Marilyne Bertoncini, La Noyée d’Onagawa

Par |2020-03-10T09:18:33+01:00 6 mars 2020|Catégories : Critiques, Marilyne Bertoncini|

Chant du silence du fond de l’eau, celui où divague le corps de la femme de Yasuo Taka­mat­su. Flux et reflux du lan­gage devenu poème, long dis­cours sur le vide lais­sé par la dis­parue, incom­préhen­sion face à la mort…

Écrire ceci, la dis­pari­tion, la mort, est une gageure, c’est la gageure, celle sur laque­lle s’édifie la lit­téra­ture : dire l’indicible, com­ment ? Ce qui échappe au lan­gage est ressen­ti, tout entier con­tenu dans cette immense émo­tion, qui sub­merge notre cœur comme le tsuna­mi la côte d’Oganawa lorsque nous lisons ce réc­it. Une vague gigan­tesque de cha­grin, d’interrogations et de peur, partagés, grâce à la poète et à ce don qu’elle con­fère au lan­gage de nous offrir les images, les couleurs de la cat­a­stro­phe, et même son odeur, celle de la mort, qui échappe à toute représen­ta­tion, à tout discours.

Chant, plainte, toile, poème, épopée, tout ceci, sous l’égide de l’épigraphe d’œuvre qui d’emblée énonce cette sidéra­tion de la dis­pari­tion et intro­duit un réc­it qui à par­tir de ce con­stat ten­tera d’ex­or­cis­er l’en­sevelisse­ment des êtres chers.

Mar­i­lyne Bertonci­ni, La Noyée d’Onagawa, 
Jacques André édi­teur, col­lec­tion Poésie XXI, 
2020, 50 pages, 12 €.

Noti­h­ng left but their name

LAURIE Ander­son, Life on a string

 

« Il ne reste que leur nom »… Ne demeure que la dis­pari­tion, reste à écrire là-dessus, là-dessous, à côté ou au-dessus, puisqu’il est impos­si­ble de racon­ter dedans, reste à combler ce vide lais­sé par “elle”. Le titre de L’œuvre dont est tiré l’exergue fait sens lui aus­si : “La vie est une chaîne”, cette froide fatal­ité de l’existence, car elle se ter­mine, à un bout de cette chaîne, par la mort…

 

Com­ment te trou­ver dans tout cet océan
En l’absence de ton chant
Ce thrène en traîne de sirène
L’écho muet du fond des mers
La trace des notes de silence

 

Il faut saluer le tra­vail de  la poète qui a organ­isé  la mise en page de manière puis­sante, en  lais­sant juste­ment  de l’espace à l’espace du vide, qui offre à la vacuité, à l’impuissance du lan­gage une ampli­tude d’apparaître,  flux et reflux des vagues vides elle aus­si, car elle ne ramè­nent pas le corps de la noyée. Le dessin des vers sur la page con­voque aus­si le cal­ligraphe, l’art visuel, comme chercher dans toutes les dimen­sions artis­tiques la trace de celle qui existe ailleurs, mais a échap­pé à la vue, au touch­er, à la matière, refus de cette fatal­ité de la mort, et ten­ta­tives de créer un dis­cours qui soit apte à ren­dre per­cep­ti­ble la présence de celle qui n’est plus vis­i­ble. Dis­crète­ment, le titre appa­raît sur la page suivante :

 

La Noyée d’Oganawa,
Rêver­ie poétique
Inspirée d’une dépêche de l’AFP

 

 

Une poésie nar­ra­tive, une nar­ra­tion poé­tique, ou bien les deux sans souci d’origine, ni de genre car la poésie ici racon­te plus que la prose, et les faits d’où est tiré le réc­it sont d’autant plus prég­nants que cette évo­ca­tion d’une réal­ité qui sert de cadre  minu­tieuse­ment étayé est sup­port à l’édification d’un dis­cours inédit, ouvert sur la poly­sémie per­mise par le tra­vail de/avec/sur/par la langue.

Tout est exact dans ce cadre dans lequel s’enracine le poème, un tour de force encore, la dimen­sion illo­cu­toire de tout texte poé­tique est présente à côté  de l’évocation du réel qui n’est pas relégué au sec­ond rang ou bien sujet à cau­tion, comme dans tout poème, mais qui sert de socle, de sup­port au poème.

