Stefan Zweig, La Vie d’un poète

Par |2022-03-06T07:48:38+01:00 21 décembre 2021|Catégories : Critiques, Stefan Sweig|

Ste­fan Zweig poète ? Voilà une bonne nou­velle car cet aspect de l’œuvre du grand écrivain autrichien est large­ment mécon­nu. Son œuvre poé­tique (trois livres) n’a jamais été pub­liée en français et l’on doit aujourd’hui aux édi­tions Arfuyen, avec une tra­duc­tion de l’allemand par Marie-Thérèse Kief­fer, la pub­li­ca­tion de plusieurs de ses poèmes. Ils sont accom­pa­g­nés d’écrits que Zweig (1881–1942) a lui-même con­sacrés à la poésie.

Ste­fan Zweig se fai­sait une idée émi­nente de la poésie. Il lui attribuait un car­ac­tère qua­si sacré, fai­sait des poètes « les servi­teurs et gar­di­ens de la langue », les assim­i­lant à « un ordre presque monas­tique au milieu du tapage de nos jours ». Il avait une admi­ra­tion sans bornes pour Rain­er Marie Rilke qui, selon lui, dans son Livre d’heures, « explique inlass­able­ment Dieu à tra­vers les sym­bol­es ». Il vouait aus­si un véri­ta­ble culte à Emile Ver­haeren, qu’il a fréquen­té per­son­nelle­ment. « Il m’a appris à chaque heure de mon exis­tence que seul un homme accom­pli peut être un grand poète ».

Mais Ste­fan Zweig se pose la ques­tion : « Des poètes de l’envergure de Rilke ou de quelques maîtres, de tels poètes si purs, si totale­ment voués à leur art, seront-ils encore pos­si­bles dans les tur­bu­lences et le désor­dre uni­versel de notre temps ? » Ques­tion qui tra­verse toutes les épo­ques, mais que Zweig ressent très pro­fondé­ment dans le con­texte de la Grande Guerre. Il en arrive même à se pos­er la ques­tion de la pos­si­bil­ité d’écrire de la poésie face à la boucherie de 14–18 (comme si l’on entendait, de façon pré­moni­toire, le ques­tion­nement d’Adorno sur la pos­si­bil­ité de la poésie après Auschwitz).

Quoi qu’il en soit, il appa­raît que Zweig n’a pas eu de vrai des­tin poé­tique per­son­nel. Il est con­nu avant tout pour ses essais, ses nou­velles, ses romans. En présen­tant les rap­ports que l’écrivain a entretenus avec la poésie, Gérard Pfis­ter souligne dans la pré­face au livre que « la dis­per­sion de ses activ­ités » a sans doute nui à sa créa­tion poétique.

Ste­fan Zweig, La vie d’un poète, Arfuyen, 189 pages, 17 euros.

 Il souligne aus­si que Zweig était plus un « obser­va­teur et ana­lyste » qu’un « lyrique et méta­physique ». Ses livres de poésie pub­liés en 1902, 1906 et 1926, n’ont donc pas con­nu l’écho que pou­vait espér­er leur auteur.

Dans ses poèmes, de fac­ture sou­vent clas­sique (avec rimes), Zweig nous par­le de ses rêves mais aus­si beau­coup de lieux, de voy­ages qu’il a pu effectuer en Ital­ie ou ailleurs : Venise, lacs de Côme, de Con­stance, de Zurich… mais aus­si le Taj Mahal ou une « île silen­cieuse » en Bre­tagne. « Du rivage j’entends les cloches / par-dessus les lan­des son­ner / et déjà je ne peux plus voir / les con­tours arrondis des tours ».

Gérard Pfis­ter par­le de Zweig comme d’un « chas­seur végé­tarien », au fond quelqu’un « qui n’a cessé de pour­suive le suc­cès dans des formes lit­téraires qui n’étaient pas son genre ». Car l’écrivain autrichien entendait répon­dre à un appel intérieur. Et la poésie répondait selon lui à « l’inquiétude pri­mor­diale et inhérente à tout homme ». Ce qu’il soulig­nait, à la fin de sa vie, dans l’un de ses derniers poèmes : « Le pressen­ti­ment de la nuit qui s’approche / n’a rien d’effrayant – il soulage ! / Le pur plaisir de con­tem­pler le monde, / seul le con­naît celui qui ne désire plus rien ».

