Chaque année au mois d’oc­to­bre à la Halle des Blancs-Man­teaux de Paris se déroule le Salon de la revue. Ce salon accueille plus de cent péri­odiques, en tous gen­res, à une époque où l’in­ter­net restreint con­sid­érable­ment leur vis­i­bil­ité. Cer­taines revues pub­liées unique­ment en ver­sion papi­er qui ne trou­vent plus aus­si facile­ment qu’a­vant des lieux de vente. Cette man­i­fes­ta­tion essen­tielle et unique est aujourd’hui men­acée de dis­pari­tion en rai­son d’une baisse sub­stantielle des sub­ven­tions que lui accor­dait jusqu’ici le Cen­tre nation­al du livre (CNL). Face à cette men­ace plus d’une cen­taine de représen­tants des revues présents lors du 33e Salon ont lancé un appel. André Chabin et Yan­nick Kéravec ont évo­qué ces dif­fi­cultés, et cet appel.

Depuis quand le Salon de la Revue existe ? Par qui a‑t-il été fondé, et quelle est son histoire ?
La créa­tion du Salon à l’orée des années 90 a répon­du à un con­stat (con­stat qui en amont, en 1986, avait déjà ini­tié la créa­tion d’Ent’revues financée alors par la Direc­tion du livre et de la lec­ture sous l’autorité éclairée de Jean Gat­tég­no) : les revues avaient de plus en plus de dif­fi­cultés à être vis­i­bles dans l’espace pub­lic. Présence comp­tée en librairie, accès de plus en plus dif­fi­cile aux rayons des bib­lio­thèques, liens dis­ten­dus avec les cir­cuits édi­to­ri­aux insti­tués, mécon­nais­sance voire dédain des médias. 
Un signe élo­quent de cette désaf­fec­tion : au salon du livre créé quelques années aupar­a­vant, allez donc chercher les revues… absentes le plus sou­vent, le cas échéant reléguées par leurs édi­teurs dans le coin le moins acces­si­ble de leur stand. Bref la fête du livre con­sacrait la défaite des revues. En créant le salon, sous l’impulsion d’Olivier Cor­pet alors directeur d’Ent’revues, nous avons voulu leur offrir une forme de répa­ra­tion, leur dress­er une scène spé­ci­fique où elles pour­raient mon­tr­er leur grande var­iété et leur richesse, leur offrir une vit­rine comme elles n’en avait jamais eue. Démon­stra­tion de force con­ju­rant la faib­lesse de cha­cune en une affir­ma­tion collective. 
C’était un pari mené avec plus d’énergie et de con­vic­tion que d’argent (ni nous, ni les revues n’étions bien rich­es). Le défi a été rem­porté, les revues sont venues en nom­bre pour la pre­mière édi­tion du Salon sous la mag­nifique ver­rière de l’École des Beaux-Arts de Paris. Pari réus­si aus­si en ce qui con­cerne la fréquen­ta­tion : pro­fes­sion­nels (bib­lio­thé­caires, libraires), curieux, col­lec­tion­neurs, « grand pub­lic cul­tivé » ont irrigué sans dis­con­tin­uer les allées des pre­miers Salons.
Ce suc­cès nous a à la fois ravis et inquiétés car notre équipe était mai­gre, à peine deux per­son­nes et le ren­fort de quelques bénév­oles dont la toute jeune équipe de l’Institut Mémoires de l’édition con­tem­po­raine, elle aus­si menée par Olivi­er Cor­pet. Il fal­lait pour­tant que notre Salon offre un vis­age pro­fes­sion­nel, et une qual­ité de presta­tions pour les exposants qui les sat­is­fasse. C’est pourquoi après quelques années d’au­tonomie, nous avons cédé aux sirènes du Salon du livre. Cela nous fai­sait plaisir d’être cour­tisés par un si beau par­ti ! Témoignage de notre recon­nais­sance (la nôtre et celle des revues), c’é­tait aus­si à nos yeux, le gage d’un développe­ment assuré, d’un ray­on­nement ampli­fié. Mal nous en a pris : le « pacs » s’est fra­cassé assez vite. Nous avons com­pris que nous reste­ri­ons les « cousines de province », certes méri­tantes mais trop pau­vres pour intéress­er durable­ment cet autre monde, un sup­plé­ment d’âme qu’on fait sem­blant de cul­tiv­er mais qui ne fait pas l’af­faire, qui ne fait pas d’af­faires. Ce qu’il restait du Salon per­dait sa sève, ses exposants, sa con­vivi­al­ité et sa fonc­tion. Bref, rup­ture vio­lente : dans cette triste affaire, le Salon a fail­li y laiss­er sa peau, Ent’revues aussi…
Il nous fal­lait donc trou­ver une autre mai­son, à la mesure des revues. Après quelques errances, la Halle des Blancs-Man­teaux nous fut offerte par Dominique Bertinot­ti alors maire du 4e arrondisse­ment. Enfin nous étions à bon port…Et l’histoire du Salon a pu con­tin­uer, se régénér­er, prospérer.
