Une maison pour la Poésie 5 : la Maison de Poésie — Fondation Emile Blémont

Par |2026-03-06T08:48:50+01:00 6 mars 2026|Catégories : Essais & Chroniques, Sylvestre Clancier|

La Mai­son de Poésie – Fon­da­tion Émile Blé­mont est une fon­da­tion créée par les dis­po­si­tions tes­ta­men­taires du poète Émile Blé­mont et recon­nue d’utilité publique. Son con­seil d’administration œuvre à faire vivre la poésie et à fédér­er les tal­ents ; la Mai­son est admin­istrée par un con­seil de sept poètes, renou­velé par cooptation.

Elle organ­ise des man­i­fes­ta­tions lit­téraires et décerne depuis 1928 des prix des­tinés à attir­er l’attention sur des ouvrages de poésie. Par­mi eux fig­ure le Prix Arthur Rim­baud, créé en 1991, d’abord réservé aux auteurs de 18 à 25 ans et désor­mais attribué sans critère d’âge, afin de dis­tinguer une écri­t­ure poé­tique nova­trice. Les activ­ités de la fon­da­tion se tien­nent notam­ment dans ses locaux de l’Hôtel Blé­mont, situé rue Bal­lu à Paris.

Nous remer­cions son prési­dent mon­sieur Sylvestre Clanci­er d’avoir accep­té de répon­dre à nos questions.

Com­ment définiriez-vous aujourd’hui la Mai­son de Poésie – Fon­da­tion Émile Blé­mont, et en quoi sa mis­sion et son fonc­tion­nement la dis­tinguent-ils claire­ment d’autres struc­tures parisi­ennes au ser­vice de la poésie ?

La Mai­son de Poésie – Fon­da­tion Émile Blé­mont est une fon­da­tion recon­nue d’utilité publique au ser­vice des poètes et de la poésie, admin­istrée exclu­sive­ment par des poètes selon la volon­té de son fon­da­teur Emile Blé­mont, poète lui-même, ami de Ver­laine et de Rim­baud. La définir ain­si, c’est aus­si laiss­er enten­dre sa mis­sion, son fonc­tion­nement et son orig­i­nal­ité. Sa mis­sion est de servir la poésie. Elle n’est pas la seule à se don­ner cet objec­tif à Paris, mais elle se dis­tingue par la ren­con­tre de trois points essen­tiels : son statut unique de fon­da­tion d’utilité publique, un lieu qui per­met la ren­con­tre, la ges­tion statu­taire exclu­sive­ment par des poètes. Cette con­jonc­tion lui per­met de se dévelop­per dans dif­férentes direc­tions, des échanges entre poètes à la ren­con­tre des poètes avec des ama­teurs de poésie, aus­si bien que l’édition d’anthologies.

2  La Mai­son de Poésie – Fon­da­tion Émile Blé­mont a été fondée à par­tir des dis­po­si­tions tes­ta­men­taires d’Émile Blé­mont. Quels étaient les objec­tifs ini­ti­aux de la fon­da­tion et quels aspects de ce pro­jet fon­da­teur demeurent encore cen­traux aujourd’hui ?

Fondée par Emile Blé­mont, la Mai­son de poésie a pris en 1928 sa forme actuelle de fon­da­tion recon­nue d’utilité publique, mais ses objec­tifs restent fidèles à ceux de son fon­da­teur, et n’ont rien per­du ni de leur per­ti­nence ni de leur actu­al­ité : aider des poètes à faire enten­dre leur voix, faciliter les échanges et les ren­con­tres, par­ticiper aux proces­sus de créa­tion et de dif­fu­sion de la poésie.

3  La fon­da­tion est recon­nue d’utilité publique. Qu’implique con­crète­ment ce statut en matière de gou­ver­nance, de respon­s­abil­ités et de pos­si­bil­ités d’action ?

La recon­nais­sance implique pour nous d’être dignes de ce statut. D’être atten­tifs à jus­ti­fi­er en per­ma­nence cette mag­nifique notion d’utilité publique. D’avoir donc pour bous­sole l’intérêt de tous et de n’avoir aucun objec­tif d’ordre privé ou com­mer­cial. Elle oblige sur le plan règle­men­taire à une ges­tion rigoureuse, véri­fiée par un com­mis­saire aux comptes et con­trôlée par les pou­voirs publics, con­trepar­tie de son statut fis­cal, notam­ment du fait qu’elle peut recevoir des dons et des legs déductibles à 66%, voire 75% selon les cas.

