Yvon Le Men, La baie vitrée, Alda Merini, La folle de la porte à côté, Chantal Couliou, Du soleil plein les yeux

Par |2021-09-08T14:47:31+02:00 6 septembre 2021|Catégories : Critiques, Yvon Le Men|

 

Yvon Le Men der­rière sa baie vitrée

 

Un poète dans le con­fine­ment. Comme beau­coup d’écrivains, Yvon Le Men évoque ici son expéri­ence per­son­nelle de mise à l’écart for­cé du monde lors des pre­miers mois de la pandémie. Le voici der­rière la baie vit­rée de sa mai­son de Lan­nion avec cette peur « de tomber dans la mal­adie / comme on tombe dans un cauchemar ». Mais le poète sait aus­si nous men­er ailleurs.

Ecri­t­ure lap­idaire. Deux vers, trois vers, puis un blanc, puis de nou­veau deux vers, un vers… Comme pour témoign­er de cette vie en miettes que le/la Covid nous a imposée. Yvon Le Men nous par­le de sa « mai­son enroulée autour de ses fenêtres », des fenêtres qui devi­en­nent des hublots pour accéder à une nature envi­ron­nante faisant comme si de rien n’était. Car les oiseaux sont bien là,  tout à leurs occu­pa­tions (« la peur donne des ailes mais seule­ment aux oiseaux »), mais aus­si les fleurs du mois de mars, sans oubli­er ses deux pom­miers « côte à côte / branch­es à fleurs ».

Le poète a tout le temps de con­tem­pler, de s’émerveiller. Sa baie vit­rée – comme le nom l’indique – ouvre de larges per­spec­tives. Elle lui per­met d’élargir la focale, sauf quand les volets roulants se blo­quent et qu’il se trou­ve bru­tale­ment « con­finé dans le con­fine­ment ». Heureuse­ment un arti­san vien­dra. « J’avais besoin de ses mains ». Oppor­tune vis­ite d’un répara­teur accueil­li comme le Messie. « J’avais besoin / de quelqu’un / d’un besoin d’humanité ». Besoin, aus­si, du « pain de mots / pro­duit de pre­mière néces­sité » dont il est pro­vi­soire­ment privé quand il casse acci­den­telle­ment son téléphone.

Yvon Le Men, La baie vit­rée, édi­tions Bruno Doucey,  153 pages, 16 euros.

Mais le poète n’est pas là pour s’apitoyer sur son cas per­son­nel. Il sait que le drame s’installe aux alen­tours. « La vieille dame qui est morte / hier // n’a pas vu la clo­chette / seule // par­mi les primevères ». Cette mor­tal­ité galopante (« les morts débor­dent ») le ramène à une expéri­ence intime de la mort à tra­vers la fig­ure d’un père trop tôt dis­paru. Mais s’il se met à l’écoute d’un passé douloureux, il ne se can­tonne pas pour autant à son pré-car­ré tré­gorois. Le voici en cor­re­spon­dance avec un ami chi­nois. « J’étais inqui­et pour lui / hier // Il est inqui­et pour moi/aujourd’hui. »

Elar­gis­sant encore plus son champ de vision, Yvon Le Men nous fait envis­ager notre belle planète bleue (aujourd’hui bien abimée) à tra­vers le regard de spa­tio­nautes. L’art de pren­dre de la hau­teur. Et il cite Jean-Loup Chré­tien par­lant de notre planète terre : « Seul un enfant dans son inno­cence pour­rait appréhen­der la pureté et la splen­deur de cette vision ». C’est, sans aucun doute, cet émer­veille­ment que le poète nous invite, en dépit de tout, à retrou­ver. Et si la pandémie en était l’occasion ! Au fond, laver notre regard sur le monde pour que, à l’image de son ami poète Claude Vigée, récem­ment dis­paru, on sache écouter chanter le rouge-gorge « dans l’amandier / invisible ».

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Alda Meri­ni : « La folle de la porte à côté »

 

C’est une grande écrivaine ital­i­enne mais son œuvre de prosatrice et poétesse reste encore mécon­nue en France. Alda Meri­ni (1931–2009) sort des sen­tiers bat­tus à la fois par son approche de la vie et de l’écriture. Il faut dire que son des­tin a été plutôt par­ti­c­uli­er puisque, atteinte de trou­bles bipo­laires, elle a effec­tué des séjours en hôpi­tal psy­chi­a­trique. Le titre du livre pub­lié aujourd’hui en France (pré­face de Gérard Pfis­ter) témoigne de cette « spé­ci­ficité ». Elle y mêle sou­venirs, réflex­ions, poèmes, avec cet art con­som­mé de la provo­ca­tion qui était le sien.

