Autour des éditions Unicité : Christine Guinard, Etienne Ruhaud et Eric Dubois

Par |2021-09-05T15:46:03+02:00 6 septembre 2021|Catégories : Christine Guinard, Critiques, Eric Dubois, Etienne Ruhaud|

Les édi­tions Unic­ité, c’est une unité mul­ti­ple… Mul­ti­ples voix, mul­ti­ples  formes, unifiées par, autour et dans la poésie, son lieu. François Mocaer a ce souci de créer avec les auteurs un livre qui ressem­ble à cette ren­con­tre entre le poète et celui à qui il con­fie ses mots. C’est pour cela que les livres des édi­tions Unic­ité ne se ressem­blent pas, ou tout au moins pas physique­ment, car pour ce qui est de la teneur des pro­pos il y a une ligne direc­trice forte, c’est la qual­ité des textes pro­posés par le cat­a­logue de l’editeur. La preuve ici, à tra­vers ce tout petit aperçu de ce qui fait des édi­tions Unic­ité une entité unique.

∗∗∗

Chris­tine Guinard, Autour de B. 

 

 

Autour de B., sep­tième opus de Chris­tine Guinard, appa­raît comme une suite logique  aux élans de sa poésie tout entière façon­née de lyrisme. Ce titre mys­térieux, car qui est/qu’est-ce que B., inter­pelle. Les pho­tos de France Dubois, qui ponctuent le recueil, et dont une fig­ure sur la cou­ver­ture, mon­trent des arbres en fleurs. 

B., une époque, un lieu ? Le poème lim­i­naire répond. Sug­gère. Ouvre la voie à une inter­pré­ta­tion. “B.” serait une ville, un lieu, et “autour” hors de toute topogra­phie. Il s’ag­it du tra­vail de la mémoire, d’une spa­tial­ité organ­isée en suiv­ant le fil du  tra­vail mnésique.

 

Je te vois der­rière la vitrine
et tu pens­es au temps béni
tu grimes ton cil au poumon
et je perçois ta gêne
tu es si belle tu allais par­tir pour l’autre côté de la terre
tu grif­fais la peau d’un ours et tu res­pi­rais plus haut plus loin 
tu res­pi­rais  le frais des autres et la pomme 
du buis­son attendri
tu n’avais jamais peur
tu par­tais dans les rues jusqu’au canal, jusqu à trou­ver l’eau
qui trame de part en part le texte de B.
le texte de B. qui se voit dans ses rêves et en fatale masquée
se démasque joue de la paupière et du genou fragile
sans fard- on a lais­sé tomber

et per­son­ne non per­son­ne ne peut dire
ce qu’il y avait devant, ce qui se cache derrière
rien ne se cache ni ne se perd
tout est vis­age ciselé des ailes au foie
trav­es­ti sous la robe et ton ven­tre rebon­dit sur la mer
rebon­dit sur les sables antiques à à la colonne volontaire
trav­es­ti — maquil­lage au printemps

∗∗∗

j’au­rais voulu suiv­re le fil cassé et marcher sur le trou béant des éclats 
la mémoire emprunte les vagues et cir­cule le long des rails
vers l’an­ci­enne gare ou les con­tes affleu­raient où sensuelle
elle a dit je dépose mes talons pour voir

 

B. c’est un peu elle, la locutrice, c’est cer­tain, car les par­ticipes mar­quent le féminin. B. c’est aus­si la ville. B. représente ces deux instance intime­ment liées, inclus­es l’une dans l’autre. B. et elle, entre la chair et l’espace con­fon­dus. La poète suit les traces des sou­venirs incrustés dans le corps et con­sti­tu­tifs de l’être. La topogra­phie fusionne avec les instants de l’enfance, con­fon­dus dans les instances brouil­lées  des pronoms qui désig­nent tan­tôt la poète dev­enue femme, tan­tôt la petite fille sans âge demeurée dans le sou­venir, tan­tôt la ville.

