> Amont dévers — une anthologie poétique (3)

Amont dévers — une anthologie poétique (3)

Par | 2018-03-02T16:54:24+00:00 31 mars 2017|Catégories : Essais & Chroniques, Jean-Charles Vegliante|

 

Dante, Varano, Ungaretti, Taylor, Signoribus etc.

 

La don­née essen­tielle du monde des réfé­rences, l’environnement géo­gra­phique et humain, le pay­sage dans lequel nous vivons, la demeure intime ou étran­gère (l’espace), n’est pas un thème : pas plus que la poé­sie n’est un genre, dans l’expression esthé­tique ayant pour base unique le lan­gage. Il s’agit bien dans l’un et l’autre cas des fon­de­ments sur les­quels le je – l’anthro­pos – trouve son assise, dans le seul monde visible qui lui soit don­né – son cos­mos –, et sans lequel sa voix même – en tant que logos sou­ve­rain – ne trou­ve­rait pas à s’éployer pour atteindre l’autre sem­blable, le lec­teur, la lec­trice. Il est l’horizon abso­lu, si nous vou­lons recou­rir d’emblée à un terme qui en soit émi­nem­ment tri­bu­taire, sur la ligne de fuite duquel s’inscrit l’écriture : « hori­zon fabu­leux » (Michel Collot) et limite tou­jours mou­vante, par laquelle l’idée même d’infini (Leopardi) nous serait pro­vi­soi­re­ment acces­sible. Grund et appui, en même temps que « nau­frage » sans espoir de havre défi­ni­tif, de paix assu­rée dans le lieu clos, l’abri déri­soire, le tom­beau éri­gé contre la mort. Non pas monu­ment, d’ailleurs, mais plu­tôt radeau éphé­mère, dont la dégra­da­tion désor­mais est sous les yeux de tous.

 

 

–       Au fond de l’enfer…

À cette époque de la jeu­nette année
    où le soleil trempe en Verseau ses che­veux,
    que les nuits, des jours en durée approchent,
quand le givre cou­vrant la terre imite
    fidè­le­ment l’image de sa sœur blanche,
    mais peu de temps dure à sa plume la teinte,
le vil­la­geois à qui manque le four­rage
    se lève, regarde, et voit que la cam­pagne
    toute blan­choie : et il se bat les flancs,
rentre au logis en gei­gnant çà et là,
    comme un ché­tif qui ne sait à quoi se prendre ;
    puis il retourne, et récu­père l’espoir
en voyant que le monde a chan­gé de face
    en quelques heures ; il sai­sit sa hou­lette
    et sort ses bre­bis pour les mener paître…
Ainsi, m’avait fait m’effrayer mon maître
    […]

Dante Alighieri, Enfer, XXIV (inci­pit)
Cf. mon éd. bilingue La Comédie, Gallimard 2014, p. 275

 

 

 

 

 

–      Et tout près du para­dis :

                      (Sonnet)

Zéphyr revient, et beau temps il ramène,
et les fleurs et l’herbe, sa douce famille,
et trilles de Progné, pleurs de Philomèle,
et le prin­temps tout de blanc et ver­meil.
Sourient les prés, le ciel se ras­sé­rène ;
Zeus est réjoui de contem­pler sa fille ;
l’air et l’eau et la terre d’amour sont pleins ;
chaque ani­mal d’aimer reprend conseil.

Mais pour moi, las ! reviennent les plus âpres
sou­pirs, que du fond de mon cœur fait mon­ter
Celle qui en empor­ta les clefs au ciel ;
et les chants des oiseaux, les plaines en fleurs,
et en gentes dames gestes de dou­ceur
sont un désert, et durs, fauves cruels.