Vous avez dit folle ? « Je suis né le vingt-et-un du print­emps / mais je ne savais pas que naître folle, / ouvrir les mottes, / pou­vait déchaîn­er la tem­pête  », écrit-elle. Mais surtout, plus loin, elle retourne mali­cieuse­ment la ques­tion : « Je fais tout pour être sem­blable à la folle de la porte à côté, vu qu’elle est inco­hérente et folle, mais que tous l’admirent ».Sur l’hôpital psy­chi­a­trique (qui sera en réal­ité son seul foy­er) elle tient un dis­cours, lucide, que l’on n’attend pas for­cé­ment. « Asile est un mot bien plus grand / que les gouf­fres obscurs du rêve, / et pour­tant quelque­fois venait au temps, / un fil­a­ment d’azur ou la chanson/lointaine d’un rossig­nol ou s’entrouvrait / ta bouche mor­dant dans l’azur / le men­songe féroce de la vie ».

Alda Meri­ni a pub­lié son pre­mier livre, La pre­sen­za de Orfeo  à 22 ans. Il est salué dès sa sor­tie par Pasoli­ni lui-même. Son œuvre majeure, La ter­ra san­ta, sor­ti­ra en 1984. Mais sa vie d’écrivain restera chao­tique. Elle recevra le pres­tigieux prix Librex Mon­tale en 1993. Mais en 2004 la voilà de nou­veau internée.

Alda Meri­ni, La folle de la porte à côté, Arfuyen, 210 pages, 17 euros

Entre-temps, elle aura mené une vie plutôt débridée, notam­ment sur le plan sex­uel. Provo­ca­trice, elle écrit : « Il n’y aucune dif­férence entre moi et la dernière des pros­ti­tuées du monde. Pourquoi suis-je dans un hôtel qui loue à l’heure, pourquoi ai-je besoin d’un logeur ? Parce que, moi aus­si, je veux être louée, achetée, ven­due, insultée ». L’éditeur peut donc par­ler, à pro­pos de ce livre, d’une « auto­bi­ogra­phie fan­tas­mée et lucide, folle­ment romanesque, et, en dépit de tout, pro­fondé­ment joyeuse ». D’ailleurs, Alda Meri­ni le dit elle-même : « Celui qui m’a affublée de l’épithète un peu douloureuse de « poétesse de l’amour » s’est trompé. Je n’ai jamais été une femme d’amour et pas non plus une femme futile, mais une femme d’action qui n’a écrit sur l’amour que par néces­sité, comme un cri de vengeance. Parce que l’amour incite à la vengeance ».

  

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Chan­tal Couliou : « Du soleil plein les yeux »

 

« Au papil­lon je pro­pose / d’être mon com­pagnon / de voy­age ». En intro­duisant son recueil par ce haïku du Japon­ais Shi­ki, la Brestoise Chan­tal Couliou nous entraîne dans son pro­pre voy­age au cœur d’un périmètre fin­istérien bal­isé par quelques lieux emblé­ma­tiques comme les Monts d’Arrée ou le phare du Créac’h. L’essentiel, pour­tant, n’est pas le lieu (dans sa pré­ci­sion géo­graphique) mais plutôt l’ambiance ou l’atmosphère d’un ter­ri­toire que la poétesse habite assidu­ment dans la tra­ver­sée des saisons et dont les prin­ci­paux points de repère sont l’école, le jardin pub­lic, le pont et le port, la plage et la dune… Autant de matières pre­mières pour haïku, un genre poé­tique que Chan­tal Couliou pra­tique fidèle­ment depuis des années. « Ren­trée des class­es / les mots sur le tableau / effacés par le soleil ».

C’est la pro­fesseure des écoles – qu’elle est dans le civ­il – qui nous livre ici con­crète­ment son vécu à tra­vers ces quelques nota­tions ellip­tiques qui font le charme du haïku. « Dans la cour d’école / un moineau esseulé — / marelle sous la neige ». Oui, la neige est là en hiv­er, si rare pour­tant dans le Nord-Fin­istère, mais dont la rareté même  fait tout son prix quand on est haïjin : « Ipod aux oreilles / le joggeur en short / sous l’averse de neige ». Ou encore ceci : « Dans la boîte à let­tres / quelques cat­a­logues de Blanc / recou­verts de neige ».

