Charles Pennequin est dedans le poème même

Par |2021-09-05T17:33:21+02:00 6 septembre 2021|Catégories : Charles Pennequin, Focus|

“charles pen­nequin n’est pas dans la poésie, le cer­cle des poètes charles pen­nequin n’y est pas, charles pen­nequin ne fait pas de poèmes, charles pen­nequin ne lit pas, il ne sait pas lire de poèmes, charles pen­nequin est dedans le poème même, charles pen­nequin aime vivre dans une bouche et il sort de temps à autre de lui-même et sa bouche pour crier ou dire ou lire un texte, charles pen­nequin perd les pédales dans sa langue et impro­vise depuis sa bag­nole, charles pen­nequin s’im­pro­vise vivant, charles pen­nequin ses mots ne pren­nent pas de hau­teur, charles pen­nequin n’a pas de mots d’ailleurs, c’est toute une ges­tu­al­ité charles pen­nequin est une danse sonore par­mi les phras­es, charles pen­nequin ges­tic­ule dans son télé­phone, son dic­ta­phone et dans son méga­phone, charles pen­nequin aime chanter, ges­tic­uler, écrire par terre et engueuler les gens, charles pen­nequin mange ses pro­pres livres.”

Telle est la présen­ta­tion que Charles Pen­nequin, fait de sa chaine YouTube. Il y poste des videop­er­for­mances. Mais sa pra­tique dépasse très large­ment le cadre du genre qu’il inter­roge, qu’il par­o­die, qu’il détourne, pour créer une poésie du vivant, qu’il s’ag­it de ren­dre agis­sante dans l’e­space numérique et dans la vie.

Nou­veau cadre édi­to­r­i­al qui redéfinit l’e­space livresque, YouTube ou Vimeo mènent au con­stat que le livre représente dans cette per­spec­tive un état tem­po­raire pour le poème. L’utilisation du web et des réseaux soci­aux est un moyen de dépass­er ou de con­tourn­er l’édi­tion tra­di­tion­nelle, parce que grâce à la dif­fu­sion de la poésie hors de ce vecteur l’ac­cès au poème est facil­ité et touche un pub­lic plus large. L’auto-publication sur le Web, dans le flux de l’e­space numérique, remet en ques­tion la nature de l’écriture. 

Cette pra­tique peut être perçue comme une con­ti­nu­ité pos­si­ble de la Poésie Action. Grâce aux moyens tech­nologiques, elle per­met une mise en cir­cu­la­tion immé­di­ate de la poésie dans le pub­lic, grâce à  l’utilisation des nou­veaux médias.  Les mis­es en œuvre de Charles Pen­nequin, son util­i­sa­tion de ces nou­veaux vecteurs,  dépasse large­ment les objec­tifs de la poésie sonore ou de la per­for­mance. Il utilise les out­ils pro­posés par les nou­velles tech­nolo­gies et les médias comme des out­ils d’écriture. 

Charles Pen­nequin  joue avec les codes de ce cadre édi­to­r­i­al, les par­o­die, les détourne. Il les fait par­ticiper à l’élab­o­ra­tion poé­tique. Le poème et  l’acte per­for­matif appa­rais­sent à tra­vers une mul­ti­plic­ité des vecteurs mis en place pour redou­bler, dédou­bler, con­tourn­er, détourn­er ou par­o­di­er leurs poten­tial­ités séman­tiques, et en créer d’autres, indéfinies autant qu’infinies. 

Dans  “Causer n’est pas pos­er”  le texte écrit sous la vidéo n’a rien à voir avec elle. Il n’est ni descrip­tif, ni présen­tatif. Il s’ag­it d’un texte poé­tique à part entière, qui n’a rien à voir avec  celui énon­cé dans la vidéo. Une dichotomie s’opère entre les deux, entre ce qui est écrit et ce qui est dit, filmé comme une per­for­mance. La glob­al­ité fait sens, devient poème, ou devient per­for­mance, ou devient l’e­space d’une re-créa­tion infinie.

