Dante, Vara­no, Ungaret­ti, Tay­lor, Sig­noribus etc.

 

La don­née essen­tielle du monde des références, l’environnement géo­graphique et humain, le paysage dans lequel nous vivons, la demeure intime ou étrangère (l’espace), n’est pas un thème : pas plus que la poésie n’est un genre, dans l’expression esthé­tique ayant pour base unique le lan­gage. Il s’agit bien dans l’un et l’autre cas des fonde­ments sur lesquels le je – l’anthro­pos – trou­ve son assise, dans le seul monde vis­i­ble qui lui soit don­né – son cos­mos –, et sans lequel sa voix même – en tant que logos sou­verain – ne trou­verait pas à s’éployer pour attein­dre l’autre sem­blable, le lecteur, la lec­trice. Il est l’horizon absolu, si nous voulons recourir d’emblée à un terme qui en soit éminem­ment trib­u­taire, sur la ligne de fuite duquel s’inscrit l’écriture : « hori­zon fab­uleux » (Michel Col­lot) et lim­ite tou­jours mou­vante, par laque­lle l’idée même d’infini (Leop­ar­di) nous serait pro­vi­soire­ment acces­si­ble. Grund et appui, en même temps que « naufrage » sans espoir de havre défini­tif, de paix assurée dans le lieu clos, l’abri dérisoire, le tombeau érigé con­tre la mort. Non pas mon­u­ment, d’ailleurs, mais plutôt radeau éphémère, dont la dégra­da­tion désor­mais est sous les yeux de tous.

 

 

-       Au fond de l’enfer…

À cette époque de la jeunette année
    où le soleil trempe en Verseau ses cheveux,
    que les nuits, des jours en durée approchent,
quand le givre cou­vrant la terre imite
    fidèle­ment l’image de sa sœur blanche,
    mais peu de temps dure à sa plume la teinte,
le vil­la­geois à qui manque le fourrage
    se lève, regarde, et voit que la campagne
    toute blan­choie : et il se bat les flancs,
ren­tre au logis en geignant çà et là,
    comme un chétif qui ne sait à quoi se prendre ;
    puis il retourne, et récupère l’espoir
en voy­ant que le monde a changé de face
    en quelques heures ; il saisit sa houlette
    et sort ses bre­bis pour les men­er paître…
Ain­si, m’avait fait m’effrayer mon maître
    […]

Dante Alighieri, Enfer, XXIV (incip­it)
Cf. mon éd. bilingue La Comédie, Gal­li­mard 2014, p. 275

 

 

 

 

 

-      Et tout près du paradis :

                      (Son­net)

Zéphyr revient, et beau temps il ramène,
et les fleurs et l’herbe, sa douce famille,
et trilles de Progné, pleurs de Philomèle,
et le print­emps tout de blanc et vermeil.
Souri­ent les prés, le ciel se rassérène ;
Zeus est réjoui de con­tem­pler sa fille ;
l’air et l’eau et la terre d’amour sont pleins ;
chaque ani­mal d’aimer reprend conseil.

Mais pour moi, las ! revi­en­nent les plus âpres
soupirs, que du fond de mon cœur fait monter
Celle qui en empor­ta les clefs au ciel ;
et les chants des oiseaux, les plaines en fleurs,
et en gentes dames gestes de douceur
sont un désert, et durs, fauves cruels.

 

                                                           F. Petrar­ca, R.V.F., cccx

 

 

 

-       Paysage pays :

 