Champs séman­tiques, jeu avec l’espace scrip­tur­al, tout est orchestré avec mesure,

 

Tout glisse
L’eau lisse les os blancs

Les sons
S’éclipsent

 

comme le calme après la cat­a­stro­phe, le déroulé des pages  blanc cassé légères et la dis­po­si­tion parci­monieuse des poèmes. Une musique, un chant, un champ de ruines, comme si des bribes de l’horreur restaient, seule­ment, et cette ten­ta­tive du dire qui s’égrène au gré des pages, vague après vague, cri après cri, tenu là, dans ce mutisme de la mort dont la puis­sance saisit jusqu’aux larmes tant est vivante, présente, la dis­parue, tant elle prend épais­seur grâce à ce chant du silence.

Le jeu avec le blanc, vide, silen­cieux, de la page, rythme, ponctue, et sig­ni­fie. On sent le souf­fle de la défla­gra­tion, on lit le choc, on pèse le poids du silence, on reçoit les ten­ta­tives du dire, et surtout l’émotion immense que cet ensem­ble laisse émerg­er en nous. Il la cherche, comme un homme cher­chant une femme, sa femme, et sa sidéra­tion, au sens éty­mologique du mot, guide Mar­i­lyne Bertonci­ni, motive le tout sig­nifi­ant de ceci, cette cathé­drale où prie l’humanité, face à la mort, la Lit­téra­ture. Face au vide, l’écri­t­ure, l’art peut peut-être restituer un lieu, un endroit où exis­tent les dis­parus, autrement, mais là. Le rythme devient incan­ta­tion, et dans le ressac du poème la femme peut-être appa­raî­tra, par­mi les fan­tômes, dans les blancs, à tra­vers les vers dont la puis­sance évo­ca­toire s’op­pose à la mort. 

Poly­sémie, plu­ral­ité de références, du mythe aux grands gen­res, des fig­ures sym­bol­iques aux textes fon­da­teurs, il y a dans La Noyée d’Oganawa un réseau de références qui dis­ent la per­ma­nence de ces ten­ta­tives du texte, de l’art, de la musique con­vo­quée par le para­texte, par la récur­rence de cette pré­ci­sion topographique “Sur la côte ori­en­tale”, fig­ure anaphorique en début de poèmes qui agit comme un refrain et rythme l’ensem­ble, et par l’évocation d’Eurydice,  aus­si. Tout ceci donne à voir, à enten­dre, à com­pren­dre ce qui se dérobe, la dis­pari­tion, la mort, mais ouvre à des per­cep­tions autres, à un endroit où appel­er les dis­parus n’est plus vain. Trappes, ce qu’on ne peut racon­ter, ce qui s’engloutit dedans, sauf à tiss­er ce réseau des  plu­ral­ités ances­trales de ten­ta­tives qui ont étayé la lit­téra­ture, et la musique, et la pein­ture (la puis­sance en cela de la poésie de Mar­i­lyne Bertonci­ni à créer des images est remar­quable). Eury­dice, cette fig­ure mythique, qui vient en dernière page clore le poème, comme sym­bole de ceci,  la dis­pari­tion, la mort, comme une manière de dire que tou­jours on ne vit plus, à un moment, il existe cette sidéra­tion de la ces­sa­tion et cette impos­si­bil­ité de racon­ter ceci, mais aus­si cette recherche sans relâche d’un vecteur artis­tique ouvre à l’ap­préhen­sion des dimen­sions invisibles.

 

Sur la côte orientale
du japon:
O WA
NA GA 
désormais
à jamais
mar­quée du noir signe d’Orphée,
nageant sous l’océan pour délivrer
de son enfer marin
Eurydice
noyée.

 

On peut lire tout ceci dans La Noyée d’Oganawa, on peut en mesur­er la portée, tant est épais ce récit/poème. Mais aus­si, comme le souligne Xavier Bor­des dans sa belle pré­face, et il serait sage de ne pas l’oublier, il faut con­sid­ér­er ce livre comme un aver­tisse­ment. Les traits prég­nants de réal­isme que restitue Mar­i­lyne Bertonci­ni dans l’évocation des lieux, dans les détails  soigneuse­ment rap­portés, de l’événement, ne lais­sent pas d’échappatoire pos­si­ble. Ce poème dit au lecteur com­bi­en il est dan­gereux de per­dur­er dans nos habi­tudes de vie, com­bi­en il est délétère de mal­traiter la terre comme nous le faisons depuis des lus­tres, com­bi­en nous sommes vul­nérables face aux cat­a­stro­phes, com­bi­en puis­sante est la nature, et frag­ile la vie, En cela, La Noyée d’Onagawa est un livre engagé, puis­sam­ment engagé, por­teur d’un mes­sage pour l’humanité. 

