Expres­sion pré­cise, con­cise, nette et limpi­de. Un espace-temps lit­téraire d’après des désas­tres, con­tem­po­rain d’autres désas­tres. La pen­sée court immé­di­ate­ment à Eliot, à la terre gaste, rav­agée, le monde ren­du indis­able. Et aus­sitôt bien sûr la langue du poème, pure affaire de mots (4 occur­rences du lemme « paro­la » dans les 52 titres de l’Index, 16 fois dans l’ensemble de ce recueil, Ter­sa morte, le dernier de Mario Benedet­ti) : affaire de signes écrits et de rythmes sobres, secs, plus que de con­fi­dences – voire de sou­venirs : ce n’est « pas l’histoire à racon­ter » qui importe. Pas davan­tage de sen­ti­ment que chez Leop­ar­di. Dans la suite logique des Pein­tures noires (2008), où planait déjà l’ombre de par­ents dis­parus – et d’un planh caché sur la mère –, ce nou­veau livre poé­tique pour­suit le rauque de la voix, l’espèce d’abrasion du dis­cours, jusqu’à ce qu’on perçoive le silence de son souf­fle même 1Voir mon Le silence du souf­fle, déjà sur ce dernier livre de Mario Benedet­ti, « Le nou­veau recueil » 4 sept. 2012, le gel tran­chant d’une Mort nette, dont Benedet­ti sem­ble avoir fait l’emblème et le stig­mate de l’ultime poésie encore prat­i­ca­ble. Il n’est pas inter­dit de penser à quelque rap­proche­ment, sur un ton mineur non trag­ique, avec le plus quo­ti­di­en, presque fam­i­li­er Celan : un efface­ment qui n’est pas muet (Stille) pour­tant.

C’est que cer­tains poètes ne craig­nent pas d’exposer leur tra­vail comme une « demande » qui per­me­tte d’aller de l’avant, entre témérité et pudeur, quoi qu’il en coûte face à l’incompréhensible absolu de notre pro­pre devoir mourir. Alors qu’une majorité de faux lecteurs font sem­blant de con­tin­uer à « s’occuper, / presque quo­ti­di­en­nement ils se sen­tent éter­nels », cher­chant au mieux dans le texte une con­so­la­tion, un pré­texte à se met­tre de côté, à se préserv­er dans le diver­tisse­ment, à se bâtir – ou à se décon­stru­ire – un sys­tème intel­lectuel pro­tecteur raf­finé. Cette poésie-ci s’offre dan­gereuse­ment, à la pour­suite d’un temps dis­paru qui n’a peut-être jamais été que dans le regard du petit égaré, Idiot boy détour­nant le sort par « seule­ment boire, boire, mâch­er, mâch­er » (une sec­tion du livre non traduite ici), pro­jeté en avant donc, aurait dit Rim­baud, dans un futur textuel où nous puis­sions aus­si nous pro­jeter. Poésie tran­si­tive, poreuse et laconique, ouverte aux courants de notre monde désuet et cyberné­tique, musi­cal, oral (des textes de Benedet­ti sont chan­tés, d’autres touchent aux pra­tiques du slam), tis­su de con­tra­dic­tions et de vio­lence comme un grand flux de paroles dont ne resteraient que des bribes soudain tra­ver­sées de paysages lanci­nants ; de vis­ages. « Feuilles par­mi les feuilles » et lieux pré­cis (Frioul, Milan). De pho­togrammes enreg­istrés, où ? autre­fois, mal­gré nous. D’inscriptions (le mot FIN du film Femmes entre elles), de pan­neaux ne don­nant plus aucune indi­ca­tion lis­i­ble – la pen­sée va aux « Tombés en A. O. », aux « Chemins de Fer Nord Milan » de Raboni (Quare tris­tis). De très vieilles poésies dirait-on aus­si, à dechiffr­er (« De Mim­n­erme… ne plus se réveiller »), et tou­jours la ques­tion seule :

Com­ment témoign­er des morts,
vivre comme si nous l’étions,
mourir comme nous le sommes.

