Dominique Sampiero reconvertit l’espace intime de la dissidence !

Par |2023-02-06T18:30:29+01:00 5 février 2023|Catégories : Critiques, Dominique Sampiero|

« CE QUI EST TROP CLAIR en poésie relève d’un défaut tech­nique. »  D’emblée que faut-il enten­dre ou com­pren­dre par cette apos­tro­phe sin­gulière presque vin­dica­tive, lancée volon­taire­ment sur la page par l’éminent cri­tique Alain Bor­er dans sa pré­face ver­tig­ineuse du dernier recueil de Dominique Sampiero inti­t­ulé superbe­ment, INVENTAIRE DU VIDE COMME NEIGE ET FLEURS NON REPERTORIEES dont le titre cir­cu­laire autant que dynamique laisse entrevoir une nou­velle tonal­ité dans l’œuvre déjà con­sid­érable de l’écrivain-poète.

« CE QUI EST TROP CLAIR » en effet n’exerce pas la fas­ci­na­tion, sauf d’une lumi­nosité tran­scen­dante mais de toute évi­dence hypothé­tique  – et qui laisse entrevoir par­fois une véri­ta­ble fragilité ver­bale dont l’inspiration est sou­vent fau­tive et grande­ment  fugi­tive, qui vient cor­ro­bor­er l’idée, (dans un autre sens cette fois-ci) qu’il existe en amont une « poésie au ras des pâquerettes », une fleur pour­tant fort jolie et avenante, ce que je con­firme d’ailleurs par l’expérience cri­tique, qui est la mienne depuis de nom­breuses années. Mais Alain Bor­er dont on con­naît les sub­til­ités lin­guis­tiques autant que les tours de passe passe, et qui ne s’attache guère aux pré­sup­posés rétablit aus­si –là – une part de vérité ! « Dominique Sampiero écrit en état d’ivresse ». Là encore la for­mule pour­rait se révéler acca­blante si elle n’était pas sous-ten­due ou super­posée à un imag­i­naire fécond et fécondé par quelques astres cachés ; mag­iques ? Pour celles et ceux qui con­nais­sent un tant soit peu l’œuvre de Dominique Sampiero, de nom­breux écueils devront être évités. On pour­ra tou­jours affirmer que l’œuvre de Sampiero, mais de manière tout de même un peu facile, puise aux con­fins d’un cer­tain lyrisme tardif tant la valeur ajoutée de la syn­taxe poé­tique, par­tielle­ment vécue comme une incursion/conversion, délim­ite l’idée d’une poésie réfrac­taire à toute sortes « d’endormissement » et qui n’est nulle­ment « le jeu réd­hibitoire », d’une human­ité « souil­lée » par le des­tin, dont le poète se fait fort depuis des lus­tres de recou­vrir les traces. 

Dominique Sampiero, Inven­taire du vide comme neige et fleurs non réper­toriées, Edi­tions Cor­levour144pages, 18 euros.

Nul trav­es­tisse­ment en vérité, Dominique Sampiero est un poète « cash ». « Il trans­gresse savam­ment mais inno­cem­ment. Le lan­gage est un vais­seau et le poète son pirate, son pire acte. » (P.8) De quoi en effet tomber à la ren­verse ! Tant l’intrusion du cri­tique engage à la plus grande pru­dence de lec­ture. « Que je sois vivant ou mort, je suis en face d’un réel qui organ­ise mes absences passées et à venir ». (P.9) Je reprendrais cette for­mule plus tard tant elle me parait essen­tielle dans la com­préhen­sion du présent ouvrage.

Chez Sampiero, vouloir vivre est une con­tra­dic­tion différée !