Quelles sont ses par­tic­u­lar­ités ? Et quels types de revues accueillez-vous ?
La par­tic­u­lar­ité du Salon de la revue est qu’il est unique en son genre : nous n’en avons pas ren­con­tré d’équivalent, qui ne rassem­ble que des revues cul­turelles et sci­en­tifiques, avec un tel éven­tail de thé­ma­tiques, de formes, de statuts. Il se tient dans un espace où tous les exposants sont traités sur le même plan, au sens lit­téral, sur le par­quet de la Halle des Blancs Man­teaux. Et tous les types de revues sont accueil­lis. Au print­emps, l’annonce de l’ouverture des réser­va­tions est adressée à toutes les revues inscrites dans notre annu­aire (plus de 3 000 envois qui per­me­t­tent de véri­fi­er la bonne tenue de ce fichi­er), quelle que soit son anci­en­neté, quels que soient ses antécé­dents – habituée, mod­este, épisodique, loin­taine ou nais­sante, de région ou parisi­enne… –, quel que soit son statut – asso­cia­tive, auto-éditée, ou émanant d’une mai­son d’édition, insti­tu­tion­nelle –, quelle que soit sa richesse.
Il est remar­quable d’ailleurs de voir que, si les revues parisi­ennes sont légère­ment sur-représen­tées, le salon per­met de ren­con­tr­er des revues d’origines géo­graphiques var­iées, reflé­tant la répar­ti­tion observée dans l’annuaire, entre revues de Paris, d’Île-de-France et d’autres régions, mais aus­si les revues venant de Bel­gique, de Suisse, d’Israël, du Québec et égale­ment de Mar­tinique, et d’Haïti. L’exception à la fran­coph­o­nie nous vient d’Italie, représen­tée par Stu­di france­si, et surtout le CRIC Coor­di­na­men­to Riv­iste Ital­iane di Cultura.
Nous accueil­lons chaque année une dizaine, une douzaine de revues nées dans l’année, alors que Europe revue lit­téraire, qui a fêté son cen­te­naire, est dépassée par  la revue de belles let­tres, créée en Suisse en 1836 !
Cer­taines tien­nent sur une feuille pliée, d’autres débor­dent de cen­taines de pages, d’autres encore sont électroniques.
Com­bi­en d’exposants vien­nent chaque année ? Com­bi­en de visiteurs ?
Le dis­posi­tif du salon, le même type de stands pour tous, atteint son max­i­mum depuis deux édi­tions. 190 exposants (occu­pant pour cer­tains  des demi-stands, des col­lec­tifs sur deux/trois tables, une allée entière dévolue aux cahiers d’amis de la Fédéra­tion des maisons d’écrivain…) représen­tent plus de 300 revues « papi­er », et quelques cen­taines de revues élec­tron­iques acces­si­bles par les por­tails Cairn et OpenEdi­tion. Ces exposants se renou­vel­lent par tiers d’une année l’autre mais nous avons un noy­au d’habitués, un socle fidèle d’exposants.
