Revue Nu(e) N°69

La revue Nu(e) est désor­mais hébergée par Poez­ibao. Qu’est-ce à dire ? Une revue de qual­ité, qui pro­pose la gra­tu­ité de ses pages, télécharge­ables au for­mat PDF, il me sem­ble que c’est à saluer. Ce N°69, con­sacré à Michel Finck, déroule un som­maire impressionnant. 

Bien sûr, nous sommes habitués à des livraisons de belle tenue, mais l’ac­ces­si­bil­ité de Nu(e) n°69 ain­si que la pos­si­bil­ité de con­sul­ter gra­cieuse­ment cette source d’articles tou­jours de belle qual­ité ne doit pas échap­per à tous ceux qui suiv­ent de près ou de loin l’actualité poé­tique et artistique.

Gros vol­ume de 405 pages, Nu(e) est présen­té par Patrick Née, directeur de pub­li­ca­tion, qui s’exprime en ouver­ture de cet impre­sion­nant numéro. Les pre­mières pages pro­posent en effet un  entre­tien avec ce maître d’œuvre qui évoque sa démarche, et ses choix.

Le dossier con­sacré à Michèle Finck est le sup­port de divers­es approches, toutes plus intéres­santes les unes des autres. A com­mencer par un ensem­ble de poèmes inédits de l’auteure, Cris-femmes, recueil dans le recueil, « témoignant du dernier état de son inspiration ». 

Nu(e) n°69, con­sacré à Michèle Finck, 
hébergé par Poez­ibao.

Répon­dent à ces inédits un ensem­ble de poèmes/hommages signés Pierre Dhain­aut, Lau­rence Breysse-Chanet, Jean-Yves Mas­son, Patrick Quil­li­er, puis des extraits de la cor­re­spon­dance de Michèle Finck avec divers des­ti­nataires, par­mi lesquels des auteurs présents dans ce numéro.

Il faut saluer un appareil cri­tique impres­sion­nant : Fabio Scott, Claire Gheer­ar­dyn, Yves Bon­nefoy,  Jean-Pierre Richard, Salah Stétié, entre autres. Leurs arti­cles, autour de l’œuvre de Michèle Finck, et les divers éclairages que ceux-ci pro­posent sur les écrits de la poète offrent des pistes de réflex­ion diver­si­fiées, et démon­trent si besoin était que le poème est por­teur de poten­tial­ités séman­tiques infinies…: syn­chrétisme artis­tique, ponts entre des lec­tures qui inter­ro­gent la forme, les dimen­sions séman­tiques et par­a­dig­ma­tiques du poème ou du recueil. Rich­es en pen­sées et en inter­ro­ga­tions, qu’une démarche her­méneu­tique ne manque pas de sus­citer, sans y apporter d’autres répons­es que des élé­ments de com­préhen­sion, réso­nances, liens enrichissants en terme de com­plé­ments de lec­ture, qui éclairent et guident le lecteur.

 Enfin, une bib­li­ogra­phie de Michèle Finck clos ce dossier, impres­sion­nante somme des dif­férentes exégès­es  à pro­pos de son oeu­vre, et une recen­sion exhaus­tive de ses écrits.

Assuré­ment, il ne faut pas man­quer de vis­iter cette revue qui regroupe  une somme pré­cieuse d’articles et de poèmes, à par­tir de l’œuvre remar­quable de Michèle Finck. Hébergée par Poez­ibao, dont il faut saluer l’ini­tia­tive, elle est acces­si­ble à tous, et gra­tu­ite­ment. Merci.

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Carole Mesrobian

Car­ole Car­cil­lo Mes­ro­bian est poète, cri­tique lit­téraire, revuiste et per­formeuse. Elle pub­lie en 2012 Foulées désul­toires aux Edi­tions du Cygne, puis, en 2013, A Con­tre murailles aux Edi­tions du Lit­téraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sur­sis en con­séquence. En 2016, La Chou­croute alsa­ci­enne paraît aux Edi­tions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachd­jian par Van­i­na Pin­ter, Car­ole Car­ci­lo Mes­ro­bian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Flo­rence Laly, Chris­tine Tara­nov,  aux Edi­tions La chi­enne Edith. Elle est égale­ment l’au­teure d’Aper­ture du silence (2018) et Onto­genèse des bris (2019), chez PhB Edi­tions. Cette même année 2019 paraît A part l’élan, avec Jean-Jacques Tachd­jian, aux Edi­tions La Chi­enne, et Fem mal avec Wan­da Mihuleac, aux édi­tions Tran­signum ; en 2020 dans la col­lec­tion La Diag­o­nale de l’écrivain, Agence­ment du désert, paru chez Z4 édi­tions, et Octo­bre, un recueil écrit avec Alain Bris­si­aud paru chez PhB édi­tions. Elle par­ticipe aux antholo­gies Dehors (2016,Editions Janus), Appa­raître (2018, Terre à ciel) De l’hu­main pour les migrants (2018, Edi­tions Jacques Fla­mand) Esprit d’ar­bre, (2018, Edi­tions pourquoi viens-tu si tard), Le Chant du cygne, (2020, Edi­tions du cygne), Le Courage des vivants (2020, Jacques André édi­teur), Antholo­gie Dire oui (2020, Terre à ciel), Voix de femmes, antholo­gie de poésie fémi­nine con­tem­po­raine, (2020, Pli­may). Par­al­lèle­ment parais­sent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Cap­i­tal des mots, Poe­siemuz­icetc., Le Lit­téraire, le Salon Lit­téraire, Décharge, Tex­ture, Sitaud­is, De l’art helvé­tique con­tem­po­rain, Libelle, L’Atelier de l’ag­neau, Décharge, Pas­sage d’en­cres, Test n°17, Créa­tures , For­mules, Cahi­er de la rue Ven­tu­ra, Libr-cri­tique, Sitaud­is, Créa­tures, Gare Mar­itime, Chroniques du ça et là, La vie man­i­feste, Fran­copo­lis, Poésie pre­mière, L’Intranquille., le Ven­tre et l’or­eille, Point con­tem­po­rain. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Bris­si­aud, et des pré­faces de Mémoire vive des replis de Mar­i­lyne Bertonci­ni et de Femme con­serve de Bluma Finkel­stein. Auprès de Mar­i­lyne bertonci­ni elle co-dirige la revue de poésie en ligne Recours au poème depuis 2016. Elle est secré­taire générale des édi­tions Tran­signum dirigées par Wan­da Mihuleac.