Un printemps en poésie chez Gallimard : Etienne Faure, Anna Ayanoglou, Daniel Kay

Par |2022-06-22T12:16:38+02:00 21 juin 2022|Catégories : Anna Ayanoglou, Critiques, Daniel Kay, Etienne Faure|

C’est un bien beau print­emps que celui de 2022 chez Gal­li­mard, avec ces titres de la col­lec­tion Blanche, en poésie, belle comme un jour qui prend de l’alti­tude et nous accom­pa­gne vers le sol­stice d’été, et sa lumière. Trois titres très dif­férents mais avec ceci en com­mun qu’ils font poésie, ce qui n’est pas rien !

∗∗∗

 

Eti­enne Fau­re, Vol en V

En prose, en vers, au fil des para­graphes, des tracés qui suiv­ent l’allure d’un essaim jus­ti­fié à gauche ou bien en blocs déposés au cen­tre de l’espace scrip­tur­al, le signe est lan­gage avant la langue  dans Vol en V. Épigraphes d’œuvre et de chapitres jalon­nent ce recueil où les titres suiv­ent les poèmes, comme pour les porter, mais pas que. Il existe un dis­posi­tif para­textuel très élaboré qui accom­pa­gne les vers d’Etienne fau­re, tra­verse le texte, l’enrichit, le retranche pour l’ouvrir à son essence qui est de laiss­er émerg­er la voix du monde. 

Ces titres situés sous les poèmes se présen­tent égale­ment comme un sous-titrage, mais il est per­mis de les con­sid­ér­er comme des titres car ils fig­urent dans la table des matières. Nous pour­rions y voir une volon­té de ne pas sur­charg­er la lec­ture, de laiss­er la plu­ral­ité des sens affleur­er sans alour­dir l’ap­préhen­sion de l’ensem­ble. C’est il sem­ble une des fonc­tions de ce posi­tion­nement tutélaire. Mais lorsque l’on con­sid­ère l’aspect séman­tique de ces titres qui suiv­ent le texte et sont en italique on se rend compte qu’ils en soulig­nent la trame anec­do­tique, qu’ils attirent l’at­ten­tion sur l’in­stant de vie qui est la matière du poème… Un désir de met­tre en exer­gue les élé­ments dévo­lus à un univers référen­tiel. Mais pourquoi ? 

Ces titres “à l’envers” por­tent les mar­ques sémiques d’une lit­téral­ité qui en réal­ité mag­ni­fie la poésie, en dévoile la sub­stance, et révèle toute la puis­sance du lan­gage poé­tique. Comme une servi­ette japon­aise qui une fois plongée dans l’eau se déploie et laisse appa­raître une infinité d’univers, le poème sol­u­ble dans le regard du lecteur prend toute sa dimen­sion une fois que l’instant de vie qui en a été l’origine est nom­mé, comme un instan­ta­né posé sur l’onde sonore des mots ondoy­ant dans un océan polysémique.

Eti­enne Fau­re, Vol en V, Gal­li­mard, Col­lec­tion Blanche, 2022, 144 pages, 16 €.

Dans la ville à pied, sans repli, sans arrière 
pays, orig­ines, hors cela, il emprunte
au début sous le nom de rue, pont, grève
un par­cours exemp­té de fil, anonyme,
lais­sant l’im­passe pour attrap­er les quais
via les pas­sages, les cours et circuler
inclus dans la foule en mue sans arrêt
selon l’heure ou l’al­lure à laque­lle on passe,
inter­dit soudain sous un nom, un bouquet
au mur scel­lé (mortelle­ment blessé)
après la chute de naguère, le bruit d’un corps au sol,
épi­taphe à jamais cernée du crible des impacts
encore aux murs, sem­blant redire : passant,
nous allons mourir, et per­son­ne n’en saura rien,
ou bien con­tin­uer de par­ler aux vivants
plus avant, ceux qui vont te survivre
— et le flâneur éclairé sous un angle
un instant exposé au soleil du soir,
médite à décou­vert avant de tra­vers­er vite,
regag­n­er l’ombre.