il ne faut pas essay­er, il faut percher, il faut rester percher, c’est-à-dire qu’il faut pas se dire je vais essay­er, je vais essay­er la vie, je vais vivre mais je vais d’abord essay­er, je vais me percher dans le vivant non, il faut vivre, il faut pas dire j’au­rais bien envie de me taper une petite exis­tence non, il faut exis­ter, il faut pas se dire j’es­saierais bien de me taper une bonne vie, me faire une petite exis­tence et rester un bon moment percher dedans non, il faut y aller fran­co, il faut pas essay­er de se dire je vais essay­er pourquoi pas, j’ai ma petite perche, c’est-à-dire j’ai ma chance après tout, après tout j’ai mon petit lopin de chance qui m’at­tend au tour­nant, mais non, rien qui t’at­tend, te tend une perche non, ce qui t’at­tend au tour­nant c’est de dire que tu vas ten­ter le per­choir, tu vas essay­er et finale­ment rester à faire ton prêchi-prêcha là-dedans

Dans  “Marre” le poème est placé sous la video, qui com­porte aus­si des sous-titres où s’in­scrit un poème encore différent.

 

Marre (Charles Pen­nequin) (il y a des sous titres).

Sous titres qui accom­pa­g­nent la video Marre de Charles Pennequin.

“On est dans la merde. On est dans la merde et on fait dans son pot. On fait dans son pot et on attend de sor­tir. Ça n’est pas la pre­mière fois qu’on est dans la merde et qu’on se sort du pot. Mais là le pot on va devoir se le sor­tir autrement. Pas au grand jour non. Car au grand jour on est dans la merde et pour se sor­tir le pot c’est plus la même musique. Ou c’est une chan­son. C’est l’air de On est dans la merde et on voudrait le com­pos­er autrement. Com­ment faut-il com­pos­er autrement avec les autres. Déjà avec soi il paraît qu’il faut com­pos­er autrement à par­tir de main­tenant. On attend qu’on nous le dise com­ment il est autrement com­posé pour nous sor­tir avec le pot. Car ce n’est pas le pot d’un autre à for­tiori. A for­tiori c’est le nôtre et on nous on a tou­jours affir­mé qu’on n’avait pas de pot. On n’a jamais eu de pot c’est à for­tiori ce qu’on a tou­jours dit. Et com­ment faire pour sor­tir sans son pot à par­tir d’aujourd’hui. Si on est dans la merde comme ils nous le dis­ent. Et com­ment je ferai pour me sor­tir mieux la prochaine fois. C’est-à-dire avec un pot en bonne et due forme. Un pot val­able. Un petit pot qui a sa petite his­toire. Il paraît qu’on est dans la merde et qu’on ne fait pas d’histoire. On voudrait faire des his­toires qu’on ne s’y prendrait pas mieux cepen­dant. On est dans la merde et l’histoire se fait toute seule sans nous apparem­ment. Et sans notre pot. Alors on reste dedans. On reste dans notre his­toire comme dans notre pot sans même savoir qu’il s’agit de nous. On n’a pas voulu faire d’histoire mais elle s’est entêtée à venir et nous on n’a pas résisté. On n’a pas résisté au fait d’être pleine­ment dedans. Dans son pot. C’est sou­vent arrivé dans l’histoire. L’histoire de pas pou­voir résis­ter et donc de rester dans son pot. On est resté sourd comme lui. Comme deux lar­rons. On est resté comme une his­toire qui a foirée mais cela s’entend. On pensera tou­jours ce qu’on veut. On pensera comme on veut en dehors de l’histoire qui fait de nous des lar­rons en foire. On est dans la merde. C’est ça la nou­velle his­toire. On a foiré notre nou­velle his­toire mais on se rat­trapera bien en pen­sant à tout ce qui se trame dehors. Par la lucarne. On est dans la merde tout autant dehors mais ceci n’est plus notre his­toire. C’est d’une autre his­toire qu’il s’agit. Une his­toire d’un autre cal­i­bre et qu’on a foiré tout autant. C’est une his­toire foirée par tous. C’est tout un cha­cun qui a foiré son his­toire de dehors et ça se retrou­ve chemin faisant. A moins que ça ne soit que des foir­i­tudes internes qui se retrou­vent par dev­ers nous comme on dit. Ça se retrou­ve dehors mais ça n’était que foir­i­tudes per­son­nelles au fond. Au fond c’est des choses foirée en dedans par le tout un cha­cun de nous-mêmes en l’autre. C’est de toute façon tou­jours de l’autre en nous-mêmes que vient la foir­i­tude du tout un cha­cun général­isée. C’est ça qui peut nous intriguer. Et c’est pour ça qu’on regarde au dehors. Par la lucarne. C’est un pas­sage qui instru­it. C’est bien humain. L’instruction. Ça nous per­turbe de savoir où ils peu­vent aller au dia­ble. On ne prendrait peut-être pas le même chemin. On serait même dis­posé à en pren­dre bien d’autres. Déjà pour les faire bis­quer. On prendrait une petite route pour les faire tous bis­quer moi et mon pot. On ferait la sourde oreille à leurs indi­ca­tions. Ce ne sont pas des indi­ca­tions. C’est plutôt des con­signes. Mais nous on fait la sourde oreille. Moi et mon pot. Mais quelque part c’est eux. C’est eux qui sont sourds et pas nous. Nous on entend ce qu’on veut. C’est déjà pas pareil. Ils voudraient qu’on soit tous à se ressem­bler. Et qu’on soit tous ébaud­is pareil. Qu’on soit tous au même moment frap­pés de stu­peur. Eber­lués au point de bégay­er. Au même moment et au même endroit. Voilà ce qu’on serait. Nous et notre pot. Ça serait le pot com­mun. Qu’on soit tous com­muné­ment dans le même pot. Une his­toire de pot qui nous rassem­ble. Que l’histoire du pot nous rassem­ble plus qu’elle nous ressem­ble. Que plus aucun de nos pots nous ressem­ble. Et qu’on se fasse la p’tite guéguerre. La p’tite guéguerre du pot pour s’y taire. Qu’on se terre tous dans le même pot et qu’on ne dise plus un mot.”

