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Un don des mots dans les mots, est traduire : entretien avec Marilyne Bertoncini

Par |2021-03-06T15:56:08+01:00 6 mars 2021|Catégories : Marilyne Bertoncini, Rencontres|

Qui d’autre pour évo­quer la tra­duc­tion que toi, Marilyne ? Est-ce que quelqu’un qui tra­duit de la poé­sie doit être poète, et qu’est-ce qu’être poète ? Je ne sais pas, répondre à ces ques­tions revien­drait à dog­ma­ti­ser la poé­sie, et c’est impos­sible. Elle ne se laisse réduire à rien. C’est parce que tu le sais que per­sonne d’autre que toi ne devait répondre à mes ques­tions. C’est aus­si parce que les mots tu en res­sens la puis­sance, les fai­blesses, avant même de les rece­voir dans le poème. Traduire c’est ceci, avant de ten­ter de prê­ter sa sen­si­bi­li­té au poème venu de quelqu’un d’autre, c’est res­sen­tir, sen­tir, accueillir, et redon­ner, avec juste ce qui est néces­saire de pré­sence, et d’effacement. Et puis je sou­haite en pro­fi­ter pour te remer­cier pour ces poètes ita­liens dont tu tra­duis les textes que tu per­mets à tant de gens de décou­vrir, et dont tu fais des lec­tures régulièrement.

Marilyne, tu as tra­duit et tu tra­duis des poètes, ita­liens mais aus­si anglo­phones. Comment qua­li­fie­rais-tu cette activité ?
Peut-être devrais-je te racon­ter com­ment on en vient à faire des tra­duc­tions, ou plus pré­ci­sé­ment, car chaque tra­jec­toire est sin­gu­lière, com­ment j’y suis venue : je n’ai pas sui­vi de for­ma­tion théo­rique à l’université pour obte­nir un diplôme de tra­duc­teur – en fait, c’est mon acti­vi­té poé­tique qui m’y a por­tée, et plus pré­ci­sé­ment une ren­contre. Alors que j’enseignais à Menton, Barry Wallenstein était  en rési­dence d’écriture au monas­tère de Saorge. Ce poète new-yor­kais est aus­si per­for­meur, et en écou­tant le CD sur lequel j’ai décou­vert Tony’s blues 1publié aux édi­tions PVST, avec des gra­vures d’Hélène Bautista, j’ai eu la cer­ti­tude que le per­son­nage évo­qué dans les poèmes aurait inté­res­sé mes élèves – mais il fal­lait tra­duire des textes inédits en fran­çais. C’est là qu’on pour­rait dire née ma « voca­tion » de tra­duc­trice, ensuite pour­sui­vie grâce à Jacques Rancourt, alors direc­teur du fes­ti­val et de la revue La Traductière, qui m’a per­mis de ren­con­trer d’autres poètes – amé­ri­cains, anglais, aus­tra­liens… d’autres uni­vers poé­tiques ; Une fois mise en marche la « machine », c’est une pas­sion qui se déve­loppe, et qui m’a ame­née à lire des textes théo­riques, com­pa­rer des tra­duc­tions, réflé­chir sur ma pra­tique. Rien n’est jamais fixé, il s’agit d’un arti­sa­nat, pas d’un tra­vail méca­nique, il faut tou­jours s’adapter aux textes, aux auteurs et à leurs exi­gences – étu­dier aus­si le champ cultu­rel et lin­guis­tique dans lequel a été pro­duit un texte… Il n’y a pas une méthode, ou un outil défi­ni – c’est une série de « bri­co­lages », d’essais, d’hypothèses, d’ajustements..
