> Fil de lecture de M-J Desvignes sur : S.Marot, JB Pedini, L Raoul

Fil de lecture de M-J Desvignes sur : S.Marot, JB Pedini, L Raoul

Par | 2018-02-20T06:40:35+00:00 29 septembre 2015|Catégories : Critiques|

LISIANTHUS

Sylvie MAROT

Editions de la Crypte – 2015 – 70p – 12 euros

 

Sous-titré « Fragments », Lysianthus, publié aux Editions de la Crypte est le pre­mier recueil de Sylvie Marot. Un recueil en forme de frag­ments poé­tiques dis­po­sés sur la page en haut et en bas lais­sant place à un grand vide au milieu comme celui qui emplit le cœur de la nar­ra­trice et que raconte cette his­toire de « dés­union ».

Un vide que creuse l'absence avec son désir dou­lou­reux non de rem­plir le creux mais bien de s'y englou­tir.

Ce qui frappe dès les pre­miers mots, et avec ce titre recher­ché, c'est la richesse de voca­bu­laire, la beau­té de la langue, l'amour du mot juste et colo­ré. Comme dans l'écriture où l'élagage se fait par sup­pres­sion suc­ces­sif, de col­lage en jux­ta­po­si­tion, le corps épouse cette néces­si­té. « Il allait fal­loir effec­ti­ve­ment ampu­ter, cou­per, enle­ver, retran­cher, sec­tion­ner, sup­pri­mer, tran­cher ».

Au fil des jours et des nuits, au milieu des mots et des maux, ten­ter de s'abstraire de cette souf­france que pro­voque toute rup­ture, par tous les moyens jusqu'à l'obsession.

« Elle veut colo­rier tout le vide quitte à dépas­ser les bords ».

Le style déca­lé émeut par la sin­cé­ri­té du pro­pos qui, au début fait sou­rire : « Elle plonge la tête dans le tam­bour de la machine à laver. La res­sort. Rien ».

Il y a une dou­ceur dans l'évocation de tout ce silence qui se fait autour de la nar­ra­trice qui nous entraîne dans son obser­va­tion du monde comme si elle-même était hors de ce corps qui souffre.

« Dans le jar­din un héris­son vaga­bonde. La lumière de la ville découpe ses doux piquants ». Le héris­son est méta­phore de ce qui pique, gratte à l'intérieur du cœur. Tout pique, tout gratte, tout est froid et incon­for­table. La pré­sence de ce corps au milieu des autres est écla­tée, c'est un épar­pille­ment, une dis­per­sion dans l'espace. Elle n'est pas en dehors de son corps, c'est son corps qui est épar­pillé dans l'espace, se retrouve dans les piquants du héris­son, sur le rebord des rails, qu'elle ima­gine jon­chés de débris si…

Les nuits sont les fan­tômes des jours. « Nocturne/​adossée à un arbre/​du lierre m'enserre/mon cœur se comprime/​ma peau devient écorce/​/​diurne/​adossée à toi/​ ton bras m'enserrait/le cœur argenté/​ta main droite se posait sur mon épaule gauche. »

S'installer dans ce rêve de sui­cide, attendre et explo­rer chaque pos­sible, sous les rails, ou par le poi­son, ou bien encore « attendre que quelqu'un veuille bien la sui­ci­der. Et que les tor­tures cessent. »

 

Le voca­bu­laire lié au corps se fond dans celui de la bio­lo­gie végé­tale par­tout pré­sente. Lisianthus c'est « une fleur à cou­per de la famille des gen­tia­na­cées », une des­crip­tion nous en est don­née sur le revers de la qua­trième de cou­ver­ture. « Son bou­quet rap­pelle le sou­ve­nir ou la pro­messe d'un tendre bai­ser, il livre éga­le­ment un mes­sage de gra­ti­tude ».

La nar­ra­trice pré­cise cet état de déhis­cence qui la contient. En bio­lo­gie végé­tale, nous explique-t-elle, c'est l'explosion ou la dis­sé­mi­na­tion des graines. En bio­lo­gie humaine, la méde­cine parle d'ouverture ou rup­ture anor­male d'un muscle, d'une cica­trise en cours de cica­tri­sa­tion. Quelle plus juste image que celle de la déhis­cence pour dire l'impossible gué­ri­son du cœur.