4  Com­ment s’organisent aujourd’hui les déci­sions au sein de la Mai­son, notam­ment entre le con­seil d’administration, le comité cul­turel et la présidence ?

Les déci­sions sont pris­es col­lec­tive­ment par le con­seil d’administration qui se réu­nit régulière­ment et stat­ue sur les propo­si­tions du prési­dent, mais aus­si de cha­cun ou cha­cune de ses mem­bres. Le comité cul­turel donne son avis et fait lui aus­si des sug­ges­tions d’activités

 

5  Vous en assurez la prési­dence depuis 2016. Quelles étaient vos pri­or­ités à votre arrivée et lesquelles restent, selon vous, essen­tielles aujourd’hui ?

Il fal­lait non seule­ment pour­suiv­re les inter­ven­tions ouvertes au pub­lic de nom­breux poètes con­tem­po­rains au sein de la Mai­son de Poésie, mais aus­si les diver­si­fi­er et les mul­ti­pli­er au-delà des par­loirs des poètes qu’avaient assumés mes prédécesseurs. Accueil­lir égale­ment des poètes en tant que tra­duc­teurs de poètes étrangers. Accueil­lir de nou­veaux Prix de Poésie et mieux les dot­er en ouvrant des parte­nar­i­ats, ce qui a été fait pour le Prix du Poème en Prose Louis-Guil­laume, en s’ouvrant aux Amis de Louis-Guil­laume, comme nous avons pu nous ouvrir égale­ment au Grand Prix de la Cri­tique lit­téraire en devenant parte­naire du Jury et du PEN Club français qui le par­raine depuis le début du siè­cle. Nous avons aus­si organ­isé con­join­te­ment des ren­con­tres poé­tiques avec des asso­ci­a­tions comme celle des Amis de Gas­ton-Miron ou encore avec La Nou­velle Pléi­ade qui décerne le Grand Prix inter­na­tion­al de Poésie de langue française Léopold Sédar Sen­g­hor. Par ailleurs, afin de nous con­sacr­er à la réal­i­sa­tion et à l’édition d’importantes antholo­gies de poètes con­tem­po­rains de langue française, nous avons mis un terme à la pub­li­ca­tion de la revue Le Coin de Table en ren­dant un impor­tant hom­mage  à mon prédécesseur Jacques Char­p­en­treau, dont cette revue était la prin­ci­pale activ­ité, dans un numéro dou­ble 67/68 qui com­porte un impor­tant flo­rilège de son œuvre poétique. 

Ain­si avons-nous d’abord conçu et pub­lié une pre­mière antholo­gie La Poésie française 100 ans après Apol­li­naire , un éton­nant kaléi­do­scope de 50 styles de poésie dif­férents, puis une antholo­gie inti­t­ulée Haute Ten­sion qui présente la poésie d’une quar­an­taine de poètes de langue française répar­tis sur trois généra­tions, sur les cinq con­ti­nents et à par­ité hommes femmes. Cette antholo­gie dont j’ai assuré per­son­nelle­ment la direc­tion en tant que prési­dent de la Mai­son de Poésie porte le dou­ble label de la Mai­son de Poésie et des édi­tions Le Cas­tor Astral qui en assurent l’impression, la dif­fu­sion et la dis­tri­b­u­tion auprès des libraires.

Nous avons organ­isé peu après le début de ma prési­dence, pen­dant deux années con­séc­u­tives, un ambitieux Salon des poètes et de la mélodie française inclu­ant Salle Gaveau à Paris une soirée musi­cale et poé­tique devant env­i­ron 500 per­son­nes. Mais compte tenu de cer­taines diver­gences avec nos parte­naires con­certistes et musi­ciens con­cer­nant l’organisation de cet impor­tant événe­ment nous avons dû y met­tre un terme et nous con­cen­tr­er sur le cœur de nos missions.

Nous avons alors dévelop­pé une activ­ité nou­velle en parte­nar­i­at avec la Fon­da­tion de France qui abrite la Fon­da­tion Simone de Car­fort. Nous assurons avec le jury annuel du Prix de Poésie Simone de Car­fort la ges­tion, l’attribution et la pro­mo­tion de cet impor­tant  Prix de Poésie qui est de mieux en mieux doté. Et je dois remerci­er à ce titre les deux mem­bres très act­ifs à mes côtés du bureau de la Mai­son de Poésie, Jean Le Boël, notre secré­taire per­pétuel et Philippe Pujas, notre tré­sori­er, qui a bien voulu répon­dre avec moi à cet entretien.

