> RENCONTRE AVEC BERTRAND LACARELLE

RENCONTRE AVEC BERTRAND LACARELLE

By | 2018-01-22T18:41:21+00:00 2 septembre 2017|Categories: Rencontres|

 

AUTOUR DE : LA TAVERNE DES RATÉS DE L'AVENTURE

 

Recours au Poème : Bonjour Bertrand Lacarelle. Les édi­tions Pierre-Guillaume de Roux ont fait paraître, fin 2015, votre der­nier ouvrage La taverne des ratés de l'aventure, un livre qui pour­rait paraître inclas­sable – il n'est pas un roman, il n'est pas un essai, il n'est pas un poème – mais un livre tota­le­ment pal­pi­tant, abso­lu­ment fas­ci­nant bref, un livre vivant. Pourriez-vous nous dire l'ambition qui est la vôtre lorsque ce livre vous mobi­lise ?

Bonjour et mer­ci de me rece­voir. Le livre pré­cé­dent, Arthur Cravan, pré­ci­pi­té, s'achevait sur un long poème en vers libres racon­tant mon expé­di­tion sur les traces du poète-boxeur au Mexique. J'avais pris des notes sur le moment, mais je ne vou­lais pas faire un simple récit de voyage. C'est peut-être de l'orgueil, mais c'est aus­si pour des rai­sons pra­tiques, cela me parais­sait plus simple. La poé­sie, après tout, est une forme de nota­tion de la vie. Les années qui ont sui­vi, j'ai pris énor­mé­ment de notes, cette fois-ci en voya­geant dans les livres, autour de deux mots : le cœur, l'aventure. Inutile de vous expli­quer pour­quoi dans les années 2010 en Europe ces deux mots étaient deve­nus une obses­sion. Je parle d'obsession mais je pour­rais par­ler aus­si de para­noïa. En effet, je n'avais pas spé­cia­le­ment de pro­gramme de lec­ture, je sui­vais mes intui­tions, mais tous les livres que je lisais, comme par hasard, ren­fer­maient ces mots et m'offraient cita­tions et matière à réflexion.

À l'origine de l'aventure, bien sûr, il y a Stanislas Rodanski dont je lisais tout à l'époque. Le titre est une cita­tion de l'un de ses livres étranges, Des proies aux chi­mères je crois. Un autre, publié récem­ment, s'appelle Le Club des ratés de l'aventure. Bref, après Jacques Vaché et Cravan, je ne vou­lais pas faire un troi­sième essai lit­té­raire sur un « mau­dit », un « astre noir », ou autre « sui­ci­dé de la socié­té », et puis j'étais ten­té par le « roman » ou le « récit ». J'ai donc réuni mes notes sur Rodanski et mes notes sur le cœur et l'aventure, les deux pro­jets pro­cé­dant l'un de l'autre. Un récit, dans une taverne de la rue Gît-le-coeur où le livre s'écrit, fai­sait le lien. Mon ambi­tion ? Utiliser toutes mes notes. Non, mon ambi­tion, c'était de me réveiller et de réveiller les lec­teurs, et de conci­lier poé­sie et action.

 

Cette ambi­tion nous semble tota­le­ment réa­li­sée et nous ne pou­vons espé­rer davan­tage que votre livre tombe entre les mains du plus grand nombre de lec­teurs pos­sibles car non seule­ment il réveille, mais il réveille par la caresse éblouis­sante de la beau­té. Attardons-nous donc sur cette notion de réveil. Vous réveillez, dites-vous. Faites-vous allu­sion à la dimen­sion poli­tique incluse dans les pages de ce que l'on peut appe­ler un chant ?