En reli­sant ceci, je me dis aus­si que l’autre pos­sible ori­gine de ma pas­sion pour la tra­duc­tion vient du bilin­guisme dans lequel je baigne depuis des années, et qui fait de ma vie un per­pé­tuel pas­sage d’une langue à l’autre (par­fois même sans que je m’en aper­çoive, quand j’énonce à haute voix une pen­sée com­men­cée dans une langue, pour un inter­lo­cu­teur d’une autre…) Et ce goût du jeu des langues remonte à bien loin : comme le par­cours d’un Petit Poucet retour­nant sur ses pas, je retrouve le livre de poèmes en anglais que m’avait offert ( une vieille voi­sine avant de par­tir pour une opé­ra­tion fatale : je l’ai per­du au fil des démé­na­ge­ments, mais ses pages jau­nies, les « tongue twis­ters » de la fin, un poème comme « a rose is a rose, is a rose… » de Gertrud Stein, n’ont jamais quit­té ma mémoire : j’étais encore à l’école pri­maire, et j’avais une folle hâte de com­men­cer l’anglais en 6ème pour com­prendre ce que je lisais à ma façon, enivrée des sono­ri­tés que j’imaginais. Mais j’ai aus­si en héri­tage le bilin­guisme inter­dit en famille, et une grand-mère fla­mande qui avait per­du l’usage de sa langue – consi­dé­rée comme plé­béienne, et donc à pros­crire pour les enfants –  jusqu’aux mois qui ont pré­cé­dé sa mort, où les mots affluaient de nou­veau… Je pense que ma fas­ci­na­tion pour les langues naît de ces ren­contres, et la tra­duc­tion n’est jamais qu’une exten­sion, une pas­se­relle, vers ceux qui m’ont ini­tiée, par leur pas­sion ou leur rejet.
Est-ce que tra­duire de la poé­sie est plus dif­fi­cile que tra­duire de la prose, et pourquoi ?
C’est la remarque qu’on fait en géné­ral quand tu annonces que tu tra­duis de la poé­sie…. Et cela me semble un faux débat :  il fau­drait sans doute défi­nir de quel type de prose on parle. Il est sans doute plus facile de tra­duire un texte tech­nique, une notice, une fois qu’on a une solide connais­sance du domaine dont on parle, ou qu’on dis­pose d’un bon dic­tion­naire…  Je n’ai jamais tra­duit de roman, limi­tant ma tra­duc­tion de la prose à des nou­velles, les miennes bien sou­vent. Et les dif­fi­cul­tés pour une tra­duc­tion lit­té­raire n’étaient pas moindres, quoique dif­fé­rentes (un peu comme celles qu’affronte un cou­reur de mara­thon par rap­port à un cou­reur de haies).