Passé l’hiver avec ses brumes, sa pluie et ses « rafales de vent » comme il sied à la ville de Brest, voici le print­emps et « les fris­sons des jon­quilles », « l’insolence des camélias » ou encore « la marée jaune » des champs de colza. Mais le vent est tou­jours là qui « retourne les para­pluies ». A lire Chan­tal Couliou on a la sen­sa­tion – et c’est heureux – de saisons tou­jours bien tranchées, en dépit des change­ments cli­ma­tiques qui font aujourd’hui fleurir les camélias de print­emps à la fin de l’automne.

Chan­tal Couliou, Du soleil plein les yeux, Unic­ité, 87 pages, 13 euros

L’été peut arriv­er dans son « odeur de gril­lades » même si dans les jardins « le fou­et de la pluie » peut tou­jours faire son œuvre. Et quand ses pas l’amènent sur la côte, Chan­tal Couliou s’interroge : « Sur la dune/une mul­ti­tude de petits chemins/lequel choisir ? » Une autre fois, par­tie sur la grande île voi­sine qu’on devine être Oues­sant, elle s’amuse en écrivant : « Sur l’île, noirs ou blancs/compter les mou­tons — /un bon som­nifère ». Ain­si va la vie sous les cieux capricieux du Ponant. Chan­tal Couliou en est le témoin atten­tif, tou­jours en état de veille comme elle l’est aus­si auprès des êtres chers : « Ma mère/comme les feuilles mortes — /poumon en berne ».

Présentation de l’auteur

Alda Merini

Alda Meri­ni est née le et a dis­paru le à Milan. C’est une poétesse et femme de let­tres ital­i­enne con­tem­po­raine, per­son­nage impor­tant du milieu cul­turel ital­ien de son époque. Elle est con­sid­érée comme la plus grande poétesse ital­i­enne du xxe siè­cle. Le prési­dent de la République ital­i­enne, Gior­gio Napoli­tano la définit une « inspirée et limpi­de voix poétique ».

© Crédits pho­tos (sup­primer si inutile)

  • Bib­li­ogra­phie 
  • La pre­sen­za di Orfeo, Schwarz, Milan, 1953
  • Pau­ra di Dio, Schei­willer, Milan, 1955
  • Nozze romane, Schwarz, Milan, 1955
  • Tu sei Pietro, Schei­willer, Milan, 1966
  • Des­ti­nati a morire, Lal­li, Pog­gi­bon­si, 1980
  • Le rime pet­rose, edi­zione pri­va­ta, 1983
  • Le satire del­la Ripa, Lab­o­ra­to­rio Arti Visive, Taran­to, 1983
  • Le più belle poe­sie, edi­zione pri­va­ta, 1983
  • La Ter­ra San­ta, Schei­willer, Milan, 1984
  • La Ter­ra San­ta e altre poe­sie, Lacai­ta, 1984
  • L’al­tra ver­ità. Diario di una diver­sa, Schei­willer, Milan, 1986
  • Fogli bianchi, Bib­liote­ca Comini­ana, 1987
  • Tes­ta­men­to, a cura di Gio­van­ni Raboni, Cro­cetti, 1988
  • Delirio amoroso 1989
  • Il tor­men­to delle fig­ure, 1989
  • Delirio amoroso, il Melan­go­lo, Gênes, 1990
  • Il tor­men­to delle fig­ure, Gênes, Il Melan­go­lo, 1990.
  • Le parole di Alda Meri­ni, Rome, Stam­pa alter­na­ti­va, 1991
  • Vuo­to d’amore, Turin, Ein­au­di, 1991.
  • Valz­er, Ts. 1991
  • Baloc­chi e poe­sie, Ts. 1991.
  • Cinque poe­sie, Mar­i­ano Comense, Bib­liote­ca comu­nale, 1992
  • Ipotenusa d´amore, Milan, La Vita Felice, 1992
  • La palude di Man­ganel­li o il monar­ca del re, Milan, La Vita Felice, 1992
  • La vita felice: aforis­mi, Osna­go, Pul­ci­noele­fante, 1992
  • La vita più facile: Aforis­mi, Osna­go, Pul­ci­noele­fante, 1992
  • Aforis­mi, Nuove Scrit­ture, 1992
  • La pre­sen­za di Orfeo (Pau­ra di Dio, Nozze Romane, Tu sei Pietro), Milan, Schei­willer, 1993
  • Le zolle d´acqua. Il mio nav­iglio, Cer­nus­co sul nav­iglio (Milan), Monte­d­it, 1993
  • Rime dan­tesche, Cre­ma, Divul­ga, 1993
  • Se gli angeli sono inqui­eti. Aforis­mi, Flo­rence, Shake­speare and Com­pa­ny, 1993
  • Titano amori intorno, Milan, La Vita Felice, 1993
  • 25 poe­sie auto­grafe, Turin, La cit­tà del sole, 1994
  • Reato di vita. Auto­bi­ografia e poe­sia, Milan, Melu­sine, 1994
  • Il fan­tas­ma e l´amore, Milan, La Vita Felice, 1994
  • Bal­late non pagate, Tori­no, Ein­au­di, 1995
  • Doppio bacio mor­tale, Falop­pio, Lieto­col­lelib­ri, 1995
  • La paz­za del­la por­ta accan­to, Milan, Bom­piani, 1995
  • Let­tera ai figli, Falop­pio, Lieto­col­lelib­ri, 1995
  • Sog­no e poe­sia, Milan, La Vita Felice, 1995
  • Aforis­mi, Milan, Pul­ci­noele­fante, 1996
  • La paz­za del­la por­ta accan­to, Milan, Mon­dadori, 1996
  • La Ter­ra San­ta: (Des­ti­nati a morire, La Ter­ra San­ta, Le satire del­la Ripa, Le rime pet­rose, Fogli bianchi) 1980–987, Milan, Schei­willer, 1996
  • La vita facile: sil­l­abario, Milan, Bom­piani, 1996
  • Refusi, Bres­cia, Zanet­to, 1996
  • Un poeta riman­ga sem­pre solo, Milan, Schei­willer, 1996
  • Immag­i­ni a voce, Motoro­la, 1996
  • La vita felice: sil­l­abario, Milan, Bom­piani, 1996
  • Un´anima indocile, Milan, La Vita Felice, 1996
  • Sog­no e poe­sia, Milan, La Vita Felice, 1996
  • La vita facile: aforis­mi, Milan, Bom­piani, 1997
  • L´altra ver­ità. Diario di una diver­sa, Milan, Riz­zoli, 1997
  • La volpe e il sipario, Leg­na­go, Girar­di, 1997, (ISBN 88–17–86471–4)
  • Le più belle poe­sie di Alda Meri­ni, Milan, La Vita Felice, 1997
  • Orazioni pic­cole, Syra­cuse, Edi­zioni del­l’a­ri­ete, 1997
  • Cur­va in fuga, Sir­a­cusa, Edi­zioni dell´ariete, 1997
  • Ringrazio sem­pre chi mi dà ragione. Aforis­mi di Alda Meri­ni, Viter­bo, Stam­pa Alter­na­ti­va, 1997
  • 57 poe­sie, Milan, Mon­dadori, 1998
  • Fav­ole, Orazioni, Sal­mi, scrit­ti rac­colti da Emil­iano Scalvi­ni, Son­ci­no, Editrice la Libraria, 1988
  • Eter­na­mente vivo, Cor­bet­ta, L´incisione, 1998
  • Fiore di poe­sia (1951–1997) (a cura di Maria Cor­ti), Tori­no, Ein­au­di, 1998, (ISBN 88–06–17377–4)
  • Let­tere a un rac­con­to. Prose lunghe e bre­vi, Milan, Riz­zoli, 1998
  • Aforis­mi e magie, Milan, Riz­zoli, 1999
  • Il ladro Giuseppe. Rac­con­ti degli anni ses­san­ta, Milan, Schei­willer, 1999
  • L´uovo di Saf­fo. Alda Meri­ni e Enri­co Baj, Milan, Colophon, 1999
  • La poe­sia luo­go del nul­la, Lec­ce, Man­ni, 1999
  • Le ceneri di Dante: con una bugia sulle ceneri, Osna­go, Pul­ci­noele­fante, 1999
  • L´anima innamora­ta, Milan, Frassinel­li, 2000
  • Super­ba è la notte, Turin, Ein­au­di, 2000
  • Due epitaffi e un tes­ta­men­to, Osna­go, Pul­ci­noele­fante, 2000
  • Van­ni ave­va mani lievi, Arag­no, 2000
  • Le poe­sie di Alda Meri­ni, Milan, La Vita Felice, 2000
  • Tre aforis­mi, Osna­go, Pul­ci­noele­fante, 2000
  • Amore, Osna­go, Pul­ci­noele­fante, 2000
  • Van­ità amorose, Bellinzona, Edi­zioni Sot­toscala, 2000
  • Colpe d´immagini, Milan, Riz­zoli, 2001
  • Cor­po d´amore: un incon­tro con Gesù, Milan, Frassinel­li, 2001
  • Folle, folle, folle d´amore per te, Milan, Salani, 2002
  • Maledi­zioni d´amore, Acqua­vi­va delle Fonti (Ba), Acqua­vi­va, 2002
  • Il par­adiso, Osna­go, Pul­ci­noele­fante, 2002
  • Ani­ma, Osna­go, Pul­ci­noele­fante, 2002
  • Ora che vedi Dio, Osna­go, Pul­ci­noele­fante, 2002
  • Un aforis­ma, Osna­go, Pul­ci­noele­fante, 2002
  • La vita, Osna­go, Pul­ci­noele­fante, 2002
  • Una poe­sia, Osna­go, Pul­ci­noele­fante, 2002
  • Mag­ni­fi­cat: un incon­tro con Maria, Milan, Frassinel­li, 2002
  • Invet­tive d´amore e altri ver­si, Turin, Ein­au­di, 2002
  • Il maglio del poeta, Lec­ce, Man­ni, 2002
  • La carne degli angeli, Milan, Frassinel­li, 2003
  • Più bel­la del­la poe­sia è sta­ta la mia vita, Tori­no, Ein­au­di, 2003
  • Delirio Amoroso, Gênes, Il Nuo­vo Melan­go­lo, 2003
  • Alla tua salute, amore mio: poe­sie, aforis­mi, Acqua­vi­va delle Fonti (Ba), Acqua­vi­va, 2003
  • Poe­ma di Pasqua, Acqua­vi­va delle Fonti (Ba), Acqua­vi­va, 2003
  • Il mas­cal­zone veronese, Acqua­vi­va delle Fonti (Ba), Acqua­vi­va, 2003
  • Let­tera a Mau­r­izio Costan­zo, Falop­pio, Lieto­col­lelib­ri, 2003
  • La clin­i­ca dell´abbandono, Turin, Ein­au­di, 2004
  • Cartes (Des), Vico­lo del Pavone, 2004
  • Dopo tut­to anche tu, San Mar­co dei Gius­tini­ani, 2004
  • El Dis­as­ter, Acqua­vi­va delle Fonti (Ba), Acqua­vi­va, 2004
  • Let­tera ai bam­bi­ni, Falop­pio, Lieto­col­lelib­ri, 2004
  • La volpe e il sipario. Poe­sie d´amore, Milan, Riz­zoli, 2004
  • La voce di Alda Meri­ni. La dis­misura dell´anima. Audi­oli­bro. CD audio. Milan, Crocetti,2004
  • Poe­ma del­la croce, Milan, Frassinel­li, 2004
  • Uomi­ni miei, Milan, Frassinel­li, 2005
  • Il Tavor, Acqua­vi­va delle Fonti (Ba), Acqua­vi­va, 2005
  • Sono nata il ven­tuno a pri­mav­era. Diario e nuove poe­sie, Lec­ce, Man­ni. 2005
  • La pre­sen­za di Orfeo — La Ter­ra San­ta, Milan, Schei­willer, 2005
  • Nel cer­chio di un pen­siero, Milan, Cro­cetti, 2005
  • Io dor­mo sola, Acqua­vi­va delle Fonti (Ba), Acqua­vi­va, 2005
  • Figli e poe­sie, Acqua­vi­va delle Fonti (Ba), Acqua­vi­va, 2005
  • Le briglie d´oro. Poe­sie per Mari­na 1984 — 2004, Milan, Schei­willer, 2005
  • La famosa altra ver­ità, Acqua­vi­va delle Fonti (Ba), Acqua­vi­va, 2006
  • L´Altra ver­ità diario di una diver­sa, Milan, Riz­zoli, 2006
  • Let­tere di Pasoli­ni, Acqua­vi­va delle Fonti (Ba), Acqua­vi­va, 2006
  • Recueil traduits en français
  • Après tout même toi / Dopo tut­to anche tu, Oxy­bia Edi­tions [archive], 2009
  • Délire amoureux / Delirio amoroso, Oxy­bia Edi­tions [archive], 2011
  • La Ter­ra San­ta, Oxy­bia Edi­tions [archive], 2013
  • Délit de vie, auto­bi­ogra­phie et poésie, tim buc­tu édi­tions [archive], 2015
  • La folle de la porte à côté, suivi de Con­ver­sa­tion avec Alda Meri­ni, tra­duc­tion de Monique Bac­cel­li, pré­face de Gérard Pfis­ter, édi­tions Arfuyen, 220 (ISBN 978–2‑845–90317‑3).
  • Notes et références