 

Charles Pen­nequin  investit les espaces édi­to­ri­aux et éla­bore des  dis­posi­tifs poé­tiques inédits. La vidéop­er­for­mance fait par­tie d’une glob­al­ité qui fait sens, con­sti­tuée d’im­ages, de texte(s) et d’un jeu avec les  codes et les espaces édi­to­ri­aux. Dès lors on peut percevoir la per­for­mance comme par­tic­i­pant à l’écri­t­ure du poème, et le poème comme com­plé­men­taire à l’élab­o­ra­tion séman­tique de la videop­er­for­mance. Qu’il s’agisse d’im­pro­vi­sa­tions, d’en­reg­istrements vocaux ou de films enreg­istrés avec un télé­phone ou une cam­era embar­quée, il utilise les vecteurs numériques pour pro­duire une poésie qui s’in­scrit dans l’im­mé­di­ateté en même temps qu’elle se pro­longe dans le renou­velle­ment infi­ni de ses poten­tial­ités séman­tiques. Ecrire est alors le pro­duit de la ren­con­tre de l’im­age ou du son, avec le texte qui n’en est pas le sup­port écrit mais qui sou­vent inter­vient de manière autonome et com­bi­na­toire avec l’ensem­ble. Moments de vie qui croisent des moments de vie, mots qui s’a­joutent aux mots, Charles Pen­nequin est dedans le poème, et le poème est dedans la vie. Celle de nous tous. 

∗∗∗

perf-bosons

 

on n’est pas des bosons de hig­gs dans la perf

 

on a affaire à des masses

 

à des reculs

 

à des résistances

 

le pub­lic est comme inerte et nous-mêmes avons à soulever le couvercle

 

avec en-dessous la parole

 

la parole libre

 

le chant

 

l’air

 

le quelque chose qui continue

 

hors d’haleine

 

et dans un vrai déséquilibre

 

à tournoy­er

 

creuser

 

s’en­fon­cer

 

pren­dre tout ce qu’on trou­ve et s’il n’y a rien

 

pren­dre le rien

 

l’empêchement de parler

 

le bafouille­ment

 

le blocage

 

l’in­ca­pac­ité

 

la gri­mace

 

la foulure

 

la crampe instantanée

 

pren­dre tout ça et le retourn­er en courage

 

courage à mon­tr­er la peur

 

la faib­lesse

 

le trou

 

la fail­lite de soi

 