« Oui il l'aimait. Mais il ne voyait plus en elle, le récep­tacle de ses rêves ».

Dans le silence des dépla­ce­ments, il y a tou­jours le corps des autres, com­pa­tis­sants et un temps ça apaise quand s'exprime cette gra­ti­tude de la com­pas­sion fra­ter­nelle. Mais la déli­ques­cence de l'amour est celle des corps. On perd d'abord le corps de l'autre, puis on se perd en per­dant l'amour et le corps ne sait plus se diri­ger. Le rouge est alors la cou­leur de cet incen­die que l'amour a d'abord allu­mé, puis celui du corps sup­pli­cié. Toutes les nuances du rouge se crée alors dans l'énumération pro­gres­sive et lan­ga­gée, dans l'éclatement des veines, dans l'éparpillement des mots dans toute leur bru­ta­li­té mar­tiale.

Les errances se ter­nissent de rouge, « en tou­chant le ver­millon on se salit de rouge », peut-être celui de la folie où conduit la pas­sion. Ce n'est pas elle qui se tue de cet amour per­du, c'est lui qui « se tient là à chaque coin de rue pour cogner son âme. Il est là à chaque angle pour l'étrangler. »

Il y a dans ce récit-poème, toute une recherche dans l'évocation d'images. Ainsi par exemple, la géo­gra­phie des lieux laisse une place majo­ri­taire à la capi­tale. Elle tra­verse Paris au rythme de son cœur vaga­bond, vide, vidé, qui se fatigue de tant de silence mais Paris tra­verse le récit pla­quant comme un motif récur­rent, le visage de l'amant.

Et par exemple, l'émotion du sou­ve­nir se lit dans l'image de la Tour Eiffel et du Sacré cœur qui « s'ombrent et s'embrasent… juste avant que tout s'embrase et sombre ».

L'animal comme la fleur ou l'arbre a sa place pri­vi­lé­giée dans le récit, la nature est par­tout pré­sente au milieu des « belles choses » qu'il faut savoir trou­ver et regar­der. Le corps épou­se­rait volon­tiers une autre forme pour s'extraire de cet enva­his­se­ment de la dou­leur. « Si elle était un ani­mal, elle serai un oka­pi » ou encore « elle serait un zèbroïde. Un croi­se­ment entre un zèbre et une jument. Elle serait zhorse ».

 

Après le rouge, le noir, on passe ain­si de la colère à la dépres­sion, du noir « pen­nage du cor­beau, noir ani­mal » à  « l'oxyde de fer, la suie ». L'énumération chro­ma­tique de la souf­france n'en finit pas de colo­rer ses jours et les pages.

Et puis le temps a pas­sé, remontent alors les sou­ve­nirs, peut-être ceux de l'enfance, pêle-mêle. Elle fait le décompte de ce qu'elle aimait chez lui, « elle dési­rait qu'il l'épanouisse et ima­gi­nait son ventre arron­di ».

S'égrainent encore et encore les cou­leurs, le rouge, mais aus­si le vert, le jaune, le bleu, le noir omni­pré­sent dans les mots, mais fina­le­ment le blanc aus­si, ce blanc solaire « celui de la neige, du coton, du lait, de sa peau », mais aus­si celui du silence.

« …son œil se fixe sur cette résis­tance lumi­neuse d'un objet amou­reux qui n'existe plus ».

 

Dévisser. Se lais­ser glis­ser. Attendre « quelqu'un qui ne vien­dra pas », en s'abreuvant à la fraî­cheur des fruits, note de cou­leur et de saveur qui enva­hit le texte par la grâce d'une sen­sua­li­té omni­pré­sente. Et dans le flux de la vie, se lais­ser empor­ter par la vitesse, le mou­ve­ment du train.

On est embar­qué dans ce corps immo­bile qui res­pire, qui souffle, qui lâche prise par moment, s'oubliant dans la dou­leur mais qui s'absente sur­tout à lui-même et absorbe le monde autour.