             Les sources de l’Arno
 

Brûlant de décou­vrir pourquoi la nature
n’épuise jamais toute l’eau de l’Arno,
et doutant que de la mer une onde impure
   par souter­rains graviers, ronciers perméables
monte fil­trée jusqu’aux cimes, puis descende
divisée en rus et tor­rents perpétuels,
   je gravis l’abrupt d’une roche effroyable
qui au cen­tre enneigé du haut Apennin
dis­joint les voies toscanes des émiliennes :
   car, trou­vant là tou­jours aus­si abondantes
les eaux vives dès leur pre­mière origine,
je crus en dévoil­er les occultes sources.
   Large­ment s’étendait ce som­met alpestre
en prés rocailleux certes, mais verdoyants,
mal­gré le joug d’un cli­mat rude inflexible.
   D’informes talus et de pro­fonds sillons
pen­tus, de mares, et d’inégales fosses
aux étranges con­tours, ils étaient marqués.
   L’on voy­ait en eux plus de cent (où s’assemble
la pluie) vastes bassins : cer­tains déjà vides
d’eau, cer­tains mai­gres, d’autres pleins à ras bord.
   De là, je mon­tai plus haut des à‑pic, sus
des rapaces seuls, et je trou­vai des bois,
des spélon­ques, des puits où gisaient durables
   neiges et glaces, que le jour brille ou sombre,
jamais fon­dues parce qu’un soleil trop faible
peut juste tiédir ces antres ténébreux.
   Je vis à ciel ouvert, en d’autres cavernes
ruis­sel­er le long de leur pente les eaux
des ter­res gorgées offertes aux rayons ;
   et, de plus hautes forêts coulant à flots
des sources lancées par l’abîme des tufs
se per­dre en falais­es fendues et en grottes.

                                                  Alfon­so Vara­no, “Vision” xii (c. 1755).

 

 

 

 

                          (Son­net)

Je ne toucherai plus, sacrés, tes rivages
où tout petit reposa mon corps enfant,
ô chère Zante qui te mires dans l’onde
de la mer grecque d’où naquit virginale

Vénus, elle qui fit ces îles fécondes
de son pre­mier sourire ; aus­si ne put taire
tes frondaisons et tes limpi­des nuages
l’illustre poème du grand qui fatales

chan­ta les eaux, et l’imprévisible exil
par où, embel­li de gloire et d’infortune,
revint bais­er sa pier­reuse Ithaque Ulysse.

Toi tu n’auras rien que le chant de ton fils,
ô mater­nelle terre : la destinée
nous pre­scriv­it une impleurée sépulture.

                                                  Ugo Fos­co­lo, Sonet­ti — “A Zac­in­to” (1803)  

 

 

 

 

                              Éblouisse­ment

            les gîtes et les êtres                  la ver­dure et les nuages
le sable et les ruis­seaux            les métaux et
les pier­res              la boue              et les volutes
de la route                 qui râcle                    le mont
et dans un précipice             de val­lées                   s’interrompt
           mes yeux                     tout se délie
en gerbes                  d’arcs en ciel

                                                          G. Ungaret­ti, La Guerre, une poésie, 1918–19

(écrit directe­ment en français)

 

 

 

 

La mer est toute – un ris.
La mer est toute calme.
Dans le cœur presque un cri
De joie. Et tout est calme.

                                                            S. Pen­na, Poe­sie (1939)

 

 

 

 

Généreuses riaient les val­lées unies
sous la lune pleine qui était mort.
Diaphanes des astres parvenaient
aux grottes compatissantes
pen­dant que sur l’herbe tendre
qui était pour moi demain
pais­saient des chevaux
et out­re je ne me rap­pelle pas ;
puis il y eut là une femme mince,
elle s’assit sur le bord des fleuves
et com­mença à me raconter.
La terre de formes chéries
nav­iguait incertaine
dans l’aube qui devint. 

                                            Loren­zo Calogero, Come in dit­ti­ci, 1954–56 

 

 

 

Ô ma ville je vois les portes, les arcs
qui autre­fois délim­i­taient ton prudent
entrelacs d’immeubles, de rues et de parcs
aujourd’hui te bris­er comme une frontière
ou comme quelque chaîne d’appontements
recon­necter tes par­ties les plus vulgaires
aux box du cen­tre là où de grandes banques
rivales ou asso­ciées sous enveloppe
don­nent vie ou mort par leurs crédits d’usure
reliées par leur cor­don ombilical
du cap­i­tal et en elles transformées
d’autres en celles-ci ryth­mique symbiose
tous les sièges rationnels de l’industrie
et l’âne à la meule et les nou­veaux locaux
la rapi­de ascen­sion – la dégringolade
plus rapi­de encore – au fau­teuil des trente ans
alen­tour les dos cour­bés des magasins
la Galerie au tronc en forme de croix

au fond passée la Scala la grande place
Cavour la pré­fec­ture congestionnée
la pierre de l’Angelicum passations
vio­lentes lumineuses rue Manzoni
le tuf est encore à la base des tours ?

