> Angèle Paoli, le sel de la mer, le fracas des mots

Angèle Paoli, le sel de la mer, le fracas des mots

Par |2018-10-16T16:54:32+00:00 29 juin 2014|Catégories : Blog|

 

 

Angèle Paoli  est née à Bastia et vit aujourd'hui encore dans un vil­lage du Cap Corse. Forte de ses ori­gines, elle se dit volon­tiers femme-cor­saire « n'ayant pour amer qu'un seul et même rocher »,. Farouchement atta­chée à sa terre et à la médi­ter­ra­née, c'est sur­tout en insu­laire qu'elle se reven­dique, des­cen­dante de ces femmes au carac­tère bien trem­pé, franc et fou­gueux, de ces autres qui ont à cœur aus­si de réha­bi­li­ter la place des femmes et les sor­tir de leur silence.

Enfant déjà, Angèle s'est lais­sée por­ter par le fleuve des mots que son père savait faire des­cendre dans son âme. De longues tirades qu'il connais­sait par cœur. Celles d' Homère, de Virgile. Elle aimait sur­tout les poèmes en latin (Lucrèce et la cos­mo­go­nie du De rerum natu­ra), la langue ita­lienne dans les vers de Dante ou de Leopardi. Elle aimait écou­ter son père décla­mer ces mots enchan­teurs qui «  l'enveloppaient comme une mer ».

Très tôt por­tée par leur magie, leur mys­tère, elle les a tous aimés, en a savou­ré toutes les sub­ti­li­tés. Elle en a aimé la langue, l'histoire, les ori­gines. 

C'est en ensei­gnant la lit­té­ra­ture fran­çaise et l'italien, qu'elle a conti­nué cet amour de la lit­té­ra­ture. La pas­sion de la poé­sie est de celle qui se par­tage le mieux, les plus jeunes  en sont les meilleurs récep­tacles. Angèle l'a vite com­pris.

Depuis 2004, elle est l'animatrice de la revue de poé­sie et de cri­tique Terres de femmes, qu'elle a créée  avec l'éditeur Yves Thomas et l'architecte et pho­to­graphe Guidu Antonietti di Cinarca.

C'est dans la réa­li­sa­tion quo­ti­dienne de sa revue en ligne, dédiée à la lit­té­ra­ture, mais plus encore à la poé­sie et aux femmes, que sans nul doute Angèle se fait pas­seuse de mots, car la poé­sie la consti­tue toute. Pas un jour sans qu'elle n'ait à cœur, des heures entières, ce par­tage de son écri­ture et de sa propre lec­ture des autres poètes.

Le goût de la poé­sie se par­tage équi­ta­ble­ment entre lec­ture et écri­ture. Tous les pas­sion­nés le savent. En panne de mots, c'est dans la lec­ture des autres que l'on se res­source. Comme tous les poètes, Angèle sait com­bien cette lec­ture lui est néces­saire, à égale dis­tance de l'écriture elle même.

 

Chercher appui dans la terre quand on n'aspire qu'à tou­cher les étoiles.

 

 La poé­sie d'Angèle Paoli est un appel à tou­cher le ciel, par delà l'aspiration au vide des nuages, à « l'épuisement de l'horizon ». S'élancer dans une « inso­lite inquié­tude », s'attacher à la nature sau­vage, se gor­ger de son eau, « se cou­ler dans l'arbre ».

« Je suis la source-nour­ri­cière qui humecte ses lèvres-feuilles ».

Ses Carnets de marche, for­te­ment auto­bio­gra­phiques, ins­crivent le temps dans le voyage en soli­taire. Ce temps, comme pour Bâsho, voya­geur sans repos qui n'emportait que son corps, fuit et dis­pa­raît,  et le corps s'allège au gré des che­mins par­cou­rus. Les mar­cheurs soli­taires sont nom­breux dans la lit­té­ra­ture, de Rousseau à Stevenson, et en quête de contem­pla­tion le plus sou­vent. Ce recueil est au plus près de cet allè­ge­ment du corps, au contact de la nature, non pas simple expres­sion du monde, mais nature éprou­vée, res­sen­tie dans le corps de la poé­tesse. Elle fait corps avec la nature, une nature elle-même épouse par­faite de la soli­tude et de la mélan­co­lie, celle-là même qu'induit par­fois l'absence. Une mélan­co­lie gor­gée de sen­sua­li­té et de puis­sance évo­ca­trice.