Pas­sage à découvert 

             

 

Comme pour dis­soudre les pas­sages, se fon­dre dans les décors qui ser­vent de sup­ports aux textes, dévoil­er l’essence de ce que recèle la langue poé­tique, et soutenir les champs séman­tiques à l’œu­vre dans ce qui “fait” poésie, ces titres sup­por­t­ent et révè­lent, ren­voient au désir de relire le poème. Appa­raît alors toute la puis­sance du lan­gage poé­tique, ce qu’il per­met de tran­scrire, qui est tout sim­ple­ment l’indi­ci­ble : la couleur d’un lieu, chargé d’é­mo­tions que tout con­court à com­mu­ni­quer, la pro­fondeur d’un temps de vie arrêté qui déployé dans le présent du texte, l’éphémère de nos vies, cap­turé dans l’e­space vacant du poème, là où tout se recrée à chaque instant. 

Alors les épigraphes pren­nent sens, car cha­cune met l’accent sur l’envol, celui du regard, celui de la langue libérée par la mise en jeu du poème.

   Nous nous tou­chons, comment ?
Par des coups d’ailes

Rain­er maria Rilke
à Mari­na Tsvétaïéva
Cor­re­spon­dance à trois, Eté 1926

                   ∗

Comme à chaque sai­son c’est le
désir qui les fait venir de si loin.

William Car­los Williams,
Pater­son, livre V

                  ∗

Ain­si appuyé au ciel 

Thomas bern­hard
Sur la terre comme en enfer

 

Alti­tude topographique métaphorique qui est celle qu’offre la poésie, pour s’ap­puy­er au ciel, porté par l’élan d’un Vol en V…

 

Promesse ajourée du langage
la pluie four­mille au sol
puis s’éparpille.
On dirait
— den­telière, reprenez-moi si je me trompe -
un point d’Alençon répété sur le vide
et qui finit den­telle, voire
jour Venise

jusqu’au motif

Anna Ayanoglou, Sen­sa­tions du combat

 

Com­bat­tre est-ce vivre ? Est-ce écrire, lut­ter ? Il sem­ble qu’in­ten­sé­ment oui. La langue d’An­na Ayanoglou pour­suit le monde, encore, tente de for­er des puits au cen­tre du silence, pour faire jail­lir une lumière étince­lante. Celle du poème, assurément. 

 

 

Prose poé­tique ou poème dans cette lib­erté de trait qui est encore et tou­jours à inven­ter, Sen­sa­tions du com­bat brûle et emporte l’e­sprit au cen­tre d’un lan­gage vif, parois tran­chant, par­fois fédéra­teur de sym­bol­es qui alors con­vo­quent des arché­types que la poétesse inter­roge. Ses orig­ines, l’amour, et puis écrire, ce lieu investi par le regard spécu­laire de l’énon­ci­atrice qui emploie le pronom per­son­nel de la deux­ième per­son­ne du sin­guli­er pour témoign­er de sa pro­pre existence. 

On perçoit des bribes de vie, mais à peine, rien de lyrique, ou alors un lyrisme viv­i­fi­ant, comme un com­bat con­tre les mots avec, pour chang­er la plainte en chant de guerre. Et surtout cette lucid­ité qui guide ne per­met aucun api­toiement. C’est juste, c’est la vie regardée comme elle se doit de l’être, avec vail­lance, celle d’une femme qui s’empare du temps et des chemins grâce à sa parole, et surtout grâce au silence que recèle le poème. 

Anna Ayanoglou, Sen­sa­tions du com­bat, Gal­li­mard, Col­lec­tion Blanche, 2022, 88 pages, 13 €.

Rien d’autre que com­pos­ite, agglomérat
– de langues approchées, apprivoisées
puis le temps passe, et rien, elles sommeillent
et leurs liens avec elles
mais tout som­meille – les ter­res, des aïeux
ou sans, peu importe, vraiment
– tous des mem­bres fantômes
souf­frances scintillantes
qui se réveil­lent par intermittence.

Sen­sa­tions du com­bat passe à tra­vers les âmes pour aller droit vers l’essen­tiel de ques­tion­nements incon­tourn­ables que seule la poésie per­met de laiss­er affleur­er parce qu’im­pos­si­bles à ren­dre audi­bles, autrement.

Cap­sule de présen­ta­tion de Anna Ayanoglou, lau­réate du Prix de la pre­mière œuvre en langue française de la Fédéra­tion Wallonie-Bruxelles.