Barry Wallenstein, Tony’s blues, édi­tions PVST, 2019.

Les dif­fi­cul­tés se situent, pour la tra­duc­tion lit­té­raire et poé­tique, au niveau du style de l’écrivain, qu’il faut res­pec­ter mal­gré une syn­taxe différente.
Le lexique aus­si pose de mul­tiples pro­blèmes : on tra­duit faci­le­ment des termes tech­niques qui ont des équi­va­lents pré­cis, plus dif­fi­ci­le­ment cer­tains concepts (et là, on pour­rait abor­der toute la dif­fi­cul­té de la tra­duc­tion des textes de phi­lo­so­phie, qui font encore dis­cu­ter sur les textes de Freud dont nous dis­po­sons, sur la per­ti­nence de la tra­duc­tion de cer­tains termes de Heidegger etc), et je dirai que le plus dif­fi­cile à tra­duire est le mot de la langue com­mune qui désigne des acti­vi­tés fami­lières ou des objets les plus com­muns. J’ai renon­cé par exemple à tra­duire le titre du llvre de Barry Wallenstein, Tony’s blues, parce que le choix du terme fran­çais pour bleu impli­quait d’occulter tous les autres : « blues », c’est le blues musi­cal, le cafard, la cou­leur. Et ses nuances (qui appa­raissent notam­ment dans la fumée du joint de Tony) – sans comp­ter le bleu qui évoque le froid (si pré­sent dans le recueil) – ou le por­no, défi­ni blue en Amérique…
Des images sont intra­dui­sibles, de même que des jeux de mots – j’ai récem­ment par­ti­ci­pé à une ren­contre inter­na­tio­nale à l’occasion de la jour­née inter­na­tio­nale de la langue mater­nelle. Katia-Sofia Hakim citait le mot « camem­bert », qui n’a effec­ti­ve­ment aucun pos­sible équi­valent – <mais même en France, en deman­dant un café, j’obtiens des bois­sons dif­fé­rentes si je suis dans le sud (où cela a le goût d’un petit espres­so ita­lien) ou dans le nord où on le sert dans de plus grandes tasses avec le goût amer de la chi­co­rée. Les actua­li­tés sur le Web ont popu­la­ri­sé (c’était avant l’étrange moment où nous vivons avec la mala­die des covides) le mou­ve­ment FREE HUGS. Et je me suis posé la ques­tion du mot « câlin » – qui a toute la dou­ceur de ses sono­ri­tés en fran­çais, et qui recouvre un vaste champ de contacts, étreintes, caresses… les dic­tion­naires anglais le tra­duisent par « hug » qui est plu­tôt une acco­lade, ou par « snugle, cuddle », qui repré­sente l’étreinte de type pro­tec­trice, mater­nelle – mais les nuances du « câlin » me semblent bien plus fines, qui va de l’accolade ami­cale à l’intimité de la rela­tion amoureuse…
La poé­sie, davan­tage que la prose, use de figures de style, sans comp­ter le rythme, et la forme que peut avoir une poé­sie rimée, il n’est pas évident de gar­der des jeux d’écho ou d’assonances. C’est l’une des plus grandes dif­fi­cul­tés que j’ai ren­con­trées en tra­dui­sant l’oeuvre de la poète israé­lienne Gili Haimovich, par exemple, qui fonde une par­tie de sa poé­tique sur une dérive/​rêverie lexi­cale, un jeu d’analogies sonores et visuelles dont une grande par­tie se perd, et qu’il faut ten­ter de récu­pé­rer autre­ment, ou en un autre point.
Dans mes tra­duc­tions, je me suis aus­si heur­tée au fait que la langue sur laquelle je tra­vaillais n’était pas la langue d’origine du texte – j’ai ain­si tra­duit des auteurs serbes, indiens, de langue arabe… à par­tir de l’anglais. Cela demande beau­coup d’échanges avec l’auteur, pour col­ler au plus près de l’idée ini­tiale. C’est notam­ment en tra­dui­sant les poèmes de Shurid Shahidullah, auteur ben­ga­li ren­con­tré grâce à Jacques Rancourt, que je me suis aper­çue de l’importance extrême de la dic­tion du poète pour sai­sir aus­si ce que je devais faire en tant que tra­duc­trice : les poèmes de Shurid lus par lui en ben­ga­li donnent une idée du rythme ini­tial, que je ne sen­tais pas dans l’anglais, mais que je pou­vais ten­ter de retrou­ver dans la tra­duc­tion. Ce n’est tou­te­fois pas évident – et on tra­duit sans aucun doute plus faci­le­ment un poète dont on est proche, par l’univers men­tal, ima­gi­nal, le rap­port au monde. Mais l’écueil de cette proxi­mi­té, notée par tous les tra­duc­teurs, est le risque de rame­ner à sa propre ryth­mique, son propre uni­vers poé­tique celui du poète qu’on tra­duit. Traduire, c’est un tra­vail arti­sa­nal ET une acti­vi­té d’équilibriste, de funam­bule : il faut res­ter sur le fil du pos­sible, tirer vers soi et vers sa langue le plus pos­sible, sans bas­cu­ler, en main­te­nant l’équilibre avec la charge per­son­nelle, « exo­tique » du texte.

Une tra­duc­tion du poème d’Antonia Pozzi sur le blog de Marilyne Bertoncini, mino​tau​ra​.unblog​.fr

Barry Wallenstein dit un poème pour Maya, lecture par l’auteur sui­vie de la lec­ture par Marilyne Bertoncini de la tra­duc­tion. musique d’accompagnement : Panpipes from the Andes.

