Déjà une ligne édi­to­ri­ale claire et définie selon une esthé­tique qui n’a rien à envi­er aux maisons d’édition les plus remar­quées, Pourquoi Viens-tu si tard pro­pose des pub­li­ca­tions qui recensent de beaux nom…

A com­mencer par Mar­i­lyne Bertonci­ni, qui offre aux pre­miers vol­umes pub­liés par Franck Berthoux un joy­aux mag­nifique­ment orchestré grâce à une mise en page qui laisse au texte toute sa lat­i­tude dans un rap­port dialogique avec des pho­tos de l’auteure placées juste là où elle enrichissent la portée séman­tique de l’ensemble… Et comme si il n’y avait pas déjà de quoi se réjouir, une tra­duc­tion en ital­ien, assumée superbe­ment par l’éditeur…

Des petits vol­umes, mais avec Alber­tine Benedet­to, Eva-Maria Berg et Ada Mondès, tout prend tout de suite de l’ampleur…Gérard­mer, Poèmes pour trois voix, recueil trilingue, français, alle­mand et espag­nol, offre cette oppor­tu­nité rare de pou­voir lire un même texte dans trois langues. Le lecteur a toute lat­i­tude de mesur­er  la dif­fi­culté qu’est l’exercice de la tra­duc­tion, et de peser com­bi­en la musi­cal­ité des langues est dif­férente mais si proche dans cette ambi­tion de tra­ver­sées musi­cales du signe.

Mar­i­lyne Bertonci­ni, Mémoire vive des replis, “Edi­tions Pourquoi viens-tu si tard ?” Asso­ci­a­tion LAC 2018, 94 pages, 10 € (pvst@orange.fr
www.association-lac.com)

Angèle Casano­va, Philippe Mar­tin et Miguel Angel real ont con­fié à PVST Erra­tiques, pré­facé par Mar­i­lyne Bertoncini…Textes et pho­tos de mou­ve­ment,  de vitesse du mou­ve­ment, décom­posés de gestes, tra­jec­toires des êtres, ryth­més de manière à être pris dans cette vitesse de la lec­ture, du désir devenu presque com­pul­sif de par­courir ce livre, une fois de plus petit   unique­ment par la taille…

Lau­rence Bour­geois et Chan­tal Giraud Cauchy, Vin­cent Alvern­he et Jacques Four­cadier  Anne de Bell­e­val, et l’éditeur lui-même, qui dans son Coin de table se présente :

A force de manger sur le pouce, l’au­teur a con­nu bien des coins de table sur lesquels il a grif­fon­né, repas après repas, des poèmes courts ‑en mode haïku- qui reflè­tent ses humeurs, mais aus­si sans doute le goût et la qual­ité des ali­ments ingurgités.

On pour­rait qual­i­fi­er ces petites poésies de touche-à-tout tant les sujets abor­dés sont divers et var­iés, selon l’ex­pres­sion habituelle. Lec­trice et lecteur y recon­naîtront l’amour, l’e­spoir, la mort, l’hu­mour, l’énig­ma­tique, l’en­gour­disse­ment des sens et de l’esprit.

Puis­sent ces quelques vers vous réjouir !

Amédée Pan
Cri­tique virtuel

Ces petits vol­umes n’ont de léger que le poids et… le prix ! Ils sont nés de cette volon­té à laque­lle Franck Berthoux a don­né exis­tence : ren­dre acces­si­ble l’achat de la Poésie à tous…Une pos­ture remar­quable et à encour­ager, à soutenir, car il ne s’agit en aucun cas de livre d’une fac­ture médiocre, bien au con­traire ! L’éditeur tient à pro­duire de beaux livres, et il se démène et s’achemine sans compter pour offrir ce cadeau, la Poésie ! Il suf­fit de regarder le cat­a­logue déjà épais et pesant le poids de belles signatures…

http://www.association-lac.com/editions/catalogue.html

Voilà, tout est dit.

Franck Berthoux, Coin de table, édi­tions Pourquoi viens-tu si tard, Poésie 12, 2017, 8 €.

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Carole Mesrobian

Car­ole Car­cil­lo Mes­ro­bian est poète, cri­tique lit­téraire, revuiste et per­formeuse. Elle pub­lie en 2012 Foulées désul­toires aux Edi­tions du Cygne, puis, en 2013, A Con­tre murailles aux Edi­tions du Lit­téraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sur­sis en con­séquence. En 2016, La Chou­croute alsa­ci­enne paraît aux Edi­tions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachd­jian par Van­i­na Pin­ter, Car­ole Car­ci­lo Mes­ro­bian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Flo­rence Laly, Chris­tine Tara­nov,  aux Edi­tions La chi­enne Edith. Elle est égale­ment l’au­teure d’Aper­ture du silence (2018) et Onto­genèse des bris (2019), chez PhB Edi­tions. Cette même année 2019 paraît A part l’élan, avec Jean-Jacques Tachd­jian, aux Edi­tions La Chi­enne, et Fem mal avec Wan­da Mihuleac, aux édi­tions Tran­signum ; en 2020 dans la col­lec­tion La Diag­o­nale de l’écrivain, Agence­ment du désert, paru chez Z4 édi­tions, et Octo­bre, un recueil écrit avec Alain Bris­si­aud paru chez PhB édi­tions. Elle par­ticipe aux antholo­gies Dehors (2016,Editions Janus), Appa­raître (2018, Terre à ciel) De l’hu­main pour les migrants (2018, Edi­tions Jacques Fla­mand) Esprit d’ar­bre, (2018, Edi­tions pourquoi viens-tu si tard), Le Chant du cygne, (2020, Edi­tions du cygne), Le Courage des vivants (2020, Jacques André édi­teur), Antholo­gie Dire oui (2020, Terre à ciel), Voix de femmes, antholo­gie de poésie fémi­nine con­tem­po­raine, (2020, Pli­may). Par­al­lèle­ment parais­sent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Cap­i­tal des mots, Poe­siemuz­icetc., Le Lit­téraire, le Salon Lit­téraire, Décharge, Tex­ture, Sitaud­is, De l’art helvé­tique con­tem­po­rain, Libelle, L’Atelier de l’ag­neau, Décharge, Pas­sage d’en­cres, Test n°17, Créa­tures , For­mules, Cahi­er de la rue Ven­tu­ra, Libr-cri­tique, Sitaud­is, Créa­tures, Gare Mar­itime, Chroniques du ça et là, La vie man­i­feste, Fran­copo­lis, Poésie pre­mière, L’Intranquille., le Ven­tre et l’or­eille, Point con­tem­po­rain. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Bris­si­aud, et des pré­faces de Mémoire vive des replis de Mar­i­lyne Bertonci­ni et de Femme con­serve de Bluma Finkel­stein. Auprès de Mar­i­lyne bertonci­ni elle co-dirige la revue de poésie en ligne Recours au poème depuis 2016. Elle est secré­taire générale des édi­tions Tran­signum dirigées par Wan­da Mihuleac.