 (poème non traduit).

Dans cet air raré­fié, il sem­ble enfin qu’écrire, selon une tra­di­tion égale­ment très anci­enne, aspire à quelque appren­tis­sage de la dis­pari­tion privée, non trop indigne. Où ne manque jamais l’attention au mal­heur pub­lic, dont l’Italie post-mod­erne a eu plus que son lot… Il s’agit bien enten­du d’une aspi­ra­tion laïque, mais les poètes de la famille de Mario Benedet­ti l’ont sou­vent invo­quée, cha­cun à sa manière : et c’est un maître du doux style nou­veau, déjà, Gui­do Guinizel­li, qui se réjouis­sait avec Dante de le voir, pas­sant par l’au-delà « pour mieux mourir [se] charg­er d’expérience » (Pur­ga­toire XXVI, v. 75). Reste à savoir si le lan­gage per­met encore de penser – puis d’articuler – un tel espoir après le siè­cle des désastres.

Car la Waste Land tra­ver­sée ici est insta­ble, per­fide. Il y faudrait une langue nou­velle (comme on dit), dépourvue de réso­nances, d’éloquence, mais non de voix sous peine de vacuité inutile. Ou de pur jeu men­tal. Désor­mais, sem­ble aver­tir cette poésie de l’après, il faut par­tir de l’indécision, de l’ignorance, de l’indistinct : dans le deuil tout est pareil, les visières des mottes de terre soulevées, les sentes du sous-bois dans les cheveux, les doigts grim­pants, les buis­sons « farine et eau mélangées sans mains » parce qu’il n’y a plus de mains, et le soir enfin muet, quand le soleil couchant est juste l’image d’un plus grand amour-trop-tard (Pas­coli : « beau, mais beau comme / soleil qui meurt », Solon). Devant l’énigme de la dis­pari­tion d’êtres aimés, mais aus­si bien d’un monde réelle­ment sig­nifi­ant, Benedet­ti retrou­ve le souf­fle silen­cieux du thrène pri­mor­dial, celui qui accepte le pathos com­mun, banal, reçu comme en partage : une forme de dia­logue mal­gré tout, avec tout lecteur lisant, s’il fait sienne du moins cette si nette con­ti­nu­ité inéluctable d’un monde désor­mais unique, et ses « vach­es avec leurs veaux / qui dor­ment comme les enfants », à l’antipode certes d’une cer­taine avant-garde non pas française seule­ment mais européenne occi­den­tale. Poésie du corps présent, des mots vivants de l’absence, dénuée des ori­peaux philosophiques aux­quels nous ont habitués les lit­téra­teurs dom­i­nants de ce côté des Alpes. La poésie, celle qui fait ce qu’elle écrit, sem­ble donc se retrou­ver peu à peu, par bribes, par expi­ra­tions néces­saires. Une vital­ité ultime, refu­sant la com­plai­sance de quelque lamen­ta­tion ; et l’élégie. D’où Celan, et Pas­coli, Leop­ar­di et Dante. Com­mu­nauté où rien n’appelle, où rien ne s’oppose non plus à qui veut entr­er. Comme l’auteur, capa­ble d’éprouver à froid notre mal­heur d’hommes et de femmes, dans la dérélic­tion féroce du jardin léopar­di­en (mais ici, avec Zan­zot­to, c’est aus­si un inerme « potager »), accep­tant de « voir nue la vie », nous pour­rons peut-être attein­dre alors à cette forme de stoï­cisme qui admet :

Mais moi dans ma vie je n’ai écrit aucun poème,
moi dans ma vie je n’ai lu aucun poème.
Et celui-ci per­son­ne ne l’a écrit, per­son­ne ne l’a lu.