B. est égale­ment mul­ti­ple, évo­quant par­fois la présence d’une autre femme. Qui ? La mère, l’amie, ou bien le kaléi­do­scope des instances de l’être qui émer­gent dans ce que la mémoire a con­servé de sou­venirs. L’emploi des pronoms, et les fig­ures de com­para­i­son, tout par­ticipe à ce brouil­lage référen­tiel. B. est tan­tôt “elle”, tan­tôt “la” ville, elle est tan­tôt elle, tan­tôt la, tan­tôt les deux con­fon­dues dans l’e­space topographique qui en devenant celui de l’écriture mêle les strates tem­porelles et mnésiques. Le jeu avec les temps, passé ou présent, qui se mêlent, par­ticipe à cette dis­tor­sion référentielle.

Chris­tine Guinard, Autour de B., Les édi­tions unic­ité, 2021, 69 pages, 13 €.

Le tra­vail de la langue suit celui de la mémoire, et ce recueil pose la ques­tion de la matière du poème, de sa puis­sance libéra­toire aus­si, puisqu’en délivrant les mots il ouvre la voie à des per­cep­tions inédites et libère les images et les paroles, liées elles aus­si dans la dimen­sion fic­tion­nelle des sou­venirs. Ce recueil dit tout ceci, et dans la clausule affirme que cette lib­erté est motivée par l’écriture. Grandir ici dans le poème et grâce à lui est ce que fait Chris­tine Guinard, pour­suiv­re son ascen­sion vers elle, B., pour s’approprier l’emploi de ce pronom occupé par des strates exis­ten­tielles enfin réu­nies dans l’instance locu­toire du sujet écrivant. Uni­fi­ca­trice est la poésie. Qui écrit ? C’est cer­taine­ment toutes les « elle », B.,  référence­ment impos­si­ble, parce que dis­con­tinu et scindé par le sou­venir, mais unifiées dans et par l’écriture. C’est ce que dit B., elle, la, Chris­tine Guinard, la poésie.

 

soudain elle avait pu espér­er elle aus­si transformer
les courants et leur don­ner forme au tra­vers du printemps
et B. qui n’en fini­rait plus de don­ner le la — B affranchie
de la régu­lar­ité de métronome quoique chao­tique parfois
gou­ver­nant le rythme cou­tu­mi­er des échanges et des espaces
B. délivrée du tour­bil­lon vain et de la charge sonore
con­tenue dans l’air éva­poré de la ville
B. retenue digne­ment comme sur sa réserve chargée
de cou­ver jusqu’en des jours meilleurs ses habi­tants mais
con­tem­plant jour après jour la forme nou­velle revêtue par
ses com­posantes végé­tales comme décu­plée et par les sons
affir­més venue de la nature partout triomphante
B se deman­dant comme elle ce qu’il faudrait faire
— ce qui adviendrait si toute­fois quelque chose en elle trouvait
la force démesurée de per­dur­er sans abandonner
là effon­dré tout espoir de vie à venir
déjà frap­pée par la cer­ti­tude que rien de clair ne se feraient jour
— qu’at­ten­dre de voir serait la con­di­tion de survie
d’un univers entier — comme elle perce­vait la voix en elle
qui n’an­nonçait rien de net ni même les images qui lui
reve­naient déjà échap­pées mais qui lais­saient entendre
le tin­te­ment effarant des formes nou­velles discrètement,
inlass­ables insa­tiable­ment venues ten­ter de pouss­er la porte
ouvrant sur un autre ter­ri­toire

∗∗∗

Eti­enne Ruhaud, Ani­maux

La cou­ver­ture, qui représente un ani­mal imag­i­naire, et le titre, Ani­maux,  laisse à penser qu’il s’ag­it ici d’un bes­ti­aire. Oui, mais rien en lisant la table des matières on s’in­ter­roge. Trente noms d’an­i­maux fab­uleux, ou imag­i­naires, ou c’est la même chose, fan­tas­magoriques, et parsemés çà et là de quelques noms de choses, ou d’an­i­maux, des vrais. Alors qu’en est-il ?