Ain­si le ton est-il don­né, d’un « Homme Habité », qui se fiche pas mal « du vouloir vivre », à l’inverse de courir après une mort qu’il con­naît trop bien. Car le poète sem­ble éprou­ver la vie comme une mort presque cer­taine ou bien alors d’écrire for­tu­ite­ment et dis­crète­ment que la mort elle-même est plus réelle que la vie. Non qu’il faille croire que toute mort, détru­it toutes formes d’illusions sec­ondaires et pas­sagères, mais plutôt qu’elle trou­ve la vie ridicule par­fois et soudaine­ment obsolète, dès lors que l’on côtoie allè­gre­ment ses « pro­pres cadavres ambu­lants ». « Le Réel est une croy­ance – jusqu’au jour où il cogne ». (P.9) Et lorsqu’il se met à cogn­er (dur), c’est tout un monde, le monde, qui s’étiole et se frac­ture… Aus­si envers et con­tre tout, le poète n’est jamais dupe, « son Réel », ne ressem­ble à aucun autre, il est LUI – et même « si le vaste reste sim­ple » ; pourquoi en serait-il être autrement d’ailleurs ? Nul besoin de clô­ture fac­tice et inutile afin de trou­ver le bon refuge à la survie. « L’inachevé respire entre les cail­loux d’un repos imag­i­naire ». (P.13) Belle con­tra­dic­tion une fois de plus, qui se veut à la fois remède et poi­son, re-com­mence­ment et pour­risse­ment. Or Dominique Sampiero a appris a dompter les élé­ments, au « cœur » d’une sagesse impéné­tra­ble, celle qui ne trompe pas sur le sens du monde, prob­a­ble et improb­a­ble, ouvert et fer­mé, mais jamais vrai­ment tout-à-fait-ami­cal. Ici on ne se sou­vient que des cail­loux, érigés mal­adroite­ment en « pierre tombale », mais méfions-nous là encore de ce qui ressem­ble à une som­bre invi­ta­tion ! « Ici on se sou­vient des voy­ages sous le ciel et du corps archaïque du désir ». (P.15) Car chez LUI, le corps reste un absolu à con­quérir ; par le désir alors ? Fut-il volon­taire­ment archaïque. Eh bien pas sûr juste­ment ! Pour Sampiero, le désir n’est pas néces­saire­ment une juste révéla­tion de l’entendement Hégélien, oserais-je dire, mais plutôt le con­traire admis­si­ble d’un faux con­sen­te­ment « qui se pose sur les mains ». A ce stade on pour­ra tou­jours penser que « Par ce ralen­ti de l’invisible et du cri, le ciel et la boue se marou­flent l’un con­tre l’autre puis, médités à l’envers, se sou­vient de quelque chose sans arriv­er à le nom­mer ». (‘P19), car si l’approche encom­brée de l’Autre ne sem­ble pas très loin, les références sont nom­breuses dans ce recueil de la présence humaine même intel­ligem­ment cam­ou­flée, le dehors dans le dedans sem­ble vouloir faire excep­tion. « Le chant est resté figé sur place, ahuri de lucid­ité.» (P.20) et plus loin encore, « J’ai vécu un mot qui a crevé mon espace d’un trou noir. Que je sois vivant ou mort, je suis en face d’un réel qui organ­ise mes absences passées et à venir ». (P.21) On peut alors con­sid­ér­er sans guère de con­tre-sens que le fameux trou noir con­sid­ère le Réel comme une acci­den­ta­tion inten­tion­nelle de la pen­sée tou­jours soli­taire et sans pour autant pré­ten­dre à une vacuité magis­trale, Ain­si il sem­ble presque évi­dent, « qu’une brèche dans l’écart se fis­sure pour appa­raître ».  Nous y sommes arrivés finale­ment ! « La fis­sure », est bien le « lieu de la mémoire » du poète – mais un tiers lieu.  Une friche qui ne demande qu’à être habitée, réha­bil­itée sans con­trainte. Les espaces naturels ont besoin d’une grande lib­erté pour exprimer leurs désac­cords.  « Fig­ure insoupçon­née, invéri­fi­able, dont nous sommes harcelés par l’intuition ». (P.25) Et cette intu­ition là n’a rien de vrai­ment solv­able, car elle agit en surim­pres­sion. Elle, ne fait que gliss­er lente­ment, afin de don­ner nais­sance au risque. Et la réponse est don­née de manière presque bru­tale, « Quel démon mal foutu nous fait croire que les cail­loux de l’invisible nous lapi­dent à chaque fois que nous dou­tons ? » (P.26) 

Toute grâce même révélée demeure abstraite et insondable !