                                                    Gian­car­lo Majori­no, La cap­i­tale del nord, 1959 

 

 

Ce sont de beaux moments : tout fait silence,
le rythme d’un poumon, si tu regardes par la vitre
ces gens qui marchent à leur travail
droits intéressés nécessaires
qui ont tant de souf­fle chaud dans leur bouche
quand ils dis­ent bonjour

la déci­sion, c’est eux
et je suis des leurs
il n’y a rien d’autre à dire

Et ce ciel contemporain
en haut, qui fait redress­er le dos, en haut mais pas tellement
ce ciel couleur de tôle
sur la place à Ses­to, à Cinisel­lo, à la Bovisa
sur tous les traminots aux terminus
il ne pro­longe pas à l’infini
les côtés, les flèch­es, les grat­te-ciels, les hangars Pirelli
cou­verts de tôle ?

Ce ciel d’acier est le nôtre, il ne joue pas
à l’Éden et n’admet aucun désarroi,
c’est le nôtre et il est moral, le ciel
qui ne promet pas d’échappatoire à la terre,
juste­ment parce que sur terre il n’y a
pas d’échappatoire à nous-mêmes dans la vie.

                                                 Elio Pagliarani, La ragaz­za Car­la, “Il Menabò” 1960

 

 

 

        Pas­sage (ou Paysage)

Le long de la plage de sable fin
sur la rive d’une mer qui moutonne,
lente­ment s’a­vance en triple colonne
un petit groupe de jeunes canards.
           Ils marchent d’un pas régulier
comme une sor­tie de séminaristes,
tour­nant la tête juste pour avoir
           des insectes primesautiers.
Der­rière, la mer qui frémit, sauvage,
dessus, le soleil qui flam­boie en lion.
Restent, en traces du léger passage,
de petites croix au ras du sablon.

 

                                                            D. Valeri,  Poe­sie pic­cole, 1969

 

 

                  (Qui, sous la haute direction)

Ô bois non défoliés
des guer­res d’il y a si longtemps,
quand le cerisi­er opposait
aux cris de dés­espoir un saut qualitatif.

À l’heure où plus appliquée à son étal la bataille équarrissait,
lorsqu’on attribuait comme à des poux les destinées,
neu­tres restaient entre soi les bête­s­plantes des fourrés
et à de divines paus­es feuil­lues por­taient les chemins.

Le cerisi­er restait avec ses gouttes rouges
par priv­ilège oublié et oublieux,
par­mi des plantes çà et là par erreur blessées, par­mi des trous
d’obus et le brouoûm des artilleries ardentes.

Gio­van­ni Comis­so* grim­pait sur le cerisier,
en goû­tait à satiété l’hilare sang :
de Gio­van­ni et du cerisi­er ce privilège
laisse-le à chaque vivant, ô humanité.

                                                   
* Cf. son réc­it Jours de guerre, « La bataille du Mon­tel­lo », 1930 

                                    

                                                                      A. Zan­zot­to, Il Gala­teo in bosco, 1978

 

             Quit­ter chez soi

Tu as vu, dis­ait la mère,
tu as enten­du, dis­ait le père :
ils cher­chaient un pays der­rière les pierres.

Loin du lieu destiné
en mou­ve­ment noc­turne vers ailleurs.
Fuir, dis­aient-ils, et :
si nous étions restés.
Entre ces deux phrases
j’erre sans but.

                                                     Eva Tay­lor, Volti di parole, 2010

 

* * *

 

                                                                          — sou­venir d’Andrea Zanzotto

Les fleurs toutes les nuits ouvertes, tu me regardes, scru­tant alentour
ou par la fenêtre le champ pareil au champ d’autrefois.
Venus par les prés, pour ne pou­voir les dire juste herbes et arbres.
Nous pou­vions être faits d’un sim­ple fer, d’un museau.
Le potager est seule­ment une chose que nous fai­sions, une demande.