 

dans sa nef engloutie
vibrant   aimant     en mémoire     des
vivants
Ô      HOMME       AUM
O WA 
NA GA

 

Présentation de l’auteur

Marilyne Bertoncini

Mar­i­lyne Bertonci­ni : poète, tra­duc­trice (anglais-ital­ien), revuiste et cri­tique lit­téraire, mem­bre du comité de rédac­tion de la revue Phoenix, mène, avec Car­ole Mes­ro­bian, la revue numérique Recours au Poème, à laque­lle elle col­la­bore depuis 2013; et qu’elle dirige depuis 2016.

Autrice d’une thèse, La Ruse d’I­sis, de la Femme dans l’oeu­vre de Jean Giono, et tit­u­laire d’un doc­tor­at , elle a été vice-prési­­dente de l’association I Fioret­ti, pour la pro­mo­tion des man­i­fes­ta­tions cul­turelles au Monastère de Saorge (06) et mem­bre du comité de rédac­tion de la Revue des Sci­ences Humaines, RSH (Lille III). Ses arti­cles, essais et poèmes sont pub­liés dans divers­es revues lit­téraires ou uni­ver­si­taires, français­es et étrangères. Par­al­lèle­ment à l’écri­t­ure, elle ani­me des ren­con­tres lit­téraires, Les Jeud­is des Mots, à Nice, ou les Ren­con­tres au Patio, avec les édi­tions PVST?, dans la périphérie du fes­ti­val Voix Vives de Sète. Elle pra­tique la pho­togra­phie et col­la­bore avec des artistes, musi­ciens et plasticiens.

Ses poèmes sont traduits en anglais, ital­ien, espag­nol, alle­mand, hébreu, ben­gali, et chinois.

 

bib­li­ogra­phie

Recueils de poèmes

La Noyée d’On­a­gawa, éd. Jacques André, févri­er 2020

Sable, pho­tos et gravures de Wan­da Mihuleac, éd. Bilingue français-alle­­mand par Eva-Maria Berg, éd. Tran­signum, mars 2019

Memo­ria viva delle pieghe, ed. bilingue, trad. de l’autrice, ed. PVST. Mars 2019

Mémoire vive des replis, texte et pho­tos de l’auteure, éd. Pourquoi viens-tu si tard – à paraître, novem­bre 2018

L’Anneau de Chill­i­da, Ate­lier du Grand Tétras, mars 2018 (man­u­scrit lau­réat du Prix Lit­téraire Naji Naa­man 2017)

Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englouti, éd. Imprévues, mars 2017

La Dernière Oeu­vre de Phidias, suivi de L’In­ven­tion de l’ab­sence, Jacques André édi­teur, mars 2017.

Aeonde, éd. La Porte, mars 2017

La dernière œuvre de Phidias – 453ème Encres vives, avril 2016

Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique – Recours au Poème édi­teurs, mars 2015

 

Ouvrages col­lec­tifs

- Le Courage des vivants, antholo­gie, Jacques André édi­teur, mars 2020

- Sidér­er le silence, antholo­gie sur l’exil – édi­tions Hen­ry, 5 novem­bre 2018

- L’Esprit des arbres, édi­tions « Pourquoi viens-tu si tard » — à paraître, novem­bre 2018

- L’eau entre nos doigts, Antholo­gie sur l’eau, édi­tions Hen­ry, mai 2018

- Trans-Tzara-Dada – L’Homme Approx­i­matif , 2016

- Antholo­gie du haiku en France, sous la direc­tion de Jean Antoni­ni, édi­tions Aleas, Lyon, 2003

Tra­duc­tions de recueils de poésie

-Soleil hési­tant, de Gili Haimovich, éd. Jacques André (à paraître 2021)

-Un Instant d’é­ter­nité, bilingue (traduit en ital­ien) d’Anne-Marie Zuc­chel­li, éd. PVST, 2020

- Labir­in­to delle Not­ti (ined­i­to) nom­iné au Con­cor­so Nazionale Luciano Ser­ra, Ital­ie, sep­tem­bre 2019

- Tony’s blues, de Bar­ry Wal­len­stein, avec des gravures d’Hélène Baut­tista, éd. Pourquoi viens-tu si tard ? , mars 2020

- Instan­ta­nés, d‘Eva-Maria Berg, traduit avec l’auteure, édi­tions Imprévues, 2018

- Ennu­age-moi, a bilin­gual col­lec­tion , de Car­ol Jenk­ins, tra­duc­tion Mar­i­lyne Bertonci­ni, Riv­er road Poet­ry Series, 2016

