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Les Ailes Ardentes de Rodrigo Ramis

Par |2020-05-10T11:02:37+02:00 6 mai 2020|Catégories : Rencontres, Rodrigo Ramis|

Rodrigo Ramis anime le lieu d’un pas­sage, les Cafés Poésie Nomade. Passage de la parole au silence habi­té par la Poésie tout entière, qui alors retrouve sa nature pro­fonde, rem­plit son rôle trop faci­le­ment effa­cé par son som­meil dans les pages des livres : être le vec­teur d’une com­mu­nion, une prière qui unit les hommes plus haut que toute croyance, dans cette uni­té de l’humanité retrou­vée. Alors j’ai vou­lu savoir com­ment ceci arrive, qui fait qu’autour de ce totem, de ce feu de joie dans la nuit, la Poésie, se révèle ce qu’elle porte d’incompressible, la fra­ter­ni­té. 

Vous avez com­men­cé par le théâtre, j’espère ne pas me trom­per… Le texte dra­ma­tique est par­ti­cu­lier, il com­porte cette “double énon­cia­tion” qui fait que le public est pré­sent dans l’implicite de la parole, et dans les dis­po­si­tifs scé­niques. Pourquoi êtes-vous venu à la poé­sie ? 
Je suis comé­dien et met­teur en scène avant tout, mais la poé­sie et la lit­té­ra­ture ont tou­jours été pré­sentes. Etant jeune, dans ce moment de bas­cule entre l’adolescence et l’âge adulte, c’était plus la lit­té­ra­ture qui repré­sen­tait pour moi le monde, artis­tique mais aus­si le vital. Je suis né et j’ai gran­di au Chili. J’ai vécu en grande par­tie sous la dic­ta­ture et tout ce qui rele­vait du théâtre et du spec­tacle avait été balayé. Voir un spec­tacle de théâtre était quelque chose d’exceptionnel. En revanche on avait plus faci­le­ment accès à la lit­té­ra­ture et à la poé­sie. Elles m’ont éveillé, réveillé. J’ai donc com­men­cé avec la poé­sie. Et puis je suis venu au théâtre, et c’est à par­tir de lui que j’ai construit tout le tra­vail que je fais, dont celui de poé­sie, qui alors s’est avé­ré être un feu ardent qui avait été tou­jours vivant, prêt à sur­gir.
Pourquoi mettre en scène la parole poé­tique ? 
J’écris de la poé­sie sur­tout pour qu’elle soit dite. Donc je l’imagine, je la crée dans ce sens-là, pour qu’elle soit énon­cée dans l’espace en pré­sence d’autres per­sonnes. C’est dif­fé­rent du texte dra­ma­tique dia­lo­gué : je fais tou­te­fois du théâtre mais j’ai une vision par­ti­cu­lière du théâtre. Je n’ai pas eu cette pos­si­bi­li­té de gran­dir avec des réfé­rences à un théâtre conven­tion­nel (et à un réper­toire), qui pro­pose sur­tout des mises en œuvre d’une illu­sion qui reste en réfé­rent, avec le qua­trième mur…

Café Poésie Nomade au Musée Nationale
de l’Histoire de l’Immigration, décembre 2019.