Des “BAIGNOIRES”, des “GRAVES”, des “DRAGONS”, des “KUBUTIS”, des “LUNES”, des “MANES”, des “SCORPIONS”, des“VAMPIRES”, des “TRUFFES”, des “DISQUES”, des “DORSES”, des “KRUGS”, des “OURANIS”… A ces sub­stan­tifs inven­tés suc­cè­dent d’autres noms qui con­vo­quent des élé­ments con­nus mais hors de leur usage usuel, car les dis­ques devi­en­nent des ani­maux, les lunes aus­si, les truffes… sans compter les vrais ani­maux, peu mais bien présents, comme pour con­fér­er un aspect de réel à l’ensemble. 

Il faut atten­dre la lec­ture pour se laiss­er imprégn­er par la richesse du lex­ique, la pré­ci­sion des descrip­tions, et la teneur poé­tique de ces poèmes en prose. Chaque ani­mal se voit con­sacr­er quelques para­graphes rel­a­tive­ment courts, en prose, ryth­més par des alinéas. 

Eti­enne Ruhaud, Ani­maux, Les édi­tions unic­ité, 2020, 49 pages, 12 €.

Eti­enne Ruhaud, tout comme Fran­cis Ponge, fuit le lyrisme et toute trace de sub­jec­tiv­ité, ou presque. Il des­sine, grâce à cette prose poé­tique d’une grande richesse, des mon­des qui devi­en­nent réels. Mais ces descrip­tion ne s’at­tachent pas à trac­er les con­tours d’élé­ments appar­tenant à notre univers fam­i­li­er. Et c’est ce qui dis­tingue son entre­prise de celle de Fran­cis Ponge. L’au­teur applique cette même pré­ci­sion, qua­si sci­en­tifique, et le souci de décrire minu­tieuse­ment l’an­i­mal con­sid­éré, à créer une réal­ité tout à fait fan­tas­magorique. Alors, peut-être com­pren­dre que, juste­ment, nous ne sommes plus dans le monde d’autre­fois, dans la quo­ti­di­en­neté pongi­en­ne, où les élé­ments qui com­posent notre univers fam­i­li­er sont encore iden­ti­fi­ables et ras­sur­ants. Non. Le monde a changé nous dit Eti­enne Ruhaud. 

Plus rien ne se ressem­ble. Plus rien ne peut être appréhendé comme autre­fois. Notre réel a dis­paru. A sa place, il y a un monde où l’imag­i­naire peut nous per­me­t­tre d’ou­vrir à des représen­ta­tions inédites. Plus encore, dans cette réal­ité fan­tas­magorique, incroy­able, inimag­in­able, il y a en fil­igrane de la vio­lence, des men­aces, mais aus­si des pistes pour déjouer les pièges, éviter les enfer­me­ments dans un quo­ti­di­en qui ne tient plus, ne sig­ni­fie plus rien. Les champs lex­i­caux de la vio­lence, de la cru­auté, émail­lent les poèmes. Les Scor­pi­ons  sont util­isés par “l’é­tat” “pour élim­in­er les gêneurs. Opposants, mar­gin­aux et délin­quants ont aus­si dis­paru de la cité, réduits en charpie, enter­rés en fos­se com­mune, loin des regards”. 

Enfin, et puisqu’il s’ag­it de poésie, il faut appréci­er la puis­sance de cette prose qui fait de la pré­ci­sion des descrip­tions un chant non plus lyrique, puisque l’in­di­vidu lui aus­si est soumis à dis­lo­ca­tion à notre époque, mais ini­ti­a­tique. Le lan­gage trace les routes d’une éva­sion pos­si­ble dans une autre appréhen­sion du réel qu’il est per­mis d’en­trevoir lorsqu’il est ain­si décryp­té grâce au tra­vail libéra­toire de la poésie, qui devient un out­il fab­uleux pour déjouer les pièges d’un imag­i­naire col­lec­tif qui endort notre esprit et nous enferme dans des représen­ta­tions figées.

