LISIANTHUS

Sylvie MAROT

Edi­tions de la Crypte – 2015 – 70p – 12 euros

 

Sous-titré « Frag­ments », Lysianthus, pub­lié aux Edi­tions de la Crypte est le pre­mier recueil de Sylvie Marot. Un recueil en forme de frag­ments poé­tiques dis­posés sur la page en haut et en bas lais­sant place à un grand vide au milieu comme celui qui emplit le cœur de la nar­ra­trice et que racon­te cette his­toire de « désunion ».

Un vide que creuse l’ab­sence avec son désir douloureux non de rem­plir le creux mais bien de s’y engloutir.

Ce qui frappe dès les pre­miers mots, et avec ce titre recher­ché, c’est la richesse de vocab­u­laire, la beauté de la langue, l’amour du mot juste et col­oré. Comme dans l’écri­t­ure où l’éla­gage se fait par sup­pres­sion suc­ces­sif, de col­lage en jux­ta­po­si­tion, le corps épouse cette néces­sité. « Il allait fal­loir effec­tive­ment amput­er, couper, enlever, retranch­er, sec­tion­ner, sup­primer, tranch­er ».

Au fil des jours et des nuits, au milieu des mots et des maux, ten­ter de s’ab­straire de cette souf­france que provoque toute rup­ture, par tous les moyens jusqu’à l’obsession.

« Elle veut col­o­ri­er tout le vide quitte à dépass­er les bords ».

Le style décalé émeut par la sincérité du pro­pos qui, au début fait sourire : « Elle plonge la tête dans le tam­bour de la machine à laver. La ressort. Rien ».

Il y a une douceur dans l’évo­ca­tion de tout ce silence qui se fait autour de la nar­ra­trice qui nous entraîne dans son obser­va­tion du monde comme si elle-même était hors de ce corps qui souffre.

« Dans le jardin un héris­son vagabonde. La lumière de la ville découpe ses doux piquants ». Le héris­son est métaphore de ce qui pique, grat­te à l’in­térieur du cœur. Tout pique, tout grat­te, tout est froid et incon­fort­able. La présence de ce corps au milieu des autres est éclatée, c’est un éparpille­ment, une dis­per­sion dans l’e­space. Elle n’est pas en dehors de son corps, c’est son corps qui est éparpil­lé dans l’e­space, se retrou­ve dans les piquants du héris­son, sur le rebord des rails, qu’elle imag­ine jonchés de débris si…

Les nuits sont les fan­tômes des jours. « Nocturne/adossée à un arbre/du lierre m’enserre/mon cœur se comprime/ma peau devient écorce//diurne/adossée à toi/ ton bras m’enserrait/le cœur argenté/ta main droite se posait sur mon épaule gauche. »

S’in­staller dans ce rêve de sui­cide, atten­dre et explor­er chaque pos­si­ble, sous les rails, ou par le poi­son, ou bien encore « atten­dre que quelqu’un veuille bien la sui­cider. Et que les tor­tures cessent. »

 

Le vocab­u­laire lié au corps se fond dans celui de la biolo­gie végé­tale partout présente. Lisianthus c’est « une fleur à couper de la famille des gen­tianacées », une descrip­tion nous en est don­née sur le revers de la qua­trième de cou­ver­ture. « Son bou­quet rap­pelle le sou­venir ou la promesse d’un ten­dre bais­er, il livre égale­ment un mes­sage de grat­i­tude ».

La nar­ra­trice pré­cise cet état de déhis­cence qui la con­tient. En biolo­gie végé­tale, nous explique-t-elle, c’est l’ex­plo­sion ou la dis­sémi­na­tion des graines. En biolo­gie humaine, la médecine par­le d’ou­ver­ture ou rup­ture anor­male d’un mus­cle, d’une cica­trise en cours de cica­tri­sa­tion. Quelle plus juste image que celle de la déhis­cence pour dire l’im­pos­si­ble guéri­son du cœur.

« Oui il l’aimait. Mais il ne voy­ait plus en elle, le récep­ta­cle de ses rêves ».

