> Un grand vent s’est levé de Danny Marc

Un grand vent s’est levé de Danny Marc

Par |2018-10-23T20:33:54+00:00 6 avril 2014|Catégories : Blog|

« Dès qu'on parle d'amour, on a vite fait de consta­ter comme une femme ne s'exprime pas comme un homme… parce qu'elle est plus pro­fonde… »  nous dit M. Cazenave dans sa pré­face au très joli recueil de Danny Marc, Un grand vent s'est levé.

C'est un chant d'amour que nous délivre Danny Marc, por­té par le désir et tout le corps d'une femme, l'amour venu du plus loin de soi sur lequel un jour « un grand vent s'est levé ».

Désir méta­mor­pho­sé par ces «  mains de soleil », ces « mains d'orfèvre », ces « mains de vio­lence [qui] ont creu­sé au puits de ma ten­dresse », des « mains de soif » qui ont trans­cen­dé tous les rêves, épui­sé toutes les cer­ti­tudes, « rame­né sur mes lèvres le chant des vagues ».

Un chant qui, au-delà des mers, dans l'attente et jusqu'à Ostende s'écrira « sur la page blanche de l'amour », « Ostende, plage de liber­té ouverte », écrit Danny Marc.

Aborder le jour, dépas­ser l'attente et ses heures si longues, retrou­ver le « miracle de vivre » et cette nuit où « j'ai lar­gué le monde/​et pour quelques heures/​lui ai deman­dé le silence ».

Tolède à midi pour aller « cher­cher un grand cri de soleil » vien­dra au fil des sai­sons et du retour de l'autre dire encore et encore « la lampe allu­mée au cœur de vivre », dire la fer­veur et faire « le tour de l'amour ».

Entre les deux, rêver « comme un bateau prend la mer » dit-elle encore, citant J.P Rosnay.

Lui, tou­jours dans le désir illu­mi­né, elle dans l'attente renou­ve­lée, c'est une poé­sie simple et belle qui ques­tionne l'autre, l'aimé :

« de quel vol­can as-tu peu­plé l'attente

de quelle vague as-tu sou­le­vé le temple

de quelle déchi­rure as-tu fait bas­cu­ler l'ordre éta­bli »

La femme demeure dans cette nos­tal­gie des « ten­dresses déme­su­rées » du temps d'avant, celui « de toi que je ne connais­sais pas/​celui de moi que tu ne savais pas », souffre l'absence, cultive la patience et se sou­vient de « ce che­min du temps »« tu inven­tais le temps en invi­tant le jour ».

Ce « grand cadeau de vivre » qui naît tou­jours de l'amour, voi­là ce que nous offre avec ce petit recueil déli­cieux, Danny Marc que la magni­fique post-face de Gaétan de Courrèges vient attes­ter : « Dire je t'aime c'est mettre au monde

Donner la vie, don­ner la route, rompre cor­dons et amarres » et quand l'absence est sépa­ra­tion « la plage rede­vient désert, les étoiles se voilent et le pain quo­ti­dien n'a plus son goût de fête.

C'est alors que la femme invente l'écriture »

 

http://​www​.pip​pa​.fr/​U​n​-​g​r​a​n​d​-​v​e​n​t​-​s​-​e​s​t​-​l​eve

 

 

Marie-Josée Desvignes

10 février 2014

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