Au fil du temps cette his­toire de la conven­tion théâ­trale m’a sem­blée lourde, conve­nue. J’ai donc pen­sé le spec­tacle comme le lieu de ren­contres et d’échange, un lieu de liber­té et d’expression au cœur duquel il y a ce qui est vu, mais aus­si ce qui est écou­té : une parole qui va à l’origine, à l’essence des mots : poé­sie. C’est une expé­rience mys­té­rieuse, mys­tique aus­si. Et cela se passe, détail impor­tant, en proxi­mi­té, dans une confi­gu­ra­tion idéa­le­ment cir­cu­laire, qui est fon­da­men­ta­le­ment orga­nique et démo­cra­tique. Tout le monde baigne dans une même lumière, de sorte que cha­cun voit direc­te­ment une comé­dienne, celle-ci peut voir chaque per­sonne, et enfin, cha­cun se voit être vu ! C’est une expé­rience d’intimité à laquelle on est convié. Et c’est une parole incar­née -une his­toire racon­tée- qui est au cœur de cette expé­rience par­ta­gée. Dans nos spec­tacles, on fait un théâtre qui, tout en étant une expé­rience visuelle, on met en valeur l’écoute, la puis­sance de la parole.
À l’inverse, dans le Cafés Poésies Nomades, les Rencontres ouvertes et par­ti­ci­pa­tives de poé­sies, on s’accorde de par­tir sur un art géné­ra­le­ment écrit pour aller dans l’oralité et la per­for­mance. Chacun peut inter­ve­nir en toute liber­té. Mais le contexte que je pro­pose, par le choix et la dis­po­si­tion du lieu, et par l’ouverture avec la Cérémonie de Café, fédère et crée une confiance, une conni­vence qui offre à cha­cun un espace d’expression qui dépasse la seule parole. La nature même de la poé­sie est celle-ci, de per­mettre la réunion de tous dans l’ouverture et l’universalité de ce qu’elle porte et dans l’entièreté qu’elle demande au moment de l’offrir en pré­sence. Si ce que tu offres n’est pas fait entiè­re­ment, au-delà des caté­go­ri­sa­tions sociales, et de toutes sortes, si ce n’est pas une authen­tique “offrande”, alors quelle valeur cela peut-il avoir ?
Avant chaque séance vous offrez aux par­ti­ci­pants une céré­mo­nie, la céré­mo­nie du café. Elle pré­cède le par­tage de la poé­sie. Pouvez-vous nous en par­ler ?
On pour­rait com­pa­rer les Cafés Poésie Nomades à une table d’hôte ou un bar, et la repré­sen­ta­tion théâ­trale à un res­tau­rant. Dans un res­tau­rant tout est figé et conve­nu, on est dans une salle avec des gens que l’on ne connaît pas et on mange selon un pro­to­cole éta­bli, mais sur­tout dans un espace pré­cis et cadré, la table.

Théâtre of Ardent Wings, Théâtre d’Ailes Ardentes,
Subo, un poème de Greman Estrada Fricke, poète
chi­lien, dit par Rodrigo ramis.

Dans les bars ou les tables d’hôtes on se retrouve sou­vent à côtoyer des per­sonnes qu’on ne connaît pas, mais on peut échan­ger assez libre­ment au fil de ce que l’on boit ou mange, les éner­gies cir­culent, on suit le cou­rant, on découvre, il se crée des affi­ni­tés à plu­sieurs niveaux. Ce qui m’a tou­jours atti­ré et inté­res­sé c’est l’imprévu.. dans le sens de la spon­ta­néi­té, ren­due sou­vent pos­sible par la  proxi­mi­té entres les gens, les inter­ac­ti­vi­tés qui s’opèrent dans les pré­sences. C’est très vivant. Bien sûr, par­fois cela peut faire désordre, un “n’importe quoi”. Mais cela n’a pas trop d’importance, il s’agit d’écouter l’expérience du pré­sent, ce qui est là. C’est être ouvert à l’extérieur qui vient nour­rit notre monde inté­rieur, et à ce moment-là c’est cette inter­ac­tion qui guide ou construit le dérou­le­ment de “ ce qui ce passe “, et cela “ se passe ”, d’une cer­taine façon, que ce soit un spec­tacle, une ren­contre de poé­sie, ou une soi­rée mon­daine.
Pour en reve­nir à la Cérémonie de Café, le spec­tacle vivant est imma­té­riel. Il me parais­sait néces­saire de pré­sen­ter quelque chose de tan­gible, “ une nour­ri­ture ter­restre “, car cela fait par­tie de la vie. Mais il fal­lait que cela ait aus­si un inté­rêt artis­tique, et que cela soit per­çu comme fai­sant par­tie d’un ensemble, d’un tout.
La céré­mo­nie du café cadre les séances, dans les­quelles les par­ti­ci­pants vont par la suite s’exprimer en toute liber­té, sans aucun dérou­le­ment pré­éta­bli, sans un thème impo­sé ou pro­po­sé ni aucune contrainte (sauf celle d’une durée de temps “ rai­son­nable ”). Je sou­haite redon­ner sa noblesse au café avec ce moment de silence autour de sa pré­pa­ra­tion. Sacraliser et conscien­ti­ser. Le café est une bois­son puis­sante, c’est un pro­duit de la terre, un “ café de spé­cia­li­té ” est nor­ma­le­ment asso­cié à un pro­duc­teur réper­to­rié et un tor­ré­fac­teur pré­cis, et ceux que je pro­pose pro­viennent de pro­fes­sion­nels que je connais et qui tra­vaillent en qua­li­té. Offrir et par­ta­ger ce savoir-faire, cette valeur humaine et cet inves­tis­se­ment du cœur dans un spec­tacle, c’est lui don­ner une valeur plus juste, et une dimen­sion poé­tique, comme pour ce que je fais. J’opère un lien.
Cette céré­mo­nie marque un temps “ extra­or­di­naire ”. C’est comme si je fonc­tion­nais par com­plé­men­ta­ri­té, il y a ce moment de la céré­mo­nie à par­tir d’une expé­rience qui est deve­nue banale et quo­ti­dienne, que je ritua­lise, et qui ouvre sur un espace d’expression tota­le­ment libre, spon­ta­né, dans l’échange immé­diat. Un temps de l’inatten­du, de l’inconnu.
Ces séances où tout le monde se voit et où cha­cun peut s’exprimer en toute confiance, fait écho à l’énergie du cercle, c’est d’ailleurs le cir­cu­laire et l’ondulation qui carac­té­risent le vivant. La voix est orga­nique, elle est vibra­tion. Dans nos socié­tés les mots sont deve­nus banals. Le Café Poésie Nomade veut redon­ner à la parole son essence. La poé­sie per­met d’exprimer des émo­tions, une éner­gie directe, un rythme et une musique, et chaque mot, chaque geste ont une néces­si­té, il se crée un sens au-delà du sens conve­nu des mots et des phrases, comme des révé­la­tions. La parole poé­tique dévoile les êtres, ce qui ouvre à une com­mu­nion fra­ter­nelle. Tout prend place et coule de source, il y a comme une sym­biose totale et on ne voit plus le temps pas­ser…
 