 

                                                           F. Petrarca, R.V.F., cccx

 

 

 

–       Paysage pays :

 

             Les sources de l’Arno
 

Brûlant de décou­vrir pour­quoi la nature
n’épuise jamais toute l’eau de l’Arno,
et dou­tant que de la mer une onde impure
   par sou­ter­rains gra­viers, ron­ciers per­méables
monte fil­trée jusqu’aux cimes, puis des­cende
divi­sée en rus et tor­rents per­pé­tuels,
   je gra­vis l’abrupt d’une roche effroyable
qui au centre ennei­gé du haut Apennin
dis­joint les voies tos­canes des émi­liennes :
   car, trou­vant là tou­jours aus­si abon­dantes
les eaux vives dès leur pre­mière ori­gine,
je crus en dévoi­ler les occultes sources.
   Largement s’étendait ce som­met alpestre
en prés rocailleux certes, mais ver­doyants,
mal­gré le joug d’un cli­mat rude inflexible.
   D’informes talus et de pro­fonds sillons
pen­tus, de mares, et d’inégales fosses
aux étranges contours, ils étaient mar­qués.
   L’on voyait en eux plus de cent (où s’assemble
la pluie) vastes bas­sins : cer­tains déjà vides
d’eau, cer­tains maigres, d’autres pleins à ras bord.
   De là, je mon­tai plus haut des à-pic, sus
des rapaces seuls, et je trou­vai des bois,
des spé­lonques, des puits où gisaient durables
   neiges et glaces, que le jour brille ou sombre,
jamais fon­dues parce qu’un soleil trop faible
peut juste tié­dir ces antres téné­breux.
   Je vis à ciel ouvert, en d’autres cavernes
ruis­se­ler le long de leur pente les eaux
des terres gor­gées offertes aux rayons ;
   et, de plus hautes forêts cou­lant à flots
des sources lan­cées par l’abîme des tufs
se perdre en falaises fen­dues et en grottes.

                                                  Alfonso Varano, “Vision” xii (c. 1755).

 

 

 

 

                          (Sonnet)

Je ne tou­che­rai plus, sacrés, tes rivages
où tout petit repo­sa mon corps enfant,
ô chère Zante qui te mires dans l’onde
de la mer grecque d’où naquit vir­gi­nale

Vénus, elle qui fit ces îles fécondes
de son pre­mier sou­rire ; aus­si ne put taire
tes fron­dai­sons et tes lim­pides nuages
l’illustre poème du grand qui fatales

chan­ta les eaux, et l’imprévisible exil
par où, embel­li de gloire et d’infortune,
revint bai­ser sa pier­reuse Ithaque Ulysse.

Toi tu n’auras rien que le chant de ton fils,
ô mater­nelle terre : la des­ti­née
nous pres­cri­vit une impleu­rée sépul­ture.

                                                  Ugo Foscolo, Sonetti – “A Zacinto” (1803)  

 

 

 

 

                              Éblouissement

            les gîtes et les êtres                  la ver­dure et les nuages
le sable et les ruis­seaux            les métaux et
les pierres              la boue              et les volutes
de la route                 qui râcle                    le mont
et dans un pré­ci­pice             de val­lées                   s’interrompt
           mes yeux                     tout se délie
en gerbes                  d’arcs en ciel

                                                          G. Ungaretti, La Guerre, une poé­sie, 1918-19

(écrit direc­te­ment en fran­çais)

 

 

 

 

La mer est toute – un ris.
La mer est toute calme.
Dans le cœur presque un cri
De joie. Et tout est calme.

                                                            S. Penna, Poesie (1939)

 

 

 

 

Généreuses riaient les val­lées unies
sous la lune pleine qui était mort.
Diaphanes des astres par­ve­naient
aux grottes com­pa­tis­santes
pen­dant que sur l’herbe tendre
qui était pour moi demain
pais­saient des che­vaux
et outre je ne me rap­pelle pas ;
puis il y eut là une femme mince,
elle s’assit sur le bord des fleuves
et com­men­ça à me racon­ter.
La terre de formes ché­ries
navi­guait incer­taine
dans l’aube qui devint. 

                                            Lorenzo Calogero, Come in dit­ti­ci, 1954-56 

 

 

 

Ô ma ville je vois les portes, les arcs
qui autre­fois déli­mi­taient ton pru­dent
entre­lacs d’immeubles, de rues et de parcs
aujourd’hui te bri­ser comme une fron­tière
ou comme quelque chaîne d’appontements
recon­nec­ter tes par­ties les plus vul­gaires
aux box du centre là où de grandes banques
rivales ou asso­ciées sous enve­loppe
donnent vie ou mort par leurs cré­dits d’usure
reliées par leur cor­don ombi­li­cal
du capi­tal et en elles trans­for­mées
d’autres en celles-ci ryth­mique sym­biose
tous les sièges ration­nels de l’industrie
et l’âne à la meule et les nou­veaux locaux
la rapide ascen­sion – la dégrin­go­lade
plus rapide encore – au fau­teuil des trente ans
alen­tour les dos cour­bés des maga­sins
la Galerie au tronc en forme de croix

au fond pas­sée la Scala la grande place
Cavour la pré­fec­ture conges­tion­née
la pierre de l’Angelicum pas­sa­tions
vio­lentes lumi­neuses rue Manzoni
le tuf est encore à la base des tours ?