Il serait impor­tant de traduire et de voir éditer digne­ment cet auteur affir­mé (et quelques autres) dans ce pays-ci où l’on se plaint péri­odique­ment de l’absence d’un lec­torat pour la poésie exigeante, celle qui ne se lit ni comme un traité savant ni comme un « roman ». Nous par­i­ons sur l’accueil de cet « imprononçable », telle­ment proche de notre besoin d’une parole vraie, donc bien sûr lis­i­ble (et encore lisible).

Tra­duc­tions (et Note) de Jean-Charles Vegliante 

Mario Benedet­ti, Ter­sa morte, sor­tie prévue chez Mon­dadori (Milan), sept. 2013.

Mort nette

 

 

25 août 2010

Les mots sont dans les his­toires que tu m’as fait voir.
Tout ce qui n’est jamais vu, tout ce qu’on ne dit pas aujourd’hui !
Aveu­gle, le corps con­tin­ue, fait con­fi­ance, obligé de rester.

Ta main ne cherche pas les champignons.
Ta main a fer­mé tes yeux avec des sparadraps.
Tu vois ? Qu’est-ce qu’on peut faire ?

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Com­bi­en de mots qui n’existent plus.
Le pré­cis repas n’est pas la soupe.
La mer n’est pas l’eau qui reste ici.
Une aide c’est trop demander.
Mourir et n’y a aucun vivre et n’y a rien, m’enlève les mots.
Et pas de sauts, de mains qui ensem­ble se tiennent
à la corde, sourires, caress­es, bais­ers. Une lande imprononçable
est le lit dans la mai­son de repos des mourants,
agitée, dans les spasmes de sen­tir que l’on vit encore.
Province d’Udine, Codroipo, le malade des deux poumons,
le pan­talon large, le vis­age avec la peau sur les os,
le nez effilé ne sont pas l’histoire à racon­ter, ni les souvenirs.
Aride savoir, aride sentir.
Et je dis, ren­dez-vous compte, n’ayez pas juste vingt ans,
et une vie comme tou­jours, à me faire juste du mal.

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MERE

 

Le parole non sono per chi non c’è più.
Si com­muovono e pos­sono dire il viso morto.
Gli occhi era­no quel­li che mostrava,
il vesti­to sepolto quel­lo vis­to altre volte.
Vedere che non ci sei più, non dire niente.

3 octo­bre 2011

Les mots ne sont pas pour qui n’est plus là.
Ils s’émeuvent et peu­vent dire le vis­age mort.
Les yeux étaient ceux qu’elle montrait,
l’habit enseveli celui vu d’autres fois.
Voir que tu n’es plus là, ne rien dire.

[Une tra­duc­tion dif­férente dans « Poez­ibao » 8 déc.
2011, et dans « le nou­veau recueil » 4 sept.
2012 ; un autre texte traduit, ‘Il respiro dentro’
a été finale­ment sup­primé par l’auteur]

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Qu’est-ce que je dois regarder pour sen­tir que ce n’est pas si vrai,
et réus­sir à te déplac­er dans les activ­ités domestiques,
à te pouss­er de nou­veau le long des routes. Et entre les raies
proches des cheveux je regarde les sen­tiers du sous-bois
jau­ni. Et j’arrive à voir les ruelles de Naples,
les années Trente, les chats, les jupes longues d’une jeune fille.
Et tu me dis : tu sais que c’est vrai, toi reste fort et serein,
com­bi­en de jours devant toi ! Moi je suis morte un lundi,
tu es arrivé à me regarder, j’étais une chose vêtue
de cet habit bleu que tu m’avais offert et toute la broderie
du foulard. Si bien élé­gant, si bien beau.

 [Idem]

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Les rêves dans les volets poussés
c’était nous pour toi. Après la vie des grands-parents
il y avait la vôtre, la mienne, Roberto
et le ter­rain, la mai­son, l’argent à met­tre de côté.
Et ce film, Le comte de Mon­te­cristo, les magazines,
la radio de quelques opéras lyriques,
des chan­sons napoli­taines. Sainte Marie Majeure
à Rome, où tu es restée jusqu’à la guerre.
Moi j’ai habité çà et là, un troisième étage, un quatrième,
de maisons où tes yeux ont appuyé.
Je voulais devenir maîtresse d’école,
tu demandais : est-ce qu’Alessandra est maîtresse ?
Main­tenant c’est moi qui vide tes rêves, au-dedans de moi
j’ai tou­jours Les amies de Michelangelo
Anto­nioni, après l’inscription qui dit Fin.