S’agit-il d’un tra­vail « arti­sa­nal » ou bien alors peut-on par­ler de créa­tion, de re-créa­tion ? Penses-tu que le tra­duc­teur puisse être consi­dé­ré comme un auteur ?
De même que l’artisan qui façonne un objet le recrée (je pense à l’art afri­cain, et aux masques et sta­tues aux infi­nies varia­tions dans chaque typo­lo­gie par­ti­cu­lière, qui font qu’on recon­naît à la fois une eth­nie, mais si on pos­sède bien le sujet, un artiste, même incon­nu, recon­nais­sable à la façon per­son­nelle dont il manie sa gouge, par exemple) je pense que oui,  sans doute, le tra­duc­teur est un créa­teur : c’est bien évi­dem­ment une acti­vi­té dif­fé­rente de celle qui consis­te­rait à mettre un mot à la place d’un autre comme le fait une tra­duc­tion arti­fi­cielle. Les choix que tu fais, la façon dont tu modèles le texte, la démarche par rap­port au maté­riau sont les mêmes que ceux affron­tés par l’auteur ini­tial, avec d’autres mots et des contraintes dif­fé­rentes, et sup­plé­men­taires puisque tu dois éga­le­ment faire pas­ser de la façon la plus « trans­pa­rente » pos­sible une idée et un texte ini­tial qui ne sont pas les tiens mais qui sont le sous-texte. Certes, l’objet que tu pro­duis est une créa­tion au même titre que l’original, ce n’est pas un décalque, une copie, mais une sorte de faux jumeau. Tu n’as pas eu le choix du thème, mais l’objet que tu pro­duis a une exis­tence propre, et un deve­nir dis­tincts de celui de son jumeau – et tu l’as « por­té » comme on porte un enfant – tiens : peut-être une sorte de ges­ta­tion pour autrui ?
Existe-t-il des régle­men­ta­tions qui offrent aux tra­duc­teurs un sta­tut reconnu ? 
Quand j’ai  com­men­cé à publier les tra­duc­tions que je fai­sais, et à m’intéresser aux tra­duc­tions des autres (c’est pas­sion­nant, d’étudier la façon dont d’autres résolvent les pro­blèmes), je me suis aper­çue qu’ils avaient très peu de visi­bi­li­tés. Le livre Sable, par exemple, qui contient une très belle tra­duc­tion par Eva-Maria Berg de mon poème, ne la men­tionne que dans le colo­phon… Oubli de l’éditeur, négli­gence de l’auteur, modes­tie du tra­duc­teur… le sen­ti­ment géné­ral est quand même que c’est une acti­vi­té subal­terne. A ma ques­tion, à un revuiste par ailleurs esti­mable, sur le fait que les tra­duc­teurs étaient à peine men­tion­nés alors même qu’on ne publiait pas la ver­sion ori­gi­nale, je me suis vu répondre :  « mais qui on publie, les poètes ou les tra­duc­teurs ? » Eh bien, on publie l’un et l’autre, ils sont bien co-auteurs, comme tu le sou­lignes dans ta ques­tion pré­cé­dente, et comme les consi­dèrent les  contrats les plus justes.

Little Bestiary/​Petit Bestiaire de Barry Wallenstein, lec­ture bilingue par Marilyne Bertoncini d’un poème extrait du recueil “Tony’s blues”, publié aux édi­tions PVST ? (2020) avec des gra­vures d’Hélène Bautista, lors d’une soi­rée à Valbonne.

Comment peut-on évo­quer la rela­tion qui s’instaure entre le tra­duc­teur et l’auteur qu’il traduit ?
Comme j’ai tra­duit des auteurs vivants, j’ai eu la chance de pou­voir échan­ger avec eux – et la rela­tion est très variée, mais essen­tielle. Il y a un « pacte » de tra­duc­tion entre nous, qui défi­nit un type de rela­tion, allant du contrôle poin­tilleux à la plus abso­lue confiance. Une fois « cadrée » la rela­tion, l’exploration du texte est une étrange « effrac­tion » dans l’intimité d’un auteur. Traduire implique que tu lises le texte, mais que tu envi­sages simul­ta­né­ment un tas de pos­sible sous-textes, et j’ai par­fois le sen­ti­ment, avec des auteurs qui me touchent beau­coup, de « tom­ber à l’intérieur d’eux-mêmes » – comme un sca­phan­drier dans les méandres de leur incons­cient… C’est peut-être une image un peu exa­gé­rée mais il y a, pour moi, un sen­ti­ment d’inquiétante étran­ge­té dans cette union qu’il faut éta­blir entre deux ima­gi­naires, le mien et celui de l’auteur par­fois si dif­fé­rent du mien, auquel il s’abouche, uni­vers par­fois très proche, mais pour­tant aus­si tota­le­ment étran­ger, pour lequel il fau­dra que je trouve des équi­va­lence qui ne l’étouffe pas. Je suis fas­ci­née par cette sen­sa­tion, ce ver­tige qui fait de l’auteur que tu tra­duis un très proche et très loin­tain à la fois. En fait, les poètes que je tra­duis par plai­sir sont des auteurs que j’aime – des frères ou sœurs de plume, d’encre et d’imaginaire…  Ce sont des liens très forts, de co-création.

 

Image de une © Lydia Belostyk.

Poètes de Parme : Luca Ariano lit Giancarlo Baroni et un poème d’Enrico Furlotti, sui­vis de leur tra­duc­tion par Marilyne Bertoncini cré­dit pho­to de minia­ture : Giancarlo Baroni, chaîne Youtube de Marilyne Bertoncini.