Présentation de l’auteur

Stefan Zweig

Ste­fan Zweig Ste­fan Zweig naît le à Vienne. Avec son frère aîné, Alfred, il com­plète une famille qui « a voulu réus­sir son inté­gra­tion et tenu à don­ner une édu­ca­tion laïque ». Il est est élevé à Vienne, et est inscrit en au Max­i­m­il­ian Gym­na­si­um où il béné­fi­cie  d’un enseigne­ment sco­laire extrême­ment rigide. Il réus­sit à obtenir son bac­calau­réat en 1900. 

À dix-neuf ans il quitte le foy­er famil­ial pour une cham­bre d’é­tu­di­ant. Il s’in­téresse aux poètes, en par­ti­c­uli­er Rain­er Maria Rilke et Hugo von Hof­mannsthal, déjà adulés en dépit de leur jeune âge. Zweig s’es­saie lui-même à l’écri­t­ure, qui l’at­tire de plus en plus. Il com­pose plusieurs poèmes, dont une cinquan­taine vont être réu­nis dans un recueil, Les Cordes d’ar­gent, pub­lié en 1901. Même s’il reniera ensuite cette pre­mière pub­li­ca­tion, elle lui attire un suc­cès d’es­time, mais out­re ces poèmes, Zweig écrit égale­ment de courts réc­its, dont Dans la neige (Im Schnee), qui paraî­tra égale­ment en 1901 dans le jour­nal vien­nois sion­iste Die Welt.
Ses pre­miers essais, sous forme de feuil­leton au « rez-de-chaussée », sont pub­liés dans « Die Neue Freie Presse », dont le rédac­teur lit­téraire est Theodor Her­zl. ncour­agé par ces pre­miers suc­cès, mais doutant encore de son tal­ent, Zweig séjourne à Berlin. Il y décou­vre une autre avant-garde : les romans de Fiodor Dos­toïevs­ki et la pein­ture d’Edvard Munch. Il fréquente de nom­breux cer­cles, ren­con­tre Rudolph Stein­er. Avant la Pre­mière Guerre mon­di­ale, porté par sa curiosité, il fait de nom­breux voy­ages, par­court l’Europe, effectue de longs séjours à Berlin, Paris, Brux­elles.
Ses nom­breux voy­ages ne l’empêchent pas de pour­suiv­re ses activ­ités d’écrivain (un recueil de nou­velles est pub­lié en 1904), et de tra­duc­tion, notam­ment de Ver­laine, Émile Ver­haeren, qu’il a ren­con­tré à Brux­elles et dont la vital­ité, à l’op­posé de l’at­mo­sphère engoncée de Vienne, influ­encera durable­ment le jeune Zweig. Il ren­con­tre en l’écrivain français Romain Rol­land. Ils devien­dront des amis proches, unis par leurs intu­itions sur l’Europe et la cul­ture. Ils s’écrivent beau­coup : on a retrou­vé 520 let­tres de Ste­fan Zweig à Romain Rol­land et 277 let­tres de Romain Rol­land à Ste­fan Zweig.

Entre ces deux hommes, c’est l’his­toire d’une grande ami­tié, qui com­mence par une rela­tion de maître à dis­ci­ple. En 1927, ils célèbrent ensem­ble à Vienne le cen­te­naire de la mort de Beethoven, et c’est à l’ini­tia­tive de Ste­fan Zweig que Romain Rol­land fait par­tie des per­son­nal­ités invitées aux fes­tiv­ités et que ses arti­cles et son hom­mage à Beethoven parais­sent dans nom­bre de journaux.