Pour les vis­i­teurs, l’entrée est libre, et avant l’année 2020, nous n’avions pas de chiffre pré­cis de la fréquen­ta­tion. L’ouverture en 2021 était assor­tie d’un con­trôle des pass­es san­i­taires. 5 000 entrées furent con­statées, dans un con­texte encore frileux de retour à une vie « nor­male ». En 2022, le per­son­nel d’accueil à compt­abil­isé 9 000 vis­i­teurs et pour la dernière édi­tion, nous arrivons à un chiffre com­pa­ra­ble. Sim­ple­ment, la sit­u­a­tion inter­na­tionale ten­due a entrainé une légère baisse des vis­ites. Les plus motivés sont en tous les cas (re)venus.

Pou­vez-vous égale­ment évo­quer Ent’revues ?

Vous faites bien de pos­er cette ques­tion… En effet, même si en plus du Salon, nous organ­isons une soirées par mois, si nous favorisons la présence de revues dans d’autres man­i­fes­ta­tions comme le Marché de la poésie ou le salon Numéro R, avec le cipM de Mar­seille, Ent’revues n’est en rien une agence d’événementiel ! Son tra­vail se déploie sous bien d’autres axes : la créa­tion, l’entretien quo­ti­di­en, l’enrichissement de notre site inter­net qui compte près de 4 000 références de revues est l’un d’entre eux et non le moin­dre. Il per­met à chaque revue du domaine fran­coph­o­ne d’accéder à une « dig­nité bib­li­ographique » qu’elle ne trou­ve nulle part ailleurs. Chaque revue créée reçoit, ain­si, une pre­mière lumière en occu­pant la Une du site. Depuis quelques années, nous l’avons enrichi d’un espace cri­tique : ce sont plus de 600 comptes ren­dus qui témoignent de l’actualité édi­to­ri­ale de nom­bre de revues. Là encore, nous pou­vons affirmer sans for­fan­terie que nous leur offrons un ser­vice iné­galé. Ce tra­vail au long cours, avec ses plus de 200 000 pages vues, des usagers de 150 pays, par­ticipe assuré­ment à la con­nais­sance et au ray­on­nement des revues de langue française.
Ajou­tons que, riche d’un Guide pra­tique à l’usage des revues, ce site s’impose aus­si comme un espace d’information et de for­ma­tion des revues : autre mis­sion d’Entrevues.
Il faut bien sûr évo­quer La Revue des revues, notre vais­seau ami­ral. Son rôle ? Inscrire le présent des revues, leurs mou­ve­ments con­tem­po­rains dans une his­toire plus longue, plus large, autrement pres­tigieuse et pour­tant large­ment mécon­nue. Il s’agit à la faveur d’études, d’analyses, de plongées his­toriques de désen­fouir l’histoire des revues, petites et grandes – les petites qui ont sou­vent su être autrement plus créa­tives, aven­tureuses que les plus renom­mées. En somme, leur redonner leur juste place dans notre his­toire cul­turelle, dans nos moder­nités, les com­bats esthé­tiques dont elles ont tou­jours été les têtes de pont. Et ain­si ten­dre un miroir aux revues d’aujourd’hui qui mènent un même tra­vail, sans cesse à faire valoir.
Du Salon de la revue au tra­vail de four­mi du site en pas­sant par les réflex­ions menées par La Revue des revues, Entre­vues c’est la recherche de la base et du som­met ! Une archi­tec­ture cohérente aux pieds frag­iles et à la tête tou­jours aux aguets, le tout portée par une équipe minuscule…

Pourquoi les revues ? Quel est leur rôle, quelle est leur importance ?