Dans la situa­tion où nous sommes, la pré­émi­nence de la tech­nique, des machines, et la domi­na­tion de ceux qui pensent les maî­tri­ser, des oli­garques, il me paraît dif­fi­cile de chan­ter sans dimen­sion poli­tique. À chaque époque son com­bat et les poètes sont tou­jours en pre­mière ligne. Les trou­vères ne chan­taient pas que l'amour cour­tois (ce qui est déjà poli­tique, après tout), puis il y a eu Villon et puis La Boétie lut­tant contre la ser­vi­tude volon­taire. Dans mon livre je cite Henry Miller qui a cette belle injonc­tion : « Que le monde s'éveille ! Vous n'avez qu'à vous répé­ter cela cinq fois par jour pour deve­nir un anar­chiste accom­pli », mais aus­si le hur­le­ment déses­pé­ré de Zack de la Rocha (Rage against the machine) : « Wake up ! »… Tout cela naît d'une inquié­tude de com­bat. L'un des fils rouges est la com­pa­rai­son de nous autres avec les morts-vivants, que j'appelle plus pré­ci­sé­ment les « vivants-morts », car nous avons l'impression d'être vivants, en consom­mant, en com­mu­ni­quant à tout va. Le cinéaste George Romero a très intel­li­gem­ment uti­li­sé les morts-vivants comme une para­bole de notre condi­tion. L'homme moderne fonc­tionne comme une machine, le cer­veau est l'ordinateur qui le met en mou­ve­ment, il réagit à des impul­sions (dési­rs télé­gui­dés, etc.). Le cœur et l'intelligence du cœur sont mena­cés, car dan­ge­reu­se­ment contre-pro­duc­tifs, inquan­ti­fiables, non-ration­nels. Le poète est celui qui fait battre le cœur, qui le réveille. Le cœur, le corps, la réa­li­té, voi­là où com­mence la nou­velle aven­ture.

 

Revenons au cœur, à l'aventure. Dans la socié­té du spec­tacle, dans cette ver­sion de la vie inté­gra­le­ment pas­sée dans la repré­sen­ta­tion, la parole du poète peut-elle échap­per à la culture tota­li­taire ? Comment peut-elle nour­rir la Cité ?

C’est notam­ment pour échap­per au piège de l’image, à la satu­ra­tion, que Rodanski a, je pense, choi­si de s’exiler dans un hôpi­tal psy­chia­trique, et ce jusqu’à sa mort en 1981. Je ne sais s’il a lu Debord. Il ten­tait en revanche, men­ta­le­ment, de rejoindre la cité idéale de Shangri-La, où le temps ne passe plus, où l’argent n’existe pas, où l’on vit entou­ré d’œuvres d’art (dans le film de Capra). Il a quit­té la Cité dont vous par­lez. Le poète aujourd’hui est inau­dible, il n’a jamais été aus­si ridi­cu­li­sé, ou alors ses œuvres sont jetées en pâture dans le métro au même titre que ceux des slam­meurs ou des poètes du dimanche sélec­tion­nés par je ne sais quel jury sym­pa. Plus per­sonne ne connaît par cœur des vers de poètes contem­po­rains. À l’école on en est res­té à Prévert. À un cli­ché de Prévert. Voilà la culture tota­li­taire : la culture du cli­ché. Le poète est enfer­mé dans un cli­ché, comme jamais aupa­ra­vant. Et le poète s’est enfer­mé lui-même dans ce cli­ché. Le poète s’est cari­ca­tu­ré dans une poé­sie abs­traite et concep­tuelle, dans une poé­sie pour poètes, à dis­po­si­tion spa­tiale, à blancs, à ponc­tua­tion ou absence de ponc­tua­tion, une poé­sie de typo­graphes, une poé­sie du spec­tacle, fina­le­ment. Un spec­tacle sans spec­ta­teurs. Les inven­tions, c’est bien, mais com­ment rete­nir un poème à trous, sans rythme, sans musique ? Les poètes se sont sui­ci­dés, en quelque sorte, en oubliant que la poé­sie est une chose vivante, une parole avant tout, comme vous dîtes, et qui peut se trans­mettre ora­le­ment. Mais il y a sûre­ment des poètes aujourd'hui pour retrou­ver le sang et le cœur des che­va­liers-poètes du Moyen-âge, des Bertran de Born, ou même des Arthur Cravan des années 10, c’est-à-dire des poètes qui ne res­semblent pas à des poètes, qui ne font pas de la poé­sie mais qui vivent poé­ti­que­ment. Vivre poé­ti­que­ment, c’est exac­te­ment vivre contre la Cité. Vous me posez la ques­tion, mais vous connais­sez sans doute la réponse mieux que moi, puisque votre revue s’appelle Recours au Poème. Il faut retour­ner dans les forêts et puis reve­nir. On ver­ra bien ce que cela donne.
Justement, je viens de lire cela, d'un poète de l'Inquiétude, Matthieu Baumier : 

Dans le silence en cœur, de l'immobile.
En l'arbre,
Nous sommes allés.