Présentation de l’auteur

Marilyne Bertoncini

Marilyne Bertoncini : poète, tra­duc­trice (anglais-ita­­lien), revuiste et cri­tique lit­té­raire, membre du comi­té de rédac­tion de la revue Phoenix, mène, avec Carole Mesrobian, la revue numé­rique Recours au Poème, à laquelle elle col­la­bore depuis 2013 ; et qu’elle dirige depuis 2016.

Autrice d’une thèse, La Ruse d’Isis, de la Femme dans l’oeuvre de Jean Giono, et titu­laire d’un doc­to­rat , elle a été vice-pré­­si­­dente de l’association I Fioretti, pour la pro­mo­tion des mani­fes­ta­tions cultu­relles au Monastère de Saorge (06) et membre du comi­té de rédac­tion de la Revue des Sciences Humaines, RSH (Lille III). Ses articles, essais et poèmes sont publiés dans diverses revues lit­té­raires ou uni­ver­si­taires, fran­çaises et étran­gères. Parallèlement à l’écriture, elle anime des ren­contres lit­té­raires, Les Jeudis des Mots, à Nice, ou les Rencontres au Patio, avec les édi­tions PVST?, dans la péri­phé­rie du fes­ti­val Voix Vives de Sète. Elle pra­tique la pho­to­gra­phie et col­la­bore avec des artistes, musi­ciens et plasticiens.

Ses poèmes sont tra­duits en anglais, ita­lien, espa­gnol, alle­mand, hébreu, ben­ga­li, et chinois.

 

biblio­gra­phie

Recueils de poèmes

La Noyée d’Onagawa, éd. Jacques André, février 2020

Sable, pho­tos et gra­vures de Wanda Mihuleac, éd. Bilingue fran­­çais-alle­­mand par Eva-Maria Berg, éd. Transignum, mars 2019

Memoria viva delle pie­ghe, ed. bilingue, trad. de l’autrice, ed. PVST. Mars 2019

Mémoire vive des replis, texte et pho­tos de l’auteure, éd. Pourquoi viens-tu si tard – à paraître, novembre 2018

L’Anneau de Chillida, Atelier du Grand Tétras, mars 2018 (manus­crit lau­réat du Prix Littéraire Naji Naaman 2017)

Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englou­ti, éd. Imprévues, mars 2017

La Dernière Oeuvre de Phidias, sui­vi de L’Invention de l’absence, Jacques André édi­teur, mars 2017.

Aeonde, éd. La Porte, mars 2017

La der­nière œuvre de Phidias – 453ème Encres vives, avril 2016

Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique – Recours au Poème édi­teurs, mars 2015

 

Ouvrages col­lec­tifs

Le Courage des vivants, antho­lo­gie, Jacques André édi­teur, mars 2020

– Sidérer le silence, antho­lo­gie sur l’exil – édi­tions Henry, 5 novembre 2018

– L’Esprit des arbres, édi­tions « Pourquoi viens-tu si tard » – à paraître, novembre 2018

– L’eau entre nos doigts, Anthologie sur l’eau, édi­tions Henry, mai 2018

Trans-Tzara-Dada – L’Homme Approximatif , 2016

Anthologie du hai­ku en France, sous la direc­tion de Jean Antonini, édi­tions Aleas, Lyon, 2003

Traductions de recueils de poésie

-Soleil hési­tant, de Gili Haimovich, éd. Jacques André (à paraître 2021)

-Un Instant d’éternité, bilingue (tra­duit en ita­lien) d’Anne-Marie Zucchelli, éd. PVST, 2020

Labirinto delle Notti (inedi­to) nomi­né au Concorso Nazionale Luciano Serra, Italie, sep­tembre 2019

– Tony’s blues, de Barry Wallenstein, avec des gra­vures d’Hélène Bauttista, éd. Pourquoi viens-tu si tard ? , mars 2020

Instantanés, d‘Eva-Maria Berg, tra­duit avec l’auteure, édi­tions Imprévues, 2018

Ennuage-moi, a bilin­gual col­lec­tion , de Carol Jenkins, tra­duc­tion Marilyne Bertoncini, River road Poetry Series, 2016

Early in the Morning, Tôt le matin, de Peter Boyle, Marilyne Bertoncini & alii. Recours au Poème édi­tions, 2015

Livre des sept vies , Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015

Histoire de Famille, Ming Di, édi­tions Transignum, avec des illus­tra­tions de Wanda Mihuleac, juin 2015