 

« Je suis arbre. Arbre-sen­sa­tion. Mon corps s’enracine. Mes pieds cherchent
appui dans la terre humide et s’enfoncent par-delà les pre­mières couches
encore visibles au-des­sus du sol. Mes doigts se mêlent aux doigts du chêne,
fila­ments et souches, tres­sages de végé­taux, lianes et bran­chages invi­sibles à
l’oeil éga­ré dans le vide. Je m’enroule à la sombre inti­mi­té végé­tale. Je m’infiltre.
Chemin fai­sant, je creuse canaux et rigoles néces­saires à ma vie sou­ter­raine.
Je bois à grands traits l’eau qui gonfle le tronc dont je sens toute la puis­sance
au-des­sus de moi. Des ruis­sel­le­ments ténus irriguent les mem­branes ligneuses
et les poro­si­tés, ali­mentent la sève. Je me coule dans l’arbre, me fonds à son
corps de silence et de vent. Je m’enivre à son par­fum de girolle et de cèpe.
Je savoure la mousse de son suc. Je suis la source nour­ri­cière qui humecte
ses lèvres-feuilles. Et je m’élance. Je monte, silen­cieuse et sûre, le long de
ses veines her­bues. Je me dédouble et danse dans l’air du soir. Une lumière
dorée filtre entre la ramure. Je suis oiseau et nid. Je me love entre les branches
les plus douces dans des courbes tra­cées par le temps. Je suis nid et oiseau.
J’écoute le chant de ceux qui gîtent dans la même ramée. Je me fais silence
pour entendre essai­mer le vent. »

 

Lire Angèle Paoli c'est péné­trer, entre prose et poé­sie, dans ce désir de don­ner du réel un ailleurs tou­jours réin­ven­té dans la langue et par la langue, hors du temps.

 

 « Les yeux levés vers la carte du ciel, le géo­graphe fou invente à la nuit boréale des fron­tières exal­tées. Girouettes et pla­ni­sphères, astro­labes éta­blis sur la map­pe­monde de ses extra­va­gances, le sex­tant grand écart est ouvert, face à Orion. Le maître es méri­diens harangue la foule des Myrmidons, confron­tée aux noires incer­ti­tudes du temps. Lui, la pous­sière du retour, il la dis­tille à l’acétylène, bleu de Mycènes encore tein­té de l’or d’Agamemnon. Et moi, esclave enrou­lée au pied d’un syco­more, je l’écoute, ber­cée de tendres lal­la­tions. Lui, pro­clame à tous ceux qui veulent l’entendre, l’attente éper­due du retour chao­tique, la plainte enamou­rée des cadences mineures, la plon­gée impro­bable dans l’univers des notes silen­cieuses.. » (Les Myrmidons, extrait de Feuillets de la Minotaure).

 

La nar­ra­trice des Feuillets de la Minotaure, c'est Minoa. « … Minoa, qui est-elle ? » 

Dans cette trans­po­si­tion mytho­lo­gique, on entend les chants de Minoa, où l'homme, le vieil oncle, est tau­reau blanc et la femme indé­cise, dia­phane, qui est-elle aus­si ?

Les chants de Minoa sont chants éle­vés, obs­curs et lumi­neux, il s'y mêle une dou­ceur agres­sive, une inquié­tude pai­sible. Les eaux y sont celles des marais, « eaux sans tain », on y côtoie l'absence, le manque, l'obscurité. Comme dans Noir écrin, l'âme y est esseu­lée.