- Ear­ly in the Morn­ing, Tôt le matin, de Peter Boyle, Mar­i­lyne Bertonci­ni & alii. Recours au Poème édi­tions, 2015

- Livre des sept vies , Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015

- His­toire de Famille, Ming Di, édi­tions Tran­signum, avec des illus­tra­tions de Wan­da Mihuleac, juin 2015

- Rain­bow Snake, Ser­pent Arc-en-ciel, de Mar­tin Har­ri­son Recours au Poème édi­tions, 2015

- Secan­je Svile, Mémoire de Soie, de Tan­ja Kragu­je­vic, édi­tion trilingue, Beograd 2015

- Tony’s Blues de Bar­ry Wal­len­stein, Recours au Poème édi­tions, 2014

Livres d’artistes (extraits)

Aeonde, livre unique de Mari­no Ros­set­ti, 2018

Æncre de Chine, in col­lec­tion Livres Ardois­es de Wan­da Mihuleac, 2016

Pen­sées d’Eury­dice, avec  les dessins de Pierre Rosin :  http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-pierre-rosin/

Île, livre pau­vre avec un col­lage de Ghis­laine Lejard (2016)

Pae­sine, poème , sur un col­lage de Ghis­laine Lejard (2016)

Villes en chantier, Livre unique par Anne Poupard (2015)

A Fleur d’é­tang, livre-objet avec Brigitte Marcer­ou (2015)

Genèse du lan­gage, livre unique, avec Brigitte Marcer­ou (2015)

Dae­mon Fail­ure deliv­ery, Livre d’artiste, avec les burins de Dominique Crog­nier, artiste graveuse d’Amiens – 2013.

Col­lab­o­ra­tions artis­tiques visuelles ou sonores (extraits)

- Damna­tion Memo­ri­ae, la Damna­tion de l’ou­bli, lec­­ture-per­­for­­mance mise en musique par Damien Char­ron, présen­tée le 6 mars 2020 avec le sax­o­phon­iste David di Bet­ta, à l’am­bas­sade de Roumanie, à Paris.

- Sable, per­for­mance, avec Wan­da Mihuleac, 2019 Galerie

- L’En­vers de la Riv­iera  mis en musique par le com­pos­i­teur  Man­soor Mani Hos­sei­ni, pour FESTRAD, fes­ti­val Fran­­co-anglais de poésie juin 2016 : « The Far Side of the Riv­er »

- Per­for­mance chan­tée et dan­sée « Sodade » au print­emps des poètes  Vil­la 111 à Ivry : sur un poème de Mar­i­lyne Bertonci­ni, « L’homme approx­i­matif » , décor voile peint et dess­iné,  6 x3 m par Emi­ly Walcker :

l’Envers de la Riv­iera  mis en image par la vidéaste Clé­mence Pogu – Festrad juin 2016 sous le titre « Proche Ban­lieue»

Là où trem­blent encore des ombres d’un vert ten­dre » – Toile sonore de Sophie Bras­sard : http://www.toilesonore.com/#!marilyne-bertoncini/uknyf

La Rouille du temps, poèmes et tableaux tex­tiles de Bérénice Mollet(2015) – en par­tie pub­liés sur la revue Ce qui reste : http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-berenice-mollet/

Pré­faces

Appel du large par Rome Deguer­gue, chez Alcy­one – 2016

Erra­tiques, d’ Angèle Casano­va, éd. Pourquoi viens-tu si tard, sep­tem­bre 2018

L’esprit des arbres, antholo­gie, éd. Pourquoi viens-tu si tard, novem­bre 2018

Chant de plein ciel, antholo­gie de poésie québé­coise, PVST et Recours au Poème, 2019

Une brèche dans l’eau, d’E­va-Maria Berg, éd. PVST, 2020

 

(Site : Minotaur/A, http://minotaura.unblog.fr),

(fiche biographique com­plète sur le site de la MEL : http://www.m‑e‑l.fr/marilyne-bertoncini,ec,1301 )

Autres lec­tures

Marilyne Bertoncini, Aeonde

Petit livret, grand livre. Encore une fois, après La dernière œuvre de Phidias, Mar­i­lyne Bertonci­ni fait appel à la dimen­sion mythique pour dire la con­di­tion humaine.

