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Keith Barnes

Par |2018-09-19T16:58:50+00:00 5 mai 2013|Catégories : Chroniques|

Textes du poète anglais Keith Barnes (1934-1969), tra­duits par Jacqueline Starer

 

Keith Barnes

Par |2018-09-19T16:58:50+00:00 5 mai 2013|Catégories : Blog|

 

Keith Barnes, poète anglais, est né le 12 novembre1934 dans une famille modeste à Dagenham près de Londres. Évacué dans le Shropshire après les pre­mières attaques du Blitz, il revient à Londres avant la fin de la guerre. Enfant, il com­pose, entre sur concours à la Royal Academy of Music, avant de détruire toutes ses com­po­si­tions musi­cales sauf une suite pour vio­lon­celle. Il décide alors d’écrire de la poé­sie. Son pre­mier poème, Devaluation, paraît en 1960 dans le Times Literary Supplement. Entre 1962 et 1967, il voyage (Chypre, Paris, États-Unis, Paris) et se consacre à l’écriture. En 1967 Born to Flying Glass – Né sous les éclats des vitres – paraît à New York (Harcourt, Brace & World). Il pré­pare aux États-Unis et à Paris ses deuxième et troi­sième recueils : The Thick Skin – La Peau dure – et Ain’t Hung Yet – Ils ont pas encore eu ma peau. Le 10 sep­tembre 1969, il est empor­té par une leu­cé­mie fou­droyante.

 

En 1987, paraît K.B., récit de Jacqueline Starer, Éd. Maurice Nadeau, et, en 2003, son œuvre poé­tique com­plète Œuvre poé­tique Collected Poems, édi­tion bilingue, aux édi­tions d’écarts, Paris, avec un texte d’ouverture de Maurice Nadeau. Suivent : en 2007 : K.B. Keith Barnes, édi­tion bilingue, tra­duc­tion anglaise de Helen McPhail, édi­tions d’écarts, Dol de Bretagne et, en 2011, The Waters Will Sway /​ Die Wasser Werden Schaukeln, édi­tion bilingue, choix de poèmes et tra­duc­tion alle­mande de Ulrich Zieger, édi­tions d’écarts, Dol de Bretagne.

 

La plu­part des poèmes de Keith Barnes ont paru en revues, jour­naux, maga­zines et ont été lus et radio­dif­fu­sés en Angleterre, aux États-Unis, en France et en Belgique.

 

Site de réfé­rence : www​.keith​-barnes​.com

 

Keith Barnes qui, entre ses anni­ver­saires de douze et vingt-cinq ans, com­men­çait à être dis­tin­gué comme l’un des com­po­si­teurs les plus pro­met­teurs de Grande-Bretagne, livra qua­si­ment toute sa musique de chambre aux flammes des feux de la vie. Son inqui­si­tion aurait pu être celle d’une enfance lon­do­nienne pen­dant la seconde guerre mon­diale et la consé­quence immé­diate d’une fuite de la réa­li­té, en fait celle de la guerre froide, aus­si bien que d’un désir impé­rieux de s’éloigner d’une popu­la­tion civile alle­mande inten­si­ve­ment bom­bar­dée ; elle aurait pu expri­mer le besoin d’une rue Heinrich Heine sans la lec­ture de Buchenwald, Auschwitz ou de Neuengamme…Quoi qu’il en soit, les poèmes de Keith Barnes, éloi­gnés d’un lyrisme tra­di­tion­nel, révèlent une connais­sance musi­cale excep­tion­nelle des dis­so­nances et des rup­tures de ton.

extrait de l’introduction de Ulrich Zieger (d’après la tra­duc­tion anglaise)

in The Waters Will Sway /​ Die Wasser Werden Schaukeln, édi­tions d’écarts, 2011

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