L’Hôte est une nou­velle revue men­suelle créée par Didier Ayres. Elle allie l’esthétique à un conte­nu raf­fi­né, pré­cieux, remar­quable, tout comme l’est la cou­ver­ture argen­tée sur laquelle un titre élé­gant cha­peaute le para­texte, « Esthétique et Littérature ». Le numé­ro de la revue sou­tient le tout et fait office d’illustration. Une thé­ma­tique pour ce volume sept : « De la nature »… Nous avons donc en main un concen­tré de qua­li­té, tant la légè­re­té du volume se conjugue avec celle de son esthé­tique. Malgré son petit nombre de pages, cin­quante ce mois-ci, à la lec­ture rien ne dément ces pre­mières impres­sions.

 

L’Hôte n°7, De la nature, sep­tembre 2018,
Saint-Junien, 51 pages, 5 euros.

Les articles sont en effet signés par des noms qui ne sont pas incon­nus des lec­teurs de revues lit­té­raires : Yasmina Mahdi, Gabrielle Altehn, Jean-Paul Gavard-Perret, Bernard Grasset, Gérard Bocholier, Chrostophe Stolowicki. Ces cri­tiques n’ont plus à faire leurs preuves et on connaît la den­si­té de leurs ana­lyses. Ils nous éclairent imman­qua­ble­ment et nous pré­parent à une lec­ture aver­tie, à une com­pré­hen­sion plus fine des auteurs et de leurs pro­duc­tions. Ils nous offrent ce savoir faire dans L’Hôte ! Après l’Edito signé par Didier Ayres, on ne sait pas où com­men­cer tant on a hâte de décou­vrir les articles…

Parmi les rubriques qui sou­tiennent le fil des publi­ca­tions de cette revue, des titres qui annoncent l’orientation du conte­nu rédac­tion­nel : opé­rer un syn­chré­tisme artis­tique, en convo­quant toutes les formes d’expression : le ciné­ma, l’histoire de l’art, un conte­nu ico­no­gra­phique de grande qua­li­té, des poèmes, y com­pris des tra­duc­tions d’auteurs mécon­nus car éloi­gnés de notre hori­zon lit­té­raire…

A ces rubriques répondent des conte­nus com­plé­men­taires. Un dos­sier, ce mois-ci signé Brigitte de Bletterie, qui aborde la thé­ma­tique annon­cée : « Le Jardin pour appri­voi­ser la nature ». Puis une pré­sen­ta­tion cir­cons­tan­ciée des auteurs convo­qués.

Un Hôte chez qui on aime séjour­ner un long moment ! Saluons donc cette revue qui se démarque grâce à sa belle allure, à la qua­li­té des articles pro­po­sés, et à son prix modique, cinq euros ! Il y a là de quoi s’émerveiller, s’interroger, réflé­chir sur les sujets abor­dés, enri­chir nos connais­sances et ravir le regard. Souhaitons à L’Hôte une longue vie !

Site inter­net : http://​revuel​hote​.word​press​.com/

mm

Carole Mesrobian

Carole Carcillo Mesrobian est née à Boulogne en 1966. Elle réside en région pari­sienne. Professeure de Lettres Modernes et Classiques, elle pour­suit des recherches au sein de l’école doc­to­rale de lit­té­ra­ture de l’Université Denis Diderot. Elle publie en 2012 Foulées désul­toires aux Editions du Cygne, puis, en 2013, A Contre murailles aux Editions du Littéraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sursis en consé­quence. En 2016, La Choucroute alsa­cienne paraît aux Editions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachdjian par Vanina Pinter, Carole Carcilo Mesrobian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Florence Laly, Christine Taranov,  aux Editions La chienne Edith. En 2018, elle publie Aperture du silence, chez PhB Editions​.et en 2019, A part l'élan, avec Jean-Jacques Tachdjian, aux Editions La Chienne. Parallèlement paraissent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Capital des mots, Poesiemuzicetc., Le Littéraire, le Salon Littéraire, Décharge, Texture, Sitaudis, De l’art hel­vé­tique contem­po­rain. Elle publie des articles ou des textes cri­tiques dans des revues papier telles que Libelle, L’Atelier de l'agneau, Décharge, Passage d'encres, Test n°17, Créatures , Formules, Cahier de la rue Ventura, Libr-cri­tique, Sitaudis, Créatures, Gare Maritime, Chroniques du ça et là, La vie mani­feste et Francopolis. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Brissiaud, et de nom­breuses notes de lec­ture, entre­tiens et articles, publiés sur le site Recours au Poème.