 

Je me per­mets de tem­pé­rer un peu votre constat : des per­sonnes de ma connais­sance savent par cœur des poèmes d'aujourd'hui, par exemple du Xavier Bordes. Nous ne sommes pas, bien enten­du, dans les pro­por­tions qui réunis­saient les popu­la­tions médié­vales sur les par­vis des églises, mais cela dit quand même quelque chose. Ne serait-ce pas le signe, infi­ni­té­si­mal, que la moder­ni­té n'est appe­lée à régner que sur un temps fina­le­ment court ?

Pardon, je me suis un peu embal­lé… Je géné­ra­lise un peu trop, mais c’est que je parle de l’extérieur. Je reviens à votre ques­tion : comme dit Michel Zink à pro­pos du Moyen-âge, la vie était courte mais le temps était long. En effet, le pro­blème tient peut-être au fait que notre époque est celle de l’immédiateté et du flux conti­nu. Dans ces condi­tions, il est dif­fi­cile pour le poème de s’installer, dif­fi­cile pour la parole d’être enten­due et reçue dans le cœur. Vous deman­diez tout à l'heure si la parole du poète pou­vait échap­per à la culture tota­li­taire : oui, en échap­pant aux ins­tru­ments de cette « culture » de la vitesse.

 

Le fil rouge de votre livre, c'est Rodanski. Pouvez-vous le pré­sen­ter plus lar­ge­ment aux lec­teurs qui sou­hai­te­raient faire davan­tage connais­sance ?

Stanislas Rodanski est né en 1927 à Lyon, a été inter­né 27 ans plus tard à l’hôpital Saint-Jean de Dieu à Lyon et y est mort au bout de 27 ans. Son père pos­sé­dait des salles de ciné­ma. Sa deuxième nais­sance a eu lieu en 1937 lors de la pro­jec­tion de Lost Horizon de Franck Capra, où il décou­vrit Shangri-La. Après la guerre (camp de tra­vail en Allemagne), il s’engagera dans l’armée colo­niale avec l’espoir d’être para­chu­té en Indochine et de rejoindre cette ville. Raté. Déserteur, il ren­contre Jacques Hérold, Alain Jouffroy, André Breton, Julien Gracq. Il par­ti­cipe briè­ve­ment au sur­réa­lisme offi­ciel avec la revue dont il trouve le titre, qui résume bien sa per­son­na­li­té : NEON N’être rien Etre tout Ouvrir l’être. Il est exclu du mou­ve­ment avec Tarnaud et Jouffroy, en sou­tien à Victor Brauner. La revue ren­dait notam­ment hom­mage à Jacques Vaché, véri­table double pour Rodanski, et Cravan, soit les hérauts du sur­réa­lisme d’avant la Révolution sur­réa­liste. Rodanski est instable, pos­sède de nom­breux pseu­do­nymes (dont les révé­la­teurs Tristan et « Lancelo » sans t.), tente de se sui­ci­der avec une jeune femme, vole, boit, se drogue, fait de mul­tiples séjours dans des ser­vices psy­chia­triques avant l’internement final. Il est obsé­dé par les fait-divers, les images (se veut « tueur d’images »), réa­lise des col­lages, invente le poème tout-prêt tout-fait, sorte de cut-up avant l’heure mais en plus com­plexe, écrit des récits poé­tiques avec des pilotes d’avion (La Victoire à l’ombre des ailes, pré­fa­cée par Gracq), des des­pe­ra­dos, lui-même en quête de réa­li­té ou de véri­té, dans un cli­mat d'onirisme, d'ésotérisme et de para­noïa, d'extrême luci­di­té aus­si, comme Amiel qu'il lisait. L’une de ses devises est « Always straight and out­law » ; une autre, qui dit tout de lui : « Trop exi­geant pour vivre ».