 

Promettre l'oubli, pro­mettre d'aller mieux, remon­ter encore dans les sou­ve­nirs de lui, ceux que la joie a ins­crit en creux dans sa rétine, dans ce va et viens du bon­heur et du mal­heur, de l'objet conquis puis per­du. Toujours et encore se prê­ter aux jolies choses, s'accrocher au réel.

« Elle rêve de ses bai­sers bra­siers », elle n'est plus qu'un rêve, une ombre por­tée du désir. Sa fra­gi­li­té se lit sur ses traits dia­phanes, mais elle ne sait qu'une chose : « elle a per­du sa gour­man­dise ».

Pourtant, alors qu'elle perd son éclat, que son teint s'affadit, se déploie dans le poème la mul­ti­tude kaléi­do­sco­pique des cou­leurs, celles que son regard capte, et qui illu­mine le texte, ce texte qui s'écrit quand le texte du corps s'éteint et se fond dans le silence. « Se taire. » Difficile.  « Comment impo­ser le silence à la dou­leur inté­rieure ? »

« Dans la chambre sourde, sa soli­tude se cogne mol­le­ment contre les mousses tri­an­gu­laires ».

 

Le Japon est cet autre lieu du désir, conte­nu dans le déploie­ment méta­pho­rique de la fleur, dans le kaléi­do­scope du mal­heur, dans cette fleur, le« lisian­thus » nom­mée aus­si « rose japo­naise en mémoire du pays de ses pre­mières hybri­da­tions ». Lisianthus, c'est donc bien cette fleur à la grâce intem­po­relle qui domine le récit. Alors que la dou­leur est omni­pré­sente, la dou­ceur de la pluie, la caresse du vent, les odeurs de cake aux épices ou les sen­teurs des jar­dins enva­hissent l'espace de ces frag­ments à la recherche de la joie. L'ombre s'allie à la lumière de la vie par­tout recom­men­cée et bien­tôt le silence assour­dis­sant du corps se méta­mor­pho­se­ra. « Sans s'en rendre compte, l'amour se ter­re­ra comme une note sourde ».

 

Ce récit extrê­me­ment dense d'une dis­so­lu­tion, d'une frac­ture du cœur, de l'âme et du corps que les mots recom­posent dans un kaléi­do­scope de rouge, de noir et de blanc est une ten­ta­tive de recréer de la vie, de rema­té­ria­li­ser l'espace de l'absence à l'autre qui demeu­re­ra tou­jours, en sus­pen­sion, comme une bles­sure qui ne se referme pas.

 

Sylvie Marot est née en 1976. Elle vit et tra­vaille à Paris. Lisianthus est son pre­mier recueil.

 

***

 

 

Pistes noires

Jean-Baptiste Pedini

Editions Henry – oct 2014 – 8 euros – 30 p

 

C'est un hors-monde plein de lumière, celui de la poé­sie, plus exac­te­ment d'un poème en prose que Jean-Baptiste Pedini, dans ces Pistes noires, nous pro­pose.

Immobile, dans une obser­va­tion muette et silen­cieuse du monde, dans « les bruits sourds de minuit », « on » se poste quelque part à l'écoute du temps, « on » le laisse pas­ser « sans se sou­cier des braises ».

« On est vidé » sous la des­crip­tion fine et dis­tan­ciée, des bruis­se­ments du monde que la neige étouffe, pour­tant on est à fleur de peau, « on découvre des gla­çons contre la peau, des nuits comme prises au dépour­vu ».

 

Tout bouge, tout fré­mit, là per­cep­tible à « quelques degrés à peine ». Le froid gagne.

Rejoindre où il fait chaud, la mai­son.

C'est une lumière aveu­glante qui rejoint l'obscurité dans cette écri­ture aux franges du réel et du rêve… une obs­cure clar­té…

A l'écoute, en ago­nie de soi, à l'écoute, les « voix nouées entre elles, comme un écho qui pousse à l'intérieur », à l'écoute des sai­sons qui avancent, à l'écoute tou­jours. Quand tout se réchauffe un peu, on se sent « moins friable peut-être ». Partout on gre­lotte. Dedans. « Dehors, ce n'est pas mieux ».