∗∗∗

 

Daniel Kay, Un peigne pour Rem­brandt, et autres fables pour l’œil

 

Poèmes en prose, pour ce recueil qui ouvre sur ce texte du tout pre­mier chapitre, “La fab­ri­ca­tion des images”, avec “His­toire d’un désir” :

 

Etendre le bleu à la manière des linges aux fenêtres,
les fines étoffes au vent Léger. Ne pas pren­dre le 
ciel comme lim­ite ni même comme principe d’expansion 
mais comme désir. Alors le bleu resplen­dit tel un fruit sur
une coupe dis­posé, un fruit unique ren­du à la table des 
couleurs.

 

N’est-ce pas là racon­ter la magie de l’art, cette mer­veille qui à tra­vers le fruit, un ceil, des vis­ages, mag­ni­fie l’anec­do­tique pour puis­er aux sources des uni­ver­saux, là où les arché­types par­lent une seule et même langue, celle de l’humanité ?

Tout entier ce recueil est un hymne à l’art. Daniel Kay racon­te avec ses mots ce fab­uleux secret du mir­a­cle qui advient lorsque la représen­ta­tion tra­verse l’é­pais­seur du temps. Des lignes, mais pas n’im­porte lesquelles, des mots agencés pour faire poésie, unique chance de cap­tur­er l’indi­ci­ble majesté de la couleur, du tracé, du regard que le pein­tre pose sur le paysage et de cette trans­for­ma­tion lorsque la couleur est étalée sur la sur­face de la toile, avec des aplats et des teintes, de courbes et des lignes de fuite qui arrivent dans l’u­nivers intan­gi­ble d’une fra­ter­nité. Un dimanche aux Pays-Bas, Chez Bruegel l’an­cien, Trait pour trait, Le peigne de Rem­brandt, Les affinités élec­tives, Grande galerie, Vol­umes… Autant de chapitres dans lesquels le poètes célèbre l’art, et égrène une galerie de por­traits d’artistes, sortes de tableaux de toiles, comme dans ce mag­nifique poème sur Bacon :

Fran­cis bacon
His­toire d’un reniement

    Tu peux tou­jours crier, grand pape épou­van­té, crier
la mâchoire ser­rée sur des pous­sières d’é­toiles, ton âme
sent trop fort la viande. Le grand drame épis­co­pal, lui, 
suit sa route. C’est que l’E­sprit-Saint a choisi le mauve, le
théorème du mauve pour foudroy­er, foudroy­er le temps
d’un dernier cri. Et tu te deman­des, encore et encore : 
Mon dieu, pourquoi m’as-tu injurié ?

 

 

Daniel Kay, Un peigne pour Rem­brandt, Gal­li­mard, Col­lec­tion Blanche, 2022, 112 pages, 12 € 50.

Ce que racon­tent les images… Daniel Kay les fouille, mais pas seule­ment. Il met en demeure le lan­gage de dire cette magie qui opère dans les toiles de grands pein­tres, et il y parvient, grâce à la poésie, cela va sans dire. L’e­sprit-Saint est ici celui de l’artiste, qui choisit le théorème du mauve, qui incor­pore le mauve pour le restituer là, dans l’écrin de la toile, face au cri inces­sant, avalant tous les cris de tous les hommes, dans celui de ce pape, grand, épou­van­té d’une trouille qui pleut sécu­laire sur nos sem­blables. C’est tracé, sur le tableau, c’est écrit, dans Un peigne pour Rem­brandt, et partout dans ce beau recueil, comme fables offertes à nos que regards, puisées dans l’é­pais­seur des his­toires, qui ne se veu­lent en aucun cas explica­tives. Elles guident  au con­traire les yeux des lecteurs vers cette impal­pa­ble mir­a­cle qu’est l’art, ain­si que le fait cette fab­uleuse fable de Rem­brandt dans le chapitre qui lui est con­sacré, Trois frag­ments d’une his­toire du visible :

 

A Ams­ter­dam, Dieu rend vis­ite à Rem­brandt qui n’a 
même pas eu le temps de se peign­er. Il entre sur la pointe 
des pieds pour ne pas réveiller Sask­ia et par­lemente long-
temps avec l’artiste avant de pass­er sa com­mande : son
choix est fait, ce sera une grande his­toire du visible.

Présentation de l’auteur

Etienne Faure

Eti­enne Fau­re est né en 1960. Il vit et tra­vaille à Paris. 
Il a pub­lié dans les revues NRF, Con­férence, Théodore Bal­moral, Rehauts, Europe, Le Mâche-Lau­ri­er, Pleine Marge, Con­tre-allées, « * » (Astérisque), Les Car­nets d’Eucharis, Phoenix.