 

Dans un cha­pitre inti­tu­lé Littérature ana­logue, et qui est peut-être un clin d'œil à Daumal, il est écrit : FUYEZ LE ROMAN/​SEULE LA/​POESIE/​EST DIGNE DE FOI. À l'heure où les librai­ries fran­çaises croulent sous les romans amé­ri­cains dont les auteurs pensent sans com­plexe que leurs his­toires concernent le lec­teur finis­té­rien, limou­sin ou anda­lou, com­ment la poé­sie d'un Rodanski peut-elle ébran­ler le mass-lec­to­rat anglo-saxon ?

Daumal, bien sûr, qui dans Le Mont Analogue a trou­vé le secret de l'écriture per­for­ma­tive, mais sans pou­voir ache­ver son livre et nous le déli­vrer tota­le­ment. Le per­son­nage qui dif­fuse le tract que vous citez est une sorte de mili­tant radi­ca­li­sé de la poé­sie, de conspi­ra­teur mys­tique pour qui les romans modernes sont des men­songes. Il pense que seule la poé­sie peut par­ler du réel. Rodanski était en quête de lui-même et plus pro­fon­dé­ment en quête de l’Etre. Il ne cher­chait pas à publier ses écrits, il les épar­pillait chez ses amis, puis, dans son asile il grif­fon­nait des cahiers dans un lan­gage de plus en plus idio­syn­cra­sique, comme Walser ou Artaud. Le lan­gage, les mots, comme des portes d’accès, mais des portes dont il faut d’abord trou­ver la clef. Où est la clef si elle n’est pas dans les mots ?

 

Nous sommes là au cœur du vrai sujet : les ratés de l'aventure ne sont des ratés que parce qu'ils ne cherchent aucune recon­nais­sance. C'est en ratant l'aventure qu'ils la réus­sissent, c'est-à-dire qu'ils approchent la réa­li­té de l'Etre. Ce constat pose deux ques­tions au moins : on dit que la poé­sie n'est plus nulle part dans un monde arrai­son­né par l'argent. Mais, n'est-ce pas plu­tôt l'homme moderne qui s'est absen­té de la poé­sie ?
D'autre part, au regard de la vio­lence d'un monde de plus en plus cor­ro­dé, votre livre n'incite-t-il pas cha­cun à situer au quo­ti­dien son propre contre-feu, à son âme défen­dant, sur la seule ligne de la langue ?

La poé­sie fait feu de tout bois, certes, et l'argent ou la vitesse du monde ne sont pas les seules res­pon­sables, même si elles occupent presque tota­le­ment l'homme. Les ratés de l'aventure sont des hommes contre-modernes parce qu'ils opposent leur ratage aux injonc­tions de réus­site occi­den­tale : par exemple, réus­sir sa car­rière. En ce sens, l'homme moderne a tout inté­rêt à s'absenter de la poé­sie, pour être bien pré­sent ailleurs. Il n'a pas inté­rêt, comme dirait Vaché, à avoir « le sens de l'inutilité théâ­trale (et sans joie) de tout ». Aussi, vous ne trou­ve­rez jamais un homme moderne pour écrire de la poé­sie sur son expé­rience mer­veilleuse de capi­taine d'entreprise ou de spor­tif de haut niveau, alors que les che­va­liers, encore une fois, chan­taient leurs exploits. Tout sim­ple­ment parce que la poé­sie fait mau­vais ménage avec l'Empire du Bien, dont par­lait Philippe Muray, ou l'idée de pro­grès ; elle repose sur des valeurs pro­fondes, celles qui naissent de l'âme ou du cœur et qui sont reliés à un ailleurs, à une trans­cen­dance.

Pour répondre à votre deuxième ques­tion, la maî­trise du lan­gage, ter­ri­ble­ment « réac­tion­naire » (il est aujourd'hui consi­dé­ré comme réac­tion­naire de connaître ne serait-ce que la gram­maire, la syn­taxe, l'étymologie, etc.) est une arme d'une puis­sance extra­or­di­naire, si elle ne suf­fit pas bien sûr à faire le poète. Le lan­gage ou la « langue », le « sen­ti­ment de la langue », comme dit Richard Millet, per­mettent de déjouer beau­coup de pièges, ceux de la pro­pa­gande, de la publi­ci­té, de la poli­tique. Ce sen­ti­ment, pour conti­nuer avec Millet, per­met de résis­ter au « désen­chan­te­ment du monde ». Mais le lan­gage est aus­si une forme de pri­son, la pri­son de l'action. Les ratés de l'aventure sont pris dans cet étau : poé­sie et aven­ture. Rodanski a réus­si à les récon­ci­lier, au prix de l'asile psy­chia­trique… Mais peut-être que notre monde est désor­mais si « cor­ro­dé », comme vous dites, que la poé­sie est la der­nière aven­ture véri­table, la plus évi­dente. Et je parle de poé­sie au sens large. La poé­sie, c'est-à-dire l'âme en action.