Les années 1920 voient Zweig se con­sacr­er à une pro­duc­tion abon­dante : ce seront Trois Maîtres (Balzac, Dick­ens, Dos­toïevs­ki), Le Com­bat avec le démon (sur Kleist, Hölder­lin et Niet­zsche), et enfin Trois poètes de leur vie (essais sur Stend­hal, Casano­va et Tol­stoï) ; vien­dra plus tard La Guéri­son par l’e­sprit (sur Freud, — à qui il fait lire ses nou­velles avant paru­tion, et dont il rédi­g­era en 1939 l’o­rai­son funèbre —, Franz-Anton Mes­meret Mary Bak­er Eddy). Poly­glotte accom­pli, Zweig traduit de nom­breuses œuvres : de Charles Baude­laire, Arthur Rim­baud, Paul Ver­laine, John Keats… Il nour­rit toute sa vie une grande pas­sion pour les auto­graphes et les por­traits d’écrivains, qu’il collectionne.

L’ar­rivée au pou­voir d’Adolf Hitler vient boule­vers­er la vie de Zweig, qui a très tôt une con­science claire du ter­ri­ble dan­ger que représente le dic­ta­teur pour les Juifs, pour l’Autriche et pour toute l’EuropeRéfugié à Lon­dres, Zweig per­siste dans ses craintes et ses intu­itions. Il refuse de choisir son camp, comme Érasme en son temps, priv­ilé­giant la neu­tral­ité et la con­science indi­vidu­elle à l’aligne­ment sur un courant poli­tique. Il part pour le Brésil, pays qui lui avait fait une forte impres­sion, et où il avait été bien reçu. 

Avec l’en­trée en guerre des États-Unis en , Zweig perd de plus en plus espoir. Il n’en con­tin­ue pas moins son œuvre, dont Le Joueur d’échecs, bref roman qui sera pub­lié à titre posthume, et qui met pré­cisé­ment en scène un exilé autrichien que les méth­odes d’en­fer­me­ment et d’in­ter­roga­toire pra­tiquées par les nazis avaient poussé au bord de la folie. Han­té par l’inéluctabil­ité de la vieil­lesse, ne sup­por­t­ant plus l’asthme sévère de Lotte sa com­pagne, et morale­ment détru­it par la guerre mon­di­ale en cours, il décide qu’il ne peut plus con­tin­uer à assis­ter ain­si, sans recours, à l’ag­o­nie du monde. Le 22 févri­er 1942, après avoir fait ses adieux il met fin à ses jours.

© Crédits pho­tos Ste­fan Zweig (1881–1942), 1931; écrivain autrichien. Crédits : Trude Fleis­chmann (1895–1990).

Bib­li­ogra­phie 

Poésies

Cordes d’argent, Berlin, 1901 (Sil­berne Sait­en).

Les Couronnes pré­co­ces.

La Vie d’un poète : Poèmes et écrits sur la poésie, inédit en français, tra­duc­tion com­plète des poèmes et écrits sur la poésie de Zweig, édi­tion bilingue, traduit de l’all. par Marie-Thérèse Kief­fer, pré­face de Gérard Pfis­ter, Édi­tions Arfuyen, 186 p., Paris, 2021,  (ISBN 9782845903135)

Romans et nouvelles

Rêves oubliés (Vergessene Träume, nou­velle pub­liée en 1900 dans le Berlin­er Illus­tri­erte Zeitung).

Dans la neige (Im Schnee), 1901.

Une jeunesse gâchée, 1901.

Print­emps au Prater (Prater­früh­ling, nou­velle pub­liée à l’automne 1900 dans une revue lit­téraire mensuelle).

L’É­toile au-dessus de la forêt (Der Stern über dem Walde, écrit v. 1903).

Les Prodi­ges de la vie (Die Wun­der des Lebens, 1904, tr. fr. 1990).

L’Amour d’Eri­ka Ewald (Die Liebe der Eri­ka Ewald, 1904, tr. fr. 1990). Belfond/ Le livre de poche.

La Marche (Die Wan­derung, 1904).

La Scar­la­tine (Schar­lach, nou­velle pub­liée en mai-juin 1908).

Pre­mière épreuve de vie. Qua­tre his­toires du pays des enfants (Erstes Erleb­nis. Vier Geschicht­en aus Kinder­land, 1911) : Con­te cré­pus­cu­laire(Geschichte in der Däm­merung, tr. fr. 1931), La Gou­ver­nante (Die Gou­ver­nante, tr. fr. 1931), Brûlant secret (Bren­nen­des Geheim­nis, tr. fr. 1945) et Le Jeu dan­gereux (Som­mer­nov­el­ette, tr. fr. 1931).