Dans le silence des déplace­ments, il y a tou­jours le corps des autres, com­patis­sants et un temps ça apaise quand s’ex­prime cette grat­i­tude de la com­pas­sion frater­nelle. Mais la déliques­cence de l’amour est celle des corps. On perd d’abord le corps de l’autre, puis on se perd en per­dant l’amour et le corps ne sait plus se diriger. Le rouge est alors la couleur de cet incendie que l’amour a d’abord allumé, puis celui du corps sup­pli­cié. Toutes les nuances du rouge se crée alors dans l’énuméra­tion pro­gres­sive et lan­gagée, dans l’é­clate­ment des veines, dans l’é­parpille­ment des mots dans toute leur bru­tal­ité martiale.

Les errances se ternissent de rouge, « en touchant le ver­mil­lon on se salit de rouge », peut-être celui de la folie où con­duit la pas­sion. Ce n’est pas elle qui se tue de cet amour per­du, c’est lui qui « se tient là à chaque coin de rue pour cogn­er son âme. Il est là à chaque angle pour l’étrangler. »

Il y a dans ce réc­it-poème, toute une recherche dans l’évo­ca­tion d’im­ages. Ain­si par exem­ple, la géo­gra­phie des lieux laisse une place majori­taire à la cap­i­tale. Elle tra­verse Paris au rythme de son cœur vagabond, vide, vidé, qui se fatigue de tant de silence mais Paris tra­verse le réc­it plaquant comme un motif récur­rent, le vis­age de l’amant.

Et par exem­ple, l’é­mo­tion du sou­venir se lit dans l’im­age de la Tour Eif­fel et du Sacré cœur qui « s’om­brent et s’embrasent… juste avant que tout s’embrase et sombre ».

L’an­i­mal comme la fleur ou l’ar­bre a sa place priv­ilégiée dans le réc­it, la nature est partout présente au milieu des « belles choses » qu’il faut savoir trou­ver et regarder. Le corps épouserait volon­tiers une autre forme pour s’ex­traire de cet envahisse­ment de la douleur. « Si elle était un ani­mal, elle serai un okapi » ou encore « elle serait un zèbroïde. Un croise­ment entre un zèbre et une jument. Elle serait zhorse ». 

 

Après le rouge, le noir, on passe ain­si de la colère à la dépres­sion, du noir « pen­nage du cor­beau, noir ani­mal » à  « l’oxyde de fer, la suie ». L’énuméra­tion chro­ma­tique de la souf­france n’en finit pas de col­or­er ses jours et les pages.

Et puis le temps a passé, remon­tent alors les sou­venirs, peut-être ceux de l’en­fance, pêle-mêle. Elle fait le décompte de ce qu’elle aimait chez lui, « elle désir­ait qu’il l’é­panouisse et imag­i­nait son ven­tre arrondi ».

S’é­grainent encore et encore les couleurs, le rouge, mais aus­si le vert, le jaune, le bleu, le noir omniprésent dans les mots, mais finale­ment le blanc aus­si, ce blanc solaire « celui de la neige, du coton, du lait, de sa peau », mais aus­si celui du silence.

« …son œil se fixe sur cette résis­tance lumineuse d’un objet amoureux qui n’ex­iste plus ».

 

Déviss­er. Se laiss­er gliss­er. Atten­dre « quelqu’un qui ne vien­dra pas », en s’abreuvant à la fraîcheur des fruits, note de couleur et de saveur qui envahit le texte par la grâce d’une sen­su­al­ité omniprésente. Et dans le flux de la vie, se laiss­er emporter par la vitesse, le mou­ve­ment du train. 

On est embar­qué dans ce corps immo­bile qui respire, qui souf­fle, qui lâche prise par moment, s’ou­bliant dans la douleur mais qui s’ab­sente surtout à lui-même et absorbe le monde autour.

 

Promet­tre l’ou­bli, promet­tre d’aller mieux, remon­ter encore dans les sou­venirs de lui, ceux que la joie a inscrit en creux dans sa rétine, dans ce va et viens du bon­heur et du mal­heur, de l’ob­jet con­quis puis per­du. Tou­jours et encore se prêter aux jolies choses, s’ac­crocher au réel.

« Elle rêve de ses bais­ers brasiers », elle n’est plus qu’un rêve, une ombre portée du désir. Sa fragilité se lit sur ses traits diaphanes, mais elle ne sait qu’une chose : « elle a per­du sa gour­man­dise ».