[Une pre­mière tra­duc­tion dans « le
nou­veau recueil » 4 sept. 2012 ; Le amiche
d’Antonioni est con­nu aus­si comme
‘Femmes entre elles’]

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Le tram à Milan boule­vard Monte Nero,
tu le regar­dais assise comme tu regar­dais les trains.
Avec un vélo sans freins,
après le col de Monte Croce
pour aller à Attimis, à Forame,
ç’a été une chance de ne pas tomber, se fracasser.
Je savais que tu étais là, que tu regar­dais tout près
pen­dant que j’y pen­sais, et te retenais.
Comme une feuille par­mi les feuilles
tu étais sur le banc. Il y avait des arbres et des arbres,
et ton vis­age, l’habit du bleu habituel.
Mère, per­son­ne morte
boule­vard Monte Nero, sur la route d’Attimis,
de Forame où tu es née.

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Ce rien que nous ne serons pas
emporte avec soi et efface tout.

Je dois le tenir par la main,
je ne vois per­son­ne tenir par la main les enfants.
Près de la manche longue du bras
ses yeux libres, et tant de mères,
tant de chiots de chi­ennes et des vach­es avec leurs veaux
qui dor­ment comme les enfants.
À présent ils sor­tent des murs des maisons, entrent
dans la main sans douleur.
Ils sont entrés dans la main comme un de ses os.
Les mères sont si seules avec leurs petits.
Les enfants ont seule­ment nos os.
Mais moi dans ma vie je n’ai écrit aucun poème,
moi dans ma vie je n’ai lu aucun poème.
Et celui-ci per­son­ne ne l’a écrit, per­son­ne ne l’a lu.

[Une tra­duc­tion légère­ment différente
dans « le nou­veau recueil » cité ; un
autre texte pub­lié là, ‘Madre che non
mi ascolti’, a été sup­primé par
l’auteur]  

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PRINTEMPS, HIVER

 

Je vais à avril deux mille dix
quand la mai­son était à nous, et l’asphalte,
les fils élec­triques, les mon­tagnes, le soleil.

Per­son­ne ne nous voy­ait et nous voyions tout.
C’était le secret de cha­cun pour vivre.

Tombe ce print­emps sur les semelles de neige
avec le poids de toutes mes années :
un blanc piét­iné en un amer sel gris
la seule image, mon corps de maintenant.

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Tu ne pou­vais pas le savoir. Il n’y avait que l’herbe,
le dos des si nom­breuses mains dans la terre,
les doigts longs qui grimpent dans l’air.

D’autres se sont noués aux tiens,
la moitié qui alors te manquait
tu l’as trou­vée en suiv­ant la vie.

Ne dis rien. Le silence repassera
et tu mour­ras pour quelqu’un. Que peux-tu faire ?
Main­tenant tous ne sont pas comme toi. Ils chantent,

ils ont des affaires pour s’occuper,
presque quo­ti­di­en­nement ils se sen­tent éternels.
Même s’il est stu­pide de diluer la mort

avec la vie, ne te pose pas cette question :
c’était au début du jeu, heureux
et macabre que tu ne peux pas ne pas jouer.

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La joue salie par le seigle
court dans le pré en imagination.
Le souf­fle de la mai­son est l’effritement des murs
dans la gorge où presse le sang qui ne sort pas.
Con­fus­es les tiges éten­dues sous les bras froids,
invis­i­ble la fos­se de l’enterrement.

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  sou­venir d’Andrea Zanzotto

Les fleurs toutes les nuits ouvertes, tu me regardes en scru­tant alentour
ou par la fenêtre le champ pareil au champ d’autrefois.
Venus par les prés, pour ne pou­voir les dire juste herbes et arbres.
Nous pou­vions être faits d’un sim­ple fer, d’un museau.
Le potager est seule­ment une chose que nous fai­sions, une demande.

