La poète Diane Burns est née en 1956 à Lawrence, dans le Kansas. Diane Burns est le nom officiel inscrit à l’état civil pour se conformer aux contraintes de la société américaine dominante mais son nom de famille indien est Gaoshkibos qui se traduit en français par « barbier » ou « couper les cheveux ». Son père était membre de la nation Chemehuevi (territoire ancestral dans les déserts de Californie et d’Arizona) et sa mère quant à elle était Anishinaabe(Chippewa). Elle a grandi à Riverside, en Californie, où ses parents enseignaient dans un pensionnat amérindien. Quand elle a eu 10 ans, sa famille a déménagé sur la réserve Anishinaabe de Lac Courte Oreilles, dans le Wisconsin, puis à Wahpeton, dans le Dakota du Nord, où ses parents, là encore, enseignaient.
Diane Burns a fréquenté l’Institute of American Indian Arts (IAIA) à Santa Fe, au Nouveau-Mexique de 1972 à 1974, et le Barnard College (l’université pour femmes de l’Université Columbia) à New York de 1974 à 1978. Remarquée pour ses écrits dès ses années d’étudiante, elle a reçu une distinction pour sa poésie en avril 1974, lors de la remise des diplômes à l’Université d’État du Nouveau-Mexique. De même, elle a reçu un «Congressional Certificate of Merit » en mai 1974 pour récompenser « l’excellence dans la réussite scolaire, le service communautaire et les affaires civiles », efforts qu’elle avait consentis lors de son passage à l’IAIA. Au cours de sa première année au Barnard College, comme une revendication d’identité, pour souligner sa différence, elle avait déclaré au journal du collège que sa grand-mère lui avait donné le nom de « Mah gee-osh qwe ». Elle était alors l’une des rares étudiantes autochtones de l’université.
Poetry Spots : Diane Burns lit Alphabet City Serenade, Bob Holman.
Dans ses poèmes directs et ironiques, Diane Burns aborde souvent les thèmes de l’identité et des stéréotypes attachés aux amérindiens, mais aussi les travers de la société, par exemple la gentrification du Lower East Side, un quartier de New-York. Sa poésie transpire la vie vécue sans filtre, elle nous fait partager son expérience avec la force et l’intensité de l’ici et maintenant. Elle raconte des histoires dans un style direct avec des accents de vérité confondants, voire bouleversants. Elle ne cherche ni effets ni à séduire, encore moins à paraître savant. Il y a quelque chose d’authentique et de brut dans ses écrits que nous prenons en plein plexus, tout en devinant une sensibilité plus sophistiquée en arrière-plan. Elle a publié un seul recueil de poèmes, Riding the One-Eyed Ford (1981, aux éditions Contact II, se traduit par au volant de la Ford borgne). Elle a vécu à New York jusqu’à sa mort survenue à l’âge de 49 ans (décembre 2006), elle souffrait d’une insuffisance hépatique et rénale, insuffisances auxquelles son abus d’alcool et de drogues n’était pas étranger. Elle avait mis en chantier et travaillait à l’écriture d’un roman resté inachevé dont le titre était : Tequila Mockingbird. Sa fille était âgée de 15 ans au moment de sa mort.
L’Institut des études amérindiennes de Santa Fé prépare ses étudiants à diverses disciplines artistiques et Diane Burns, bien que mieux connue pour sa poésie, a aussi mené une activité d’artiste visuelle, elle a participé à plusieurs expositions. Diane Burns a donné de nombreuses lectures publiques, elle aimait cette ambiance de performance, de contact avec le public. Dans une interview donnée au poète Abenaki Joseph Bruchac, elle avait déclaré : “I would rather read poetry in front of an audience more than almost anything else”. (Plus que tout autre chose, je préfère lire la poésie devant une audience). Elle avait aussi ajouté : “Je suis pleinement poète quand je dis ma poésie” . À l’époque, elle partageait la scène avec de nombreux poètes dont Simon Ortiz (Pueblo Acoma), Linda Hogan (Chikasaw), Maurice Kenny (Mohawk), mais aussi Allen Ginsberg, Fay Chiang pour ne citer que quelques-uns parmi les poètes reconnus. Le comédien et auteur Anishinabe Jim Northrup, dans son livre Anishinaabe Syndicated: A View from the Rez, décrit une lecture de poésie au Nuyorican Poets Café à laquelle Diane Burns participait. Il lui avait offert du riz sauvage, persuadé qu’elle avait tout simplement improvisé au micro un poème, ce que Diane Burns avait confirmé. La prise de parole et la situation de performance en public la stimulaient. Elle avait fière allure, vêtue selon un mélange des styles punk et Indien. En 1986, elle fut invitée par les sandinistes au festival de poésie Ruben Dario au Nicaragua. Elle avait pour compagnons de voyage Joy Harjo, Allen Ginsberg et Pedro Pietri.

Voici un poème caractéristique de son style, elle donne la parole, elle installe un dialogue plutôt qu’elle ne décrit. Elle nous plonge directement dans l’action où nous suivons divers protagonistes, ce sont des scènes vivantes et saisissantes dont se dégage bien toute l’énergie bouillonnante pulsée à New York et dans les milieux artistiques que Diane Burns fréquentait, raison pour laquelle elle avait choisi New York, bien que le milieu urbain au départ ne soit pas le terrain de prédilection d’un amérindien. Mais elle voulait se trouver là où les choses bougeaient, les tendances se dessinaient, là où les créateurs travaillaient.
Big Fun
I don’t care if you’re married I still love you
I don’t care if you’re married
After the party is over
I will take you home in my One Eyed Ford
Way yah hi yo, Way yah hi yo!
the roller derby queen!
She’s Anishinaabe,
that means human being!
That’s H for hungry!
and B for frijoles!
Frybread!
Tortillas!
Watermelon!
Pomona!
Take a sip of this
and drag of that!
At the rancheria fiesta
it’s tit for tat!
Low riders and Lewis
go first in glove!
Give it a little pat
a push or a shove
Move it or lose it!
Take straight or bruise it!
Everyone
has her fun
as the sun
is all done
We’re all one
make a run
hide your gun
Hey!
I’m no nun!
’49 in the hills above
Ventura
Them Okies gotta drum
I’m from Oklahoma
I got no one to call my own
if you will be my honey
I will be your sugar pie, way hi yah,
Way yah hey way yah hi yah!
bring your blanket
or
be that way then!
Grosse rigolade
Peu importe que tu sois marié ou non, je t’aime toujours.
Peu importe que tu sois marié ou non.
Une fois la fête terminée,
je te ramènerai chez moi dans ma Ford borgne.
Way yah hi yo, Way yah hi yo !
la reine du roller derby !
Elle est Anishinaabe,
ça veut dire femme humaine !
C’est F pour famine!
et H pour haricots !
Pain frit !
Tortillas !
Pastèque !
Pomona !
Prends une gorgée de ceci
et une bouffée de cela !
À la fête de la rancheria,
c’est du tac au tac !
Les low riders et Lewis
passent en premier avec le gant !
Donnez-lui une petite tape
une poussée ou une bousculade
Bouge-le ou perds-le !
Prends-le directement ou blesse-le !
Tout le monde
s’amuse
tant que le soleil
est couché
On ne fait qu’un
prends tes jambes à ton cou
Cache ton gun
Hé !
Je ne suis pas une nonne !
‘49* sur les collines au-dessus
Ventura*
Ces Okies doivent jouer du tambour
Je viens d’Oklahoma
Je n’ai personne à moi
Si tu veux être mon chéri
Je serai ta tarte au sucre, way hi yah,
Way yah hey way yah hi yah !
On va chanter toute la nuit
Prends ta couverture
Ou bien
reste comme tu es!
Modene est une personne ayant vraiment existé, à savoir la tante de Diane Burns.
Ventura (contraction de San Buenaventura, nom d’origine de la ville quand elle était occupée par les colons espagnols, terre ancestrale des Indiens Chumash) est une ville de Californie centrale située entre Santa Barbara et Malibu.
En 1849, une ruée vers l’or a eu lieu en Californie, notamment dans la région de San Francisco. À Ventura un lieu de concert était célèbre à la fin du 20ième siècle : le Majestic Ventura Theater où de nombreux groupes sont venus jouer dont les Doors; de plus Ventura organisait chaque année le Ventura County Fair, un festival dans le quel se sont produits des groupes et les artistes tels que Jimmi Hendrix, Johnny Cash, le Gratefull Dead, Smokey Robinson, etc, autant de concerts qui ont aussi donné lieu à une sorte de ruée, d’où le ’49 évoqué à la fin du poème. Mais une autre interprétation est aussi valide : le « 49 » est soit emprunté, soit en conversation avec la chanson « Newlywed Song » de Jim Pepper tirée de Pepper’s Pow Wow (1971, jazz combiné à de la musique traditionnelle amérindienne) – ou tout cela à la fois. Selon les propres mots de Diane Burns, « vous pouvez choisir l’histoire à laquelle vous croyez.»