Ah, la ter­ri­ble ques­tion ! Selon les domaines, la néces­sité est plus ou moins évi­dente. La poésie ne saurait se pass­er de ce ter­rain d’expérimentation, d’hybridation, de jeu aus­si. Les sci­ences humaines, dans un con­texte académique, cherchent plutôt la forme canon­ique, con­trôlée par les pairs. Entre les deux, entre les champs, des formes plus ou moins pures, plus ou moins mêlées, mais toutes mues par la volon­té d’échange, d’expression et de créa­tion. La moti­va­tion est le partage, la générosité : peu d’entre elles gag­nent de l’argent, font vivre leurs ini­ti­a­teurs. Elles agis­sent comme des fécon­da­teurs, précé­dant, accom­pa­g­nant d’autres aven­tures, édi­to­ri­ales, sci­en­tifiques, artis­tiques, mil­i­tantes. Leur impor­tance est aus­si rel­a­tive et dif­fi­cile à éval­uer. Si les revues ne sont plus les caiss­es de réson­nance des débats artis­tiques, lit­téraires, poli­tiques, elles con­stituent tou­jours des îlots de réflex­ion, de con­fronta­tion, d’expérimentation, de façon (trop) dis­crète, mais opiniâtre. Puisqu’elles ne sont pas renta­bles, qu’elles se heur­tent vite à un prob­lème d’échelle, de dif­fu­sion, pourquoi con­tin­u­ent-elles à se créer, et de la part de jeunes gens ? Il y a là un para­doxe alors, la moin­dre des choses est de recon­naître et d’accueillir au mieux ces entre­pris­es, et con­tin­uer à les promouvoir.
Au cours de cette édi­tion 2023 vous avez fait cir­culer une péti­tion.  Pourquoi ? À quel prob­lème est con­fron­té le Salon de la Revue ? Est-ce que sa survie est menacée ?
Ent’revues n’est pas l’initiatrice de cette let­tre ouverte.
Ent’revues a été créée en 1986 sur l’absence de lieu de vis­i­bil­ité des revues en tant qu’objets spé­ci­fiques, exis­tant entre les livres et la presse. Les statuts fon­da­teurs évo­quaient la créa­tion d’un cen­tre de ressources : le savoir accu­mulé entre les pages de La Revue des revues, l’annuaire entretenu des revues cul­turelles fran­coph­o­nes, l’accueil fait aux revuistes, le repérage des créa­tions, etc., voilà notre socle, notre ressource. Mais on nous en demande plus, du côté des sta­tis­tiques, de chiffres pour lesquels il nous faudrait entr­er dans des compt­abil­ités large­ment arti­sanales, sou­vent per­son­nelles, dans ce paysage com­plexe et mou­vant des formes de revues évo­quées plus haut. Il nous faut démon­tr­er que le Salon est utile, et non un ren­dez-vous de copains sat­is­faisant un entre-soi, essen­tielle­ment parisien. Sinon la baisse de notre sub­ven­tion, effec­tive depuis deux ans, va se pour­suiv­re et de façon drastique.
Or nous fonc­tion­nons à deux per­ma­nents, dont un temps par­tiel. Il y a un moment ou ce ne sera plus pos­si­ble. Nous sommes bien con­scients qu’il nous faut trou­ver – c’est une inci­ta­tion générale – des ressources autres. Dans cet esprit, nous allons notam­ment deman­der l’attribution du statut d’association d’intérêt général, nous per­me­t­tant de sol­liciter adhérents, con­tribu­teurs et mécènes avec une déduc­tion fiscale.
Le cal­en­dri­er a joué con­tre nous : l’année 2020 a gelé tous pro­jets.  2021 a été pour nous une année de démé­nage­ment, quit­tant l’ancienne adresse sans savoir pour quelle des­ti­na­tion. Après trois mois « hors sol », nous avons atter­ri à la FMSH, boule­vard Ras­pail, tout en pré­parant un salon, en sor­tant la revue, en pour­suiv­ant notre tra­vail. 2022 est l’année des calages admin­is­trat­ifs, ô com­bi­en chronophages, d’un retour à une forme de nor­mal­ité : on nous écrête la sub­ven­tion. Cette baisse se pour­suit en 2023, alors que nous changeons de prési­dence et pour­suiv­ons nos actions, tout en tra­vail­lant de façon à exploiter nos annu­aires, nos réper­toires, nos bases de don­nées : mais cela suf­fi­ra-t-il pour répon­dre aux ques­tions ? Et quelles sont ces questions ?
Nous avons infor­mé nos exposants, nos adhérents de cette men­ace et l’initiative prise lors du Salon par des exposants, nous fut annon­cée à sa clô­ture. Nous ne pou­vions aller con­tre. Et nous rangeons, tri­ons, archivons. Payons notre dû, remer­cions qui de droit. Et dépouil­lons sur les ques­tion­naires soumis aux exposants, leur deman­dant « ce que vous faites là ? » Nous mon­trerons l’utilité du Salon, la néces­sité des revues, l’intérêt général d’Ent’revues.