Rainbow Snake, Serpent Arc-en-ciel, de Martin Harrison Recours au Poème édi­tions, 2015

Secanje Svile, Mémoire de Soie, de Tanja Kragujevic, édi­tion tri­lingue, Beograd 2015

– Tony’s Blues de Barry Wallenstein, Recours au Poème édi­tions, 2014

Livres d’artistes (extraits)

Aeonde, livre unique de Marino Rossetti, 2018

Æncre de Chine, in col­lec­tion Livres Ardoises de Wanda Mihuleac, 2016

Pensées d’Eurydice, avec  les des­sins de Pierre Rosin :  http://​www​.cequi​reste​.fr/​m​a​r​i​l​y​n​e​-​b​e​r​t​o​n​c​i​n​i​-​p​i​e​r​r​e​-​r​o​s​in/

Île, livre pauvre avec un col­lage de Ghislaine Lejard (2016)

Paesine, poème , sur un col­lage de Ghislaine Lejard (2016)

Villes en chan­tier, Livre unique par Anne Poupard (2015)

A Fleur d’étang, livre-objet avec Brigitte Marcerou (2015)

Genèse du lan­gage, livre unique, avec Brigitte Marcerou (2015)

Daemon Failure deli­ve­ry, Livre d’artiste, avec les burins de Dominique Crognier, artiste gra­veuse d’Amiens – 2013.

Collaborations artis­tiques visuelles ou sonores (extraits)

Damnation Memoriae, la Damnation de l’oubli, lec­­ture-per­­for­­mance mise en musique par Damien Charron, pré­sen­tée le 6 mars 2020 avec le saxo­pho­niste David di Betta, à l’ambassade de Roumanie, à Paris.

– Sable, per­for­mance, avec Wanda Mihuleac, 2019 Galerie

L’Envers de la Riviera  mis en musique par le com­po­si­teur  Mansoor Mani Hosseini, pour FESTRAD, fes­ti­val Franco-anglais de poé­sie juin 2016 : « The Far Side of the River »

– Performance chan­tée et dan­sée « Sodade » au prin­temps des poètes  Villa 111 à Ivry : sur un poème de Marilyne Bertoncini, « L’homme approxi­ma­tif » , décor voile peint et des­si­né,  6 x3 m par Emily Walcker :

l’Envers de la Riviera  mis en image par la vidéaste Clémence Pogu – Festrad juin 2016 sous le titre « Proche Banlieue »

Là où tremblent encore des ombres d’un vert tendre » – Toile sonore de Sophie Brassard : http://​www​.toi​le​so​nore​.com/​#​!​m​a​r​i​l​y​n​e​-​b​e​r​t​o​n​c​i​n​i​/​u​k​nyf

La Rouille du temps, poèmes et tableaux tex­tiles de Bérénice Mollet(2015) – en par­tie publiés sur la revue Ce qui reste : http://​www​.cequi​reste​.fr/​m​a​r​i​l​y​n​e​-​b​e​r​t​o​n​c​i​n​i​-​b​e​r​e​n​i​c​e​-​m​o​l​l​et/

Préfaces

Appel du large par Rome Deguergue, chez Alcyone – 2016

Erratiques, d’ Angèle Casanova, éd. Pourquoi viens-tu si tard, sep­tembre 2018

L’esprit des arbres, antho­lo­gie, éd. Pourquoi viens-tu si tard, novembre 2018

Chant de plein ciel, antho­lo­gie de poé­sie qué­bé­coise, PVST et Recours au Poème, 2019

Une brèche dans l’eau, d’Eva-Maria Berg, éd. PVST, 2020

 

(Site : Minotaur/​​A, http://​mino​tau​ra​.unblog​.fr),

(fiche bio­gra­phique com­plète sur le site de la MEL : http://​www​.​m​-​e​-​l​.fr/​m​a​r​i​l​y​n​e​-​b​e​r​t​o​n​c​i​n​i​,​e​c​,​1​301 )

Autres lec­tures

Marilyne Bertoncini, Aeonde

Petit livret, grand livre. Encore une fois, après La der­nière œuvre de Phidias, Marilyne Bertoncini fait appel à la dimen­sion mythique pour dire la condi­tion humaine.