BIEN SÛR QUE VOUS POUVEZ ME POSER UNE QUESTION PERSONNELLE par Diane Burns — animation image par image, labCAM Severi
Installée depuis les années 70 à New York, Diane Burns observe, sent et vit au rythme de la ville de New York. Le titre du poème qui suit fait référence à un quartier du Lower East Side, le “Alphabet City”, familièrement appelé « Loisaida ». Malgré des décennies de négligence de la part des propriétaires et de la ville, le quartier abritait de nombreux immigrants et artistes, notamment une communauté artistique portoricaine (nuyoricaine) florissante et une contre-culture punk et gay. Dans les années 1980, Alphabet City et le quartier plus vaste du Lower East Side commencèrent à s’embourgeoiser, et nombreux parmi les anciens résidents dûrent déménager à cause des loyers toujours plus élevés au fur et à mesure que le phénomène de gentrification gagnait du terrain.
ALPHABET CITY SERENADE
Once they built the railroad
the buffalo split
past the horizon line
once they built the railroad
now the railroad’s done.
Brother, can you front me a dime?
I’m down and out in Loisaida
I’m out of smoke in Loisaida
I’m out of tea in Loisaida
I’m out of luck
I’m out of my mind
all at the same time
in Loisaida
Oh East Village ai yi yi yi yi yi yi.
I’m American royalty
walking around with a hole in my knee
I’m a hopeful aborigine
trying to find a place to be
Oh East Village ai yi yi yi yi yi yi.
Back home now I’d be at the pow-wow
I’d be drinking herb tea and eating deer meat.
Maybe smooching in a blanket with a Potawatamie.
But here I am on Avenue D
Sacrifice of Manifest Destiny
Oh East Village ai yi yi yi yi yi yi yi.
I’m not your steppin’ stone.
Hey man, can you spare a cigarette?
Do you know of a place to sublet?
Do you know where I can cash this check?
Do you know, do you know that
I hate Doris Day
I hate Chevrolet
I hate Norman Bates
And I hate the United States
Oh East Village ai yi yi yi yi yi yi.
East Village ai yi yi yi yi yi yi.
Oh, so you want to talk about gentrification, huh?
Sérenade d’Alphabet City
Une fois le chemin de fer construit,
les bisons se sont séparés
au-delà de l’horizon
jadis le chemin de fer en construction,
maintenant il est terminé.
Frère, tu peux m’avancer un sou?
Je suis dehors au plus bas à Loisaida.
Je suis à court de clope à Loisaida.
Je suis à court de thé à Loisaida.
Je suis à court de chance.
Je suis complètement fou.
tout en même temps.
à Loisaida.
Oh East Village, ai yi yi yi yi yi yi.
Je suis un membre de la famille royale américaine,
qui se promène avec un trou dans le genou,
Je suis un aborigène plein d’espoir,
qui cherche un endroit où vivre.
Oh East Village, ai yi yi yi yi yi yi.
De retour à la maison, j’irai au pow-wow,
Je boirai de la tisane et je mangerai de la viande de cerf.
Peut-être en train de bécoter un Potawatami sous une couverture. Mais me voilà sur l’avenue D
Sacrifice de la destinée manifeste*
Oh East Village, ai yi yi yi yi yi yi yi.
Je ne suis pas ton tremplin.
Dis mec, tu peux me donner une cigarette ?
Tu connais un endroit à sous-louer ?
Tu sais où je peux encaisser ce chèque ?
Tu sais, tu sais que
je déteste Doris Day
je déteste Chevrolet
je déteste Norman Bates
et je déteste les États-Unis
Oh East Village, ai yi yi yi yi yi yi.
East Village, ai yi yi yi yi yi yi.
Oh, alors tu veux parler de gentrification, hein ?
L’expression de Manifest Destiny est apparue pour la première fois en 1845 sous la plume du journaliste new-yorkais John O’Sullivan : « It is our manifest destiny to overspread the continent alloted by Providence for the free development of our yearly multiplying millions. » (« C’est notre destinée manifeste de nous déployer sur le continent confié par la Providence pour le libre développement de notre grandissante multitude. »). Cette expression fait ressortir le caractère « de droit divin », hérité des puritains, auquel les colons européens accordaient un crédit, et qui justifiait l’irréversible colonisation du continent d’est en ouest pour y établir une civilisation considérée comme supérieure. Cette destinée manifeste résonne en fait comme un fanatisme, une mystique de l’expansion avec le culte du pionnier et le mythe de la frontière.