                                                    Giancarlo Majorino, La capi­tale del nord, 1959 

 

 

Ce sont de beaux moments : tout fait silence,
le rythme d’un pou­mon, si tu regardes par la vitre
ces gens qui marchent à leur tra­vail
droits inté­res­sés néces­saires
qui ont tant de souffle chaud dans leur bouche
quand ils disent bon­jour

la déci­sion, c’est eux
et je suis des leurs
il n’y a rien d’autre à dire

Et ce ciel contem­po­rain
en haut, qui fait redres­ser le dos, en haut mais pas tel­le­ment
ce ciel cou­leur de tôle
sur la place à Sesto, à Cinisello, à la Bovisa
sur tous les tra­mi­nots aux ter­mi­nus
il ne pro­longe pas à l’infini
les côtés, les flèches, les gratte-ciels, les han­gars Pirelli
cou­verts de tôle ?

Ce ciel d’acier est le nôtre, il ne joue pas
à l’Éden et n’admet aucun désar­roi,
c’est le nôtre et il est moral, le ciel
qui ne pro­met pas d’échappatoire à la terre,
jus­te­ment parce que sur terre il n’y a
pas d’échappatoire à nous-mêmes dans la vie.

                                                 Elio Pagliarani, La ragaz­za Carla, “Il Menabò” 1960

 

 

 

        Passage (ou Paysage)

Le long de la plage de sable fin
sur la rive d’une mer qui mou­tonne,
len­te­ment s’avance en triple colonne
un petit groupe de jeunes canards.
           Ils marchent d’un pas régu­lier
comme une sor­tie de sémi­na­ristes,
tour­nant la tête juste pour avoir
           des insectes pri­me­sau­tiers.
Derrière, la mer qui fré­mit, sau­vage,
des­sus, le soleil qui flam­boie en lion.
Restent, en traces du léger pas­sage,
de petites croix au ras du sablon.

 

                                                            D. Valeri,  Poesie pic­cole, 1969

 

 

                  (Qui, sous la haute direc­tion)

Ô bois non défo­liés
des guerres d’il y a si long­temps,
quand le ceri­sier oppo­sait
aux cris de déses­poir un saut qua­li­ta­tif.

À l’heure où plus appli­quée à son étal la bataille équar­ris­sait,
lorsqu’on attri­buait comme à des poux les des­ti­nées,
neutres res­taient entre soi les bêtes­plantes des four­rés
et à de divines pauses feuillues por­taient les che­mins.

Le ceri­sier res­tait avec ses gouttes rouges
par pri­vi­lège oublié et oublieux,
par­mi des plantes çà et là par erreur bles­sées, par­mi des trous
d’obus et le brouoûm des artille­ries ardentes.

Giovanni Comisso* grim­pait sur le ceri­sier,
en goû­tait à satié­té l’hilare sang :
de Giovanni et du ceri­sier ce pri­vi­lège
laisse-le à chaque vivant, ô huma­ni­té.

                                                   
* Cf. son récit Jours de guerre, « La bataille du Montello », 1930 

                                    

                                                                      A. Zanzotto, Il Galateo in bos­co, 1978

 

             Quitter chez soi

Tu as vu, disait la mère,
tu as enten­du, disait le père :
ils cher­chaient un pays der­rière les pierres.

Loin du lieu des­ti­né
en mou­ve­ment noc­turne vers ailleurs.
Fuir, disaient-ils, et :
si nous étions res­tés.
Entre ces deux phrases
j’erre sans but.