                                                                        M. Benedet­ti, Ter­sa morte, 2013

(déjà paru dans Siè­cle 21, n°25, 2014)

 

 

                       Jeunesse

Comme cette bar­que, retournée sur l’herbe,
tu attends encore la sai­son ouverte,
et jamais n’écoutas qui t’a dite acerbe,
tu dors au fleuve, rêve la mer, couverte ?…

Comme âme dans le corps, tu es découverte,
comme dia­ble au corps, tu restes éternelle,
rose tar­dive, que relève une attelle,
pru­dence des mots, puisqu’on compte nos pertes ?…

Voilà notre his­toire, qui ici hiverne,
l’air du Vingtième siè­cle plein les poumons,
la neige de l’an Deux Mille, qui confirme
Sibérie l’Adriatique là devant,

oubli de vic­times, exil de témoins,
oh chère vieille jeunesse de nos cœurs…
Oh, toi qui fus et Radio et Librairie,
chœur immense de la crise de l’action,

notre autel dis­per­sé le long de la route
de la fin de la révolution,
le dédom­mage­ment de la poésie,
la béné­dic­tion de l’imagination,

Ciné­ma et Lutte, houle de l’Utopie,
coquil­lage per­du, avec sa chanson…

                                                        G. D’Elia, Fiori del mare, 2015  

Tra­duc­tion déjà pub­liée en 2016 par  http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/media/01/01/1148672039.pdf

 

-       Et la dégradation…

 

                 Ruines 1945

Ce n’est pas vrai qu’ils ont détruit
les maisons, n’est pas vrai :
seul est vrai dans ce mur en ruines
l’avancement du ciel

à pleines mains, à pleine poitrine,
où incon­nus rêvèrent,
ou bien, vivant, crurent rêver,
ceux qui ont disparu…

Main­tenant c’est à l’ombre brisée
de jouer comme autrefois,
sur les murs, dans l’aube au soleil,
imiter les aléas…

et dans le vide, à l’hirondelle qui passe.

 

                                                         (C. Betoc­chi, Notizie, 1947)

 

                     L’herbe et l’animal

Une herbe existe qui se nomme pourprée
là où les pentes sont longtemps dessous l’ombre
qui ne varie pas durant les jours d’hiver.
Je la con­nais, elle qui blesse à la prise
et brûle si je tire pour l’arracher.
Com­ment, me dis-je, qu’en rien elle ne cède ?
Com­ment se tient-elle ser­rée à la pierre ?
Et il n’est pas sûr qu’elle se rende entière.
Alors je regarde dans l’air qui m’entoure.

Je ne vois rien qui me par­le tout autour.
Le bois ne par­le pas si le vent se tait
et le gris reste l’unique vision fixe.
Plus rien, je crois, qui sur la terre devienne,
et l’herbe cru­elle pend sur l’étendue
où la mer elle-même assour­dit sa guerre.
Les forter­ess­es des îles de l’hiver
et le cri occi­den­tal de l’étourneau
prob­a­ble­ment appareil­lent vers la nuit.

Tombent dedans la tanière de la nuit
les trist­esses des gran­ites et du sel
et elles s’en vont sous l’échine des eaux.
Mais com­ment, je demande alors à l’air libre
pen­dant que ma main s’enflamme de cette herbe,
com­ment se fait-il qu’ici rien ne me parle ?
Un ani­mal est mon­té sur le rivage
ou c’est une vague noire qui paraît
mon­ter en forme d’animal sur la rive.

Phoque ou bien méduse ou sirène ou serpent
qui par­mi les pier­res bruyantes se brise
lui-même et perd par chaque lam­beau un lait.
Il est tout fer­mé, le groupe de la nuit. 
La bête artic­ule du fond de sa bave :
« Si tu veux savoir, toi, tu dois demeurer
pour toute la nuit très attentivement
éveil­lé, écoutant les bruits dans les pierres ».
Ain­si va et vient sur le bord de la mer.