Et Sampiero, con­naît bien tous ces démons, il en a fait l’inventaire laborieux tout au long de son œuvre, à tel point que l’on peut croire naïve­ment que le poète ne doute de plus rien comme « une grâce du psaume blanc » (P.27)  écrit-il comme une sorte d’avertissement et de pleine cer­ti­tude. Qu’est-ce donc que cette grâce là, dont le sens orig­inel n’est pas com­plète­ment révélé et encore moins en adéqua­tion avec le ciel ? La grâce pour Sampiero est un arté­fact ou tout bon­nement une vit­re sans tain, « sans rédemp­tion ». « Met­tre debout un champ ne prou­ve rien d’autre que le pas­sage qu’il ouvre dans son for­mat », (P.28) « On l’éventre jusqu’au suin­te­ment, on attend de voir per­ler le goutte à goutte de l’instant » (P.29). Ou bien encore, « En lacérant le papi­er, on se libère de tous les livres écrits en trop »  (P.29) — un sac­ri­fice en quelque sorte « sans le regard de Dieu ». Ici la con­science s’avère ful­gu­rante, car elle finit par cogn­er dur dans l’imaginaire du poète. Elle ne le lâche pas ! Le poète devient la proie de sa pro­pre han­tise com­pul­sive et rongeuse de l’intérieur comme de l’extérieur, il peut à peine la nom­mer, encore moins la dis­soudre dans l’oubli. « Comme d’une phrase capa­ble de nous guérir de la car­na­tion » (P.30), « ce tutoiement en forme de miroir, vers l’inconnu, cette deux­ième peau que l’infini a déposée ici pour nous, en atten­dant d’en savoir plus défini­tive­ment » (P.34). Comme « une grâce réfrac­taire aux évangiles » (P.34). Sampiero lui n’a jamais con­nu la grâce, elle ne lui a jamais été promise ou accordée, au même titre que ce tutoiement presque indi­ci­ble, dans lequel le poète aimerait se récon­forter, ou du-moins se con­forter un peu face au monde qui lui échappe encore et encore ! Un monde qui par­fois prend l’apparence de la traitrise, car il n’a rien à offrir de claire­ment appar­ent, « Ni ange, ni dieu, juste une couleur cher­chant un cen­tre, le révélant à l’intérieur de celui qui la scrute. » (P.35). Or cette couleur, n’est pas claire­ment don­née, elle fait défaut à l’adhérence du poète à son monde, une couleur finale­ment qui se cherche dans un trou noir, sans être capa­ble à un moment don­né de la quête d’exprimer « sa pleine puis­sance », car de l’existant, elle ne sait rien d’autre que « la sor­tie du corps avant le corps » (P.37), le  corps impos­si­ble à expulser, qui va du dehors au-dedans et du dedans au dehors, presque incon­sciem­ment ; rivé à toute forme d’enfermement.

Cette fois-ci le tour est joué presque malencontreusement ! 

Aus­si toute la com­plex­ité du présent recueil vient du fait qu’il ne révèle rien d’autre qu’un exis­tant inachevé, que le poète a lui-même souhaité pour se dédouan­er de son ivresse per­pétuelle et inas­sou­vie. Une drôle  de mise en scène de l’inconscient poé­tique, où la métaphore joue inévitable­ment un dou­ble jeu. Une métaphore presque sournoise, qui a elle-même choisi son for­mat, sans se souci­er du récep­ta­cle. « Si nous. Si seuls » (P.40) affirme encore le poète qui a fini par renon­cer. « Nous sommes infirmes, et infi­nis. Nous boitons entre le néant et le ciel, le mon­stre et le saint, la flaque et l’étoile » (P.41). Or le boi­teux, n’est-il celui pas cet être mau­dit dans le monde d’avant et dans celui  d ‘après, et qui porte en lui le revers de l’existence malchanceuse, comme un som­bre arti­fice, auquel le poète ne peut pas don­ner de nom. Et même si l’œuvre nous épuise et nous façonne » (P.42) nous per­met –elle finale­ment de rester debout, dans la plus « élé­gante  dig­nité » ? On peut en effet en douter….

Présentation de l’auteur

Dominique Sampiero

Dominique Sampiero est né dans l’Avesnois, région de prairie, de forêt, de bocage du Nord de la France, l’hiver où l’abbé Pierre lance son appel pour les sans-logis, quelques jours après la mort de Matisse et le même mois que la démis­sion de Mar­guerite Duras du Par­ti Communiste.

Insti­tu­teur et directeur en école mater­nelle à par­tir de 1970 et pen­dant une ving­taine d’années, mil­i­tant des péd­a­go­gies Freinet, Montes­sori, Rudolph Stein­er et de la pen­sée human­iste de Françoise Dolto, il démis­sionne de l’Education nationale en 2000 pour se con­sacr­er entière­ment à l’écriture.

Poète (Prix Gan­zo 2014 pour La vie est chaude, édi­tions Bruno Doucey et pour l’ensemble de son œuvre), romanci­er (Le rebu­tant, Gal­li­mard, prix du roman Pop­uliste 2003), auteur de livres jeuness­es (P’tite mère, Prix sor­cière 2004) mais aus­si scé­nar­iste (Ça com­mence aujourd’hui, Prix inter­na­tion­al de la cri­tique à Berlin, et Holy Lola, deux films réal­isés par Bertrand Tav­ernier) auteur de théâtre (Tchat­Land / Le bleu est au fond) et réal­isa­teur de courts métrages (La dormeuse / On est méchant avec ceux qu’on aime), il reste pro­fondé­ment attaché à sa région natale et une grande par­tie de son écri­t­ure par­le de la lumière des paysages et des vies minus­cules en lutte avec leur pro­pre silence et l’oubli.