 

Dans tout ce silence et toute cette neige, les pistes noires ne sont peut-être pas celles que l'on croit. Les sens en éveil, on capte les objets immuables, l'odeur du cho­co­lat chaud, la nature pai­sible, le mou­ve­ment de l'air qui épouse celui des sai­sons et celui de la rue. On tente de fixer quelque chose, tra­cer des pistes (noires) par ce simple regard immo­bile, peut-être à l'encre de nos vies.

Mais d'un hiver à l'autre, la neige fond, la lumière aus­si passe, ses quelques éclats non plus, on ne les retrou­ve­ra pas. On n'est rien. Pas même des traces de pas noires sur la neige. « On voit à peine une sil­houette, la fumée d'un sou­pir. C'est déjà trop ».

On croit qu'on y échap­pe­ra mais « la mort nous suit depuis le pre­mier jour ».

 

Ça aurait pu s'appeler « Neige » mais ça aurait ren­voyé trop immé­dia­te­ment à la blan­cheur, à la pure­té, à la lumière. Ça s'appelle « Pistes noires » peut-être parce qu'il y a plus de noir que de blanc dans tout ce silence et aus­si parce que le blanc, la neige s'efface tou­jours, dis­pa­raît, ne lais­sant que des traces noires, et la soli­tude. « L'isolement ce n'est que ça. Un ciel en friche, un ins­tant contre soi ».

 

Une poé­sie d'un seul souffle aux phrases simples, sans fio­ri­tures, qui disent l'essentiel. Quel regard poser sur nos vies ? Où fait-il encore chaud quelque part ?

 

« Quand l'angoisse est trop vive. Trop blanche. Saisonnière ».

 

 

Jean-Baptiste Pedini est né en 1984 à Rodez. Vit et tra­vaille en région tou­lou­saine. Publications dans de nom­breuses revues dont Décharge, Voix d'encre, Arpa., N4728.. Des livrets publiés chez Encres Vives, Clapàs, – 36° édi­tion et La Porte. Recueils parus : Prendre part à la nuit (Polder, 2012), Passant l'été (Cheyne édi­teur, Prix de la voca­tion, 2012) et Pistes noires (édi­tions Henry, 2014).

 

***

 

 

Louis Raoul – Poèmes du visage der­rière la fenêtre

Editions de la Crypte –

col­lec­tion : Les voix de la Crypte – 2013

 

 

Dans les Poèmes du visage der­rière la fenêtre de Louis Raoul domine l'élément eau, eau du ciel et des pluies de prin­temps, eau mou­vante, trans­for­ma­trice « eau qui meurt/​avec le sou­ve­nir d'une pierre d'enfance/ou d'une gre­nouille de Bashô »

La fenêtre ou la vitre, motif récur­rent dans chaque poème, comme autant de reflets dans l'eau de ce visage en attente, celui du poète qui contemple depuis l'autre côté de la vitre, au matin ou le soir, d'une sai­son l'autre, per­du dans la chan­son de l'air, dans l'attente, la soli­tude des jar­dins :

 

« D'ici
Je vous devine
Femme à venir
vous n'avez d'enfant
que la parole
je vous devine
cachée sous l'orage »

 

« J'ai des choses à vous dire »nous annonce le poète dès le début, mais ce sont les jours qu'il apos­trophe « ces jours à venir », tout autant que cette mémoire qu'il convoque à chaque recueil, lui qui oublie tout et si sou­vent. Il semble jus­te­ment qu'il soit ques­tion de ne pas oublier, le poète s'exerçant par l'écriture à fixer le temps, la mémoire et les pay­sages si nom­breux et si dif­fé­rents. Il ne faut rien oublier…

 

« Il ne faut pas oublier les portes
Celle qu'on entr'ouvre
Pour faire res­pi­rer la chambre
Et cette autre où le dehors s'inquiète
De ne pas nous voir sor­tir
Et pousse du vent
Fraisant cra­quer le bois
comme un sou­ve­nir d'arbre balan­cé…. »

 

Dans la fra­gi­li­té du soir et des jours recom­men­cés, Louis Raoul nous rap­pelle notre vul­né­ra­bi­li­té, et nous ins­talle dans sa rêve­rie, nous trans­porte dans ses eaux.  L'être voué à l'eau est un être en ver­tige. Il meurt à chaque minute, dit Bachelard. L'un et l'autre poètes, savent com­bien nos vies sont péné­trées de cet élé­ment.

