Christopher Okemwa est un poète, dra­ma­turge, cri­tique lit­té­raire, et acteur kenyen d’expression anglo­phone. Enseignant en lit­té­ra­ture à l’université de Kisii, il ter­mine un doc­to­rat sur l’étude de la Performance Poetry, soit la pré­sen­ta­tion orale struc­tu­rée de la poé­sie, à l’aide de la danse, la musique, et le théâtre. Il a publié deux receuils de poèmes : Toxic Love et The Gong. Il a éga­le­ment publié trois livres de récits pour les enfants, un volume de récits, une étude sur la poé­sie orale des popu­la­tions Abagusii, et un receuil de leurs pro­verbes. Depuis plus de vingt ans il pré­sente des poèmes par­lés dans les écoles du Kenya et dans de nom­breux fes­ti­vals inter­na­tio­naux.

La poé­sie de Christopher Okemwa est for­te­ment ancrée dans le quo­ti­dien. C’est une poé­sie à l’écoute des grands thèmes qui agitent ou déchirent le monde et la conscience. C’est une poé­sie au verbe souple et dan­sant, écla­tant et envoû­tant, endia­blé de souf­france ou ralen­ti de ten­dresse – c’est la poé­sie de la vie elle-même, la res­pi­ra­tion sac­ca­dée des villes et le rythme pai­sible des savanes. Christopher Okemwa jux­ta­pose les images colo­rées et vibrantes du conti­nent afri­cain et la gri­saille du monde occi­den­tal. Il est très sen­sible à la cruau­té avec laquelle les plaies modernes – drogue, pros­ti­tu­tion, alco­hol – sapent la vie. Sa com­pas­sion pour les humbles, ses chants d’amour pas­sio­né, ses dia­logues avec la femme aimée, se mêlent à la sagesse immé­mo­riale en une admo­ni­tion poé­tique à laquelle nul ne peut res­ter insen­sible.

Un livre numé­rique de son der­nier volume, Purgatorius Ignis, doit paraître chez Recours au Poème édi­teurs d’ici jan­vier 2015. Pour pré­sen­ter son auteur, nous avons choi­si quatre poèmes qui le défi­nissent comme un citoyen du monde, grand voya­geur qui nous invite à par­ta­ger son uni­vers qui intègre les cultures afri­caine et occi­den­tale.

 

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Alice-Catherine Carls

Formée en Sorbonne aux lettres et civi­li­sa­tions alle­mande et polo­naise, titu­laire d’un Doctorat d’Histoire des Relations Internationales de Paris I, Alice-Catherine Carls est actuel­le­ment Tom Elam Distinguished Professor of History à l’Université de Tennessee à Martin où elle enseigne depuis 1992 l’Histoire mon­diale, euro­péenne, et contem­po­raine. Elle col­la­bore régu­li­re­ment et/​ou fait par­tie du comi­té de rédac­tion de plu­sieurs revues et est membre du jury du Cénacle euro­péen de Poésie, Arts, et Lettres. Elle par­tage ses acti­vi­tés entre la recherche his­to­rique, les tra­duc­tions lit­té­raires (du polo­nais et de l’anglais amé­ri­cain en fran­çais et du polo­nais et du fran­çais en anglais amé­ri­cain), et les articles de cri­tique lit­té­raire. Elle a été publiée en polo­nais, alle­mand, anglais, et fran­çais ; en Hongrie, Pologne, Allemagne, Suisse, France, Belgique, et aux Etats-Unis.

Ses livres com­portent une étude his­to­rique sur la Ville Libre de Dantzig en 1938-1939, et une his­toire de l’Europe au XXème siècle, Europe from War to War, 1914-1918 (Routledge, 2018). Elle col­la­bore régu­liè­re­re­ment aux revues “World Literature Today,” “Poésie Première,” “Le Journal des Poètes,” et « Recours au Poème. » Elle a fait connaître en fran­çais la poé­sie de nom­breux poètes amé­ri­cains, amé­rin­diens, et polo­nais, dont Stuart Dybek, Marilou Awiakta, Charles Wright, et Ren Powell. Elle a publié plu­sieurs volumes de tra­duc­tions en fran­çais (Stephen D. Carls, Józef Wittlin, Joanna Pollakówna, Anna Frajlich, Jan Kochanowski, et Aleksander Wat), et a intro­duit aux Etats-Unis l’oeuvre de Claude Michel Cluny, Maria Maïlat, Hélène Dorion, et Marc Alyn.