Bib­li­ogra­phie
– Légère­ment frôlée, Champ Val­lon, 2007
– Vues pren­ables, Champ Val­lon, 2009
– Hori­zon du sol, Champ Val­lon 2011
– La vie bon train, Champ Val­lon 2013
– Ciné-plage, Champ Val­lon 2015
– Tête en bas, Gal­li­mard 2018

en revues
La NRF : n° 462–463, 488, 512, 551, 577, 582 
Con­férence : n° 8, 16, 22, 27, 34 
Théodore Bal­moral : n° 31, 34, 35, 39–40,44, 48, 52–53, 61,62/63, 68 
Le Mâche Lau­ri­er : n° 12, 15, 22, 24 
Pleine Marge : n° 15, 28 
Rehauts : n° 4, 7, 12, 15, 18, 23, 27, 31, 35 
Europe : n° 955–956, 1015–1016
Con­tre-Allées : n° 29–30
* (Astérisque) : n°1 et 3
Les Car­nets d’Eucharis (papi­er et électronique)
Phoenix : n°21, 27
TO AENTPO : n° 201–202 (paru­tion en grec de textes extraits de Légère­ment frôlée)

en revues élec­tron­iques
Sur Zone n°19, Poez­ibao ; Sec­ousse n° 18, remue.net, Sitaud­is, Les Car­nets d’Eucharis.

Sur Eti­enne Fau­re :
Poète invité du numéro 27 de la revue Phoenix (décem­bre 2017) : dossier coor­don­né par François Bor­des et Myr­to Gondi­cas, con­tri­bu­tions cri­tiques de Jean-Claude Pin­son, Stéphane Bou­quet, Gilles Ortlieb, Jean-Pierre Chevais, François Bor­des, Myr­to Gondicas.

Plusieurs entre­tiens avec Tris­tan Hordé pub­liés dans Poez­ibao, Lit­téra­ture de partout, Les car­nets d’Eucharis, remue-net.

Quelques con­tri­bu­tions :
— Con­tri­bu­tion au col­loque de Cerisy « Jude Sté­fan : le fes­toy­ant français » sep­tem­bre 2012 : L’enfance dans les textes de Jude Sté­fan : la grande absente ?
— Pub­li­ca­tion de notes cri­tiques dans le Cahi­er Cri­tique de Poésie, Poez­ibao, Europe et La revue des revues.

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Le livre d’Étienne Fau­re, Et puis pren­dre l’air, porte en pre­mière de cou­ver­ture l’indication générique : « poèmes en prose ». Voilà qui sur­prend : non pas tant qu’on puisse annex­er de la prose à la poésie, […]

Présentation de l’auteur

Anna Ayanoglou

Anna Ayanoglou est une poétesse française née en 1985. Après des études de lit­téra­ture russe et de lin­guis­tique, elle part vivre en Litu­anie, puis en Estonie. Son pre­mier recueil de poèmes, Le fil des tra­ver­sées (Gal­li­mard, 2019, prix Apol­li­naire Décou­verte et prix Révéla­tion de Poésie de la SGDL en 2020) se fait l’écho de ce long séjour balte.

Gar­dant une dis­tance pru­dente avec son Paris natal, Anna Ayanoglou réside désor­mais à Brux­elles, où elle con­stru­it son œuvre poé­tique et conçoit l’émission « Et la poésie, alors ? » sur les ondes de Radio Panik. Le désir qui sous-tend cette émis­sion men­su­elle con­sacrée à la poésie du monde : don­ner à enten­dre des poèmes lus en langue orig­i­nale en plus de la tra­duc­tion française. Dans « Et la poésie, alors ? », poèmes et moments musi­caux alter­nent, dia­loguent durant trente min­utes. (Pod­cast disponible en suiv­ant ce lien : https://www.radiopanik.org/emissions/et-la-poesie-alors-/episodes/)

Bib­li­ogra­phie

Le fil des tra­ver­sées, Gal­li­mard, Col­lec­tion blanche, 2019.

Sen­sa­tions du com­bat, Gal­li­mard, Col­lec­tion Blanche, 2022.