Pourquoi le Café Poésie Nomade ? Qu’est-ce qui vous a gui­dé vers la mise en place de ces soi­rées éta­blies autour de la poé­sie ? 
Dans les Cafés Poésie j’ai vou­lu créer une espace de liber­té. Le choix du lieu n’est pas ano­din, je com­mence par la céré­mo­nie du café, grâce à laquelle je cana­lise et je laisse la porte ouverte, je n’impose rien. C’est un temps de liber­té et de res­pect que nous allons créer ensemble.

Chantier théâ­tral Aujourd’Hui.

J’accueille tout le monde et toutes les inter­ven­tions. Je donne toute liber­té d’intervention, cha­cun prend en charge le temps et l’espace, qui est pour­tant notre com­mun, notre “ com­mu­nau­té du soir ”. Il y a une démo­cra­tie et un par­tage avec le moins de conven­tions pos­sibles. 
Le lan­gage poé­tique est déployé, je ne fais que poser un contexte pour que cha­cun puisse offrir les mots qu’il a choi­sis, cha­cun en est res­pon­sable. Je n’impose pas de thème ni de cadre. Qu’est-ce qui va sur­gir dans la spon­ta­néi­té ? Qu’est-ce que cha­cun sou­haite par­ta­ger ici et main­te­nant, ardem­ment, avec nous ? Ce sont, à chaque nou­velle séance, des ques­tions ouvertes, et qui trouvent des réponses uniques. Les mots en réponse viennent, et aus­si des silences. Des silences ances­traux, comme quelqu’un les a récem­ment décrits au Chili, lors d’une soi­rée en jan­vier der­nier. Au Chili ce genre de réunions sont beau­coup moins fré­quentes et ont moins de réfé­rences (peut-être cela a été oublié… ou per­du. La dic­ta­ture a beau­coup détruit et effa­cé). Il y a eu alors   beau­coup de silences. Et c’était mer­veilleux ! Le silence, c’est jus­te­ment l’origine, le lieu de dévoi­le­ment du poème. 
Quel lien faites-vous entre la poé­sie et la per­for­mance, ou le texte dra­ma­tique ?  Entre l’écrit et l’oral ? 
Quand j’écris les textes poé­tiques et que je les offre de manière per­for­ma­tive, je découvre les mots. Chaque mot évoque quelque chose d’unique et de spé­ci­fique à chaque per­sonne. Quand on dit un texte le comé­dien vit quelque chose et les spec­ta­teurs aus­si. Dans cette pré­sence il y a déjà néces­sai­re­ment une inter­ac­tion qui porte le sens des mots bien au-delà. La parole ouvre alors à la conscience col­lec­tive. À l’origine la parole est prière. Une parole sou­fie  dit que “ l’apparence est le début de la véri­té ” : si ce que je dis est entiè­re­ment dit, je véhi­cule une véri­té, la mienne, c’est une porte pour voir ce qui se passe à ce moment pré­cis, glo­ba­le­ment. Et on rentre dans “ la mai­son ”. Dans ce qui EST.
Dans les Cafés Poésie je chante sou­vent de chants tra­di­tion­nels des dia­spo­ras afri­caines, qui sont des chants qui ont un sens puis­sant, et j’encourage, par là, à ce que d’autres le fassent aus­si, à chan­ter (ou dan­ser…). Parler est musique, la voix est un ins­tru­ment de musique. En Inde, le pre­mier ins­tru­ment per­cus­sif est la voix. Au Café Poésie j’ouvre la porte d’une mai­son et cha­cun peut entrer pour y habi­ter dans le res­pect et dans l’écoute. Ouverture qui est celle de la poé­sie, un espace de paix et d’échange, l’ouverture du lan­gage vers les mul­tiples facettes de l’expérience. 
