> PHOENIX 24, invité Titos PATRIKIOS

PHOENIX 24, invité Titos PATRIKIOS

Par |2018-01-26T15:47:54+00:00 21 août 2017|Catégories : Revue des revues|

 

La livrai­son 24 de la revue lit­té­raire pho­céenne met à l’honneur le poète grec Titos PATRIKIOS, né en 1928, l’un des der­niers Prix Max Jacob (étran­ger). Le poète réus­sit à don­ner du quo­ti­dien des images claires et pre­nantes :

 

Comment faire pour ne pas perdre
La cha­leur de sa main dans la mienne…

(…)

La pre­mière fois que je me suis mis à écrire, c’était pour vaincre mon ennui.

(…)

Moi aus­si, j’ai essayé, dès l’enfance, d’entendre le bruit de l’herbe qui pousse. Ceux qui disaient l’avoir enten­du n’étaient pas nom­breux, mais ils le sou­te­naient d’un air abso­lu­ment convain­cant…

 

Serge Pey dresse en un beau poème ana­pho­rique le por­trait de ce « guide » des lettres poé­tiques (qu’il fut pour ce dis­ciple qui le chante aus­si, trace d’un déjeu­ner athé­nien : Dervis Bournias) :

 

Titos conti­nue Homère entre les îles car elles seules sont nos uto­pies.

Titos apprend l’espace entre les mots où le poème se fau­file avec ses mor­ceaux de vie.

Titos est le feu cen­tral dans la répu­blique clan­des­tine des Prométhée.

 

Toujours très riche, le par­tage des voix donne à lire des textes de Forgeot, Machet,Villani, De Breyne…

 

Le prin­temps avait l’œil fou/​ d’un éta­lon en rut (L. Tirgilas)
J’ai gran­di dans une grotte
Il fai­sait noir je n’y voyais rien

Dans un âtre de langues et de lèvres chaudes

J’étais dans une grotte nomade C.Forgeot)

 

Dans « Voix d’ailleurs », l’on suit les errances du poète péru­vien Diego Valverde Villena :

Le quin­qua­gé­naire voyage autour des mots, autour du monde (de Lübeck à la soli­tude du pays) retourne en « enfance » : « Un enfant foui­neur qui de soi/​ veut tout savoir ».

« Perdido/​ aban­don­na­to entre filas extra­nas » : Perdu/​ aban­don­né dans des ran­gées étranges.

 

Le numé­ro de 160 pages est une copieuse livrai­son qui se com­plète de beaux textes de Blot, Cosnay, ain­si que de notes de lec­tures de poèmes récents (Badescu, Fustier, Ughetto, Ber…)

 

*

 

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Philippe Leuckx

Né à Havay en 1955. Etudes de lettres romanes.
Membre de l’Association des Ecrivains belges.
Critique dans plu­sieurs revues et blogs (Journal des poètes, Francophonie vivante, Bleu d’encre, poe­zi­bao, Les Belles Phrases, revue Texture…)

Prix Emma-Martin 2011.

Auteur d’une tren­taine de livres et pla­quettes de poé­sie : Une ombreuse soli­tude, Comme une épaule d’ombres, Le frau­deur de poèmes, Le fleuve et le cha­grin, Touché cœur, Une espèce de tour­ment ?, Rome rumeurs nomades, Selon le fleuve et la lumière, Un pié­ton à Barcelone, Rome à la place de ton nom, D’enfances…

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