Nous voulons y croire et nous y pré­parons, pour­suiv­ant ce tra­vail de four­mi. Dans les semaines qui vien­nent, des inter­ven­tions à Nice, à Lyon, à Lille, deux ren­con­tres prévues au Forum (Sociétés & représen­ta­tions le 15 novem­bre, hommes & migra­tionsle 7 décem­bre. Et l’année prochaine, si tout va bien, nous repren­drons ces ren­con­tres, en imag­inerons d’autres, retournerons place Saint-Sulpice, organ­is­erons le 34e Salon de la revue… Il nous faut avancer, avec et pour les revues.
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Carole Mesrobian

Car­ole Car­cil­lo Mes­ro­bian est poète, cri­tique lit­téraire, revuiste, per­formeuse, éditrice et réal­isatrice. Elle pub­lie en 2012 Foulées désul­toires aux Edi­tions du Cygne, puis, en 2013, A Con­tre murailles aux Edi­tions du Lit­téraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sur­sis en con­séquence. En 2016, La Chou­croute alsa­ci­enne paraît aux Edi­tions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachd­jian par Van­i­na Pin­ter, Car­ole Car­ci­lo Mes­ro­bian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Flo­rence Laly, Chris­tine Tara­nov,  aux Edi­tions La chi­enne Edith. Elle est égale­ment l’au­teure d’Aper­ture du silence (2018) et Onto­genèse des bris (2019), chez PhB Edi­tions. Cette même année 2019 paraît A part l’élan, avec Jean-Jacques Tachd­jian, aux Edi­tions La Chi­enne, et Fem mal avec Wan­da Mihuleac, aux édi­tions Tran­signum ; en 2020 dans la col­lec­tion La Diag­o­nale de l’écrivain, Agence­ment du désert, paru chez Z4 édi­tions, et Octo­bre, un recueil écrit avec Alain Bris­si­aud paru chez PhB édi­tions. nihIL, est pub­lié chez Unic­ité en 2021, et De nihi­lo nihil en jan­vi­er 2022 chez tar­mac. A paraître aux édi­tions Unic­ité, L’Ourlet des murs, en mars 2022. Elle par­ticipe aux antholo­gies Dehors (2016,Editions Janus), Appa­raître (2018, Terre à ciel) De l’hu­main pour les migrants (2018, Edi­tions Jacques Fla­mand) Esprit d’ar­bre, (2018, Edi­tions pourquoi viens-tu si tard), Le Chant du cygne, (2020, Edi­tions du cygne), Le Courage des vivants (2020, Jacques André édi­teur), Antholo­gie Dire oui (2020, Terre à ciel), Voix de femmes, antholo­gie de poésie fémi­nine con­tem­po­raine, (2020, Pli­may). Par­al­lèle­ment parais­sent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Cap­i­tal des mots, Poe­siemuz­icetc., Le Lit­téraire, le Salon Lit­téraire, Décharge, Tex­ture, Sitaud­is, De l’art helvé­tique con­tem­po­rain, Libelle, L’Atelier de l’ag­neau, Décharge, Pas­sage d’en­cres, Test n°17, Créa­tures , For­mules, Cahi­er de la rue Ven­tu­ra, Libr-cri­tique, Sitaud­is, Créa­tures, Gare Mar­itime, Chroniques du ça et là, La vie man­i­feste, Fran­copo­lis, Poésie pre­mière, L’Intranquille., le Ven­tre et l’or­eille, Point con­tem­po­rain. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Bris­si­aud, et des pré­faces de Mémoire vive des replis de Mar­i­lyne Bertonci­ni et de Femme con­serve de Bluma Finkel­stein. Auprès de Mar­i­lyne bertonci­ni elle co-dirige la revue de poésie en ligne Recours au poème depuis 2016. Elle est secré­taire générale des édi­tions Tran­signum, dirige les édi­tions Oxy­bia crées par régis Daubin, et est con­cep­trice, réal­isatrice et ani­ma­trice de l’émis­sion et pod­cast L’ire Du Dire dif­fusée sur radio Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM.