Dominique Sampiero : Lettre de verre est le poème

Par |2021-05-25T11:14:30+02:00 6 mai 2021|Catégories : Dominique Sampiero, Rencontres|

Le verre, on voit à tra­vers, au point de ne plus le voir, tant il est immergé dans le quo­ti­di­en. Matéri­au banal, usuel, utile, sa trans­parence se dou­ble d’in­vis­i­bil­ité. Pour­tant, on peut  voir dans cette présence qui n’oc­culte pas le monde mais au con­traire le révèle, le dévoile, laisse transparaître des con­tours perçus à tra­vers ce prisme révéla­teur, une analo­gie avec le poème. D’ailleurs, il est cer­tain qu’on écrit les poèmes avec des let­tres de verre. Entre déliés et arrêtes, entre aplats translu­cides et arrondis de couleurs, une archi­tec­ture du silence ouvre sur toutes les com­bi­na­toires du sens, qui appa­rais­sent et dis­parais­sent dans ce jeu d’om­bre et de lumière. Let­tre de verre est le poème, celui de Dominique Sampiero, qui a porté  et réal­isé l’an­tholo­gie Le Désir de la let­tre née de cette ren­con­tre avec le design­er Jean-Bap­tiste Sib­ertin-Blanc à qui l’on doit ces Let­tres de verre1, et le Musverre, Musée du verre de la région du Nord. Il a répon­du à nos ques­tions, en toute transparence.

Pou­vez-vous nous par­ler de ce pro­jet du Musée du verre ? Com­ment est-il né et com­ment sa réal­i­sa­tion a‑t-elle été possible ?
Voilà plus de trente ans que je m’intéresse à ce musée implan­té dans l’Avesnois, à Sars Poter­ies, entre Avenes-sur-Helpe et Maubeuge (à une heure en voiture de Lille et de Brux­elles) et à cette mémoire des maitres ver­ri­ers. Il me sem­blait intéres­sant de con­fron­ter l’onirisme du verre à l’onirisme de l’écriture poétique.

La Vie rêvée du verre, per­for­mance lec­ture, con­tre­basse portée par Dominique Sampiero et Pierre Badaroux.

J’ai con­nu per­son­nelle­ment son fon­da­teur, le prêtre sécu­lar­isé Louis Méri­aux, et il me sem­blait que cet homme engagé dans son pro­jet aurait aimé associ­er la poésie. Il m’intimidait trop et je n’ai pas osé lui pro­pos­er de son vivant.
Un jour, dans les années 60, Louis boit chez une de ses paroissi­ennes dans un verre de vin dont le pied est un verre à goutte. Il s’étonne de la symétrie de cet objet étrange et s’interroge. La femme, petite fille de maître ver­ri­er, lui répond : « C’est un bousil­lé ! Les maitres ver­ri­ers de l’atelier de Sars-Poter­ies avaient le droit de gâch­er, de « bousiller » du verre pour eux pen­dant la pause-déje­uner pour s’entrainer ».

Ils ont fait de cette per­mis­sion un moment de créa­tion et d’affrontement entre leurs savoir-faire. C’est à celui qui inven­terait le plus bel objet. Joignant la parole aux actes, cette dame grimpe au gre­nier et descend un car­ton plein : encriers revanche, coupe à fruits, lam­pes, canne de verre… Louis Méri­aux décou­vre une col­lec­tion hal­lu­ci­nante d’objets col­orés d’une grande beauté et inven­tiv­ité, entre l’art naïf et l’art brut, inclass­able en fait.

 

Dans l’enthousiasme de sa trou­vaille, il crée une asso­ci­a­tion, col­lecte un nom­bre impor­tants de ces réal­i­sa­tions et décide de rou­vrir d’anciens ate­liers pour des démon­stra­tions de souf­flage avec d’anciens ver­ri­ers en retraite. Il va plus loin. Après un sym­po­sium sur le verre réu­nis­sant des artistes du monde entier dans ce minus­cule vil­lage de l’Avesnois ( 1486 habi­tants ), il obtient du Con­seil Général une bourse per­me­t­tant de met­tre en rési­dence un artiste du verre pen­dant un an.

Jean-Bap­tiste Sib­ertin-Blanc, Let­tres de verre, une éclipse de l’ob­jet, Bernard Chau­veau, 2021, 20 €.

C’est ain­si que va se créer une col­lec­tion con­tem­po­raine d’œuvres en verre, unique en Europe. Au début, instal­lé dans une anci­enne mai­son de maître, le musée va se déplac­er dans une nou­velle bâtisse con­stru­ite en pierre bleue et que vous pou­vez vis­iter aus­si virtuelle­ment sur son blog et sa page Face­Book, le MusVerre.

Lette “L”, Le Désir de la let­tre, antholo­gie dirigée par 
Dominique Sampiero et Jean-Bap­tiste Sibertin-Blanc, 
Bernard Chau­veau, 2021, 10 €. © Karine Faby.

Let­tre “N”, Le Désir de la let­tre, antholo­gie dirigée par 
Dominique Sampiero et Jean-Bap­tiste Sibertin-Blanc, 
Bernard Chau­veau, 2021, 10 €. © Karine Faby.

Com­ment est venue cette idée de réalis­er des let­tres de verre, et une antholo­gie, pour accom­pa­g­n­er l’ouverture de ce lieu ? 
On a con­fié au design­er Jean-Bap­tiste Sib­ertin-Blanc le pro­jet de rési­dence 2020 et la créa­tion, sous le titre « l’éclipse de l’objet », d’un alpha­bet de verre. Eléonore Peretti, la nou­velle direc­trice du MusVerre a eu l’idée de m’associer à la rédac­tion du cat­a­logue et l’a pro­posé au design­er qui a accep­té. J’ai donc suivi JBSB pen­dant un an à tra­vers toute la France dans les ate­liers des maitres ver­ri­ers pour faire leurs por­traits. Il s’agissait dans cette réal­i­sa­tion de met­tre en œuvre les qua­tre tech­niques fon­da­men­tales du verre : le souf­flage, le bom­bage, le chalumeau et la cire per­due. Et d’en par­ler dans les pages du catalogue.
M’est venue l’idée d’une antholo­gie poé­tique comme un cadeau à faire aux vis­i­teurs de cette expo­si­tion et à l’équipe du musée. Les poètes que j’ai invités ont reçu 10 exem­plaires en droits d’auteur et ont joué le jeu avec tal­ent et générosité. L’ensemble a été pub­lié en co édi­tion avec le MusVerre et Bernard Chau­veau éditeur.
Il me sem­ble évi­dent de faire un par­al­lèle entre les souf­fleurs de mots et les souf­fleurs de verre. Souf­fleurs d’images, de sens, d’un rap­port de dif­frac­tion au silence, à la lumière. Je suis con­va­in­cu que les poètes et écrivains ont quelque chose à apporter à la vie de ce musée en croisant leurs regards, leurs lectures.
Par­lez-nous de votre région, le Nord, et de ce que peut apporter un tel endroit à la vie et à l’économie locales ?

Le Désir de la let­tre, antholo­gie dirigée par Dominique Sampiero et Jean-Baptiste 
Sib­ertin-Blanc, Bernard Chau­veau, 2021, 10 €.

Pour le Nord, je ne sais pas, mais pour l’Avesnois, qui est au Nord du Nord, à quelques pas de la fron­tière belge, et dont l’économie jadis tour­nait autour de la poterie, du tis­sage et du souf­flage de verre, oui, il y a un enjeu extra­or­di­naire à associ­er tourisme et culture.

Let­tre “E”, Le Désir de la let­tre, antholo­gie dirigée par 
Dominique Sampiero et Jean-Bap­tiste Sibertin-Blanc, 
Bernard Chau­veau, 2021, 10 €. © Karine Faby.

Let­tre “Y”, Le Désir de la let­tre, antholo­gie dirigée par 
Dominique Sampiero et Jean-Bap­tiste Sibertin-Blanc, 
Bernard Chau­veau, 2021, 10 €. © Karine Faby.

Dans ce paysage de bocages et de haies vives, ardois­es, briques et pier­res bleues, il y a des endroits chargés d’histoire (nais­sance du pre­mier Mai avec la fusil­lade de Four­mies) à con­di­tion de ne pas s’enfermer non plus dans une nos­tal­gie passéiste. La ques­tion est de dynamiser cette vie rurale et de dévelop­per des pro­jets de rési­dences d’artistes pour refaire le lien entre rural­ité et cul­ture. Il y a du pain sur la planche pour les vingt années à venir.
Est-ce que la matière du quo­ti­di­en tient une grande place dans votre poésie ? 
Le quo­ti­di­en est le point d’ancrage et de men­ace du poème. Tout pour­rait recou­vrir, endormir, ensevelir, anéan­tir, étouf­fer, scléros­er, bâil­lon­ner l’acte d’écriture dans une région où si peu de gens lisent et s’intéressent à l’art ou à la littérature.
Mais juste­ment le poème est une sorte de levi­er. En marchant ici, entre les hori­zons qui ont inspiré telle­ment de pein­tres fla­mands par des occlu­sions de lumières, des jeux d’apparition, de dis­pari­tion, on revit une sorte de quête ini­ti­a­tique : quand je marche et que mon regard se love dans un cer­cle de plusieurs kilo­mètres, je fais l’expérience char­nelle du centre.
L’autre vis­age du quo­ti­di­en s’illustre à tra­vers les car­ac­tères et les vis­ages des gens d’ici. J’ai fait plusieurs por­traits de ces vies minus­cules comme l’écrivait Pierre Michon, parce que j’y trou­ve juste­ment une rup­ture avec le quo­ti­di­en. Cer­tains de ces êtres sont des per­son­nages de fic­tion dans leur vie de tous les jours. Il se dégage une vio­lence poé­tique brute de leur rap­port au monde qui me fascine. Leur sen­si­bil­ité ne trou­ve pas les mots ni leurs émo­tions mais leurs actes oui. Il y a chez cer­tains d’entre eux et dans leur rap­port à la terre ou à leurs voisins, plus de poésie enfouie que dans tous les livres du monde. C’est comme un texte silen­cieux à déchiffr­er au quo­ti­di­en dans leur vie de taiseux. Une sorte d’histoire enfouie à côté de la Grande His­toire dont le poème tente par­fois l’esquisse.

La vie rêvée du verre, per­for­mance lec­ture — con­tre­basse portée par Dominique Sampiero et Pierre Badaroux.

Pensez-vous que l’on puisse affirmer qu’il existe des choses banales ? L’écriture ne révèle-t-elle pas la magie en chaque chose ? 
Banal, éty­mologique­ment, sig­ni­fie : qui appar­tient au seigneur et dont l’usage est imposé à ses sujets moyen­nent rede­vance… La réponse est donc dans la ques­tion. Oui, nous sommes tous dans cette banal­ité qui nous aliène au tra­vail, à l’argent, aux droits et devoirs de la démocratie…
De plus en plus, avec les cat­a­stro­phes et révoltes de ces vingt dernières années, regardez com­ment la colère des gilets jaunes a été cassée, vio­len­tée, j’ai la sen­sa­tion d’appartenir aux maîtres de notre époque, c’est-à-dire, la classe poli­tique. Et que je dois pay­er le prix fort pour m’en libér­er. Mon écho à moi, c’est le poème.

Dominique Sampiero, Je suis un paysage.

L’écriture ne révèle aucune magie mais au con­traire libère de toutes les illu­sions et magies alié­nantes. C’est le réel absolu de cette libéra­tion. Celui qui écrit ne s’appartient plus, n’appartient pas à lui-même, ni à aucune ban­nière. Il s’en remet au flux de la langue et d’une pen­sée à laque­lle, à chaque ligne, il assiste à l’apparition.
Le JE est un autre de Rim­baud est une expéri­ence qui human­ise et déshu­man­ise en même temps. C’est l’expérience d’une soli­tude dont l’essence même est de m’inventer infin­i­ment « autre et avec », « dans et en dehors du temps », de descen­dre dans le noy­au pour remon­ter dans la chute des con­tours, en accueil, en empathie avec tout ce qui n’est pas moi et pour­tant me fonde.

Brut de poésie, avec Dominique Sampiero. Hom­mage au poète Ghérasim Luca TOI TU, long défer­lement amoureux de Dominique Sampiero fait par­tie d’un spec­ta­cle musi­cal avec Hen­ri et Sébastien Tex­i­er (Réveiller les vivants) poé­tique à la fois par son jazz et par son verbe. Jacques Bonaffé.

Note

  1. Jean-Bap­tiste Sib­ertin-Blanc est le créa­teur de cet alpha­bet de verre. Son livre, Let­tres de verre, une éclipse de l’ob­jet, paru aux édi­tions Bernard Chau­veau, a été réal­isé lors d’une rési­dence au MusVerre, où il a dévelop­pé un pro­jet réu­nis­sant verre et écri­t­ure, espace et archi­tec­ture. Il est accom­pa­g­né de textes de Jean-Bap­tiste Sib­ertin-Blanc, de l’artiste ver­ri­er Antoine Lep­er­li­er, du philosophe Jean-Luc Nan­cy, du typographe et directeur de l’Ate­lier nation­al de recherche typographique Thomas Huot-Marc­hand, de l’écrivain Dominique Sampiero et de por­traits de verriers.

 

Présentation de l’auteur

Dominique Sampiero

Dominique Sampiero est né dans l’Avesnois, région de prairie, de forêt, de bocage du Nord de la France, l’hiver où l’abbé Pierre lance son appel pour les sans-logis, quelques jours après la mort de Matisse et le même mois que la démis­sion de Mar­guerite Duras du Par­ti Communiste.

Insti­tu­teur et directeur en école mater­nelle à par­tir de 1970 et pen­dant une ving­taine d’années, mil­i­tant des péd­a­go­gies Freinet, Montes­sori, Rudolph Stein­er et de la pen­sée human­iste de Françoise Dolto, il démis­sionne de l’Education nationale en 2000 pour se con­sacr­er entière­ment à l’écriture.

