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La revue DiptYque

Par | 2018-01-30T22:50:05+00:00 22 avril 2014|Catégories : Blog|

DiptYque est une excel­lente revue lit­té­raire et artis­tique créée en 2010 en Belgique par la poète Florence Noël. Il s’agit d’une revue qui est ori­gi­nale à bien des égards. Bien qu’imprimée semes­triel­le­ment, elle pos­sède éga­le­ment son antenne numé­rique, où l’on retrouve des com­plé­ments d’information, des extraits, et les appels à contri­bu­tion. Sa démarche édi­to­riale consiste à explo­rer chaque année deux volets com­plé­men­taires d'une même thé­ma­tique, en pro­mou­vant aus­si bien des contri­bu­tions lit­té­raires qu'artistiques, et cela de façon pari­taire. Trois numé­ros qui se miroitent ont déjà vu le jour : les deux ver­sants ombre/​lumière – Versant 1 : La part de l’ombre, Versant 2 : Lumières inté­rieures –, et le pre­mier volet de ce qui se situe entre, Versant 1 : Entre-deux. Le qua­trième opus de DiptYque, Versant 2 : Entrelacs, est en cours de pré­pa­ra­tion. Le comi­té de lec­ture est consti­tué de Florence Noël, Alain Valet, Marc Menu et de tout col­la­bo­ra­teur épi­so­dique qu’il convient à Florence Noël de consul­ter.

Parue dans un for­mat car­ré esthé­tique, cette revue yin-yang consti­tue une fenêtre sur le tra­vail de créa­teurs d’horizon dif­fé­rents, qu’elle pré­sente au sein d’un ensemble à la fois éclec­tique et cohé­rent, équi­li­bré. Elle se veut l'interface d'auteurs et d'artistes dont le tra­vail paraît à la fois sur la toile et sur papier. Proses, poèmes, pho­to­gra­phies, pein­tures, gra­vures et col­lages y sont savam­ment mis en rela­tion, mon­trant ain­si l’ouverture d’esprit et la finesse de Florence Noël, qui a su créer avec art un monde dans lequel des créa­tions dia­loguent dans une réci­pro­ci­té féconde.

Cette belle revue d’une cen­taine de pages est impri­mée sur du papier gla­cé à fort gram­mage, ren­dant ain­si jus­tice aux œuvres pho­to­gra­phiques et pic­tu­rales qu’elle contient. Chaque numé­ro s’ouvre sur la sec­tion « Voix à la une », qui donne à lire et à entendre une ou plu­sieurs voix sin­gu­lières, « voix pas for­cé­ment faciles, ni in, ni clas­siques », jamais vaines. Nous avons pu savou­rer les textes de Jos Roy (Versant 1 : La part de l’ombre) ; Paolo Fabrizio Iacuzzi, Maura del Serra, André Ughetto, Angèle Paoli, Martino Baldi, Laurence Verrey, Olivier Bastide, Dominique Sorrente (Versant 2 : Lumières inté­rieures) ; et d’Anne-Lise Blanchard (Versant 1 : Entre-deux). L’Anthologie poé­tique tient éga­le­ment une grande place dans DiptYque, puisque cou­rant sur cin­quante pages, elle fait décou­vrir des textes de pas moins d’une tren­taine de poètes à chaque fois. Nouvelles et récits ponc­tuent la richesse de l’ensemble, tan­dis qu’essais, chro­niques et chan­tiers de poèmes donnent le ton final, tout en pro­po­sant des pers­pec­tives nou­velles.

En juin 2010, le pre­mier édi­to­rial de Florence Noël expri­mait le vœu que cette revue « conti­nue à dif­fu­ser œuvres et faire se ren­con­trer talents durant un long che­min d'années ». Quatre années plus tard, au vu de la mois­son abon­dante et de grande qua­li­té des trois numé­ros déjà parus, nous ne pou­vons que sou­hai­ter à DiptYque de vivre jusqu’à au moins cent vingt ans.

 

DiptYque

11 Rue Bois des Fosses, 1350 Enines, Belgique

Responsable édi­to­riale : Florence Noël

http://​dip​tyque​.word​press​.com/

13 euros prix libraire

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Sabine Huynh

Sabine Huynh est née à Saïgon en 1972 et a gran­di à Lyon, avant de par­tir vivre en Angleterre, aux États-Unis, en Israël et au Canada. Elle vit aujourd’hui à Tel Aviv. Après avoir été pro­fes­seur de langues et de lit­té­ra­ture fran­çaise, et avoir fait des études en sciences de l’éducation et en lit­té­ra­ture et lin­guis­tique anglaises, un doc­to­rat en lin­guis­tique à l’Université Hébraïque de Jérusalem (où elle a ensei­gné de 2002 à 2008), et un post-doc­to­rat en socio­lin­guis­tique à l’Université d’Ottawa, elle décide de se consa­crer entiè­re­ment à l’écriture (en anglais et en fran­çais) et à la tra­duc­tion lit­té­raire (prin­ci­pa­le­ment de l’anglais, l’hébreu et l’italien vers le fran­çais ; et poé­sie et textes en rap­port avec la Shoah – elle a tra­duit six livres, dont Des liens invi­sibles, ten­du /​ Taut, invi­sible threads, de Dara Barnat, publié en 2014 par Recours au poème édi­teurs, col­lec­tion Ailleur(s)). Son tra­vail a été publié dans de nom­breuses revues et antho­lo­gies.

Elle est co-auteure de l’anthologie poé­tique pas d’ici, pas d’ailleurs (avec Angèle Paoli, Aurélie Tourniaire et Andrée Lacelle, édi­tions Voix d’encre, 2012). 2013 voit la paru­tion de son roman La Mer et l’enfant (Galaade édi­tions), de son recueil de poèmes Les Colibris à recu­lons (contri­bu­tion gra­phique : Christine Delbecq, Eds. Voix d’encre), d’un recueil de poèmes écrit à quatre mains avec Roselyne Sibille, La Migration des papillons (Eds. La Porte), et du récit En taxi dans Jérusalem (édi­tions publie​.net, avec des pho­to­gra­phies d’Anne Collongues). En 2014 paraissent Tel Aviv/​ville infirme/​corps infi­ni, (édi­tions Voltije, poé­sie, avec des pein­tures d’André Jolivet. Texte seul repu­blié en 2014 aux édi­tions La Porte), et Avec vous ce jour-là/Lettre au poète Allen Ginsberg (Recours au poème édi­teurs, col­lec­tion L’Atelier du poème). En 2015 les édi­tions E-frac­tions publient son jour­nal La Sirène à la pou­belle, et les édi­tions Æncrages and Co. son recueil de poèmes Kvar lo (avec des encres de Caroline François-Rubino).

Collaboratrice régu­lière de la revue Recours au poème, (rubriques Chroniques – De mots à vous –, Essais et Revue des revues), elle contri­bue aus­si ou a contri­bué régu­liè­re­ment à la revue de poé­sie contem­po­raine Terre à ciel (diri­gée par Cécile Guivarch), à la revue de poé­sie et cri­tique lit­té­raire Terres de femmes (diri­gée par Angèle Paoli), à la revue inter­na­tio­nale de tra­duc­tion poé­tique TraduzioneTradizione (diri­gée par Claudia Azzola), à la revue de créa­tion lit­té­raire numé­rique d’ici là (diri­gée par Pierre Ménard), au jour­nal Jerusalem Post, et à la revue d’art contem­po­rain Inferno, pour laquelle elle s’occupait de la rubrique « Carnets de Tel Aviv », en tant que cor­res­pon­dante étran­gère (arts et spec­tacles).

Son site : presque dire