Bonnes feuilles de la collection PO&PSY

 

Abbas KIAROSTAMI

Des mil­liers d’ar­bres solitaires

traduit du per­san par Tayebeh Hashe­mi & Jean-Restom Nass­er, et par Nilo­u­far Sadighi & Franck Merger

 

 

Cet ouvrage à paraître en juin 2014 dans la col­lec­tion PO&PSY in exten­so rassem­ble la total­ité des poèmes pub­liés à ce jour en Iran par Abbas Kiarostami.

Les trois recueils déjà parus en ver­sion française (Avec le vent, P.O.L. 2002, Un loup aux aguets, La table ronde 2008 et Havres, PO&PSY 2010) sont retraduits ici pour con­stituer, avec 7 heures moins 7 (recueil inédit en français), l’œu­vre poé­tique com­plète de Kiarosta­mi en ver­sion bilingue persan-français.

Les poèmes sont accom­pa­g­nés par 6 dessins de Meh­di Moutashar, artiste français d’o­rig­ine iraki­enne, dont l’in­térêt pour l’épure et les aspects plas­tiques de l’écri­t­ure arabe fait déli­cate­ment écho au style de Kiarostami.

Abbas KIAROSTAMI est né à Téhéran en 1940. Surtout con­nu en Europe comme réal­isa­teur, scé­nar­iste et pro­duc­teur de ciné­ma, il a signé plus de 40 films, par­mi lesquels : La trilo­gie de Kok­er : Où est la mai­son de mon ami (1987), Et la vie con­tin­ue (1991), Au tra­vers des oliviers (1994) ) ; Close-up (1990) ; Le goût de la cerise (1997 – Palme d’or du Fes­ti­val de Cannes) ; Le vent nous emportera (1999 – prix de la Mostra de Venise) ; Ten on ten (2002) ; Five (2005) ; etc. C’est aus­si un pho­tographe recon­nu, dont les œuvres sont exposées dans le monde entier. Mais à tra­vers ces modes d’ex­pres­sion, c’est le pein­tre et le poète qu’il a com­mencé par être et con­tin­ue d’être, qui s’expriment.

« Être à la fois cinéaste, pho­tographe, poète… Tout ça, ce sont des moti­va­tions pour vivre, pour faire chaque jour quelque chose, que ce soit du ciné­ma, de la pho­to ou de la poésie. Ce n’est pas un choix, c’est une fatal­ité. »

Cette “fatal­ité” a pro­duit, out­re ses films et pho­tos, près d’un mil­li­er de poèmes très brefs, car­ac­térisés par une grande lucid­ité et humil­ité (par­fois aus­si autodéri­sion) dans l’ob­ser­va­tion des com­porte­ments humains.

Toute l’œuvre d’Abbas Kiarosta­mi est ten­due vers le retrait et l’épure : sous­traire pour mieux mon­tr­er, s’abstraire de la nar­ra­tion pour inven­ter des formes d’écriture en réso­nance plus grande avec la nature qu’il asso­cie au sacré, en droite ligne des poètes et des pein­tres per­sans, mais aus­si des expres­sions poé­tiques tra­di­tion­nelles de la Chine et du Japon.

 

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Un ren­dez-vous à ne pas manquer :

Abbas Kiarosta­mi sera l’in­vité d’hon­neur du 17ème fes­ti­val de poésie “Voix de la Méditer­ranée”, qui se tien­dra à Lodève du 16 au 20 juil­let 2014.

 

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daniele faugeras

danièle faugeras vit et tra­vaille dans le Gard. Elle partage son activ­ité d’écriture entre poésie, tra­duc­tion et édition.

Elle a créé en 2008 aux édi­tions ERES, et codirige depuis avec Pas­cale Jan­ot, la col­lec­tion de poésie PO&PSY et l’as­so­ci­a­tion du même nom, qui en assure la dif­fu­sion par la ren­con­tre directe avec des publics var­iés, aux­quels elle pro­pose des man­i­fes­ta­tions sou­vent multimédias.

Par­mi ses tra­duc­tions de poésie : Patrizia Cav­al­li, Pao­lo Uni­ver­so, Francesco Scara­bic­chi, Issa (en col­lab­o­ra­tion avec Pas­cale Jan­ot) ; ain­si que les œuvres poé­tiques com­plètes d’An­to­nio Porchia et de Fed­eri­co Gar­cía Lorca.

À titre per­son­nel, elle a pub­lié une dizaine de recueils de poésie, depuis Ici n’est plus très loin (2001) jusqu’à À chaque jour suf­fit son poème (2018), le plus sou­vent en dia­logue avec des artistes, par exem­ple : Lieu dit (2010) et Quelque chose n’est (2015) avec Alexan­dre Hol­lan, Murs, avec Mag­a­li Latil, Éphéméride 03, avec Mar­tine Cazin (2014)…