                                                     Eva Taylor, Volti di parole, 2010

 

* * *

 

                                                                          – sou­ve­nir d’Andrea Zanzotto

Les fleurs toutes les nuits ouvertes, tu me regardes, scru­tant alen­tour
ou par la fenêtre le champ pareil au champ d’autrefois.
Venus par les prés, pour ne pou­voir les dire juste herbes et arbres.
Nous pou­vions être faits d’un simple fer, d’un museau.
Le pota­ger est seule­ment une chose que nous fai­sions, une demande.

                                                                        M. Benedetti, Tersa morte, 2013

(déjà paru dans Siècle 21, n°25, 2014)

 

 

                       Jeunesse

Comme cette barque, retour­née sur l’herbe,
tu attends encore la sai­son ouverte,
et jamais n’écoutas qui t’a dite acerbe,
tu dors au fleuve, rêve la mer, cou­verte ?…

Comme âme dans le corps, tu es décou­verte,
comme diable au corps, tu restes éter­nelle,
rose tar­dive, que relève une attelle,
pru­dence des mots, puisqu’on compte nos pertes ?…

Voilà notre his­toire, qui ici hiverne,
l’air du Vingtième siècle plein les pou­mons,
la neige de l’an Deux Mille, qui confirme
Sibérie l’Adriatique là devant,

oubli de vic­times, exil de témoins,
oh chère vieille jeu­nesse de nos cœurs…
Oh, toi qui fus et Radio et Librairie,
chœur immense de la crise de l’action,

notre autel dis­per­sé le long de la route
de la fin de la révo­lu­tion,
le dédom­ma­ge­ment de la poé­sie,
la béné­dic­tion de l’imagination,

Cinéma et Lutte, houle de l’Utopie,
coquillage per­du, avec sa chan­son…

                                                        G. D’Elia, Fiori del mare, 2015  

Traduction déjà publiée en 2016 par  http://​les​car​nets​deu​cha​ris​.hau​tet​fort​.com/​m​e​d​i​a​/​0​1​/​0​1​/​1​1​4​8​6​7​2​0​3​9​.​pdf

 

–       Et la dégra­da­tion…

 

                 Ruines 1945

Ce n’est pas vrai qu’ils ont détruit
les mai­sons, n’est pas vrai :
seul est vrai dans ce mur en ruines
l’avancement du ciel

à pleines mains, à pleine poi­trine,
où incon­nus rêvèrent,
ou bien, vivant, crurent rêver,
ceux qui ont dis­pa­ru…

Maintenant c’est à l’ombre bri­sée
de jouer comme autre­fois,
sur les murs, dans l’aube au soleil,
imi­ter les aléas…

et dans le vide, à l’hirondelle qui passe.

 

                                                         (C. Betocchi, Notizie, 1947)

 

                     L’herbe et l’animal

Une herbe existe qui se nomme pour­prée
là où les pentes sont long­temps des­sous l’ombre
qui ne varie pas durant les jours d’hiver.
Je la connais, elle qui blesse à la prise
et brûle si je tire pour l’arracher.
Comment, me dis-je, qu’en rien elle ne cède ?
Comment se tient-elle ser­rée à la pierre ?
Et il n’est pas sûr qu’elle se rende entière.
Alors je regarde dans l’air qui m’entoure.

Je ne vois rien qui me parle tout autour.
Le bois ne parle pas si le vent se tait
et le gris reste l’unique vision fixe.
Plus rien, je crois, qui sur la terre devienne,
et l’herbe cruelle pend sur l’étendue
où la mer elle-même assour­dit sa guerre.
Les for­te­resses des îles de l’hiver
et le cri occi­den­tal de l’étourneau
pro­ba­ble­ment appa­reillent vers la nuit.

Tombent dedans la tanière de la nuit
les tris­tesses des gra­nites et du sel
et elles s’en vont sous l’échine des eaux.
Mais com­ment, je demande alors à l’air libre
pen­dant que ma main s’enflamme de cette herbe,
com­ment se fait-il qu’ici rien ne me parle ?
Un ani­mal est mon­té sur le rivage
ou c’est une vague noire qui paraît
mon­ter en forme d’animal sur la rive.