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

Présentation de l’auteur

Chantal Couliou

Chan­tal Couliou est née le à Vannes. Elle est pro­fesseur des écoles à Brest, et a pub­lié une trentaine de recueils de poésie. Elle est mem­bre de la Charte des auteurs et Illus­tra­teurs pour la jeunesse.

  • Bib­li­ogra­phie

 

  • Hori­zons hori­zons, SGDP, 1984
  • Désor­dre, Mai­son Rho­dani­enne de poésie, 1988
  • De l’algue à la pierre, Encres vives, 1997
  • Le chu­chote­ment des jours ordi­naires, l’Épi de sei­gles, 1997, Prix Press-Stances 1997
  • Mémoire de pierre, Encre vives, 1998
  • Petite suite pour un été, Fer de Chances, 1998
  • Les petites blessures de la nuit, Cahiers Frois­sart, 1998
  • Petits bon­heurs, Illus­tra­tions Claire Gar­ralon, Dé bleu, 1999
  • Des chemins de silence, Blanc Silex, 2000
  • Il y a des jours, Fer de Chances, 2001
  • Point d’attache, illus­tra­tions Dany Lecuy­er, Gros textes, 2003
  • Saint Denis, fenêtres ouvertes, pho­togra­phies Pierre Douzenel, PSD, 2003
  • Let­tres à Yvan, La Porte, 2003
  • Jours de pluie, Club Zéro, 2003
  • L’Avancée des jours, Éclats d’Encre, 2004
  • Car­net de petits bleus à l’âme, Les car­nets du dessert de lune, 2004
  • A fleur de silence, SOC & FOC, 2007 — Liste de référence “Lec­tures pour les col­légiens”, 2012, Min­istère de l’E­d­u­ca­tion Nationale
  • Au cœur du silence, Édi­tions La porte, 2008
  • Pour apprivois­er le vent, S’Édi­tions, 2008
  • Ciel de traîne, Édi­tions Clarisse,2008
  • La rumeur de l’hiv­er, Édi­tions Encres Vives, 2008
  • Le soleil est dans la lune, Édi­tions Corps Puce, 2008
  • Géo­gra­phie de l’eau, Édi­tions Corps Puce, Coll. Le Poémi­er, 2009
  • A cloche pied, Ter­tium édi­tions (jeunesse), 2009
  • Une poignée de mots et un peu de vent, Les Car­nets du Dessert de Lune, coll. Dessert, 2009
  • Le vieux vélo de Jules, édi­tions La Renarde Rouge , 2010
  • Rapa Nui, édi­tions Rafaël de Sur­tis, 2012
  • Au creux des îles, édi­tions Soc et Foc, 2012, Prix Camille Le Merci­er d’Erm décerné par l’As­so­ci­a­tion des Ecrivains Bretons
  • Vari­a­tions autour d’une île, édi­tions Encres Vives, Col­lec­tion Lieu, 2012
  • Cro­qués sur le vif, édi­tions Les Car­nets du Dessert de Lune, Col­lec­tion la luneestlà, 2012
  • Le temps est à la pluie, La Porte, 2014
  • Frag­ments d’al­pha­bet, Édi­tions Encres Vives, Col­lec­tion Blanche, 2016
  • Le chu­cho­tis des mots, Edi­tions Les Car­nets du Dessert de Lune, Col­lec­tion la luneestlà, 2016, Prix Joël Sadel­er — Ville de Bal­lon Saint Mars
  • Dans le silence de la mai­son, Edi­tions du Petit Pois, coll. Prime Abord, 2016
  • Le temps en miettes, Edi­tions Soc et Foc, 2017
  • Sans préavis, Edi­tions La Porte, 2017
  • Sens dessus dessous, haïkus en col­lab­o­ra­tion avec Régine Bobée et Choupie Moysan, édi­tions Envol­ume, 2018
  • Sur les ailes du poème, col­lec­tion AAA, édi­tions Voix Tis­sées, 2019
  • Légers fris­sons, col­lec­tion Tan­go, édi­tions Don­ner à Voir, 2019
  • Insu­laires (haïkus), col­lec­tion Dessert, édi­tions Les Car­nets du dessert de Lune, 2020
  • Dans les couliss­es du jardin, col­lec­tion AAA, édi­tions Voix Tis­sées, 2020
  • Du soleil plein les yeux (haïkus), édi­tions Unic­ité, 2020
  • Livre d’artiste
  • Grand large : encres et pas­tel, avec Mar­guerite Rol­land, CMJN édi­tions, 2013
  • Pluie sur les rochers, avec la plas­ti­ci­enne Choupie Moysan, L3V,mt-galerie, 2014
  • Seul le bleu demeure, avec Lydia Padel­lec ( acryliques) , édi­tions de la Lune bleue, 2017
  • Infi­ni et Un reste de lumière avec la plas­ti­ci­enne Maria Desmée, 2019, chez l’artiste
  • Papil­lotes, Ate­lier de Grou­tel, 2019
  • Mac­ules, illus­tra­tions de FIL, Les Ate­liers Mién­née de Lanouée édi­tions, 2019
  • Nou­velles
  • Une petite pluie : nou­velles, Les Décou­vertes de la Luci­ole, 2006
  • Péd­a­gogie et Poésie
  • La clé des mots, édi­tions Buis­son­nières, 2012
  • Pub­li­ca­tions de fich­es péd­a­gogiques (poésie et arts plas­tiques) dans la revue La Classe.