 

LES LUNES

    Vastes médus­es volantes, descen­dues des plateaux du 
ciel. 

    La forme est presque ronde. La sur­face tachée de cra-
tères, de crevass­es, de varices, bal­afres sur une peau grise et 
rugueuse, éléphantesque.

    Enormes bal­lons à moitié dégon­flés, flot­tant par-dessus la 
ville, les champs, apparus après le mois de pluie, comme 
des saletés à l’hori­zon,  un point noir, une fièvre. Fausses 
planètes de charbon.

∗∗∗

Eric Dubois, Somme du réel impulsif.

Qui présente encore Éric Dubois. Sa poésie est prég­nante, puis­sante, fab­riquée d’im­ages, de métaphores et d’el­lipses. Somme du réel implosif rassem­ble plusieurs opus, et se ter­mine par un entre­tien de l’auteur avec eti­enne Ruhaud. 

Bien que datant d’épo­ques dif­férentes, ces poèmes témoignent de la poésie d’Er­ic Dubois. Le vers est court et parci­monieux, comme pour laiss­er à l’espace scrip­tur­al la pos­si­bil­ité de dire l’impossible, ce que tente le poème, tou­jours. Les trois chapitres : lyre des nuages, le silence sur la dune et assem­bler les rives don­nent la tonal­ité de l’ensemble. Il s’agit de chem­ine­ment intérieur, il est ques­tion de comtem­pla­tion, mais pas à la manière des roman­tiques. Les épanche­ments lyriques ne sont jamais per­son­nels, et le pronom util­isé est celui de la troisième per­son­ne du sin­guli­er. Le lex­ique est tra­vail­lé comme on sculpte dans le mar­bre une stat­ue dont on voudrait qu’elle révèle le vis­age de l’humanité. Le poète procède par touche non pas de couleur, mais sonores, lour­des et amples mal­gré l’économie de mots. Comme le pein­tre accom­plit le geste juste pour dépos­er le point, la ligne ou la courbe, à l’en­droit exact qui fera du tableau l’essence même de la représen­ta­tion, Eric Dubois dépose le mot, l’u­nique, pas un autre, qui vien­dra for­mer un ensem­ble incon­tourn­able, com­plet, fini et ouvert à toutes les poten­tial­ités séman­tiques dans le même temps.

Cette écri­t­ure évoque les paysages, l’ur­ban­ité par­fois déchi­rante quand on est seul par­mi la foule, elle rend compte des per­cep­tions du poète, resti­tuées à tra­vers le prisme d’une sen­si­bil­ité qui per­met une tra­ver­sée des évi­dences et des con­tours du réel. 

Eric Dubois, Somme du réel impul­sif, Les édi­tions unic­ité, Saint-Chéron, 2021, 91 pages, 13 €.

L’aube est difficile
le paysage sem­ble plat

Il n’y a pas de césure

Il n’y a pas de établi 
où pos­er le geste

Il y a cette langue de naître
une écume de la ville

Ban­lieue d’être

Un instant qui désha­bille le champ 

Le compte juste de l’incertitude.

 

Poésie lyrique, poésie de la recherche de soi à tra­vers le monde reçu dans un silence fer­tile, poésie de la soli­tude et de la con­fi­dence. Mais les élé­ments biographiques per­cep­ti­bles ne sont jamais l’alibi d’un lyrisme lourd et ravageur. Le poète s’efface et laisse place à ce qui est. Il décrypte le monde, et rejoint en cela l’acception du poète qui serait le mage, le guide sur ce chemin tou­jours ini­ti­a­tique qu’est la décou­verte de soi-même. La con­fi­dence est dis­crète et la présence du poète ne se décline pas dans des pronoms per­son­nels de pre­mière et deux­ième per­son­ne, elle ne transparaît que  dans les ressen­tis et une appréhen­sion du monde sen­si­ble et prégnante :