Nous avons enfin inté­gré plus récem­ment, une belle et impor­tante revue de poésie, la revue NU(e) disponible en accès en ligne sur le site Poez­izbao, peu après l’arrivée au sein de notre Con­seil d’administration, de sa fon­da­trice en 1993,  la poète, essay­iste, pro­fesseur de lit­téra­ture à l’Université Nice Côte‑d’Azur, Béa­trice Bon­homme, Prix Mal­lar­mé 2023 et Prix Roger Cail­lois 2025.

 

6  Quelles sont les prin­ci­pales activ­ités menées par la Mai­son autour de la poésie et com­ment choi­sis­sez-vous les formes de ren­con­tres pro­posées au public ?

Il faut voir la Mai­son de poésie comme un véri­ta­ble écosys­tème autour des poètes et de la poésie. Elle reçoit des poètes qui peu­vent se présen­ter à un pub­lic, et, je le rap­pelle, elle en dis­tingue tous les ans par ses prix, elle les met en valeur sur son site, elle édite des antholo­gies ouvertes sur l’international. Les deux plus récentes sont une antholo­gie fran­co-irani­enne, parue à l’automne dernier, et une antholo­gie fran­co-maro­caine à paraître ce print­emps 2026.

Nos man­i­fes­ta­tions se déroulent prin­ci­pale­ment dans nos locaux, qui dis­posent avec l’ancienne bib­lio­thèque d’Emile Blé­mont d’une salle aus­si belle que chaleureuse. Nous présen­tons les auteurs invités, leur lais­sons un temps de lec­ture et d’échange avec les auditeurs.

Mais nous pou­vons aus­si inter­venir sur d’autres ter­rains. Je cit­erai en exem­ple l’action que nous con­duisons avec des lycéens  des Hauts-de-France et de l’Île de France avec un Prix de Poésie qu’ils décer­nent, le Prix des Trou­vères, auquel nous sommes très attachés et qui nous sem­ble por­teur de belles promess­es. A par­tir de l’an prochain, il s’inscrira offi­cielle­ment dans le cadre du Print­emps des Poètes et sera ain­si davan­tage val­orisé auprès des publics soucieux de voir com­ment on peut très tôt intéress­er durable­ment des jeunes pen­dant leur sco­lar­ité à la décou­verte de la poésie française con­tem­po­raine. Qua­tre class­es d’environ 25 élèves peu­vent étudi­er avec leurs enseignants, de novem­bre à mars les œuvres de qua­tre poètes adultes final­istes du Prix des Trou­vères Adulte décerné chaque année en novem­bre à un cinquième final­iste lors du fes­ti­val du livre du Tou­quet. Chaque classe désigne ensuite 3 élèves qui seront ses délégués pour venir à la Mai­son de Poésie en mars. Les douze mem­bres du jury lycéen ain­si con­sti­tué dis­cu­tent puis délibèrent et par leur vote choi­sis­sent l’œuvre poé­tique qui obtien­dra alors le Prix des Trou­vères des Lycéens, comme il y a chaque année un Prix Goncourt des lycéens pour un roman.

7  La Mai­son de Poésie tra­vaille avec des parte­naires comme l’Académie Mal­lar­mé ou le P.E.N. Club français – Cer­cle lit­téraire inter­na­tion­al. Quel rôle jouent ces col­lab­o­ra­tions dans la vie et l’orientation de l’institution ?

Ces col­lab­o­ra­tions sont le pro­duit de l’histoire et d’affinités élec­tives. C’est le cas avec l’Académie Mal­lar­mé qui délibère le plus sou­vent dans nos locaux et dont qua­tre mem­bres de notre Con­seil d’administration sont mem­bres et, comme je l’ai souligné, avec le prix Louis Guil­laume du poème en prose, ain­si qu’avec l’association des amis de Gas­ton-Miron, et la Nou­velle Pléi­ade pour les Prix Miron et Léopold Sen­g­hor de poésie fran­coph­o­ne, avec le P.E.N. club français avec lequel nous organ­isons con­join­te­ment pen­dant l’année d’importantes soirées de poésie. La Mai­son de poésie y est très attachée, car elles ancrent sa voca­tion de car­refour de la poésie, et elles sont une ouver­ture sur les formes les plus divers­es de la poésie et sur le monde. Il est man­i­feste qu’avec le P.E.N. club français, la Mai­son de poésie partage l’ouverture inter­na­tionale la plus large, qui per­met notam­ment de partager les réseaux mon­di­aux. Ain­si recevrons-nous ensem­ble le 11 mars 2026, la célèbre poète roumaine Anna Blandi­ana, égérie de la libéra­tion roumaine de la fin des années 80 du siè­cle dernier.