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

Présentation de l’auteur

Yvon Le Men

Textes

Yvon Le Men est l’auteur d’une œuvre poé­tique impor­tante, de qua­tre réc­its et deux romans. A Lan­nion où il vit, il a créé, en 1992, les ren­con­tres inti­t­ulées « Il fait un temps de poème ». En 1997, il y crée un espace poésie. De 2006 à 2008, il a pub­lié une chronique heb­do­madaire dans le jour­nal Ouest-France : « Le tour du monde en 80 poèmes ». Ses textes, livres ou antholo­gies, sont traduits dans une douzaine de langues. Il tra­vaille aus­si depuis de nom­breuses années dans les écoles, avec les enfants pour lesquels il a écrit. Il reçoit en 2012 le Prix Théophile Gau­thi­er de l’A­cadémie Française pour son recueil “A louer cham­bre vide pour per­son­ne seul” (Rougerie).

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

Rezâ Sâdeghpour, Yvon Le Men, Marc Baron

                 Rezâ Sâdegh­pour : « Le bris lent des bouteilles »   Il est Iranien. Il a trente-qua­tre ans et il est déjà recon­nu dans son pays comme un très grand poète. Rezâ Sâdegh­pour – avo­cat dans […]

Yvon Le Men : un poète à plein temps

          Prix Goncourt 2019 de poésie Yvon Le Men : un poète à plein temps   Il est une excep­tion dans le paysage poé­tique français. Yvon Le Men vit de la poésie […]

Yvon Le Men et Simone Massi, Les mains de ma mère

Les poèmes racon­­tent-ils des his­toires ? Oui, à coup sûr, sous la plume d’Yvon Le Men. Surtout quand ces poèmes par­lent de l’enfance et racon­tent des aven­tures famil­ières. Le poète bre­ton s’associe pour le […]

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Pierre Tanguy

Pierre Tan­guy est orig­i­naire de Lesn­even dans le Nord-Fin­istère. Ecrivain et jour­nal­iste, il partage sa vie entre Quim­per et Rennes. En 2012, il a obtenu, pour l’ensemble de son œuvre, le prix de poésie attribué par l’Académie lit­téraire de Bre­tagne et des Pays de la Loire. Ses recueils ont, pour la plu­part, été pub­liés aux édi­tions ren­nais­es La Part com­mune. Citons notam­ment “Haïku du chemin en Bre­tagne intérieure” (2002, réédi­tion 2008), “Let­tre à une moni­ale” (2005), “Que la terre te soit légère” (2008), “Fou de Marie” (2009). Dernière paru­tion : “Les heures lentes” (2012), Silence hôpi­tal, Edi­tions La Part com­mune (2017).

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