 

Tout geste est précaire
dans l’im­pos­si­bil­ité de comprendre

Toute issue et corde sensible

L’eau de la mémoire
se souvient

Quand la mort regarde droit 
dans les yeux

Quant au silence sur la dune
il est principe du vent

Rêve des étoiles accrochées
aux maisons lentes

Les mou­ve­ments du monde
dépla­cent les épaules

Chaque défer­lement précise
la pen­sée du geste

On n’est pas sor­ti de la nuit

 

Plus que jamais, la poésie est le principe du vent, ce qui érode et bal­aie les super­fluités qui masquent l’essentiel, ce qui env­ole nos per­cep­tions jusqu’à ce monde de silence et de partage qu’est le poème qui mène à cette  con­science qu’il n’y a rien d’autre que ce silence, la poésie.

Présentation de l’auteur

Christine Guinard

Chris­tine Guinard vit entre Paris et Brux­elles où elle enseigne le français et les langues anci­ennes, après des études de let­tres et de philosophie.

Elle a traduit du cata­lan et présen­té aux édi­tions Mare Nos­trum (2012) le Jour­nal d’un Réfugié cata­lan, cahi­er d’exil rédigé lors de la Reti­ra­da sous le pseu­do­nyme Roc d’Almenara.

Oscil­lant entre la musique, l’image et l’écriture, elle pub­lie ses poèmes dans divers­es revues lit­téraires, La Femelle du requin, Thau­ma, Tapages, Con­tre-Jour, Poésie pre­mière, Recours au poème, Triages

Son tra­vail a évolué en réso­nance avec la pho­togra­phie ; le pro­jet « Cham­bre avec vue », trans­for­mé en instal­la­tion vidéo lors d’une rési­dence au 104 à Paris, a été exposé au Brass, à Brux­elles, en 2015.

Christine Guinard

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Présentation de l’auteur

Etienne Ruhaud

Né en 1980 à Rennes, Eti­enne Ruhaud est un poète et écrivain tit­u­laire d’un mas­ter de let­tres et d’un DUT “Métiers du livre”. Il est l’auteur d’un recueil poé­tique (Petites Fables, Rafael de Sur­tis, 2009), d’un essai lit­téraire (La Poésie con­tem­po­raine en bib­lio­thèque, L’Harmattan, 2012) et d’un roman (Dis­paraître, Unic­ité, 2013). Il col­la­bore régulière­ment aux revues Diérèse, Empreintes et tient un blog : http://etienneruhaud.hautetfort.com/

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Présentation de l’auteur

Eric Dubois

Eric Dubois est né en 1966 à Paris. Auteur, lecteur-réc­i­­tant et per­formeur avec l’association Hélices et le Club-Poésie de Champigny sur Marne. Auteur de plusieurs recueils dont « L’âme du pein­tre » ( pub­lié en 2004) , « Cat­a­stro­phe Intime » (2005), « Laboureurs » (2006), « Pous­sières de plaintes »(2007) , « Robe de jour au bout du pavé »(2008), « Allée de la voûte »(2008), « Les mains de la lune » »(2009), « Ce que dit un naufrage »(2012) aux édi­tions Encres Vives, « Estu­aires »(2006) aux édi­tions Hélices ( réédité aux édi­tions Encres Vives en 2009), « C’est encore l’hiv­er » (2009), « Radi­ogra­phie », « Mais qui lira le dernier poème ? »  (2011) aux édi­tions Publie.net, « Mais qui lira le dernier poème ?  »  (2012) aux édi­tions Publie.papier, “Entre gouf­fre et lumière ” (2010) aux édi­tions L’Har­mat­tan , « Le canal », « Récur­rences » (2004) , « Acrylic blues »(2002) aux édi­tions Le Man­u­scrit, entre autres. 