Phoque ou bien méduse ou sirène ou ser­pent
qui par­mi les pierres bruyantes se brise
lui-même et perd par chaque lam­beau un lait.
Il est tout fer­mé, le groupe de la nuit. 
La bête arti­cule du fond de sa bave :
« Si tu veux savoir, toi, tu dois demeu­rer
pour toute la nuit très atten­ti­ve­ment
éveillé, écou­tant les bruits dans les pierres ».
Ainsi va et vient sur le bord de la mer.

                                                                  F. Fortini, Questo muro, 1973 

 

 

cryon, 7 a.m.

       rien d’autre
que pavots et genêts
       ne brille dans les chan­tiers :

       sous un câble un merle
regarde le ciel d’émail, immo­bile
       sur la boue qui luit

       entre les pylônes
un filet de lumière déroule
fila­ments et trames végé­tales
       au-des­sus de la Cryon

       dans le blanc écla­tant
un nuage de fumée
encore pour peu
       sus­pen­du, déjà effa­cé. 

 

                                                                       Italo Testa, La divi­sione del­la gioia, 2010

(une ver­sion dif­fé­rente, col­lec­tive, sur :

http://​uneau​tre​poe​siei​ta​lienne​.blog​spot​.fr/​2​0​1​0​/​1​2​/​i​t​a​l​o​-​t​e​s​t​a​.​h​tml , 2010)

 

 

 

 

Petite élé­gie

                                                                                                 (à Yves Bonnefoy)       

Quand un vaste désert
cou­vri­ra la terre et de rares échos
et lumi­nes­centes bavures
d’une val­lée recu­lée mon­te­ront

alors seule­ment se ver­ront les che­ve­lures
d’arbres ayant sur­vé­cu aux bûchers
par auto-com­bus­tion de la forêt

(elle était, oui, de grim­pantes spires
et de branches dépor­tées, enva­hie…
et même le sous-bois empri­son­nait
le pas volon­taire du gar­dien)

et là, l’ombre recher­che­ront
les der­niers venus… et peut-être là
enten­dront-ils à nou­veau les paroles sauves
remon­tant d’une interne voix

(leur voix sub­mer­gée
par l’épaisseur d’une époque vide)

en ce temps adve­nu
les pré­sent-per­ma­nents connaî­tront
qui a pré­ser­vé pour eux
la lymphe de la langue

la graine de demain,
l’anneau qui tien­dra

(pen­dant que de l’exil le chant
des ailés revien­dra
construire son nid)

 

                                                               E. De Signoribus, inédit en volume ; trad. sur :

https://www.recoursaupoeme.fr/chroniques/eugenio-de-signoribus-petite-%C3%A9l%C3%A9gie-%C3%A0-yves-bonnefoy/j-ch-vegliante

 

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Jean-Charles Vegliante

Né à Rome, Jean-Charles Vegliante a ensei­gné à la Sorbonne N.lle – Paris 3, où il dirige le Centre Interdisciplinaire de Recherche sur la Culture des Echanges http://​circe​.univ​-paris3​.fr

Traducteur de Dante (prix Halpérine-Kaminsky 2008) et des baroques, il a publié en 1977 une antho­lo­gie fran­çaise de la poé­sie ita­lienne de la fin du XXe siècle (Le Printemps ita­lien, bilingue) et tra­duit Leopardi, D’Annunzio, Pascoli, Montale, Sereni, Fortini, Raboni, A. Rosselli, M. Benedetti et d’autres poètes ita­liens. Il a édi­té les textes ita­lo-fran­çais de De Chirico, Ungaretti, A. Rosselli, Magnelli.

Il est l’auteur de D’écrire la tra­duc­tion, Paris, PSN, 1996, 2000.

Sa poé­sie paraît en revue (Le nou­veau recueil, Le Bateau Fantôme, L’étrangère, Almanacco del­lo Specchio) et sur le net (Recours au Poème, for­ma­fluens, Le parole e le cose) ; par­mi les titres publiés en volume : Rien com­mun (Belin), Nel lut­to del­la luce /​ Le deuil de lumière (trad. G. Raboni, bilingue Einaudi 2004), Itinerario Nord (Vérone, 2008), Urbanités (Paris, 2014), Où nul ne veut se tenir (Bruxelles, 2016).

Il a édi­té une nou­velle ver­sion de Dante Alighieri (La Comédie, bilingue) dans la col­lec­tion Poésie chez Gallimard.

 

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