[Cette tra­duc­tion a paru, légèrement
dif­férente, dans « Recours au
Poème » 22 nov. 2012]

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Les vis­ages sans les os, nos cartilages
par­mi les brous­sailles soulèvent des lits de feuilles
comme farine et eau mélangées sans mains.
Un autre novem­bre est assis dans le vide,
les mots font des trous de champ,
soulèvent des bérets de mottes dans la terre labourée.

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Dans les dis­cours se perd
la pre­mière chose que l’enfant a regardée.
Il joue silen­cieux et ses yeux il ne les bouge pas.
Ils ont coupé l’arbre, le tronc est tombé,
il ne bouge pas les yeux, il écoute ce qu’il faut faire.
Il apprend à vivre pauvrement.

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Voir nue la vie
alors qu’on par­le une langue pour dire quelque chose.
Sor­tir le soir rend le soir plus beau
mais c’est ce peu de soleil oblique le soir sans paroles.
Voir nue la vie quand tu y étais avec tes choses.
À présent les choses sont seules,
il n’y a pas la promesse de ton réveil
et con­tin­uer avec tes savates, les tass­es, les cuillères.
Ce n’était pas la peine de s’affairer.
Le jeu des jours est la promesse que tu ne savais pas
devoir per­dre tou­jours déjà avant.

[Ces deux derniers textes ont paru,
légère­ment dif­férents, dans
« Recours au Poème » cité]

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Moi aus­si seul comme ce porte-manteau,
comme sont les tables, comme est la planche à repasser.
Murs et ram­bardes, le fau­teuil, la cheminée.
Brûle le feu incen­di­ant le jardin tout entier,
tout le pré, les bois, tous les printemps.

 

Ter­sa morte, (extraits)
Milan, Mon­dadori, 2013 (92 p.)
© Mon­dadori, 2013

 

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Jean-Charles Vegliante

Né à Rome, Jean-Charles Veg­liante a enseigné à la Sor­bonne N.lle — Paris 3, où il dirige le Cen­tre Inter­dis­ci­plinaire de Recherche sur la Cul­ture des Echanges http://circe.univ-paris3.fr Tra­duc­teur de Dante (prix Halpérine-Kamin­sky 2008) et des baro­ques, il a pub­lié en 1977 une antholo­gie française de la poésie ital­i­enne de la fin du XXe siè­cle (Le Print­emps ital­ien, bilingue) et traduit Leop­ar­di, D’An­nun­zio, Pas­coli, Mon­tale, Sereni, For­ti­ni, Raboni, A. Rossel­li, M. Benedet­ti et d’autres poètes ital­iens. Il a édité les textes ita­lo-français de De Chiri­co, Ungaret­ti, A. Rossel­li, Mag­nel­li. Il est l’au­teur de D’écrire la tra­duc­tion, Paris, PSN, 1996, 2000. Sa poésie paraît en revue (Le nou­veau recueil, Le Bateau Fan­tôme, L’é­trangère, Almanac­co del­lo Spec­chio) et sur le net (Recours au Poème, for­maflu­ens, Le parole e le cose) ; par­mi les titres pub­liés en vol­ume : Rien com­mun (Belin), Nel lut­to del­la luce / Le deuil de lumière (trad. G. Raboni, bilingue Ein­au­di 2004), Itin­er­ario Nord (Vérone, 2008), Urban­ités (Paris, 2014), Où nul ne veut se tenir (Brux­elles, 2016). Il a édité une nou­velle ver­sion de Dante Alighieri (La Comédie, bilingue) dans la col­lec­tion Poésie chez Gal­li­mard.. En 2019, Jean-Chal­res Veg­liante pub­lie Son­nets du petit pays entraîné vers le nord et autres juras­siques (L’ate­lier du grand tétras). 

Notes[+]