Pour­tant, alors qu’elle perd son éclat, que son teint s’af­fa­dit, se déploie dans le poème la mul­ti­tude kaléi­do­scopique des couleurs, celles que son regard capte, et qui illu­mine le texte, ce texte qui s’écrit quand le texte du corps s’éteint et se fond dans le silence. « Se taire. » Dif­fi­cile.  « Com­ment impos­er le silence à la douleur intérieure ? »

« Dans la cham­bre sourde, sa soli­tude se cogne molle­ment con­tre les mouss­es triangulaires ».

 

Le Japon est cet autre lieu du désir, con­tenu dans le déploiement métaphorique de la fleur, dans le kaléi­do­scope du mal­heur, dans cette fleur, le« lisianthus » nom­mée aus­si « rose japon­aise en mémoire du pays de ses pre­mières hybri­da­tions ». Lisianthus, c’est donc bien cette fleur à la grâce intem­porelle qui domine le réc­it. Alors que la douleur est omniprésente, la douceur de la pluie, la caresse du vent, les odeurs de cake aux épices ou les sen­teurs des jardins envahissent l’e­space de ces frag­ments à la recherche de la joie. L’om­bre s’al­lie à la lumière de la vie partout recom­mencée et bien­tôt le silence assour­dis­sant du corps se méta­mor­phosera. « Sans s’en ren­dre compte, l’amour se ter­rera comme une note sourde ».

 

Ce réc­it extrême­ment dense d’une dis­so­lu­tion, d’une frac­ture du cœur, de l’âme et du corps que les mots recom­posent dans un kaléi­do­scope de rouge, de noir et de blanc est une ten­ta­tive de recréer de la vie, de rematéri­alis­er l’e­space de l’ab­sence à l’autre qui demeur­era tou­jours, en sus­pen­sion, comme une blessure qui ne se referme pas. 

 

Sylvie Marot est née en 1976. Elle vit et tra­vaille à Paris. Lisianthus est son pre­mier recueil.

 

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Pistes noires

Jean-Bap­tiste Pedini

Edi­tions Hen­ry – oct 2014 – 8 euros – 30 p 

 

C’est un hors-monde plein de lumière, celui de la poésie, plus exacte­ment d’un poème en prose que Jean-Bap­tiste Pedi­ni, dans ces Pistes noires, nous propose.

Immo­bile, dans une obser­va­tion muette et silen­cieuse du monde, dans « les bruits sourds de minu­it », « on » se poste quelque part à l’é­coute du temps, « on » le laisse pass­er « sans se souci­er des brais­es ».

« On est vidé » sous la descrip­tion fine et dis­tan­ciée, des bruisse­ments du monde que la neige étouffe, pour­tant on est à fleur de peau, « on décou­vre des glaçons con­tre la peau, des nuits comme pris­es au dépourvu ».

 

Tout bouge, tout frémit, là per­cep­ti­ble à « quelques degrés à peine ». Le froid gagne.

Rejoin­dre où il fait chaud, la maison.

C’est une lumière aveuglante qui rejoint l’ob­scu­rité dans cette écri­t­ure aux franges du réel et du rêve… une obscure clarté…

A l’é­coute, en ago­nie de soi, à l’é­coute, les « voix nouées entre elles, comme un écho qui pousse à l’in­térieur », à l’é­coute des saisons qui avan­cent, à l’é­coute tou­jours. Quand tout se réchauffe un peu, on se sent « moins fri­able peut-être ». Partout on grelotte. Dedans. « Dehors, ce n’est pas mieux ».

 

Dans tout ce silence et toute cette neige, les pistes noires ne sont peut-être pas celles que l’on croit. Les sens en éveil, on capte les objets immuables, l’odeur du choco­lat chaud, la nature pais­i­ble, le mou­ve­ment de l’air qui épouse celui des saisons et celui de la rue. On tente de fix­er quelque chose, trac­er des pistes (noires) par ce sim­ple regard immo­bile, peut-être à l’en­cre de nos vies.

Mais d’un hiv­er à l’autre, la neige fond, la lumière aus­si passe, ses quelques éclats non plus, on ne les retrou­vera pas. On n’est rien. Pas même des traces de pas noires sur la neige. « On voit à peine une sil­hou­ette, la fumée d’un soupir. C’est déjà trop ».

On croit qu’on y échap­pera mais « la mort nous suit depuis le pre­mier jour ».