A suivre le laby­rinthe du tau­reau blanc « aux milles coudes sans lumière » « à recu­lons des corps », on tombe dans la nuit de l'être, « la lumière y lance ses oiseaux tulipes -reflets de lampe dans la vitrée /​ fenêtres ouvertes sur le ciel ouvertes -non -fermées/​ les grands pan­neaux aveugles absorbent la moire /​ nuit entière dans le verre. »

 

Les Chants de Mino(a) in Les Feuillets de la Minotaure, (Quatrième par­tie)

(le tau­reau blanc)

 Dans l’encadrement de la porte
le tau­reau blanc veille
fixe sur toi le bleu de ses yeux

der­rière lui devant au-delà
le laby­rinthe mille coudes sans lumière
déplie ses cou­loirs tu te retires
sur la pointe des pas
à recu­lons du corps

Tu empruntes un cor­ri­dor un autre
angles droits pri­vés d’échos Noir
humides les murs longues tra­vées obs­cures
les gra­villons crissent
sous ton poids il avance
tu rebrousses che­min sans brous­sailles

— lequel est le vrai qui guide vers la vie
lequel celui qui conduit à la mort —

Odeurs stag­nantes des marais
eaux sans tain
visage absent
miroir sans ivresse

la ténèbre de son regard
ne t’effleure
ni ne blesse.

 

 

Angèle par­court le monde de sa plume trem­pée dans l'eau des nuages, elle des­sine, invente, cherche, guette (verbes qu'elle uti­lise allè­gre­ment) « la terre remuée », « la mer plus proche ».

« Le monde hel­lène n’est pas loin qui fait vibrer en toi sa force sou­ter­raine et solaire. Seule la cruau­té divine t’habite et t’importe. »,

Elle ques­tionne nos ori­gines, nos errances, nos nos­tal­gies et se fait uni­ver­selle. Reviennent lan­ci­nantes ces inter­ro­ga­tions. « Au com­men­ce­ment il y a un rêve[…] de quels com­men­ce­ments suis-je faite /​chevauchements d'écailles che­villées du jour à la nuit /​et de la nuit au jour/​par quels commencements/​ouvrir la marche/​de l'ailleurs et/​du temps : […] Et si com­men­ce­ment et fin /n'étaient qu'un même entrelacement/​de mailles l'une à l'autre tis­sées »…

Comme sa poé­sie ne se dépar­tit pas de la nature qu'elle tra­verse en voya­geuse même immo­bile, elle ne se dépar­tit pas non plus de la géo­gra­phie, des pay­sages « d'ocres et de sienne brû­lée », jouant avec les noms des villes, des fleuves, des lieux ren­con­trés, des lieux fami­liers, par­tout même hors de son île. La géo­gra­phie des lieux se confond, y ramène les fleuves, la ville, les ponts, de Brooklin Bridge à Hanoï, le fra­cas de l'eau sur la roche, les mouettes, les oasis, la mer par­tout pré­sente, où les mots écla­boussent et viennent se perdre.

 

« Just as you feel when you look on the river and sky, so I felt »*

dit le poète et tous les ponts défilent au grée­ment des hau­bans
Paul Doumer Bridge Hanoï grappes humaines grouillant
agrip­pées aux pylônes pilo­tis de jonques misé­rables
agglu­ti­nées pousse-pousse sur les eaux jaunes du fleuve Rouge
Pont de Normandie élé­gance légè­re­té
sus­pen­sion fuse­lée sur estuaire Seine
Honfleur et Havre des falaises larges eaux mer et fleuve
encloses en leur miroir de chair meuble
nuages ren­ver­sés rive autre invi­sible
le fleuve comme une mer roule ses flots lourds
ici Hudson et East River s’entrecroisent fris­sons argen­tés
de lunules-lumière cap­tées dans leurs tubu­lures d’acier
Manhattan Bridge dou­blant Brooklyn filins sur filins câbles et passe
regarde et vois les lourds tan­kers et mouettes légères
qui dropent et slident hélices sur le ciel à peine
les twin towers de Williamsburg Bridge ara­besques
de boucles Art nou­veau fashion campent
leurs forces vives dans l’urban land­scape
treillis et traf­fic à six voies trol­leys pié­tons auto­mo­biles
che­min de fer char­roi traf­fic traf­fic and tra­fic

 

The River, La Revue des Archers, Publication lit­té­raire semes­trielle, n°16, mai 2009

 