Poète (Prix Gan­zo 2014 pour La vie est chaude, édi­tions Bruno Doucey et pour l’ensemble de son œuvre), romanci­er (Le rebu­tant, Gal­li­mard, prix du roman Pop­uliste 2003), auteur de livres jeuness­es (P’tite mère, Prix sor­cière 2004) mais aus­si scé­nar­iste (Ça com­mence aujourd’hui, Prix inter­na­tion­al de la cri­tique à Berlin, et Holy Lola, deux films réal­isés par Bertrand Tav­ernier) auteur de théâtre (Tchat­Land / Le bleu est au fond) et réal­isa­teur de courts métrages (La dormeuse / On est méchant avec ceux qu’on aime), il reste pro­fondé­ment attaché à sa région natale et une grande par­tie de son écri­t­ure par­le de la lumière des paysages et des vies minus­cules en lutte avec leur pro­pre silence et l’oubli.

Son dernier roman Le sen­ti­ment de l’inachevé paru en Avril 2016 chez Gal­li­mard est une plongée dans l’enfance à tra­vers laque­lle il racon­te une his­toire d’amour qui lais­sera une empreinte forte dans son élan vers l’écriture. La petite fille qui a per­du sa langue (Gal­li­mard jeunesse Giboulées. Illus­tra­tions Bruno Liance ) a été écrit avec des enfants en dif­fi­culté sco­laire. Les édi­tions de la Rumeur Libre ont pub­lié le pre­mier tome de l’ensemble de ses textes poétiques.

Pho­to de Jacques Van Roy.

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Carole Mesrobian

Car­ole Car­cil­lo Mes­ro­bian est poète, cri­tique lit­téraire, revuiste et per­formeuse. Elle pub­lie en 2012 Foulées désul­toires aux Edi­tions du Cygne, puis, en 2013, A Con­tre murailles aux Edi­tions du Lit­téraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sur­sis en con­séquence. En 2016, La Chou­croute alsa­ci­enne paraît aux Edi­tions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachd­jian par Van­i­na Pin­ter, Car­ole Car­ci­lo Mes­ro­bian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Flo­rence Laly, Chris­tine Tara­nov,  aux Edi­tions La chi­enne Edith. Elle est égale­ment l’au­teure d’Aper­ture du silence (2018) et Onto­genèse des bris (2019), chez PhB Edi­tions. Cette même année 2019 paraît A part l’élan, avec Jean-Jacques Tachd­jian, aux Edi­tions La Chi­enne, et Fem mal avec Wan­da Mihuleac, aux édi­tions Tran­signum ; en 2020 dans la col­lec­tion La Diag­o­nale de l’écrivain, Agence­ment du désert, paru chez Z4 édi­tions, et Octo­bre, un recueil écrit avec Alain Bris­si­aud paru chez PhB édi­tions. Elle par­ticipe aux antholo­gies Dehors (2016,Editions Janus), Appa­raître (2018, Terre à ciel) De l’hu­main pour les migrants (2018, Edi­tions Jacques Fla­mand) Esprit d’ar­bre, (2018, Edi­tions pourquoi viens-tu si tard), Le Chant du cygne, (2020, Edi­tions du cygne), Le Courage des vivants (2020, Jacques André édi­teur), Antholo­gie Dire oui (2020, Terre à ciel), Voix de femmes, antholo­gie de poésie fémi­nine con­tem­po­raine, (2020, Pli­may). Par­al­lèle­ment parais­sent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Cap­i­tal des mots, Poe­siemuz­icetc., Le Lit­téraire, le Salon Lit­téraire, Décharge, Tex­ture, Sitaud­is, De l’art helvé­tique con­tem­po­rain, Libelle, L’Atelier de l’ag­neau, Décharge, Pas­sage d’en­cres, Test n°17, Créa­tures , For­mules, Cahi­er de la rue Ven­tu­ra, Libr-cri­tique, Sitaud­is, Créa­tures, Gare Mar­itime, Chroniques du ça et là, La vie man­i­feste, Fran­copo­lis, Poésie pre­mière, L’Intranquille., le Ven­tre et l’or­eille, Point con­tem­po­rain. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Bris­si­aud, et des pré­faces de Mémoire vive des replis de Mar­i­lyne Bertonci­ni et de Femme con­serve de Bluma Finkel­stein. Auprès de Mar­i­lyne bertonci­ni elle co-dirige la revue de poésie en ligne Recours au poème depuis 2016. Elle est secré­taire générale des édi­tions Tran­signum dirigées par Wan­da Mihuleac.
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