Textes inédits dans les antholo­gies  Et si le rouge n ‘exis­tait pas ( Edi­tions Le Temps des Ceris­es, 2010) et Nous, la mul­ti­tude ( Edi­tions Le Temps des Ceris­es, 2011), Pour Haĩti ( Edi­tions Desnel, 2010) , Poètes pour Haĩti (L’Har­mat­tan, 2011) Les 807, sai­son 2 ( Publie.net, 2012), Dans le ven­tre des femmes ( Bsc Pub­lish­ing, 2012) … Par­tic­i­pa­tions à des revues : « Les Cahiers de la Poésie », « Comme en poésie », « Résur­rec­tion », « Libelle », «Décharge », « Poésie/première », « Les Cahiers du sens », « Les Cahiers de poésie », « Mouvances.ca », « Des rails », « Cour­ri­er Inter­na­tion­al de la Fran­cophilie »… Respon­s­able de la revue de poésie « Le Cap­i­tal des Mots ».

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http://ericdubois.net

Poésiemag.fr

Crédit Pho­to : © Frédéric Vignale.

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Carole Mesrobian

Car­ole Car­cil­lo Mes­ro­bian est poète, cri­tique lit­téraire, revuiste et per­formeuse. Elle pub­lie en 2012 Foulées désul­toires aux Edi­tions du Cygne, puis, en 2013, A Con­tre murailles aux Edi­tions du Lit­téraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sur­sis en con­séquence. En 2016, La Chou­croute alsa­ci­enne paraît aux Edi­tions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachd­jian par Van­i­na Pin­ter, Car­ole Car­ci­lo Mes­ro­bian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Flo­rence Laly, Chris­tine Tara­nov,  aux Edi­tions La chi­enne Edith. Elle est égale­ment l’au­teure d’Aper­ture du silence (2018) et Onto­genèse des bris (2019), chez PhB Edi­tions. Cette même année 2019 paraît A part l’élan, avec Jean-Jacques Tachd­jian, aux Edi­tions La Chi­enne, et Fem mal avec Wan­da Mihuleac, aux édi­tions Tran­signum ; en 2020 dans la col­lec­tion La Diag­o­nale de l’écrivain, Agence­ment du désert, paru chez Z4 édi­tions, et Octo­bre, un recueil écrit avec Alain Bris­si­aud paru chez PhB édi­tions. Elle par­ticipe aux antholo­gies Dehors (2016,Editions Janus), Appa­raître (2018, Terre à ciel) De l’hu­main pour les migrants (2018, Edi­tions Jacques Fla­mand) Esprit d’ar­bre, (2018, Edi­tions pourquoi viens-tu si tard), Le Chant du cygne, (2020, Edi­tions du cygne), Le Courage des vivants (2020, Jacques André édi­teur), Antholo­gie Dire oui (2020, Terre à ciel), Voix de femmes, antholo­gie de poésie fémi­nine con­tem­po­raine, (2020, Pli­may). Par­al­lèle­ment parais­sent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Cap­i­tal des mots, Poe­siemuz­icetc., Le Lit­téraire, le Salon Lit­téraire, Décharge, Tex­ture, Sitaud­is, De l’art helvé­tique con­tem­po­rain, Libelle, L’Atelier de l’ag­neau, Décharge, Pas­sage d’en­cres, Test n°17, Créa­tures , For­mules, Cahi­er de la rue Ven­tu­ra, Libr-cri­tique, Sitaud­is, Créa­tures, Gare Mar­itime, Chroniques du ça et là, La vie man­i­feste, Fran­copo­lis, Poésie pre­mière, L’Intranquille., le Ven­tre et l’or­eille, Point con­tem­po­rain. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Bris­si­aud, et des pré­faces de Mémoire vive des replis de Mar­i­lyne Bertonci­ni et de Femme con­serve de Bluma Finkel­stein. Auprès de Mar­i­lyne bertonci­ni elle co-dirige la revue de poésie en ligne Recours au poème depuis 2016. Elle est secré­taire générale des édi­tions Tran­signum dirigées par Wan­da Mihuleac.
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