Son dernier roman Le sen­ti­ment de l’inachevé paru en Avril 2016 chez Gal­li­mard est une plongée dans l’enfance à tra­vers laque­lle il racon­te une his­toire d’amour qui lais­sera une empreinte forte dans son élan vers l’écriture. La petite fille qui a per­du sa langue (Gal­li­mard jeunesse Giboulées. Illus­tra­tions Bruno Liance ) a été écrit avec des enfants en dif­fi­culté sco­laire. Les édi­tions de la Rumeur Libre ont pub­lié le pre­mier tome de l’ensemble de ses textes poétiques.

Pho­to de Jacques Van Roy.

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Jean-Luc Favre-Reymond

Jean-Luc Favre-Rey­mond est né le 19 octo­bre 1963 en Savoie. Il pub­lie son pre­mier recueil de poésie à l’âge de 18 ans à compte d’auteur, qui sera salué par Jean Guirec, Michel Décaudin, et Jean Rous­selot qui devien­dra naturelle­ment son par­rain lit­téraire auprès de la Société des Gens de Let­tres de France. Il com­mence dès 1981, à pub­li­er dans de nom­breuses revues de qual­ité, Coup de soleil, Paroles d’Aube, Artère etc. Il est alors dis­tin­gué à deux repris­es par l’Académie du Disque de Poésie, fondée par le poète Paul Cha­baneix. Il ren­con­tre égale­ment à cette époque, le cou­turi­er Pierre Cardin, grâce à une série de poèmes pub­liés dans la revue Artère, con­sacrés au sculp­teur Carlisky, qui mar­quera pro­fondé­ment sa car­rière. Il se fait aus­si con­naître par la valeur de ses engage­ments, notam­ment auprès de l’Observatoire de l’Extrémisme dirigé par le jour­nal­iste Jean-Philippe Moinet. Bruno Durocher, édi­tions Car­ac­tères devient son pre­mier édi­teur en 1991, chez lequel il pub­lie cinq recueils de poésie, salués par André du Bouchet, Claude Roy, Chris­t­ian Bobin, Jacque­line Ris­set, Bernard Noël, Robert Mal­let etc. Ancien col­lab­o­ra­teur du Cen­tre de Recherche Imag­i­naire et Créa­tion de l’université de Savoie (1987–1999) sous la direc­tion du pro­fesseur Jean Bur­gos où il dirige un ate­lier de recherche sur la poésie con­tem­po­raine. En 1997, il fonde la col­lec­tion les Let­tres du Temps, chez l’éditeur Jean-Pierre Huguet implan­té dans la Loire dans laque­lle il pub­lie entre autres, Jean Orizet, Robert André, Sylvestre Clanci­er, Jacques Ancet, Claude Mourthé etc. En 1998, pub­li­ca­tion d’un ouvrage inti­t­ulé « L’Espace Livresque » chez Jean-Pierre Huguet qui est désor­mais son édi­teur offi­ciel, qui sera unanime­ment salué par les plus grands poètes et uni­ver­si­taires con­tem­po­rains et qui donne encore lieu à de nom­breuses études uni­ver­si­taires en rai­son de sa nova­tion. Il a entretenu une cor­re­spon­dance avec Anna Marly, créa­trice et inter­prète du « Chants des par­ti­sans » qui lui a rétrocédé les droits de repro­duc­tion et de pub­li­ca­tion pour la France de son unique ouvrage inti­t­ulé « Mes­si­dor » Tré­sori­er hon­o­raire du PEN CLUB français. Col­lab­o­ra­teur ponctuel dans de nom­breux jour­naux et mag­a­zines, avec des cen­taines d’articles et d’émissions radio­phoniques. Actuelle­ment mem­bre du Con­seil Nation­al de l’Education Européenne (AEDE/France), Secré­taire général du Grand Prix de la Radiod­if­fu­sion Française. Chercheur Asso­cié auprès du Cen­tre d’Etudes Supérieures de la Lit­téra­ture. Col­lab­o­ra­teur de cab­i­net au Con­seil Départe­men­tal de la Savoie. Auteur à ce jour de plus d’une trentaine d’ouvrages. Traduit en huit langues. Prix Inter­na­tion­al pour la Paix 2002

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