Avec un édi­to qui vaut la peine que l’on s’y attarde,  La poé­sie sau­ve­ra-t-elle le monde  et un hom­mage à Jean-Pierre Simeon La Poésie sau­ve­ra le monde, La gazette des Lurs de François Richaudeau, avec pour rédac­teur en chef Jean-Marie Kroczek est une publi­ca­tion à saluer.

Avec une ligne édi­to­riale abso­lu­ment superbe, cette revue met à l’honneur des voix contem­po­raines por­tées par des typo­gra­phies ori­gi­nales qui s’étalent sur de larges aplats de cou­leurs satu­rées. bra­vo, on a envie de regar­der, de feuille­ter donc de lire, comme pour plon­ger dans cette uni­vers qui existe là dès avant de prendre connais­sance des articles. 

La maquette de ce numé­ro a été confiée à Maxime Plantey, jeune gra­phiste “tout juste diplô­mé et en recherche d’emploi”, nous apprend le mes­sage qui accom­pagne l’envoi de la revue. Et bien bra­vo à lui, c’est un très beau numéro ! 

La Gazette des Lurs n°46, mars 2021.

Béatrice Libert signe qui clôt le numé­ro offre une sorte de conclu­sion à ce feuillet épais dans un article qui titre  La poé­sie sau­ve­ra l’homme. Comme une réponse à la ques­tion limi­naire, la plume de la poé­tesse asser­ti­vee et vive cite Salah Stétié  : “Le rêve est “le seul pain indis­pen­sable de tous les hommes, partout””. 

Cette revue n’hésite pas à évo­quer des pro­blé­ma­tiques actuelles, et à pla­cer le débat sur fond des confi­ne­ments et des empê­che­ments dont la culture et de fac­to la poé­sie ont subit le poids écra­sant. Brigitte Maillard, Michel Capmal, Yvanne Chennouf, signent des articles pour le moins inté­res­sants. Cette der­nière dans “Une langue à soi depuis la langue com­mune” nous parle de ses pro­jets de lec­ture et d’écriture avec des enfants. 

Un autre court article nous pro­pose de (re)découvrir un poète dis­pa­ru, “Paul Arene. Poète pro­ven­çal. Pratiquement inconnu” . 

A ces pay­sages contem­po­rains s’ajoutent des pro­pos qui consi­dèrent la poé­sie dans son his­to­ri­ci­té. Le mou­ve­ment post Dadaiste est évo­qué par Alain Le Métayer, non sans ori­gi­na­li­té  dans “Des expé­riences limites : la poé­sie post dadaïste”. Il conclut ce tour d’horizon en citant Robert Filiou : “La poé­sie est ce qui rend la vie plus inté­res­sante que la poésie”.

Bravo donc, pour cette revue qui est belle, disons-le, et qui change des publi­ca­tions habi­tuelles par sa tona­li­té. Moins conven­tion­nelle, moins pro­to­co­laire, elle n’en offre pas moins un conte­nu édi­to­rial de très bonne tenue ! 

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Carole Mesrobian

Carole Carcillo Mesrobian est poète, cri­tique lit­té­raire, revuiste et per­for­meuse. Elle publie en 2012 Foulées désul­toires aux Editions du Cygne, puis, en 2013, A Contre murailles aux Editions du Littéraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sursis en consé­quence. En 2016, La Choucroute alsa­cienne paraît aux Editions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachdjian par Vanina Pinter, Carole Carcilo Mesrobian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Florence Laly, Christine Taranov,  aux Editions La chienne Edith. Elle est éga­le­ment l'auteure d'Aperture du silence (2018) et Ontogenèse des bris (2019), chez PhB Editions. Cette même année 2019 paraît A part l'élan, avec Jean-Jacques Tachdjian, aux Editions La Chienne, et Fem mal avec Wanda Mihuleac, aux édi­tions Transignum ; en 2020 dans la col­lec­tion La Diagonale de l'écrivain, Agencement du désert, paru chez Z4 édi­tions, et Octobre, un recueil écrit avec Alain Brissiaud paru chez PhB édi­tions. Elle par­ti­cipe aux antho­lo­gies Dehors (2016,Editions Janus), Apparaître (2018, Terre à ciel) De l'humain pour les migrants (2018, Editions Jacques Flamand) Esprit d'arbre, (2018, Editions pour­quoi viens-tu si tard), Le Chant du cygne, (2020, Editions du cygne), Le Courage des vivants (2020, Jacques André édi­teur), Anthologie Dire oui (2020, Terre à ciel), Voix de femmes, antho­lo­gie de poé­sie fémi­nine contem­po­raine, (2020, Plimay). Parallèlement paraissent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Capital des mots, Poesiemuzicetc., Le Littéraire, le Salon Littéraire, Décharge, Texture, Sitaudis, De l’art hel­vé­tique contem­po­rain, Libelle, L’Atelier de l'agneau, Décharge, Passage d'encres, Test n°17, Créatures , Formules, Cahier de la rue Ventura, Libr-cri­tique, Sitaudis, Créatures, Gare Maritime, Chroniques du ça et là, La vie mani­feste, Francopolis, Poésie pre­mière, L’Intranquille., le Ventre et l'oreille, Point contem­po­rain. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Brissiaud, et des pré­faces de Mémoire vive des replis de Marilyne Bertoncini et de Femme conserve de Bluma Finkelstein. Auprès de Marilyne ber­ton­ci­ni elle co-dirige la revue de poé­sie en ligne Recours au poème depuis 2016. Elle est secré­taire géné­rale des édi­tions Transignum diri­gées par Wanda Mihuleac.