Sélection tirée des chapbooks de la révolution du miméographe. Cet événement met à l’honneur les auteurs de deux recueils rares, qui font partie du projet de numérisation en cours intitulé « Chapbooks of the Mimeo Revolution » (Recueils de la révolution du miméographe) : Diane Burns et Bob Kaufman. La poète, musicienne et directrice générale du Poetry Project, Nicole Wallace, présentera la poète Chemehuevi et Anishinaabe Diane Burns, tandis que la chercheuse et éducatrice Mona Lisa Saloy présentera le poète beat Bob Kaufman. 15 mai 2020.
Voici à présent un exemple de l’humour qui sauve ceux qui subissent le racisme et l’ignorance, et qui dénonce les stéréotypes encore si bien ancrés dans les inconscients collectifs quand il s’agit de se faire une image, une idée, des Indiens d’Amérique.
Sure You Can Ask Me A Personal Question
How do you do?
No, I am not Chinese.
No, not Spanish.
No, I am American Indi—uh, Native American.
No, not from India.
No, not Apache
No, not Navajo.
No, not Sioux.
No, we are not extinct.
Yes, Indian.
Oh?
So that’s where you got those high
cheekbones.
Your great grandmother, huh?
An Indian Princess, huh?
Hair down to there?
Let me guess. Cherokee?
Oh, so you’ve had an Indian friend?
That close?
Oh, so you’ve had an Indian lover?
That tight?
Oh, so you’ve had an Indian
servant?
That much?
Yeah, it was awful what you guys
did to us.
It’s real decent of you to apologize.
No, I don’t know where you can get
peyote.
No, I don’t know where you can get Navajo rugs real cheap.
No, I didn’t make this. I bought it at
Bloomingdales.
Thank you. I like your hair too.
I don’t know if anyone knows
whether or not Cher is really
Indian.
No, I didn’t make it rain tonight.
Yeah. Uh-huh. Spirituality.
Uh-huh. Yeah. Spirituality. Uh-huh. Mother
Earth. Yeah. Uh’huh. Uh-huh. Spirituality.
No, I didn’t major in archery.
Yeah, a lot of us drink too much.
Some of us can’t drink enough.
This ain’t no stoic look.
This is my face.
Bien sûr que tu peux me poser une question personnelle
Comment allez-vous ?
Non, je ne suis pas Chinoise.
Non, pas Espagnole.
Non, je suis Indienne d’Am—euh amérindienne.
Non, pas d’Inde.
Non, pas Apache.
Non, pas Navajo.
Non, pas Sioux.
Non, nous ne sommes pas éteints.
Oui, Indienne.
Oh ?
C’est donc de là que viennent ces pommettes saillantes.
Ton arrière-grand-mère, hein ?
Une princesse indienne, hein ?
Des cheveux qui descendent jusque-là ?
Laisse-moi deviner. Cherokee ?
Oh, alors tu as eu un ami indien ?
À ce point proche ?
Oh, alors tu as eu un amant indien ?
Tenu à ce point serré ?
Oh, alors tu as eu un serviteur indien ?
À ce point ?
Ouais, c’était horrible ce que vous
nous avez fait.
C’est vraiment correct de ta part de t’excuser.
Non, je ne sais pas où tu peux trouver
du peyotl.
Non, je ne sais pas où tu peux trouver des tapis Navajo bon marché.
Non, je l’ai pas fabriqué. Je l’ai acheté chez
Bloomingdales.
Merci. J’aime bien tes cheveux aussi.
Je ne sais pas si quelqu’un sait
si Cher est vraiment indienne.
Non, j’ai pas fait pleuvoir ce soir.
Ouais. Hum-hum. Spiritualité.
Ouais. Spiritualité. Hum-hum. Terre
Mère. Ouais. Hum-hum. Spiritualité.
Non, je n’ai pas un diplôme de tir à l’arc.
Ouais, beaucoup d’entre nous boivent trop.
Certains ne boivent jamais assez.
C’est pas un air stoïque.
C’est mon visage.
Je laisse les derniers mots à Diane Burns, mots qui disent ses maux, ses démons intérieurs, ceux qui rongent tant d’amérindiens encore de nos jours.
No one can tell you
ahead
of time
What
It’s like
To sweat & shake
& cold turkey
and be
Afraid
to stay awake
and
Afraid
to
sleep
and
Afraid
to not do
either.
Personne ne peut
te dire
à l’avance
comment
ça fait
de transpirer & de trembler
& de se sevrer net
et d’avoir
peur
de rester éveillé
et
peur
de
dormir
et
peur
de ne faire
ni l’un ni l’autre
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