8 La Mai­son est asso­ciée, vous l’avez dit, à plusieurs prix lit­téraires. Quel sens don­nez-vous à l’existence de ces prix dans le paysage poé­tique contemporain ?

Ils y occu­pent une place orig­i­nale et cohérente. Les dif­férents prix se com­pren­nent en eux-mêmes et dans le sys­tème qu’ils con­stituent ensem­ble, autour d’un principe fon­da­men­tal : la recon­nais­sance de la sen­si­bil­ité, de la sincérité, et de l’exigence formelle, aus­si bien chez les poètes dont l’œuvre est solide­ment instal­lée que nous hon­orons de nos grands prix, que chez celles et ceux qui por­tent une voix nou­velle et sin­gulière que nous souhaitons encourager.

9   La Mai­son a tra­ver­sé des péri­odes dif­fi­ciles, notam­ment liées à la ques­tion des lieux. En quoi ces épreuves ont-elles influ­encé votre manière de penser la péren­nité et l’indépendance de l’institution ?
Dans l’épreuve, nous avons assis notre déter­mi­na­tion à pour­suiv­re une activ­ité irrem­plaçable, et l’expérience de ces moments extrême­ment périlleux nous a con­fir­mé que nos locaux sont un  out­il majeur pour, notam­ment, la péren­nité et l’indépendance de la Mai­son de poésie.
10   À l’horizon des prochaines années, com­ment définiriez-vous le rôle que doit jouer la Mai­son de Poésie dans la trans­mis­sion et le renou­velle­ment de la poésie aujourd’hui ?
Nous con­sta­tons avec plaisir que la poésie est bien vivante en France comme elle l’est dans le monde, et nous nous devons d’accompagner cette vital­ité. Si de nom­breux jeunes sont attirés par la poésie, par le pou­voir de la musique et des mots, nous devons pou­voir à la fois être auprès des pre­miers essais des plus jeunes et de l’affirmation des pre­miers tal­ents. Cela passe par l’accueil, par l’ouverture sur le pat­ri­moine, par des ren­con­tres avec des aînés. Proches de la créa­tion, nous devrons con­tin­uer à accom­pa­g­n­er les poètes de toutes généra­tions dans leur dia­logue avec les autres poètes et avec les ama­teurs de poésie. Et nous devons accentuer notre ouver­ture au monde, dans un moment de la société humaine qui a par­ti­c­ulière­ment besoin de la voix des poètes.

Image de Une Hen­ri Fan­tin-Latour, Coin de table (1872)  — Assis : Paul Ver­laine, Arthur Rim­baud, Léon Valade, Ernest d’Hervilly, Camille Pelletan. 
Debout : Pierre-Elzéar, Émile Blé­mont, Jean Aicard.

Présentation de l’auteur

Sylvestre Clancier

Sylvestre Clanci­er, poète, essay­iste et cri­tique lit­téraire est né à Limo­ges le 19 juin 1946.

Sa for­ma­tion philosophique l’a amené à entre­pren­dre des recherch­es sur l’al­lé­gorie et le sym­bol­isme, ain­si que sur la pata­science et l’imaginaire.
Il est notam­ment l’au­teur d’un Freud, con­cepts fon­da­men­taux de la théorie et de la psy­ch­analyse freu­di­ennes, (Edi­tions Erès — 1998 ), d’un ouvrage de poli­tique fic­tion, une fable philosophique, Le Tes­ta­ment de Mao ( Edi­tions J.P.Delville — 1976 ), d’un essai sur la poésie, La voie des poètes, (Edi­tions J‑P. Huguet, 2002), ain­si que d’un essai socio-his­­torique La Vie quo­ti­di­enne en Lim­ou­sin au XIXème siè­cle (en col­lab­o­ra­tion avec Georges-Emmanuel Clanci­er, Edi­tions Hachette — 1976).
Il a surtout pub­lié des poèmes et des fan­taisies en prose.