Les 101 Livres-ardoises de Wanda Mihuleac

Une épopée des ren­con­tres heureuses des arts Artiste inven­tive, Wan­da Mihuleac s’est pro­posé de pro­duire des livres-objets, livres d’artiste, livres-sur­prise, de manières divers­es et inédites où la poésie, le visuel, le dessin […]

Marilyne Bertoncini, Mémoire vive des replis

Un joli for­mat qui tient dans la poche pour ce livre pré­cieux dans lequel Mar­i­lyne Bertonci­ni fait dia­loguer poèmes et pho­togra­phies (les siennes) pour accueil­lir les frag­ments du passé qui affleurent dans les […]

Marilyne Bertoncini, Sable

Mar­i­lyne Bertonci­ni nous emmène vers la plage au sable fin, vers la mer et ses vagues qui dansent dans le vent pour un voy­age tout intérieur… Elle marche dans […]

Marilyne BERTONCINI, Mémoire vive des replis, Sable

Mar­i­lyne BERTONCINI – Mémoire vive des replis La poésie de Mar­i­lyne Bertonci­ni est sin­gulière, en ce qu’elle s’appuie fréquem­ment sur des choses matérielles, pour pren­dre essor, à la façon […]

Marilyne Bertoncini, La Noyée d’Onagawa

Chant du silence du fond de l’eau, celui où divague le corps de la femme de Yasuo Taka­mat­su. Flux et reflux du lan­gage devenu poème, long dis­cours sur le vide lais­sé par la […]

Marilyne Bertoncini, La noyée d’Onagawa

Cette suite poé­tique, à la con­struc­tion musi­cale, points et con­tre­points, boule­verse et inter­roge. Inspirée d’une dépêche d’AFP, elle fait osciller le lecteur entre plusieurs réal­ités, tem­po­ral­ités et espaces. Con­ti­nu­ité et rup­ture, matéri­al­ité et […]

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Carole Mesrobian

Car­ole Car­cil­lo Mes­ro­bian est poète, cri­tique lit­téraire, revuiste et per­formeuse. Elle pub­lie en 2012 Foulées désul­toires aux Edi­tions du Cygne, puis, en 2013, A Con­tre murailles aux Edi­tions du Lit­téraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sur­sis en con­séquence. En 2016, La Chou­croute alsa­ci­enne paraît aux Edi­tions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachd­jian par Van­i­na Pin­ter, Car­ole Car­ci­lo Mes­ro­bian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Flo­rence Laly, Chris­tine Tara­nov,  aux Edi­tions La chi­enne Edith. Elle est égale­ment l’au­teure d’Aper­ture du silence (2018) et Onto­genèse des bris (2019), chez PhB Edi­tions. Cette même année 2019 paraît A part l’élan, avec Jean-Jacques Tachd­jian, aux Edi­tions La Chi­enne, et Fem mal avec Wan­da Mihuleac, aux édi­tions Tran­signum ; en 2020 dans la col­lec­tion La Diag­o­nale de l’écrivain, Agence­ment du désert, paru chez Z4 édi­tions, et Octo­bre, un recueil écrit avec Alain Bris­si­aud paru chez PhB édi­tions. Elle par­ticipe aux antholo­gies Dehors (2016,Editions Janus), Appa­raître (2018, Terre à ciel) De l’hu­main pour les migrants (2018, Edi­tions Jacques Fla­mand) Esprit d’ar­bre, (2018, Edi­tions pourquoi viens-tu si tard), Le Chant du cygne, (2020, Edi­tions du cygne), Le Courage des vivants (2020, Jacques André édi­teur), Antholo­gie Dire oui (2020, Terre à ciel), Voix de femmes, antholo­gie de poésie fémi­nine con­tem­po­raine, (2020, Pli­may). Par­al­lèle­ment parais­sent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Cap­i­tal des mots, Poe­siemuz­icetc., Le Lit­téraire, le Salon Lit­téraire, Décharge, Tex­ture, Sitaud­is, De l’art helvé­tique con­tem­po­rain, Libelle, L’Atelier de l’ag­neau, Décharge, Pas­sage d’en­cres, Test n°17, Créa­tures , For­mules, Cahi­er de la rue Ven­tu­ra, Libr-cri­tique, Sitaud­is, Créa­tures, Gare Mar­itime, Chroniques du ça et là, La vie man­i­feste, Fran­copo­lis, Poésie pre­mière, L’Intranquille., le Ven­tre et l’or­eille, Point con­tem­po­rain. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Bris­si­aud, et des pré­faces de Mémoire vive des replis de Mar­i­lyne Bertonci­ni et de Femme con­serve de Bluma Finkel­stein. Auprès de Mar­i­lyne bertonci­ni elle co-dirige la revue de poésie en ligne Recours au poème depuis 2016. Elle est secré­taire générale des édi­tions Tran­signum dirigées par Wan­da Mihuleac.
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