 

Ça aurait pu s’ap­pel­er « Neige » mais ça aurait ren­voyé trop immé­di­ate­ment à la blancheur, à la pureté, à la lumière. Ça s’ap­pelle «Pistes noires» peut-être parce qu’il y a plus de noir que de blanc dans tout ce silence et aus­si parce que le blanc, la neige s’ef­face tou­jours, dis­paraît, ne lais­sant que des traces noires, et la soli­tude. « L’isole­ment ce n’est que ça. Un ciel en friche, un instant con­tre soi ».

 

Une poésie d’un seul souf­fle aux phras­es sim­ples, sans fior­i­t­ures, qui dis­ent l’essen­tiel. Quel regard pos­er sur nos vies ? Où fait-il encore chaud quelque part ?

 

« Quand l’an­goisse est trop vive. Trop blanche. Saisonnière ».

 

 

Jean-Bap­tiste Pedi­ni est né en 1984 à Rodez. Vit et tra­vaille en région toulou­saine. Pub­li­ca­tions dans de nom­breuses revues dont Décharge, Voix d’en­cre, Arpa., N4728.. Des livrets pub­liés chez Encres Vives, Clapàs, – 36° édi­tion et La Porte. Recueils parus: Pren­dre part à la nuit (Pold­er, 2012), Pas­sant l’été (Cheyne édi­teur, Prix de la voca­tion, 2012) et Pistes noires (édi­tions Hen­ry, 2014).

 

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Louis Raoul – Poèmes du vis­age der­rière la fenêtre

Edi­tions de la Crypte –

col­lec­tion : Les voix de la Crypte – 2013

 

 

Dans les Poèmes du vis­age der­rière la fenêtre de Louis Raoul domine l’élé­ment eau, eau du ciel et des pluies de print­emps, eau mou­vante, trans­for­ma­trice « eau qui meurt/avec le sou­venir d’une pierre d’enfance/ou d’une grenouille de Bashô »

La fenêtre ou la vit­re, motif récur­rent dans chaque poème, comme autant de reflets dans l’eau de ce vis­age en attente, celui du poète qui con­tem­ple depuis l’autre côté de la vit­re, au matin ou le soir, d’une sai­son l’autre, per­du dans la chan­son de l’air, dans l’at­tente, la soli­tude des jardins :

 

« D’i­ci
Je vous devine
Femme à venir
vous n’avez d’enfant
que la parole
je vous devine
cachée sous l’orage »

 

« J’ai des choses à vous dire »nous annonce le poète dès le début, mais ce sont les jours qu’il apos­tro­phe « ces jours à venir », tout autant que cette mémoire qu’il con­voque à chaque recueil, lui qui oublie tout et si sou­vent. Il sem­ble juste­ment qu’il soit ques­tion de ne pas oubli­er, le poète s’ex­erçant par l’écri­t­ure à fix­er le temps, la mémoire et les paysages si nom­breux et si dif­férents. Il ne faut rien oublier… 

 

« Il ne faut pas oubli­er les portes
Celle qu’on entr’ouvre
Pour faire respir­er la chambre
Et cette autre où le dehors s’inquiète
De ne pas nous voir sortir
Et pousse du vent
Fraisant cra­quer le bois
comme un sou­venir d’ar­bre balancé.… »

 

Dans la fragilité du soir et des jours recom­mencés, Louis Raoul nous rap­pelle notre vul­néra­bil­ité, et nous installe dans sa rêver­ie, nous trans­porte dans ses eaux.  L’être voué à l’eau est un être en ver­tige. Il meurt à chaque minute, dit Bachelard. L’un et l’autre poètes, savent com­bi­en nos vies sont pénétrées de cet élément. 