                                                                  F. For­ti­ni, Questo muro, 1973 

 

 

cry­on, 7 a.m.

       rien d’autre
que pavots et genêts
       ne brille dans les chantiers :

       sous un câble un merle
regarde le ciel d’é­mail, immobile
       sur la boue qui luit

       entre les pylônes
un filet de lumière déroule
fil­a­ments et trames végétales
       au-dessus de la Cryon

       dans le blanc éclatant
un nuage de fumée
encore pour peu
       sus­pendu, déjà effacé. 

 

                                                                       Ita­lo Tes­ta, La divi­sione del­la gioia, 2010

(une ver­sion dif­férente, col­lec­tive, sur :

http://uneautrepoesieitalienne.blogspot.fr/2010/12/italo-testa.html , 2010)

 

 

 

 

Petite élégie

                                                                                                 (à Yves Bonnefoy) 

Quand un vaste désert
cou­vri­ra la terre et de rares échos
et lumi­nes­centes bavures
d’une val­lée reculée monteront

alors seule­ment se ver­ront les chevelures
d’arbres ayant survécu aux bûchers
par auto-com­bus­tion de la forêt

(elle était, oui, de grim­pantes spires
et de branch­es déportées, envahie…
et même le sous-bois emprisonnait
le pas volon­taire du gardien)

et là, l’ombre rechercheront
les derniers venus… et peut-être là
enten­dront-ils à nou­veau les paroles sauves
remon­tant d’une interne voix

(leur voix submergée
par l’épaisseur d’une époque vide)

en ce temps advenu
les présent-per­ma­nents connaîtront
qui a préservé pour eux
la lym­phe de la langue

la graine de demain,
l’anneau qui tiendra

(pen­dant que de l’exil le chant
des ailés reviendra
con­stru­ire son nid)

 

                                                               E. De Sig­noribus, inédit en vol­ume ; trad. sur :

https://www.recoursaupoeme.fr/chroniques/eugenio-de-signoribus-petite-%C3%A9l%C3%A9gie-%C3%A0-yves-bonnefoy/j‑ch-vegliante

 

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Jean-Charles Vegliante

Né à Rome, Jean-Charles Veg­liante a enseigné à la Sor­bonne N.lle — Paris 3, où il dirige le Cen­tre Inter­dis­ci­plinaire de Recherche sur la Cul­ture des Echanges http://circe.univ-paris3.fr Tra­duc­teur de Dante (prix Halpérine-Kamin­sky 2008) et des baro­ques, il a pub­lié en 1977 une antholo­gie française de la poésie ital­i­enne de la fin du XXe siè­cle (Le Print­emps ital­ien, bilingue) et traduit Leop­ar­di, D’An­nun­zio, Pas­coli, Mon­tale, Sereni, For­ti­ni, Raboni, A. Rossel­li, M. Benedet­ti et d’autres poètes ital­iens. Il a édité les textes ita­lo-français de De Chiri­co, Ungaret­ti, A. Rossel­li, Mag­nel­li. Il est l’au­teur de D’écrire la tra­duc­tion, Paris, PSN, 1996, 2000. Sa poésie paraît en revue (Le nou­veau recueil, Le Bateau Fan­tôme, L’é­trangère, Almanac­co del­lo Spec­chio) et sur le net (Recours au Poème, for­maflu­ens, Le parole e le cose) ; par­mi les titres pub­liés en vol­ume : Rien com­mun (Belin), Nel lut­to del­la luce / Le deuil de lumière (trad. G. Raboni, bilingue Ein­au­di 2004), Itin­er­ario Nord (Vérone, 2008), Urban­ités (Paris, 2014), Où nul ne veut se tenir (Brux­elles, 2016). Il a édité une nou­velle ver­sion de Dante Alighieri (La Comédie, bilingue) dans la col­lec­tion Poésie chez Gal­li­mard.. En 2019, Jean-Chal­res Veg­liante pub­lie Son­nets du petit pays entraîné vers le nord et autres juras­siques (L’ate­lier du grand tétras).