Sylvestre Clanci­er a été attaché cul­turel à l’Office de la Langue Française au Québec (Cana­da) où il a égale­ment enseigné la philoso­phie. Il a ensuite enseigné la lit­téra­ture et la civil­i­sa­tion français­es dans les uni­ver­sités de Paris 13 et de Paris 1.
Il a mené par­al­lèle­ment une activ­ité d’éditeur com­mencée chez Robert Laf­font en 1968, puis pour­suiv­ie aux édi­tions Rom­bal­di, Bel­fond, Uni­ver­si­taires, Delarge, Stock, Grand Livre du Mois/Club Français du Livre, Cast­er­man. Il a été co-fon­­da­­teur et Directeur Général des Edi­tions Clan­ci­er-Gué­­naud pen­dant douze ans(jusqu’en 1989) et égale­ment co-fon­­da­­teur et mem­bre du Con­seil d’Ad­min­is­tra­tion des Edi­tions Erès pen­dant vingt cinq ans, de 1981 à 2006.
Il inter­vient de manière bénév­ole dans de nom­breuses asso­ci­a­tions d’écrivains où d’amis d’écrivains dont il est mem­bre act­if ou bien d’institutions lit­téraires dans lesquelles il a été élu.
Ain­si est-il mem­bre fon­da­teur et prési­dent de l’As­so­ci­a­tion des Amis de Gas­ton Miron., mem­bre des asso­ci­a­tions d’amis de Roger Cail­lois, de Robert Desnos, de Gas­ton Bachelard, de Jean Les­cure, de Robert Marger­it ou de Louis Guil­laume, ou encore mem­bre de la Mai­son des Ecrivains et de la Mai­son de Poésie.
Mem­bre du bureau de l’ Asso­ci­a­tion Inter­na­tionale de la Cri­tique Lit­téraire (AICL accréditée auprès de l’UNESCO), il est socié­taire et admin­is­tra­teur élu de la Société des Gens de Let­tres de France. Après y avoir assuré les fonc­tions de Rap­por­teur général et de Prési­dent de la Com­mis­sion des Affaires finan­cières et des legs, il y pré­side les Com­mis­sions de la poésie, des affaires européennes et de la francophonie.

Mem­bre élu de l’Académie Mal­lar­mé, il en assure le secré­tari­at général.
Il est Prési­dent en exer­ci­ce du P.E.N. Club Français et co-prési­­dent de La Nou­velle Pléi­ade qui décerne, chaque année, en parte­nar­i­at avec l’Organisation Inter­na­tionale de La Fran­coph­o­nie (O.I.F.), le Grand Prix de Poésie de langue française Léopold Sédar-Senghor.
Il est égale­ment mem­bre de plusieurs autres jurys, notam­ment ceux du Grand Prix de la Cri­tique lit­téraire et du Prix Louis Guil­laume du poème en prose et celui des Prix Roger Cail­lois décernés chaque année dans le cadre d’un parte­nar­i­at entre l’Académie Française, le PEN Club français et la Mai­son de l’ Amérique Latine.

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Bib­li­ogra­phie 

Pub­li­ca­tions
– Saisons et rivages, (en col­lab­o­ra­tion avec Julia Reix) aux Edi­tions de la Tour de Feu — 1967.
– Pro­fil du songe, aux Edi­tions Encres Vives — 1971.
– Tex­truc­tions, aux Edi­tions de la Revue Méta­mor­phoses — 1973.
– L’her­bier en feu aux Edi­tions Proverbe — 1994 (avec un tirage de tête sur Arche: 70 ex.numérotés enrichis d’une gravure orig­i­nale d’Anne Ar Moal signée et numérotée).
– Enfrance (Poèmes & Prose) aux Edi­tions Proverbe — 1994.
– Le présent com­posé, coédi­tion Ecrits des Forges (Québec) et Proverbe — 1996 (com­por­tant 60 ex. de tête signés et numérotés enrichis d’une gravure orig­i­nale d’Anne Ar Moal).
– L’an­i­mal ani­mé, Bes­ti­aire sym­bol­ique, aux édi­tions Proverbe, 1999 (com­por­tant 30 ex. numérotés et signés enrichis d’oeu­vres peintes orig­i­nales — tech­nique mixte- de Sarah Wiame).
– Pier­res de mémoire, Coédi­tion Ecrits des Forges et Proverbe, 2000
– Poèmes de la baie, Les Cahiers bleus, 2001
– L’Âme alchimiste, édi­tions Proverbe, 2002
– Poèmes de l’avant / Poèmes de l’après, La Porte, 2003
– Une couleur dans la nuit, édi­tions PHI / Ecrits des Forges, 2004
– Ecri­t­ures pre­mières, édi­tions L’Improviste, 2004
– La lin­gua improb­a­bile del­la memo­ria, La Porte, 2005.
– L’éternel éphémère des vis­ages et des corps, avec des repro­duc­tions en couleur d’œuvres orig­i­nales du pein­tre Dan Barichas­se, Pro­dro­mus, 2005.
– Un jardin où la nuit respire, édi­tions PHI / Ecrits des Forges, 2008.
Généalo­gie du paysage / Qua­trains lim­ou­sins, L’Harmattan, 2008.
– Le Livre d’Isis, Al Man­ar, 2009.