En par­al­lèle de l’écriture de ses recueils, Anna Ayanoglou pub­lie des poèmes dans des revues lit­téraires. On peut la lire notam­ment dans La NRF, Europe, Po&sie, Poésie/première, Décharge

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

Présentation de l’auteur

Daniel Kay

Daniel Kay est un poète français né à Mor­laix en 1959. 

Après des études sec­ondaires à Mor­laix, Daniel Kay est  agrégé de let­tres mod­ernes, dis­ci­pline qu’il enseigne.

Il a pub­lié des poèmes dans des revues et pub­lie plusieurs recueils. Il écrit égale­ment sur la pein­ture et peint lui-même.

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Daniel Kay, Vies silencieuses

Les « vies silen­cieuses »du bre­ton Daniel Kay sont celles que don­nent à voir les plus grandes œuvres pic­turales. Vies silen­cieuses des hommes, des bêtes, des plantes, des fleurs… tous vis­ités par le pinceau du […]

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Carole Mesrobian

Car­ole Car­cil­lo Mes­ro­bian est poète, cri­tique lit­téraire, revuiste, per­formeuse, éditrice et réal­isatrice. Elle pub­lie en 2012 Foulées désul­toires aux Edi­tions du Cygne, puis, en 2013, A Con­tre murailles aux Edi­tions du Lit­téraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sur­sis en con­séquence. En 2016, La Chou­croute alsa­ci­enne paraît aux Edi­tions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachd­jian par Van­i­na Pin­ter, Car­ole Car­ci­lo Mes­ro­bian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Flo­rence Laly, Chris­tine Tara­nov,  aux Edi­tions La chi­enne Edith. Elle est égale­ment l’au­teure d’Aper­ture du silence (2018) et Onto­genèse des bris (2019), chez PhB Edi­tions. Cette même année 2019 paraît A part l’élan, avec Jean-Jacques Tachd­jian, aux Edi­tions La Chi­enne, et Fem mal avec Wan­da Mihuleac, aux édi­tions Tran­signum ; en 2020 dans la col­lec­tion La Diag­o­nale de l’écrivain, Agence­ment du désert, paru chez Z4 édi­tions, et Octo­bre, un recueil écrit avec Alain Bris­si­aud paru chez PhB édi­tions. nihIL, est pub­lié chez Unic­ité en 2021, et De nihi­lo nihil en jan­vi­er 2022 chez tar­mac. A paraître aux édi­tions Unic­ité, L’Ourlet des murs, en mars 2022. Elle par­ticipe aux antholo­gies Dehors (2016,Editions Janus), Appa­raître (2018, Terre à ciel) De l’hu­main pour les migrants (2018, Edi­tions Jacques Fla­mand) Esprit d’ar­bre, (2018, Edi­tions pourquoi viens-tu si tard), Le Chant du cygne, (2020, Edi­tions du cygne), Le Courage des vivants (2020, Jacques André édi­teur), Antholo­gie Dire oui (2020, Terre à ciel), Voix de femmes, antholo­gie de poésie fémi­nine con­tem­po­raine, (2020, Pli­may). Par­al­lèle­ment parais­sent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Cap­i­tal des mots, Poe­siemuz­icetc., Le Lit­téraire, le Salon Lit­téraire, Décharge, Tex­ture, Sitaud­is, De l’art helvé­tique con­tem­po­rain, Libelle, L’Atelier de l’ag­neau, Décharge, Pas­sage d’en­cres, Test n°17, Créa­tures , For­mules, Cahi­er de la rue Ven­tu­ra, Libr-cri­tique, Sitaud­is, Créa­tures, Gare Mar­itime, Chroniques du ça et là, La vie man­i­feste, Fran­copo­lis, Poésie pre­mière, L’Intranquille., le Ven­tre et l’or­eille, Point con­tem­po­rain. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Bris­si­aud, et des pré­faces de Mémoire vive des replis de Mar­i­lyne Bertonci­ni et de Femme con­serve de Bluma Finkel­stein. Auprès de Mar­i­lyne bertonci­ni elle co-dirige la revue de poésie en ligne Recours au poème depuis 2016. Elle est secré­taire générale des édi­tions Tran­signum, dirige les édi­tions Oxy­bia crées par régis Daubin, et est con­cep­trice, réal­isatrice et ani­ma­trice de l’émis­sion et pod­cast L’ire Du Dire dif­fusée sur radio Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM.
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