phane (ISBN 978–2869700895)
  • Dans la forêt des songes, 2005, Nil Édi­tions (ISBN 978–2841112432)
  • Entre sagesse et pas­sions, 2006, Albin Michel (ISBN 978–2226172815)
  • Dic­tio­n­naire amoureux de la mytholo­gie, 2006, Plon, col­lec­tion « Dic­tio­n­naire amoureux » (ISBN 978–2259202299)
  • Un rêve éveil­lé. Soix­ante ans de pas­sion pour le théâtre, 2008, Trans­boréal Édi­tions (ISBN 978–2913955745)
  • La plus belle aven­ture du monde, suivi de Édith de la Héron­nière, Des pier­res pour mémoire, 2011, Éd. Iso­la­to (ISBN 978–2‑35448–020‑2)
  • À l’orée du pays fer­tile, 2011, Édi­tions Seghers (ISBN 978–2232123290). Œuvres poé­tiques complètes.
  • Méditer­ranées, 2013, coll. « Bouquins », Robert Laf­font (ISBN 978–2221124949). Réu­nit En chem­i­nant avec Hérodote, Prom­e­nades dans la Grèce antique, L’Été grec et Le Buveur d’hori­zon (inédit).
  • Trois méno­logues, 2014, Cheyne Édi­teur (ISBN 978–2‑84116–199‑7)
  • Le Géo­graphe des brindilles, 2018, Éd. Hozhoni (ISBN 978–2‑37241–047‑2)

Préfaces

  • Álkis Pier­rákos, Galerie Ate­lier, Toulouse (France),
  • Álkis Pier­rákos, Europalia 82, Brux­elles (Bel­gique),
  • Pein­tres et sculp­teurs grecs en France, Mai­son de l’Eu­rope à Paris, Paris (France),
  • Álkis Pier­rákos, dessins de 1949 à 1998, Athènes (Grèce), APOAP,
  • Francesca-Yvonne Caroutch, La ful­gu­rante épopée des Karma­pas, Ed. Dervy, 2000
  • Mau­rice Maeter­linck, La Vie de la Nature (La Vie des abeilles, L’In­tel­li­gence des fleurs, La Vie des ter­mites, La Vie des four­mis), Ed. Com­plexe, 1997 (ISBN 978–2870276693)
  • Philo­laos Sculp­tures, Itanos, Athènes, 2005, 224 p.

Traductions du grec moderne

  • Pan­delís Pre­v­elákis (1909–1986), Le Cré­tois, Gal­li­mard, 1962 (rééd. 1980).
  • Kós­tas Takht­sís (Costas Tak­t­sis, 1927–1988), Le Troisième Anneau, 1967, Gal­li­mard (rééd. 1981, coll. « Folio » avec une pré­face du tra­duc­teur (ISBN 978–2070372676))

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

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Marie-Christine Masset

Marie-Chris­tine Mas­set est née à Ruf­fec en Char­ente en 1961. Après avoir vécu au Maroc et en Suède, elle a longtemps habité près des Cévennes à Saint-Jean-de Buèges. Elle vit à présent à Mar­seille où elle enseigne les Let­tres. Bib­li­ogra­phie Bib­li­ogra­phie — Dia­clase de nuit, Hors-Jeu Édi­tions, 1994 — Parole Brûlée, L’Ar­bre à Paroles, Bel­gique, 1995 — L’Em­brasée, Édi­tions Jacques Bré­mond, 1998, prix Ilar­ie Voron­ca — Ile de ma nuit, Édi­tions Encres Vives, 2006 — Et pour­tant elle tourne, Poètes des Cinq Con­ti­nents, 2007 — Yaraan, Édi­tions La Porte, 2011 — L’Oiseau rouge, ver­sion bilingue, tra­duc­tion de l’anglais (USA) Andrea Moor­head, Edi­tions Oxy­bia, octo­bre 2020. Tra­duc­tion de l’anglais (Aus­tralie) — Kevin Gilbert, Le Ver­sant noir, Le Cas­tor astral, juin 2017. Tra­duc­tion de l’anglais (USA) • Gary Sny­der, Poème pour les oiseaux, Le Cas­tor Astral, 2023, Essai • D’une rive à l’autre, quand les poètes traduisent les poètes, édi­tion Tit­ul­li 2023, Antholo­gie. — Vis­ages de Poésie, antholo­gie, Jacques Basse, Raphaël de Sur­tis, 2009 — Vis­ages de Poésie Vague de poésie en Méditer­ranée, antholo­gie, Jacques Basse, Raphaël de Sur­tis, 2014 — Là où dansent les éphémères, 108 poètes d’aujourd’hui, réu­nie et présen­tée par Jean-Yves Reuzeau, Le Cas­tor astral, 2022. Livres d’artiste Avec Joëlle Jour­dan pho­tographe et plas­ti­ci­enne : — Entre feu et cri — Trêve lumineuse — Partage des eaux, Édi­tions Trou­vailles — Eau Con­stel­lée, 2009 Avec Marc Giai-Mini­et pein­tre, graveur, et dessi­na­teur : • Lac Eyre, Les édi­tions du nain qui tou­sse, 2014
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