Livres d’artistes
– Végé­tal et sournois , avec des dessins de Sarah Wiame, aux Ed. Céphéides — 1996
– Zep­po, enrichi d’oeu­vres peintes orig­i­nales de Sarah Wiame, aux Edi­tions Céphéides — 1997.
– Télé­grammes du ciel, enrichi de tech­niques mixtes orig­i­nales de Sarah Wiame, aux Edi­tions Céphéides 1997.
– Guet­teurs d’E­ter­nité, Le Grand Livre Nami­ki, Paris et Tokyo 1998.
Ici comme la flèche après l’œu­vre du temps, livre d’artiste au tirage lim­ité à dix exem­plaires avec des pein­tures orig­i­nales de Georges Badin, 1998, présen­té à la galerie Berthet-Aittouarès.
– “Cou­plet de la rue de Bag­no­let”, livre poème en hom­mage à Robert Desnos avec des col­lages de Sarah Wiame, aux édi­tions Céphéides, 1999 ( exposé à la Librairie Nicaise) .
– Le Dit du marin, poèmes autour de pho­tos d’Anne Ar Moal, print­emps des poètes 2000.
– Si loin dans l’océan, livre d’artiste au tirage lim­ité à sept ex., avec des pein­tures orig­i­nales de Claude Bel­le­garde, édi­tions La Chou­ette diurne, Paris, 2000.
– La Toi­son d’elles, livre d’artiste au tirage lim­ité à douze ex., avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2001, présen­té à la galerie Berthet-Aittouarès.
– Requiem pour un oiseau, livre d’artiste au tirage lim­ité à sept ex., avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2003.
– Ombres et lumières, livre d’artiste au tirage lim­ité à sept ex., avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2004.
– Comme un jardin secret, livre de bib­lio­philie imprimé sur vélin d’Arche à tirage lim­ité à trente ex., avec des lith­o­gra­phies orig­i­nales de Auck, Paris, 2005.
– Reviens au jardin de l’enfance, livre d’artiste au tirage lim­ité à qua­tre ex., avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2006.
– Ani­ma mia, livre d’artiste au tirage lim­ité à sept ex., avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2006.
– Le Livre d’Isis, livre d’artiste au tirage lim­ité à qua­tre ex., avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2007.
– La Vierge et la Licorne, livre d’artiste au tirage lim­ité à sept ex., avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2008.
– Il marche, livre d’artiste au tirage lim­ité à dix-huit ex., dont trois Hors Com­merce, avec des pein­tures orig­i­nales d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2008.
– Ren­dus à l’infini de ta langue, « livre pau­vre », Col­lec­tion Don du poème conçue par Daniel Leuw­ers, tirage lim­ité à six ex., avec un lavis orig­i­nal au pochoir d’Au­gus­ta de Schu­cani, 2008.