 

Les fenêtres du soir sont les plus silen­cieuses mais  quand sa mémoire se fait sen­sorielle, pas­sant du je au tu pour se don­ner le change, et mieux éprou­ver sa soli­tude, alors le poète se souvient : 

 

« Alors tu tiens le bol
comme d’un visage
ses deux joues
et se rompt à tes lèvres
le silence du lait
s’ef­face le blanc
dans ta gorge »

 

Le besoin de se sou­venir se mêle à la néces­sité de retenir ces petits bon­heurs si frag­iles et fuyants qui tra­versent nos vie, ren­voie à ces pertes dont on ne peut se remettre…

 

« Il ne me reste plus
Qu’à quit­ter la fenêtre
Et aller m’asseoir par­mi les morts
Dans les cimetières
Les bancs n’ont pas la même façon
De nous accueillir 
Ils savent ce sur­plus de poids
Du manque
Et il y aura ce grand silence
Dans l’au­tomne
Jusqu’à sen­tir le jour peser
Sur les feuilles de l’allée »

 

On pense alors à Bachelard, qui dit que la peine de l’eau est infinie*(L’eau et les rêves), le rêveur silen­cieux près de sa fenêtre observe le dehors, replié en son dedans, per­du dans ses songes d’eau.

 

C’est d’une écri­t­ure con­cise, ciselée, où chaque mot trou­ve sa place dans la sobriété et le dépouille­ment, que le poète con­voque l’en­fance, la soli­tude, la femme, la mai­son des sou­venirs, tout der­rière la fenêtre remonte dans la lueur du soir, dans « l’air léger », « dans le rec­tan­gle  d’un paysage », « dans la nuit d’une cham­bre à venir » ou « dans le plein jour d’un midi/passant sur les vitres. »

 

Biogra­phie de Louis Raoul 

Louis Raoul est né en 1953 à Paris où il réside toujours.
Il a pub­lié une ving­taine de recueils et a obtenu en 2008 le Prix de la Librairie Olympique pour son livre Logis­tique du regard pub­lié chez N&B/Pleine Page.
Depuis peu, vous pou­vez décou­vrir son nou­veau recueil qui s’intitule ; Poèmes du vis­age der­rière la fenêtre, pub­lié aux Édi­tions de La Crypte.

Bib­li­ogra­phie :

 

L’ombre heureuse

1992

Encres Vives

Le lieu où le soir a versé 

1993

Encre Vives

Les prénoms de la mémoire 

1997

La Bar­tavelle

Un front rêvant sa neige 

1998

La Bar­tavelle

Au plus court 

1998

Encre Vives

Par peur de l’équilibre

2000

L’Harmattan

Le sens éclaté 

2005

L’Harmattan

Pré­face aux confins 

2006

Opales/Pleine Page

L’accompagnant

2007

Le Man­u­scrit

Logis­tique du Regard 

2008

N&B/Pleine Page

Recon­naître le corps 

2008

Clapàs

La robe passante 

2009

Chloé des Lys 

Sources du manque 

2010

Ex Aequo

Des rues sous la mer 

2011

Le chas­seur abstrait 

Déman­tèle­ment du jour 

2011

Eclats d’encre

Feuille de l’air 

2011

Edi­tions de l’Atlantique

Trip­tyque du veilleur 

2012

Cardère

Les beaux suivants 

2012

Edi­tions de l’Atlantique

Le bleu des veines 

2012

Citael Road Editions 

Le bleu où je suis 

2013

Edi­tions de la matière noire 

Poème du vis­age der­rière la fenêtre 

2014

Edi­tions de La Crypte 

 

On peut aus­si lire Louis Raoul chez Recours au Poème éditeurs :

Echantillons de parole  nov 2014 Recours au poème Editeurs

 

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Laurent Maindon

Lau­rent Main­don est met­teur en scène et auteur par pas­sion, fils de pein­tre en bâti­ment et de cais­sière, plutôt vian­des que légumes, et durable­ment hédon­iste. Il a fondé et dirige le Théâtre du Ric­tus, com­pag­nie de théâtre con­ven­tion­née, depuis 1996 et défend tout par­ti­c­ulière­ment les écri­t­ures dra­ma­tiques con­tem­po­raines (Syl­vain Lev­ey, William Pel­li­er, András Forgách, Hein­er Müller, Edward Bond…).

En tant qu’auteur, il a pub­lié plusieurs ouvrages de poésie (récem­ment Chroniques berli­nois­es, Soudain les saisons s’affolent, La Mélan­col­ie des Carpathes…) et quelques nou­velles et réc­its (récem­ment La col­lec­tion, Voivo­d­i­na Tour, Par delà les collines…). Il col­la­bore avec les édi­tions E‑Fractions et le Zaporogue et pub­lie égale­ment dans dif­férentes revues (Le Zaporogue, Terre à ciel, Revue des Ressources, Recours au poème)