Amok ou le Fou de Malaisie, recueil qui, dans sa ver­sion orig­inelle de 1922.

La Con­fu­sion des sen­ti­ments, recueil qui, dans sa ver­sion orig­inelle de 1927.

Vingt-qua­tre Heures de la vie d’une femme, 1927.

Un mariage à Lyon, recueil (1992) inclu­ant, out­re la nou­velle du même titre (Die Hochzeit von Lyon, publ. 8.1927).

La Peur, recueil (Angst, pub­lié en 1925, tr. fr. 1935).

Le Voy­age dans le passé (Die Reise in die Ver­gan­gen­heit / Wider­stand der Wirk­lichkeit, 1re pub­li­ca­tion par­tielle 1929, v. com­plète pub­liée en 1976, tr. fr. 2008).

Le Jeu dan­gereux, 1931.

Le Chan­de­lier enter­ré, recueil (1937).

Un soupçon légitime (War er es, nou­velle prob­a­ble­ment écrite entre 1935 et 1940, pre­mière pub­li­ca­tion 1987, tr. fr. 2009).

Les Deux Jumelles. Con­te dro­la­tique (Die gle­ich-ungle­ichen Schwest­ern, nou­velle publ. 1936 in recueil Kaleidoscop).

La Pitié dan­gereuse (Ungeduld des Herzens, 1939, tr. fr. 1939) — roman, le seul (au sens de la taille de l’œuvre) que l’auteur ait achevé.

Le Joueur d’échecs (Schachnov­el­le, nou­velle écrite par l’auteur durant les qua­tre derniers mois de sa vie, de novem­bre 1941 à févri­er 1942, publ. 1943 ; tr. fr. 1944, rév. 1981).

Un homme qu’on n’ou­blie pas (Ein Men­sch, den man nicht ver­gisst, nou­velle, publ. posth. 1948, tr. fr. 1990).

Won­drak (nou­velles: Won­drak, La scar­la­tine, Frag­ment d’une nou­velle, La dette, Un homme qu’on n’ou­blie pas, Rêves oubliés, Print­emps au Prater) . Tr. fr. Bel­fond 1990)/Le livre de poche.

Ivresse de la méta­mor­phose, roman inachevé (écrit en 1930/1931 et 1938/1939), pub­lié à titre posthume sous le titre orig­i­nal Rausch der Verwandlung.

La Vieille Dette, 1951.

Claris­sa, roman inachevé, retrou­vé dans les archives de Zweig en 1981, et por­tant la men­tion suiv­ante : « Vu à tra­vers l’expérience d’une femme, le monde entre 1902 et le début de la guerre » — la sec­onde, en l’occurrence ; tr. fr. 1992.

Le wag­on plom­béSur Maxime Gor­kiLe voy­age en Russie, Pay­ot 170 p.  (ISBN 978–2‑22891–768‑1).

Théâtre

La Mai­son au bord de la mer (Das Haus am Meer. Ein Schaus­piel in zwei Teilen, 1911).

Le Comé­di­en méta­mor­phosé. Un diver­tisse­ment du Roco­co alle­mand (Der ver­wan­delte Komö­di­ant. Ein Spiel aus dem deutschen Rokoko, 1913).

Jérémie. Drame en neuf tableaux (Jere­mias. Eine drama­tis­che Dich­tung in neun Bildern1916, tr. fr. 2014).

Légende d’une vie, (Leg­ende eines Lebens. Ein Kam­mer­spiel in drei Aufzü­gen, 1919, tr. fr. 2011).

Volpone (Ben Johnson’s Volpone. Eine lieblose Komödie in drei Akten, 1925, adap­ta­tion fr. de Jules Romains 1927, tr. de l’éd. orig. 2014).

L’Agneau du pau­vre. Tragi­comédie en trois actes (tr. fr. 1930), aus­si con­nu sous le titre Un caprice de Bona­parte. Pièce en trois actes (tr. fr. de Alzir Hel­la 1952) (Das Lamm des Armen. Tragikomödie in drei Akten, écrite 1929, créée 1930).

