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Donatella Bisutti

Par |2018-08-16T08:50:57+00:00 20 février 2016|Catégories : Essais|

 

 

En décembre 2014, lors d'un voyage à Gênes je me suis diri­gée à l'Université qui était en tra­vaux. La biblio­thèque avait été dépla­cée dans un autre palais baroque. Peu d'ouvrages étaient dis­po­nibles, mais il y avait un rayon qui met­tait à dis­po­si­tion un grand nombre de revues lit­té­raires. C'est en en feuille­tant une que je suis tom­bée sur une chro­nique de Donatella Bisutti, poète très connue en Italie et tra­duite en France pour les édi­tions Unes par Bernard Noël.

Je l'avais croi­sée au monas­tère de Saorge quelques années plus tôt, où nous avions fait dans des temps dif­fé­rents, une rési­dence d'écriture. Elle y était de pas­sage pour ren­con­trer le public de la val­lée de la Roya et je l'avais écou­tée. C'est une voix à lire et à écou­ter.

En ren­trant de Gênes, je me suis pen­chée sur Internet et j'ai décou­vert son der­nier titre. J'ai lu des poèmes que je trou­vais aty­piques dans sa pro­duc­tion et d'une fac­ture dif­fé­rente de ses deux titres tra­duits par Bernard Noël aux édi­tions Unes. Elle est l'une des poètes les plus connus en Italie mais sur­tout, je me suis "embal­lée" pour Un amore con due brac­cia qui fut une véri­table ren­contre.

Ses poèmes éro­tiques, poèmes d'amour à décou­vert m'ont véri­ta­ble­ment inté­res­sée à l'heure où je me posais des ques­tions sur le sujet, ses écueils, pour ma propre pro­duc­tion. Les jeux entre le je et le tu, les retours sur les ques­tions clas­siques qui s'immiscent au fil des poèmes, les croi­se­ments nos­tal­giques et les enthou­siasmes rafraî­chis­sants, inventent une langue pro­fon­dé­ment contem­po­raine et duelle. Ils tissent plu­sieurs niveaux de lec­ture et de mises à dis­tance. La ques­tion de l'intime et le regard qu'elle y porte s'adressent au lec­teur avec impu­deur et rete­nue, mais avant tout à elle- même.

Nous avons échan­gé en étroite col­la­bo­ra­tion par cour­riel, puis à Nice où elle est venue de Milan tra­vailler avec moi sur des pro­po­si­tions, des pos­sibles de tra­duc­tion avec le même sou­ci par­ta­gé du détail et de la pré­ci­sion.

La pro­po­si­tion de ces pre­miers poèmes tra­duits est ici sou­mise à votre appré­cia­tion. Donatella et moi-même serions heu­reuses qu'elle vous ren­contre par affi­ni­tés.

Donatella Bisutti

Par |2018-08-16T08:50:57+00:00 20 février 2016|Catégories : Blog|

 

 

Donatella Bisutti vit à Milan. Poète, roman­cière, essayiste, jour­na­liste.

 

Elle a publié entre autres Inganno Ottico, Guanda 1985, intro­duc­tion de Maurizio Cucchi (Prix Montale pour la tra­duc­tion d'inédit par Bernard Noël, en France sous le titre Le Leurre optique), Editions Unes, 1989, le roman Voglio avere gli occhi azzu­ri, Bompiani 1997.

Le poème ins­pi­ré de l'Apocalypse, Colui che viene, Interlinea 2005- intro­duc­tion de Mario Luzi, Prix Camposampiero et prix du Jury Davide Maria Turoldo, déjà publié avec le sou­tien de la Commission euro­péenne en édi­tion bilingue Italien /​ Néerlandais,

Les Sept Dormants, Bruxelles, 1999.

 

Les antho­lo­gies de poé­sie The Game – Poems 1985-2005, Gradiva, New York 2007 et Le Vibracion de las cosas, SIALMadrid 2002.

Un essai La Poesia sal­va la vita, Mondadori Essais 1992 et Pocket Feltrinelli 2009.

 

Elle a publié des livres pour enfants sur la poé­sie L'albero delle parole, 1979, Le parole magiche, 2008 et La poe­sia è un orec­chio, 2012, Feltrinelli jeu­nesse.

En 1990 elle a été Présidente de l'Association Européenne Pour la Diffusion de la Poésie à Bruxelles.

En 2000 La nuit dans sa clô­ture de sang, tra­duc­tion Bernard Noël, édi­tions Unes.

En 2011,  Prix de poé­sie et de la Culture de la ville de Ispica  et en 2014 Prix  Galatone,

Poésie et Culture.

Rosa alche­mi­ca, édi­tions Crocetti 2011.

Prix Lerici Pea, Prix Camaiore,  prix Laudomia Bonanni Ville de L'Aquila.

En 2013, les poèmes Un amore con due brac­cia, Lietocolle édi­teur, Prix Alda Merini, fina­liste du Prix de la ville de Como, avec une intro­duc­tion de Maria Luisa Spaziani.

Un nou­veau recueil inti­tu­lé Dal buio del­la ter­ra  vient de paraître chez Empiria, ain­si qu’une antho­lo­gie japonais/​anglais au Japon, Duet of life,  ed. Junpa Books. En cours de publi­ca­tion, une antho­lo­gie au Maroc.

Traduction des œuvres d'Edmond Jabès et  de Bernard Noël pour Lo Specchio Mondadori et Guanda.

Elle a fon­dé le prix lit­té­raire Poésie Ouverte don­né entre à Emilio Villa et a diri­gé pour Scheiwiller la nou­velle édi­tion des oeuvres de Fernanda Romagnoli.

Elle a fon­dé en 2008 la revue Poesia e Spiritualità et en 2015 le maga­zine en ligne Poésie et Connaissance. http://​www​.poe​siae​co​nos​cen​za​.it/

 

Elle est res­pon­sable d'une rubrique au sujet des tra­duc­tions de la poé­sie ita­lienne à l’étranger, de cri­tiques dans la revue lit­té­raire Poesia  ed. Crocetti et a col­la­bo­ré aux  pages cultu­relles de divers jour­naux et revues.

Enfin, elle anime des ate­liers d'écriture, a par­ti­ci­pé à de nom­breux fes­ti­vals inter­na­tio­naux (dont le  Festival d’Avignon, le Festival de Rennes, le Festival de Sète et une inter­ven­tion au Salon du Livre de Paris).

Résidences d'écriture à l'étranger (entre autres Monastère de Saorge en France et Château de Lavigny en Suisse). Elle a orga­ni­sé de nom­breux évé­ne­ments cultu­rels liés à la poé­sie en Italie et à l'étranger. Elle a été char­gée d’organiser le fes­ti­val A Noite das poe­tas (La nuit des poètes) pour le Festival lité­ra­rio di Madeira ( PT )2012.

Actuellement elle fonde une Maison de la Poésie  à Salina, (Sicile) qui va orga­ni­ser un prix  de poé­sie inter­na­tio­nale.

 

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