Un spec­tacle de théâtre est nor­ma­le­ment pré­pa­ré. Les comé­diens et les met­teurs-en-scène ont besoin de tra­vailler en amont. Il y a moins la pro­pen­sion à impro­vi­ser. Et les gens de théâtre sont en géné­ral peu enclins à impro­vi­ser. C’est beau­coup moins le cas avec les musi­ciens, qui sont assez aptes à faire des jams et jouer sans grandes indi­ca­tions préa­lables. Cela donne des soi­rées, ou même par­fois des par­ties de concerts, très émou­vants, où se crée une convi­via­li­té comme natu­relle, comme lors de l’explosion du jazz moderne. Alors j’ai sou­hai­té créer des soi­rées en par­tant de ce que l’on nomme poé­sie, “ l’oralité ”,  posant les condi­tions pour accueillir et faci­li­ter une telle spon­ta­néi­té, en par­tant de l’écoute, du res­pect de l’autre, lais­ser venir un élan de cohé­sion, où vont se révé­ler les pré­sences. J’ai vou­lu créer un contexte pour que tout le monde soit en mesure d‘offrir son indi­vi­dua­li­té, son uni­ci­té, et de for­ger une éner­gie col­lec­tive. Partage… 
Pour les amé­rin­diens ou autres peuples pre­miers, prendre ou don­ner la parole est un acte total. Dans une prière  chaque mot est dans un élan et un enga­ge­ment afin de se faire entendre par une pré­sence invi­sible, et s’assurer de rece­voir ce qui est deman­dé. J’ai vou­lu aus­si retrou­ver cette conscience de la puis­sance de la parole, de sa nature sacrée, sans devoir don­ner des expli­ca­tions, et sans devoir en mettre plein les yeux.
Pendant les séances la parole poé­tique se réac­tua­lise à chaque fois. Il se crée une ému­la­tion créa­trice très dyna­mique, c’est ain­si qu’il y a ce par­tage et non juste une suite d’interventions iso­lées qui ne se répondent pas. C’est comme une chaîne humaine où chaque main vient se poser sur la der­nière, et ain­si de suite…
Le théâtre est l’art de la rela­tion. La poé­sie aus­si. C’est l’art de vivre. L’art por­té par cha­cun de nous, offert en par­tage, pour mieux vivre, et célé­brer, sim­ple­ment, natu­rel­le­ment, la joie essen­tielle de vivre.
 

Photo Conor Horgan.

Présentation de l’auteur

Rodrigo Ramis

Rodrigo Ramis est met­­teur-en-scène, comé­dien, per­for­mer, poète, dan­seur, échas­sier, per­cus­sion­niste. Né au Chili en 1965, vit et tra­vaille à Paris depuis 1989. Diplôme d’Ingénieur Civil en Métallurgie, Lauréat Fondation Shell.

Co-fonde Consorcio Azur, Groupe d’actions poé­tiques, édi­tant un fan­zine d’art et de poé­sie, et créant des actions d’art per­for­ma­tives en temps de dic­ta­ture.

À Paris, rentre à la facul­té de théâtre de l’Université Paris-VIII, co-fonde la com­pa­gnie Léon Céléna en 1992 avec Bruno Subrini (Molière de la Révélation en 1995).

Il s’oriente vers une pra­tique holis­tique intense avec les arts mar­tiaux asso­ciés à des tech­niques de soin, tra­vaillant éga­le­ment avec la Compagnie Premier Amour avec Égé-Nil, sur les traces de Tadeusz Kantor (1993-1996).