Adam Lux, 1993, 88 p.  (ISBN 978–2‑87775–065‑3).

Essais et biographies

Émile Ver­haeren : sa vie, son œuvre (Emile Ver­haeren, 1910), tr. fr. 1910.

Sou­venirs sur Émile Ver­haeren (Erin­nerun­gen an Emile Ver­haeren1917), tr. fr. 1931.

Marce­line Des­bor­des-Val­­more : son œuvre (Marce­line Des­bor­des-Val­­more — Das Lebens­bild ein­er Dich­terinMit Über­tra­gun­gen von Gisela Etzel-Kühn, 1920), tr. fr. 1928.

Romain Rol­land : sa vie, son œuvre (Romain Rol­land : der Mann und das Werk, 1921), tr. fr. 1929.

Trois Maîtres : Balzac, Dick­ens, Dos­toïevs­ki (Drei Meis­ter : Balzac, Dick­ens, Dos­to­jew­s­ki.

Le Com­bat avec le démon : Kleist, Hölder­lin, Nietzsche.

Les Très Rich­es Heures de l’hu­man­ité, 1927 (Stern­stun­den der Men­schheit - 14 textes de nature his­torique, dont les pre­miers furent pub­liés en 1927), tr. fr. de 12 textes 1939.

Trois poètes de leur vie : Stend­hal, Casano­va, Tol­stoï, 1937.

Joseph Fouché (Joseph Fouché. Bild­nis eines poli­tis­chen Men­schen, 1929), tr. fr. 1930.

La guéri­son par l’esprit: Mes­mer, Mary Bak­er-Eddy, Freud, 1982.

Marie-Antoinette (Marie Antoinette, Bild­nis eines mit­tleren Charak­ters, 1932), tr. fr. 1933.

Érasme, Grandeur et déca­dence d’une idée, 1935.

Marie Stu­art (Maria Stu­art, 1935), tr. fr. 1936.

Con­science con­tre vio­lence ou Castel­lion con­tre Calvin, 1936.

Mag­el­lan (Mag­el­lan. Der Mann und seine Tat, 1938), tr. fr. 1938.

Ameri­go : réc­it d’une erreur his­torique, 1944. 

Pays, villes, paysages. Ecrits de voy­age. Edi­tions Bel­fond, 1996.

Voy­ages. Réc­its. Edi­tions Bel­fond, 2000.

Le Brésil, Terre d’avenir (Brasilien. Ein Land der Zukun­ft, 1941), tr. fr. 1942.

Balzac, le roman de sa vie (Balzac. Roman seines Lebens, publ. posth. 1946), tr. fr. 1950.

Hommes et des­tins, Bel­fond, 1999.

Le Mys­tère de la créa­tion artis­tique (Das Geheim­nis des kün­st­lerischen Schaf­fens, 1943), tr. fr. 1996.

Le Monde sans som­meil (Die schlaflose Welt).

Aux Amis de l’étranger (An die Fre­unde in Fremd­land).

Mon­taigne. Essai biographique, publ. posthume, tr. fr. 1982.

Le Monde d’hi­er. Sou­venirs d’un Européen - auto­bi­ogra­phie (Die Welt von Gestern — Erin­nerun­gen eines Europäers, 1942, publ. posth. 1944 — tra­duc­tion nou­velle de Serge Niémetz, édi­tions Bel­fond 1993).

En cette heure som­bre (In dieser dun­klen Stunde).

Paul Ver­laine, biogra­phie, Le Cas­tor Astral, 2015.

Le retour de Gus­tav Mahler (Inédit), tra­duc­tion de David San­son, édi­tion et présen­ta­tion de Bertrand Der­mon­court, Arles, Actes Sud, 64 p., 2015 (ISBN 978–2‑330–04804‑4)

Seuls les vivants créent le monde (Inédit. Textes sur la Grande Guerre, 1914–1918), tra­duc­tion de David San­son, édi­tion et présen­ta­tion de Bertrand Der­mon­court, Paris, Robert Laf­font, 2018  (ISBN 978–2‑221–22150‑1).

