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Ricardo Paseyro

Par | 2018-02-25T06:52:52+00:00 30 janvier 2013|Catégories : Blog|

Ricardo Paseyro (né à Mercedes en 1925, mort à Paris le 5 février 2009) est un poète et un écri­vain fran­co-uru­guayen.

D'abord et avant tout poète, il publie dès 1950 son pre­mier recueil à Buenos Aires. Il est aus­si­tôt salué par José Bergamin, Pedro Salinas ou Ricardo Baeza.
 
Dès ses jeunes années Paseyro fré­quente Susana Soca et devient co-direc­teur de Entregas de La Licorne publié à Montevideo. Cioran, Michaux, Valentine Hugo étaient tous amis du même cercle lit­té­raire. En Uruguay Paseyro reste lié aux Bayce, Dieste, et d'autres écri­vains, même Bergamin réfu­gié en Uruguay et titu­laire de la chaire de Littérature espa­gnole de la Faculté d'Humanités. Une fois marié en 1951 à Anne-Marie Supervielle, fille ben­ja­mine du poète, il s'installe à Paris. Ses acti­vi­tés lit­té­raires dans les années cin­quante sont très liées à l'Espagne, où il voyage sou­vent, tout en col­la­bo­rant à des revues comme Indice. Il vit aus­si de tra­duc­tions de pièces de théâtre du fran­çais à l'espagnol.
 
Il com­mence aus­si à être tra­duit en fran­çais, notam­ment par son ami Armand Robin en 1952, et sera publié dans la NRF, La Parisienne, etc.
 
En 1958, il publie un pam­phlet "La pala­bra muer­ta de Pablo Neruda", qui ali­men­te­ra des polé­miques durant une quin­zaine d'années. Paseyro contri­bue­ra à ce que Neruda n'obtienne pas le Prix Nobel au début des années 60 en publiant les poèmes de celui-ci en hom­mage à Staline et à Mao. En 1965, Dominique de Roux publie une tra­duc­tion de cet essai sous le titre : Le mythe Neruda.
 
En 1960, Paseyro devient consul de l'Uruguay au Havre et à Rouen. Il sera des­ti­tué par les mili­taires après le coup d'Etat de juin 1973. Il obtient à ce moment-là la natio­na­li­té fran­çaise. Il écrit alors pour L'Aurore et Le Figaro. Très enga­gé dans le com­bat anti-com­mu­niste, il écrit de nom­breux articles à ce sujet en France et en Italie. De 1978 à 1981, il dirige la revue lit­té­raire et poli­tique Contrepoint, fon­dée par des proches de Raymond Aron. Suite à la publi­ca­tion d'Eloge de l'analphabétisme en 1989, il entre­tient une cor­res­pon­dance avec Guy Debord qui par­tage les mêmes vues sur le sujet.
 
Depuis, tout en écri­vant plu­sieurs ouvrages en fran­çais (trois essais, une bio­gra­phie et une auto­bio­gra­phie), il se consa­cra avant tout à la poé­sie, sur laquelle un impor­tant dos­sier lui a été consa­cré dans la revue Nunc en avril 2004.
 

Ricardo Paseyro

Par | 2018-02-25T06:52:53+00:00 5 juillet 2012|Catégories : Chroniques|

Poèmes extraits de Arcs et flèches paru chez El Alambique (Espagne) en 2012
tra­duc­tion Yves Roullière