Danseur contem­po­rain pour la Compagnie Spinach Ballet de Luna Bloomfield (1997), s’intéresse aux arts de la rue comme per­cus­sio­niste, échas­sier, arti­fices (Compagnie K, L’Arbre à Nomades, Compagnie Remue-Ménage, Turbul), et conti­nue son tra­vail d’un théâtre contem­po­rain autour de l’art de l’acteur avec le Workcenter of Grotowski & Richards, Compagnie Ayna, Compagnie de la Yole (2002 – 2016).

Lors de nom­breuses ren­contres pra­tiques avec des com­pa­gnies inter­na­tio­nales à l’Arta-Cartoucherie (Teatro da Vertigem du Brésil, Maud Robart d’Haïti, Maria-Cristina Formaggia, Italie-Bali), il intègre en 2010 Ondinnok, Théâtre Mythologique Amérindien, sur une créa­tion à Montréal, Québec.

Il fonde fin 2012 la com­pa­gnie Théâtre d’Ailes Ardentes, pour laquelle il est Directeur Artistique, met­­teur-en-scène, comé­dien, poète, créant un théâtre intime en proxi­mi­té, notam­ment de textes non-théâ­­traux, avec aus­si des actions très diverses, ren­contres ouvertes de poé­sies (Café Poésie Nomade), per­for­mances tous ter­rains….

Il met en scène et joue in : Jeu et Théorie du Duende, de García Lorca ; Chimère d’Ailes Ardentes, de Jordan Estevan ; Au Cœur de l’Être, poé­sies per­son­nelles.

 

Il col­la­bore et joue avec le Collectif Focus Trap in Lettres des Steppes, du poète mon­gol vivant Mend-Ooyo Gombojav (exploi­ta­tion en cours), tra­vaille en voix et occa­sion­nel­le­ment pour d’autres com­pa­gnies.

Enseigne son approche de théâtre depuis 2002, depuis 2012 au Théâtre Aleph de Oscar Castro, à Ivry.

Théâtre d’Ailes Ardentes est en Résidence à Anis Gras, Arcueil

 

Photo Conor Horgan.

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Carole Mesrobian

Carole Carcillo est poète, cri­tique lit­té­raire, revuiste et per­for­meuse. Elle publie en 2012 Foulées désul­toires aux Editions du Cygne, puis, en 2013, A Contre murailles aux Editions du Littéraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sursis en consé­quence. En 2016, La Choucroute alsa­cienne paraît aux Editions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachdjian par Vanina Pinter, Carole Carcilo Mesrobian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Florence Laly, Christine Taranov,  aux Editions La chienne Edith. Elle est éga­le­ment l'auteure d'Aperture du silence (2018) et Ontogenèse des bris (2019), chez PhB Editions. Cette même année 2019 paraît A part l'élan, avec Jean-Jacques Tachdjian, aux Editions La Chienne, et Fem mal avec Wanda Mihuleac, aux édi­tions Transignum ; en 2020 dans la col­lec­tion La Diagonale de l'écrivain, Agencement du désert, paru chez Z4 édi­tions. Elle par­ti­cipe aux antho­lo­gies Dehors (2016,Editions Janus), Apparaître (2018, Terre à ciel) De l'humain pour les migrants (2018, Editions Jacques Flamand) Esprit d'arbre, (2018, Editions pour­quoi viens-tu si tard), Le Chant du cygne, (2020, Editions du cygne), Le Courage des vivants (2020, Jacques André édi­teur). Parallèlement paraissent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Capital des mots, Poesiemuzicetc., Le Littéraire, le Salon Littéraire, Décharge, Texture, Sitaudis, De l’art hel­vé­tique contem­po­rain, Libelle, L’Atelier de l'agneau, Décharge, Passage d'encres, Test n°17, Créatures , Formules, Cahier de la rue Ventura, Libr-cri­tique, Sitaudis, Créatures, Gare Maritime, Chroniques du ça et là, La vie mani­feste, Francopolis, Poésie pre­mière, L’Intranquille., le Ventre et l'oreille. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Brissiaud, et des pré­faces de Mémoire vive des replis de Marilyne Bertoncini et de Femme conserve de Bluma Finkelstein. Auprès de Marilyne ber­ton­ci­ni elle co-dirige la revue de poé­sie en ligne Recours au poème depuis 2016.