La Cham­bre aux secrets (Inédit. Textes sur les écrivains français, 1902–1943), tra­duc­tion de David San­son, édi­tion et présen­ta­tion de Bertrand Der­mon­court, Paris, Robert Laf­font, 312 p., 2020  (ISBN 978–2221247051)24

L’U­ni­formi­sa­tion du monde (trad. par Fran­cis Dou­ville Vigeant, édi­tion bilingue), Paris, Allia, 2021  (ISBN 979–10–304‑1340‑3)

Écrits lit­téraires : d’Homère à Tol­stoï — Inédits (1902–1933) (trad. fr. par Brigitte Cain-Héru­­dent), Paris, Albin Michel, 368 p., 2021, (ISBN 978–2226440747)

Vienne, ville de rêves (Inédit), édi­tion et présen­ta­tion de Bertrand Der­mon­court, trad. de Guil­laume Ollen­dorff et David San­son, Paris, Bouquins, 432 p., 2021 (ISBN 978–2382920428)25

Correspondance

Jour­nal de Ste­fan Zweig aujour­d’hui passé dans la littérature.

Sig­mund Freud-Ste­­fan Zweig, Cor­re­spon­dance, Paris, Rivages, 1991.

Arthur Schnit­­zler-Ste­­fan Zweig, Cor­re­spon­dance, Paris, Rivages, 1994.

Richard Strauss-Ste­­fan Zweig, Cor­re­spon­dance 1931–1936, Paris, Flam­mar­i­on, 1994.

Frid­erike Zweig-Ste­­fan Zweig, L’Amour inqui­et, Cor­re­spon­dance 1912–1942, Paris, Des Femmes, 1987.

Romain Rol­­land-Ste­­fan Zweig, Ren­con­tre 1911.

Amélie Bre­­ton-Ste­­fan Zweig, Let­tres 1922.

Émile Ver­haeren-Ste­fan Zweig, Genève, Labor, 1996.

Ste­fan Zweig, Cor­re­spon­dance 1897–1919 (pré­face, notes et tra­duc­tion de l’allemand par Isabelle Kali­nows­ki), Paris, Le Livre de Poche, coll. « Bib­lio » no 3414, 2005  (ISBN 978–2‑253–10856‑6).

Ste­fan Zweig, Cor­re­spon­dance 1920–1931 (pré­face, notes et tra­duc­tion de l’allemand par Isabelle Kali­nows­ki), Paris, Le Livre de Poche. coll. « Bib­lio » no 3415, 2005  (ISBN 978–2‑253–10857‑3).

Ste­fan et Lotte Zweig, Let­tres d’Amérique : New York, Argen­tine, Brésil, 1940–1942 (pré­face et notes par Dar­ién J. Davis et Oliv­er Mar­shall), Paris, Gras­set, 2012  (ISBN 978–2‑246–78743‑3).

Ste­fan Zweig-Klaus Mann, Cor­re­spon­dance 1925–1941, Paris, Phébus, 2014.

Ste­fan Zweig et Romain Rol­land, Cor­re­spon­dance 1910–1919, Paris, Édi­tions Albin Michel, 2014.

Ste­fan Zweig et Romain Rol­land, Cor­re­spon­dance 1920–1927, Paris, Édi­tions Albin Michel, 2015.

Ste­fan Zweig et Romain Rol­land, Cor­re­spon­dance 1928–1940, Paris, Édi­tions Albin Michel, 2016.

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

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Pierre Tanguy

Pierre Tan­guy est orig­i­naire de Lesn­even dans le Nord-Fin­istère. Ecrivain et jour­nal­iste, il partage sa vie entre Quim­per et Rennes. En 2012, il a obtenu, pour l’ensemble de son œuvre, le prix de poésie attribué par l’Académie lit­téraire de Bre­tagne et des Pays de la Loire. Ses recueils ont, pour la plu­part, été pub­liés aux édi­tions ren­nais­es La Part com­mune. Citons notam­ment “Haïku du chemin en Bre­tagne intérieure” (2002, réédi­tion 2008), “Let­tre à une moni­ale” (2005), “Que la terre te soit légère” (2008), “Fou de Marie” (2009). Dernière paru­tion : “Les heures lentes” (2012), Silence hôpi­tal, Edi­tions La Part com­mune (2017).

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