> Hélène Dorion, Tant de fleuves

Hélène Dorion, Tant de fleuves

Par | 2018-01-22T22:53:00+00:00 17 février 2017|Catégories : Critiques|

 

 

Le der­nier recueil d'Hélène Dorion occupe seize pages de qua­trains, à l'exception de deux ter­cets, en vers libres sur le papier aux bords dévo­rés des édi­tions du Petit Flou. Toutes ces strophes ou presque expriment, au moyen de la répé­ti­tion du groupe ver­bal " on vou­drait ", un désir violent qui, dans sa lita­nie, pren­dra fina­le­ment un sens ency­clo­pé­dique.

Il s'agit, dans un pre­mier temps, de connaître " l'histoire de l'univers" et, à l'intérieur du monde – fleuves, bateaux, ponts –, l'amitié elle-même mais éga­le­ment les mots et leur poé­sie comme  l'enfant, grâce à son ima­gi­na­tion, " invente son aven­ture ". Au point que la vie réelle ou créée  ne fasse plus qu'une.

L'important c'est que tout soit nom­mé, que la nature – le jour ou la nuit – et les élé­ments – sur terre ou sur mer – soient favo­rables et " l'espérance encore pos­sible dans nos mains ".

Le leit­mo­tiv du désir revient jusqu'à la toute fin du livret. En effet, comme les mots eux-mêmes et leur expres­sion poé­tique, ce sen­ti­ment est ici illi­mi­té : " des rêves /​ des rêves pour toute une vie ". Il s'étend à la pos­ses­sion du temps et de l'espace et, cela, sans peur de l'imperfection puisque " on vou­drait les remous incer­tains " et " le  vent qui lèche les regrets ".

" Tant de fleuves " donc mais aus­si tant de choses, tant de solu­tions pos­sibles avec la joie et la pure­té qui servent de mots-clés à la chute du texte.

 

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France Burghelle Rey

France Burghelle Rey enseigne les lettres clas­siques. Elle est membre de l’Association des Amis de Jean Cocteau, du P.E.N. Club fran­çais.

La poé­sie semble bien son mode pri­vi­lé­gié d’expression car elle a tou­jours recher­ché la conci­sion et l’ellipse à la limite du silence.
Mais le besoin impé­ra­tif de musique, règle d’or, à son sens, de l’émotion poé­tique, explique la rédac­tion récente de ver­sets dans deux recueils inédits, Les Tesselles du jour et Patiences.

Textes parus et à paraître dans une ving­taine de revues.

Elle a écrit une dizaine de recueils dont 4 sont publiés chez Encres Vives, coll. Encres Blanches : Odyssée en double, La Fiancée du silence, L’Orpailleur, Le Bûcher du phé­nix, Lyre en double aux édi­tions Interventions à Haute voix, 2010 et Révolution chez La Porte,2013. Pour un texte du Chant de l’enfance, inédit, elle a obte­nu le prix Blaise Cendrars et pour L’Un contre l’autre, Gegenüber, a été fina­liste du prix Max-Pol Fouchet.

Elle col­la­bore avec des peintres et notam­ment avec Georges Badin pour des livres d’artistes.
http://​france​.bur​ghel​le​rey​.over​-blog​.com/#

Notes cri­tiques dans de nom­breuses revues comme Place de la Sorbonne, Lieux d’être, Cahiers du Sens, Terres de Femmes, Trace de poète, Littérales, Diérèse

Notes cri­tiques de France Burghelle Rey :

  • Cahiers du Sens :
    • Livre à deux Voix, Georges Badin, Aencrages & Co
    • Lointitude, Patricia Laranco
    • Conférence poé­tique au François Coppée dans le cadre des mer­cre­dis du poète : Sonnets de lieux mêlés, Laurent Desvoux
    • Le Grand silence, Gérard Pfister
  • Revue Diptyque :
    • L’Amour de M. Duras
  • Terres de femmes :
    • Un jour en équi­libre, Stella Vinitchi Radulescu, édi­tions du Cygne
  • Lieux d’être n° 52-53 :
    • Passant de la lumière, Béatrice Bonhomme-Villani, L’Arrière-Pays, 2008, 7 € 50
    • Journal aux yeux fer­més, Stella Vinitchi Radulescu
    • Naissances d’argile, Joëlle Pagès-Pindon, Frisson esthé­tique
    • Ce qui reste après l’oubli, Alain Duault
  • Lieux d’être : ( prin­temps 2011 ) :
    • La Neuvaine d’amour, Bruno Doucey, édi­tions de l’Amandier
  • Revue Place de la Sorbonne n°2 :
    • Le Silence des mots, Joëlle Gardes, édi­tions de l’Amandier
  • Site place de la Sorbonne :
    • L’eau trem­blante des sai­sons, Joëlle Gardes, édi­tions de l’Amandier
    • Rouge assoif­fée, antho­lo­gie de Claudine Bertrand, édi­tions Typo ( à paraître )
  • Diérèse n°62 :
    • Ode au recom­men­ce­ment, Jacques Ancet
  • Phoenix :
    • S’il existe un pays, Bruno Doucey
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