> Le Bel amour (18), Le roi Arthur et ses légendes

Le Bel amour (18), Le roi Arthur et ses légendes

Par |2018-08-22T07:43:52+00:00 14 juin 2016|Catégories : Chroniques|Mots-clés : |

 

On savait déjà que Philippe Walter, ancien pro­fes­seur à l’Université de Grenoble, et, dans le sillage de Gilbert Durand, ani­ma­teur des CRI (Centres de recherches sur l’Imaginaire), était un fin connais­seur de toute la lit­té­ra­ture médié­vale. On savait aus­si, depuis son étude parue chez Artus, de la légende de Tristan et Iseut, puis ses consi­dé­ra­tions sur les « équi­va­lents » écos­sais et irlan­dais du Merlin bri­ton­nique, qu’il était par­fai­te­ment au cou­rant de  la mytho­lo­gie celte qui – au prix très sou­vent d’une chris­tia­ni­sa­tion et d’une « féo­da­li­sa­tion » for­cées – a don­né ce que nous avons pris l’habitude de nom­mer la « matière de Bretagne ».

Or, voi­ci que, coup sur coup, deux essais parus sur Merlin et sur le roi Arthur, et sur tous les mythes qui entourent ce der­nier, ou qui relèvent plus ou moins de lui, viennent, si le besoin en était, confor­ter cette opi­nion…

Sans oublier, bien sûr, que le nom d’Arthur dérive d’une vieille racine indo-euro­péenne art, que l’on ren­contre par exemple chez la « grecque » Artémis (on ne sera donc pas éton­né de trou­ver une Artémis brau­ra­nia, autre­ment dit, une Artémis ursine), dans le nom des Ardennes (qui vient d’une ancienne divi­ni­té Art-uin­na), ou chez ce roi d’Irlande qui avait tout sim­ple­ment Art pour nom, de la même manière que son fils est connu comme Cormac mac Art. Ni sans oublier que, par rap­port au Cheval (il suf­fit de pen­ser au Tristan où le roi Marc est un che­val – ce que veut dire très exac­te­ment son nom), l’Ours jouit d’une royau­té suprême, entée sur l’Autre Monde et sur l’immortalité, si ce n’est sur l’éternité du Divin qui régit le cos­mos, qui dépasse la simple royau­té du che­val…

C’est de tout cela que nous entre­tient Philippe Walter, nous obli­geant à prendre en compte que, si nous sommes bien les enfants de Rome, d’Athènes et de Jérusalem, nous sommes aus­si pétris de ces rêves qu’ont trans­por­tées avec elles les tri­bus venues des courbes du Danube.

Il ne suf­fit pas de dire, comme nous l’avons répé­té durant des décen­nies, « nos ancêtres les Gaulois », mais de prendre conscience   (le De Bello Gallico de César ne nous le démon­trait-il pas déjà à l’envie ?), de tout ce dont nous sommes rede­vables aux Celtes – et par­ti­cu­liè­re­ment des socles de nos ima­gi­na­tions et de nos croyances les plus pro­fondes.

Michel Cazenave a publié Le Bel amour chez Recours au Poème édi­teurs

 

 

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Michel Cazenave

Ecrivain (plus de 50 livres parus, et plus de 400 articles divers), ancien pro­duc­teur de l’émission “Les Vivants et les dieux” à France Culture, Michel Cazenave est un amou­reux impé­ni­tent – dans la mesure où la femme aimée lui paraît être l’incarnation de ce qu’il appelle “La Face fémi­nine de Dieu”. C’est ain­si qu’il a publié nombre de livres de poé­sie depuis la dis­pa­ri­tion de celle qu’il a aimée toute sa vie, et que la poé­sie est clai­re­ment ce qui lui “parle” le plus aujourd’hui.

En 2014, Michel Cazenave a publié Le Bel amour, une antho­lo­gie de sa poé­sie, chez Recours au Poème édi­teurs.

voir :

http://​www​.michel​ca​ze​nave​.fr/

 

ŒUVRE POETIQUE

 

Fragments de la Sophia, Imago, 1981

Fragments d’un hymne, Arfuyen, 1998.

La Grande Quête, Arma Artis, 2003.

Péninsule de la femme, Arma Artis, 2005.

Chants de la Déesse, sui­vis de Gloses, Arbres et Fantasies,  Le Nouvel Athanor, 2005.

Dédicace à l’absente, sui­vi de Paris-Néon, sous le titre géné­ral  “Michel Cazenave”, Le Nouvel Athanor, 2007.

Primavera, Arma Artis, 2007.

Primavera viva, Arma Artis, 2007.

L’Avis poé­tique (1958 – 2006), Arma Artis, 2008.

La Naissance de l’aurore, Rafael de Surtis, 2008.

L’Œuvre d’or, sui­vi de La Verdoyante, Rafael de Surtis, 2008.

Primavera nova, Arma Artis, 2008.

Melancholia, sui­vi de Parole et silence, Rafael de Surtis, 2009.

Le Pas de la colombe, Encres vives, 2012..

 

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