Dans son der­nier recueil De l'autre côté, publié aux Editions du Petit Pois, Angèle nous tient et se tient tou­jours au seuil des pay­sages -miroir d'elle-même, qu'elle arpente :

« elle se déplace       déplace

la paroi de verre   le pay­sage avec elle    Contre… » et par­tout, elle se recons­ti­tue dans l'image sou­ve­raine de son île, mys­té­rieuse, luxu­riante, elle se fond  dans « le bleu sur bleu che­mise fou­lard pan­ta­lon

uni­té de lieu de temps de ton
blanc le ciel
inco­lore… »  se mêle à la terre, et le monde s'allie l'être en soi. La nature alors se confond avec le corps de la voya­geuse « les che­veux volètent la main
 les feuilles sèches se confondent
un même oiseau aile frois­sée /au-des­sus/
du verre   l'autre prise
dans le reflet »…

 

Une chose est cer­taine, d'un recueil l'autre, l'ombre y côtoie sans cesse la lumière. La beau­té de la nature ne sau­rait nous per­mettre de nous aban­don­ner à la dou­leur de vivre. Il y a dans cette recherche, un côté camu­sien. On pense à Noces évi­dem­ment « Heureux celui des vivants sur la terre qui a vu ces choses », lui-même tout empreint de la culture hel­lé­nique. Camus, pour qui les rivages de la médi­ter­ra­née était aus­si une his­toire d'amour.

J'ai ren­con­tré Angèle à la Maison de la Poésie en jan­vier 2013. Je connais­sais alors sa revue numé­rique dédiée à la lit­té­ra­ture et à la poé­sie, avec une place remar­quable pour les femmes. J'ai connu sa sen­si­bi­li­té alors que nous écou­tions la pres­ta­tion dou­lou­reuse de Franck Venaille dans le cadre des trois jours consa­crés aux Géants de la poé­sie (Butor, Venaille, Juliet).

J'ai connu ses larmes lorsqu'elle a écou­té le chant dou­lou­reux des textes et la voix fra­gile de Franck Venaille, son trouble, son émo­tion vio­lente face à ce Géant qu'elle admire.

J'ai com­pris ce qui la rat­ta­chait aux poètes et à la poé­sie : ce goût de l'absolu, du divin, une sen­si­bi­li­té à fleur de peau.

J'ai com­pris que son écri­ture dense, mélan­co­lique, presque dou­lou­reuse ne pou­vait qu'être proche de celui qu'elle n'osait appro­cher, alors même que la fille du poète nous y invi­tait. Et c'est en lisant « The river » que j'ai encore plus retrou­vé ces échos d'une langue rugueuse, char­riant les mots et l'angoisse d'un fleuve qu'il fau­drait laver à grande eau « pour citer  Franck Venaille, ce « mar­cheur d'eau », ce « mar­cheur sen­ti­men­tal »(Descente de l'Escaut).

Chez Angèle Paoli, le cours du temps et des fleuves est à peine plus apai­sé mais doux et accor­dé à sa sen­si­bi­li­té,  comme dans  ce vers où elle nous dit :

«  dans ce déli­cieux matin d’hiver, j’ai chu­cho­té mur­mu­ré psal­mo­dié »

 Ses des­centes de rivières ne sont pour­tant  pas sans rap­pe­ler sa lec­ture de Franck Venaille, cette Descente de Lescaut dont elle m'avait confié com­bien l'arpenter en vrai à la lueur de ce texte l'avait émue, cadeau que lui avait fait Yves, son com­pa­gnon.

 

Bibliographie :

–        Noir écrin, A Fior di Carta, Barrettali (Haute-Corse), 2007

–        Manfarinu, l’âne de Noël, A Fior di Carta, Barrettali (Haute-Corse), 2007

À l’aplomb du mur blanc (livre d’artiste, illus­tré et réa­li­sé par Véronique Agostini, éd. Les Aresquiers, 2008),

·      Lalla ou le chant des sables, récit-poème (éd. Terres de femmes, 2008. Préface de Cécile Oumhani),

·      Corps y es-tu ? (livre d’artiste, illus­tré et réa­li­sé par Véronique Agostini,   Ed. Les Aresquiers, 2009),