 

 

tout ça le théâtre n’en veut pas

 

 

 

le théâtre et l’art et la mort n’en veu­lent pas

 

 

 

bosons et neutrinos

 

trucs qui passent à tra­vers tout

 

élé­ments du Qi et souf­fle pneûma

 

tout ça est vrai et pour­tant con­tred­it par

 

une table

 

un verre d’eau

 

des estrades

 

la lumière

 

et la diplo­matie des lieux

 

Charles Pen­nequin (in : les Exo­zomes, POL, 2016)

Présentation de l’auteur

Charles Pennequin

Charles Pen­nequin est né le à Cam­brai. Poète français, il réalise égale­ment nom­bre de dessins et de vidéos. En , il est le pre­mier récip­i­endaire du Prix du Zor­ba — qui récom­pense « un livre exces­sif, hyp­no­tique et exci­tant, pareil à une nuit sans dormir » — pour son recueil Pam­phlet con­tre la mort (P.O.L, 2012).

Charles Pen­nequin pub­lie son pre­mier ouvrage en 1997 aux édi­tions Carte blanche, puis chez Al Dante, Dernier Télé­gramme et P.O.L, entre autres. Proche de Nathalie Quin­tane, de Christophe Tarkos et de Vin­cent Tholomé, il par­ticipe aux revues Facial, Poézi pro­létèr, Doc(k)s, Java, Ouste, Fusées, etc… Il fonde en 2007 avec le dessi­na­teur Quentin Fau­com­pré le col­lec­tif Armée noire qui en inter­venant dans divers­es man­i­fes­ta­tions cul­turelles impulse des pra­tiques créa­tives collaboratives. 

© Charles Pen­nequin à Sète. Wikipedia.

Bib­li­ogra­phie

Le Père ce matin, Carte Blanche, Paris, 1997
Ça va chauf­fer, Der­rière la salle de bains, 1998
Moins ça va, plus ça vient, sup­plé­ment au no 20 de la revue Le Jardin Ouvri­er, Amiens, 1999
Dedans, Al Dante, Paris, 1999
Patate, album avec un CD inti­t­ulé 1 jour, 2000
1 jour, Der­rière la salle de bains, 2001
Let­tre à J.S., Al Dante, 2001
Écrans, Voix/Richard Meïer, 2002
Bibi, POL, Paris, 2002
Bine, le cor­ri­dor bleu, col­lec­tion IKKO, 2003
Bib­ine, Édi­tions de l’At­tente, 2003
Mer­ci de votre vis­ite, Mix, 2003
Je me Jette, avec le DVD inti­t­ulé Jeme­jette, Al Dante, Paris, 2004
Mon binôme, POL, 2004
Les doigts, Ragage, 2006
Lam­bin­er, Dernier Télé­gramme, Limo­ges, 2007
La Ville est un trou (avec un CD), POL, 2007
Pas de tombeau pour Mes­rine, Al Dante, 2008
L’Imagi­er du dia­ble, illus­tra­tions d’Anne Van der Lin­den, Ragage, 2008
Com­pren­dre la vie, POL, 2010
L’Ar­mée Noire, revue faite avec Quentin Fau­com­pré, Al Dante, 2010
La Fin des Poux, L’Âne qui butine, 2010
Trou Type, études de car­ac­tères, cat­a­logue d’artiste (avec un CD) Dominique De Beir et Charles Pen­nequin, Friv­ille éditions
Troue la bouche, accom­pa­g­né d’un DVD, Edi­tions Douch­es Froides, Alençon, 2011
Au ras des Pâquerettes (poèmes délabrés), recueil aux édi­tions Dernier Télé­gramme, 2012
Pam­phlet con­tre la mort, POL, 2012, Prix du Zor­ba 2012
Charles Péguy dans nos lignes, Ate­lier de l’ag­neau, 2014
Les Exo­zomes, POL, 2016
Ce fut un plaisir, Can­tos Pro­pa­gan­da pro­duc­tions, 2016
Ten­nis de table, Plaine page, 2016
Poèmes col­lés dans la tête, Can­tos Pro­pa­gan­da pro­duc­tions, 2017
Gabineau-les-bobines, POL, 2018
Dehors Jésus, avec Marc Brunier-Mes­­tas, le Dernier Cri, 2020
Père ancien, POL, 2020
Mange-bête, l’Âne qui butine, 2021
Les Voix du Venir, Aux Cail­loux des Chemins, 2021