Présent et présen­té dans les antholo­gies suivantes
– La ville des poètes, Fleurs d’Encre / Le Livre de Poche, Hachette Jeunesse, 1997
– La révolte des poètes, Fleurs d’Encre / Le Livre de Poche, Hachette Jeunesse, 1998 
– Jouer avec les poètes, Fleurs d’Encre / Le Livre de Poche, Hachette Jeunesse, 1999
– La poésie française con­tem­po­raine de Jean Orizet, Le Cherche Midi, 2004
– Antholo­gie de la poésie française de Jean Orizet, Edi­tions Larousse, 2007
– Poésies de langue française 144 poètes d’aujourd’hui autour du monde, Edi­tions Seghers, 2008
– La poésie est dans la rue, 101 poèmes protes­tataires pour aujourd’hui, Le Temps des Ceris­es, 2008

Il a présen­té la poésie québé­coise con­tem­po­raine dans Cette langue qu’on appelle le français, Inter­na­tionale de l’imaginaire, N° 21, L’apport des écrivains fran­coph­o­nes à la langue française, BABEL, 2006

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Carole Mesrobian

Car­ole Car­cil­lo Mes­ro­bian est poète, cri­tique lit­téraire, revuiste, per­formeuse, éditrice et réal­isatrice. Elle pub­lie en 2012 Foulées désul­toires aux Edi­tions du Cygne, puis, en 2013, A Con­tre murailles aux Edi­tions du Lit­téraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sur­sis en con­séquence. En 2016, La Chou­croute alsa­ci­enne paraît aux Edi­tions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachd­jian par Van­i­na Pin­ter, Car­ole Car­ci­lo Mes­ro­bian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Flo­rence Laly, Chris­tine Tara­nov,  aux Edi­tions La chi­enne Edith. Elle est égale­ment l’au­teure d’Aper­ture du silence (2018) et Onto­genèse des bris (2019), chez PhB Edi­tions. Cette même année 2019 paraît A part l’élan, avec Jean-Jacques Tachd­jian, aux Edi­tions La Chi­enne, et Fem mal avec Wan­da Mihuleac, aux édi­tions Tran­signum ; en 2020 dans la col­lec­tion La Diag­o­nale de l’écrivain, Agence­ment du désert, paru chez Z4 édi­tions, et Octo­bre, un recueil écrit avec Alain Bris­si­aud paru chez PhB édi­tions. nihIL, est pub­lié chez Unic­ité en 2021, et De nihi­lo nihil en jan­vi­er 2022 chez tar­mac, L’Ourlet des murs, en mars 2022, 28 jours à Yahidne édi­tions Unic­ité, 2023, Fal­loir, édi­tions de Cor­levour, 2025. Elle par­ticipe aux antholo­gies Dehors (2016,Editions Janus), Appa­raître (2018, Terre à ciel) De l’hu­main pour les migrants (2018, Edi­tions Jacques Fla­mand) Esprit d’ar­bre, (2018, Edi­tions pourquoi viens-tu si tard), Le Chant du cygne, (2020, Edi­tions du cygne), Le Courage des vivants (2020, Jacques André édi­teur), Antholo­gie Dire oui (2020, Terre à ciel), Voix de femmes, antholo­gie de poésie fémi­nine con­tem­po­raine, (2020, Pli­may), Exis­ter, écrire, résis­ter Académie d’écrivain-e‑s sur les droits humains, Presse uni­ver­si­taire de Stras­bourg. Par­al­lèle­ment parais­sent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Cap­i­tal des mots, Poe­siemuz­icetc., Le Lit­téraire, le Salon Lit­téraire, Décharge, Tex­ture, Sitaud­is, De l’art helvé­tique con­tem­po­rain, Libelle, L’Atelier de l’ag­neau, Décharge, Pas­sage d’en­cres, Test n°17, Créa­tures , For­mules, Cahi­er de la rue Ven­tu­ra, Libr-cri­tique, Sitaud­is, Créa­tures, Gare Mar­itime, Chroniques du ça et là, La vie man­i­feste, Fran­copo­lis, Poésie pre­mière, L’Intranquille., le Ven­tre et l’or­eille, Point con­tem­po­rain, Ver­so. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Bris­si­aud, et des pré­faces de Mémoire vive des replis de Mar­i­lyne Bertonci­ni, de Femme con­serve de Bluma Finkel­stein, de L’E­tranger de Salah Al Ham­dani, Le NOUS qui nous habite Chris­tiane Somoneau. Elle dirige la revue de poésie en ligne Recours au poème. Elle est secré­taire générale des édi­tions Tran­signum, dirige les édi­tions Oxy­bia crées par régis Daubin, est con­cep­trice, réal­isatrice et ani­ma­trice de l’émis­sion et pod­cast L’ire Du Dire dif­fusée sur radio Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM, et prési­dente du P.E.N. Club français — Cer­cle lit­téraire international.
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