Les 101 Livres-ardoises de Wanda Mihuleac

Une épo­pée des ren­contres heu­reuses des arts Artiste inven­tive, Wanda Mihuleac s’est pro­po­sé de pro­duire des livres-objets, livres d’artiste, livres-sur­­prise, de manières diverses et inédites où la poé­sie, le visuel, le dessin [...]

Marilyne Bertoncini, Mémoire vive des replis

Un joli for­mat qui tient dans la poche pour ce livre pré­cieux dans lequel Marilyne Bertoncini fait dia­lo­guer poèmes et pho­to­gra­phies (les siennes) pour accueillir les frag­ments du pas­sé qui affleurent dans les [...]

Marilyne Bertoncini, Sable

Marilyne Bertoncini nous emmène vers la plage au sable fin, vers la mer et ses vagues qui dansent dans le vent pour un voyage tout inté­rieur… Elle marche dans [...]

Marilyne BERTONCINI, Mémoire vive des replis, Sable

Marilyne BERTONCINI – Mémoire vive des replis La poé­sie de Marilyne Bertoncini est sin­gu­lière, en ce qu’elle s’appuie fré­quem­ment sur des choses maté­rielles, pour prendre essor, à la façon [...]

Marilyne Bertoncini, La Noyée d’Onagawa

Chant du silence du fond de l’eau, celui où divague le corps de la femme de Yasuo Takamatsu. Flux et reflux du lan­gage deve­nu poème, long dis­cours sur le vide lais­sé par la [...]

Marilyne Bertoncini, La noyée d’Onagawa

Cette suite poé­tique, à la construc­tion musi­cale, points et contre­points, bou­le­verse et inter­roge. Inspirée d’une dépêche d’AFP, elle fait oscil­ler le lec­teur entre plu­sieurs réa­li­tés, tem­po­ra­li­tés et espaces. Continuité et rup­ture, maté­ria­li­té et [...]

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Carole Mesrobian

Carole Carcillo Mesrobian est poète, cri­tique lit­té­raire, revuiste et per­for­meuse. Elle publie en 2012 Foulées désul­toires aux Editions du Cygne, puis, en 2013, A Contre murailles aux Editions du Littéraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sursis en consé­quence. En 2016, La Choucroute alsa­cienne paraît aux Editions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachdjian par Vanina Pinter, Carole Carcilo Mesrobian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Florence Laly, Christine Taranov,  aux Editions La chienne Edith. Elle est éga­le­ment l'auteure d'Aperture du silence (2018) et Ontogenèse des bris (2019), chez PhB Editions. Cette même année 2019 paraît A part l'élan, avec Jean-Jacques Tachdjian, aux Editions La Chienne, et Fem mal avec Wanda Mihuleac, aux édi­tions Transignum ; en 2020 dans la col­lec­tion La Diagonale de l'écrivain, Agencement du désert, paru chez Z4 édi­tions, et Octobre, un recueil écrit avec Alain Brissiaud paru chez PhB édi­tions. Elle par­ti­cipe aux antho­lo­gies Dehors (2016,Editions Janus), Apparaître (2018, Terre à ciel) De l'humain pour les migrants (2018, Editions Jacques Flamand) Esprit d'arbre, (2018, Editions pour­quoi viens-tu si tard), Le Chant du cygne, (2020, Editions du cygne), Le Courage des vivants (2020, Jacques André édi­teur), Anthologie Dire oui (2020, Terre à ciel), Voix de femmes, antho­lo­gie de poé­sie fémi­nine contem­po­raine, (2020, Plimay). Parallèlement paraissent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Capital des mots, Poesiemuzicetc., Le Littéraire, le Salon Littéraire, Décharge, Texture, Sitaudis, De l’art hel­vé­tique contem­po­rain, Libelle, L’Atelier de l'agneau, Décharge, Passage d'encres, Test n°17, Créatures , Formules, Cahier de la rue Ventura, Libr-cri­tique, Sitaudis, Créatures, Gare Maritime, Chroniques du ça et là, La vie mani­feste, Francopolis, Poésie pre­mière, L’Intranquille., le Ventre et l'oreille, Point contem­po­rain. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Brissiaud, et des pré­faces de Mémoire vive des replis de Marilyne Bertoncini et de Femme conserve de Bluma Finkelstein. Auprès de Marilyne ber­ton­ci­ni elle co-dirige la revue de poé­sie en ligne Recours au poème depuis 2016. Elle est secré­taire géné­rale des édi­tions Transignum diri­gées par Wanda Mihuleac.

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