Disques

Bobines, CD de poèmes, Stu­dio Croix des Lan­des, La Bazoge (72), 2001
Tué mon amour, avec Jean-François Pau­vros, TraceLabel
Les chiens de la casse, Vinyle, Frac Franche-Comté, 20127
Causer la France (en pub­lic), CD avec Jean-François Pau­vros, CdL Edi­tions, 2015
Bibi Kon­spire, Vinyle, Label Rebelle, 2016
Dic­ta­phone, disque vinyle pro­duit par le Frac Franche-Comté, 2019

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

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Carole Mesrobian

Car­ole Car­cil­lo Mes­ro­bian est poète, cri­tique lit­téraire, revuiste et per­formeuse. Elle pub­lie en 2012 Foulées désul­toires aux Edi­tions du Cygne, puis, en 2013, A Con­tre murailles aux Edi­tions du Lit­téraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sur­sis en con­séquence. En 2016, La Chou­croute alsa­ci­enne paraît aux Edi­tions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachd­jian par Van­i­na Pin­ter, Car­ole Car­ci­lo Mes­ro­bian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Flo­rence Laly, Chris­tine Tara­nov,  aux Edi­tions La chi­enne Edith. Elle est égale­ment l’au­teure d’Aper­ture du silence (2018) et Onto­genèse des bris (2019), chez PhB Edi­tions. Cette même année 2019 paraît A part l’élan, avec Jean-Jacques Tachd­jian, aux Edi­tions La Chi­enne, et Fem mal avec Wan­da Mihuleac, aux édi­tions Tran­signum ; en 2020 dans la col­lec­tion La Diag­o­nale de l’écrivain, Agence­ment du désert, paru chez Z4 édi­tions, et Octo­bre, un recueil écrit avec Alain Bris­si­aud paru chez PhB édi­tions. Elle par­ticipe aux antholo­gies Dehors (2016,Editions Janus), Appa­raître (2018, Terre à ciel) De l’hu­main pour les migrants (2018, Edi­tions Jacques Fla­mand) Esprit d’ar­bre, (2018, Edi­tions pourquoi viens-tu si tard), Le Chant du cygne, (2020, Edi­tions du cygne), Le Courage des vivants (2020, Jacques André édi­teur), Antholo­gie Dire oui (2020, Terre à ciel), Voix de femmes, antholo­gie de poésie fémi­nine con­tem­po­raine, (2020, Pli­may). Par­al­lèle­ment parais­sent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Cap­i­tal des mots, Poe­siemuz­icetc., Le Lit­téraire, le Salon Lit­téraire, Décharge, Tex­ture, Sitaud­is, De l’art helvé­tique con­tem­po­rain, Libelle, L’Atelier de l’ag­neau, Décharge, Pas­sage d’en­cres, Test n°17, Créa­tures , For­mules, Cahi­er de la rue Ven­tu­ra, Libr-cri­tique, Sitaud­is, Créa­tures, Gare Mar­itime, Chroniques du ça et là, La vie man­i­feste, Fran­copo­lis, Poésie pre­mière, L’Intranquille., le Ven­tre et l’or­eille, Point con­tem­po­rain. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Bris­si­aud, et des pré­faces de Mémoire vive des replis de Mar­i­lyne Bertonci­ni et de Femme con­serve de Bluma Finkel­stein. Auprès de Mar­i­lyne bertonci­ni elle co-dirige la revue de poésie en ligne Recours au poème depuis 2016. Elle est secré­taire générale des édi­tions Tran­signum dirigées par Wan­da Mihuleac.
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