·      Le Lion des Abruzzes (récit-poème, éd. Cousu Main, Avignon 2009),

·      Carnets de marche (éd. du Petit Pois, Béziers 2010),

·      Camaïeux (livre d’artiste, illus­tré et réa­li­sé par Véronique Agostini, éd. Les Aresquiers, 2010),

·      Solitude des seuils (livre d’artiste, gra­vure de Marc Pessin sur un des­sin de Patrick Navaï, éd. Le Verbe et L’Empreinte, 2011),

·      La Figue (livre d’artiste, Dom et Jean Paul Ruiz, 2012. Préface de Denise Le Dantec),

·      Solitude des seuils (éd. Colonna, 2012. Liminaire de Jean-Louis Giovannoni).

·      De l’autre côté, Editions du Petit Pois, 2013.

Collectif :

Calendrier de la poé­sie fran­co­phone 2008, 2009, 2010, 2011, Alhambra Publishing, Bertem, Belgique
Portrait de groupe en poé­sie, Le Scriptorium, Marseille, BoD, février 2010
Visages de poé­sie, Portraits crayons et poèmes dédi­ca­cés, Anthologie, tome 3 (des­sins de Jacques Basse), édi­tions Rafael de Surtis, février 2010
Côté femmes, d'un poème l'autre. Anthologie voya­geuse. Poèmes réunis par Zineb Laouedj et Cécile Oumhani. Editions Espace Libre, Alger-Paris, mars 2010
La poé­sie est gram­mai­rienne. Mélanges en l’honneur de Joëlle Gardes (res­pon­sables de publi­ca­tion : Claude Ber, Françoise Rullier), Éditions de l’Amandier, juin 2012
▪ « 20 pages de poèmes », in Jokari, Nu(e) 52, enfances, 2012.
▪ Anthologie Instants de ver­tige Québec/​France, coor­don­née par Claudine Bertrand, Éditions Points de fuite, Montréal, 2012,

 

Ouvrages en col­la­bo­ra­tion :

▪ Philippe Jambert (pho­tos) et Angèle Paoli (textes), Aux portes de l'île, Editions Galéa, juillet 2011
▪ Angèle Paoli et Paul-François Paoli, Les Romans de la Corse, édi­tions du Rocher, juin 2012
▪ Anthologie Pas d'ici, pas d'ailleurs (antho­lo­gie fran­co­phone de voix fémi­nines contemporaines)(poèmes réunis par Sabine Huyhn, Andrée Lacelle, Angèle Paoli et Aurélie Tourniaire – en par­te­na­riat avec la revue Terres de femmes), édi­tions Voix d'encre, juillet 2012.
▪ Philippe Jambert (pho­tos) et Angèle Paoli (textes), Fontaines de Corse, Editions Galéa (octobre 2013).

de nom­breux poèmes et/​ou articles :

Carnets d’Eucharis,Décharge, Diérèse,  DiptYque n°1 et n° 2, Europe, Faire-Part, Mouvances, Pas, PLS (Place de la Sorbonne), Poezibao, Le Quai des Lettres,  La Revue des Archers, NU(e), Semicerchio, Siècle 21, Thauma, Francopolis, Les Carnets d'Eucharis, DiptYque nos1, 2 et 3, Le Quai des Lettres, Décharge, Mouvances, PLS (Place de la Sorbonne), Recours au poème, Diérèse, Terre à ciel,et dans de nom­breuses antho­lo­gies …

 

Le Prix euro­péen de la cri­tique poé­tique fran­co­phone Aristote 2013 lui a été jus­te­ment attri­bué par le Cénacle euro­péen fran­co­phone de Poésie, Art et Littérature.

Membre du jury du Prix de poé­sie Léon-Gabriel Gros (revue Phœnix) pour l'année 2013, elle est invi­tée en tant que poète au 17e Festival de poé­sie « Voix de la Méditerranée » de Lodève (16-20 juillet 2014).

 

 

Marie-Josée Desvignes

mars 2014

http://​marie873​.wix​.com/​a​u​t​r​e​-​m​o​nde

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