 

Les fenêtres du soir sont les plus silen­cieuses mais  quand sa mémoire se fait sen­so­rielle, pas­sant du je au tu pour se don­ner le change, et mieux éprou­ver sa soli­tude, alors le poète se sou­vient :

 

« Alors tu tiens le bol
comme d'un visage
ses deux joues
et se rompt à tes lèvres
le silence du lait
s'efface le blanc
dans ta gorge »

 

Le besoin de se sou­ve­nir se mêle à la néces­si­té de rete­nir ces petits bon­heurs si fra­giles et fuyants qui tra­versent nos vie, ren­voie à ces pertes dont on ne peut se remettre…

 

« Il ne me reste plus
Qu'à quit­ter la fenêtre
Et aller m'asseoir par­mi les morts
Dans les cime­tières
Les bancs n'ont pas la même façon
De nous accueillir 
Ils savent ce sur­plus de poids
Du manque
Et il y aura ce grand silence
Dans l'automne
Jusqu'à sen­tir le jour peser
Sur les feuilles de l'allée »

 

On pense alors à Bachelard, qui dit que la peine de l'eau est infinie*(L'eau et les rêves), le rêveur silen­cieux près de sa fenêtre observe le dehors, replié en son dedans, per­du dans ses songes d'eau.

 

C'est d'une écri­ture concise, cise­lée, où chaque mot trouve sa place dans la sobrié­té et le dépouille­ment, que le poète convoque l'enfance, la soli­tude, la femme, la mai­son des sou­ve­nirs, tout der­rière la fenêtre remonte dans la lueur du soir, dans « l'air léger », « dans le rec­tangle  d'un pay­sage », « dans la nuit d'une chambre à venir » ou « dans le plein jour d'un midi/​passant sur les vitres. »

 

Biographie de Louis Raoul

Louis Raoul est né en 1953 à Paris où il réside tou­jours.
Il a publié une ving­taine de recueils et a obte­nu en 2008 le Prix de la Librairie Olympique pour son livre Logistique du regard publié chez N&B/Pleine Page.
Depuis peu, vous pou­vez décou­vrir son nou­veau recueil qui s’intitule ; Poèmes du visage der­rière la fenêtre, publié aux Éditions de La Crypte.

Bibliographie :

 

L’ombre heu­reuse

1992

Encres Vives

Le lieu où le soir a ver­sé

1993

Encre Vives

Les pré­noms de la mémoire

1997

La Bartavelle

Un front rêvant sa neige

1998

La Bartavelle

Au plus court

1998

Encre Vives

Par peur de l’équilibre

2000

L’Harmattan

Le sens écla­té

2005

L’Harmattan

Préface aux confins

2006

Opales/​Pleine Page

L’accompagnant

2007

Le Manuscrit

Logistique du Regard

2008

N&B/Pleine Page

Reconnaître le corps

2008

Clapàs

La robe pas­sante

2009

Chloé des Lys

Sources du manque

2010

Ex Aequo

Des rues sous la mer

2011

Le chas­seur abs­trait

Démantèlement du jour

2011

Eclats d’encre

Feuille de l'air

2011

Editions de l’Atlantique

Triptyque du veilleur

2012

Cardère

Les beaux sui­vants

2012

Editions de l’Atlantique

Le bleu des veines

2012

Citael Road Editions

Le bleu où je suis

2013

Editions de la matière noire

Poème du visage der­rière la fenêtre

2014

Editions de La Crypte

 

On peut aus­si lire Louis Raoul chez Recours au Poème édi­teurs :

Echantillons de parole  nov 2014 Recours au poème Editeurs

 

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