 

Il me semble qu'avec cette der­nière réponse, la porte s'est suf­fi­sam­ment entrou­verte pour sti­mu­ler le désir d'entrer dans votre livre pro­fond, qui, nous le disions au début de cet entre­tien, n'est pas un essai sur Rodanski mais un livre poli­tique. Vous l'avez publié chez Pierre Guillaume de Roux. Or dans votre Taverne, il est beau­coup ques­tion du père de Pierre-Guillaume, Dominique de Roux. Il y a ici une forte cohé­rence. Mais suf­fit-elle à expli­quer, vous qui êtes édi­teur chez Gallimard, le fait que votre livre n'ait pas été publié par votre employeur ?

J'évoque Dominique de Roux à pro­pos de Maison jaune, extra­or­di­naire essai poé­li­tique que j'ai lu dans la Taverne et qui, comme je le disais tout à l'heure à pro­pos des lec­tures para­noïaques, rejoi­gnait magni­fi­que­ment mes pré­oc­cu­pa­tions, et même sur la ques­tion de la forme. Mais mon livre est beau­coup moins « éso­té­rique », et je me repose encore assez sur ceux des autres. Mon ancien édi­teur Grasset et mon employeur Gallimard l'ont refu­sé. Pierre-Guillaume de Roux s'est impo­sé natu­rel­le­ment, non seule­ment comme le fils d'un grand édi­teur et poète aven­tu­rier, mais aus­si parce qu'il venait de lan­cer lui-même une aven­ture édi­to­riale ris­quée, après trente ans d'une brillante car­rière de décou­vreur dans dif­fé­rentes mai­sons.

 

Merci Bertrand Lacarelle.

Merci pour vos ques­tions, j'espère que nous pour­sui­vrons la dis­cus­sion en buvant du Spitz à la Taverne. Aux der­nières nou­velles, elle a quit­té la rue Gît-le-coeur pour renaître au milieu d'une clai­rière.

 

 

 

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Biographie : Bertrand Lacarelle, né en 1978 à Angers, auteur quin­quen­nal de Jacques Vaché (Grasset, 2005), Arthur Cravan, pré­ci­pi­té (Grasset, 2010), La Taverne des ratés de l'aventure (PGDR, 2015)

 

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Gwen Garnier-Duguy

Gwen Garnier-Duguy publie ses pre­miers poèmes en 1995 dans la revue issue du sur­réa­lisme, Supérieur Inconnu, à laquelle il col­la­bore jusqu’en 2005.
En 2003, il par­ti­cipe au col­loque consa­cré au poète Patrice de La Tour du Pin au col­lège de France, y par­lant de la poé­tique de l’absence au cœur de La Quête de Joie.
Fasciné par la pein­ture de Roberto Mangú, il signe un roman sur son œuvre, “Nox”, aux édi­tions le Grand Souffle.
2011 : “Danse sur le ter­ri­toire, amorce de la parole”, édi­tions de l’Atlantique, pré­face de Michel Host, prix Goncourt 1986.
2014 : “Le Corps du Monde”, édi­tions Corlevour, pré­fa­cé par Pascal Boulanger.
2015 : “La nuit phoe­nix”, Recours au Poème édi­teurs, post­face de Jean Maison.
En mai 2012, il fonde avec Matthieu Baumier le maga­zine en ligne Recours au poème, exclu­si­ve­ment consa­cré à la poé­sie.
Il signe la pré­face à La Pierre Amour de Xavier Bordes, édi­tions Gallimard, col­lec­tion Poésie/​Gallimard, 2015.