> Un Festival Permanent des Mots : entretien avec Jean-Claude Goiri

Un Festival Permanent des Mots : entretien avec Jean-Claude Goiri

Par | 2018-04-07T06:58:44+00:00 6 avril 2018|Catégories : Essais & Chroniques, Festival Permanent des Mots, Jean-Claude Goiri, Revue des revues|

Nous écri­vons pour déter­ri­to­ria­li­ser nos fron­tières afin de topo­gra­phier nos émois parce que ren­con­trer l’autre, c’est se sou­le­ver tout à fait.

Je pen­sais faire un compte ren­du de ma lec­ture de la revue fpm, Festival Permanent des Mots, mais ces quelques mots mis en exergue de ce pério­dique m’inscitent à visi­ter le site feme­po. Quelle mer­veille, que de décou­vrir un empire sans sou­ve­rain ni ter­ri­toire autre que celui du monde !

 

La revue « Festival Permanent des Mots », pour­vue d’un para­texte attrac­tif, laisse libre cours aux auteurs publiés. Une courte bio­gra­phie figure dans les der­nères pages. Pas de dis­cours cri­tique, ni expli­ca­tif, et des rubriques qui rythment cette publi­ca­tion de très bonne qua­li­té : « Permanence », en guise d’édito, « Ouverture » , un invi­té ou le texte le plus frap­pant, « Libres courts » , poèmes, « Braquages » , pour les chro­niques, « De long en large », pour les nou­velles & récits, « Regards posés », qui pro­pose de res­ti­tuer les impres­sions que font naitre une œuvre lit­té­raire ou plas­tique (ciné­ma, pein­ture, musique… etc), c’est à dire de décou­vrir des pro­duc­tions, sans aucun dis­cours cri­tique, mais en accom­pa­gnant le lec­teur dans sa décou­verte, et en lui offrant un accès à l’œuvre, dont il décou­vri­ra cer­tains aspects à même de le gui­der vers une lec­ture plu­ri­sé­man­tique de l’oeuvre.

De nom­breux poètes et auteurs contem­po­rains offrent aux lec­teurs des bribes de leurs pro­duc­tions. Pour le numé­ro de juin, une pléiade épous­tou­flante sera pro­po­sée dans cet écrin de papier blanc, de beau for­mat, dont la cou­ver­ture, noire et blanche, offre des pro­duc­tions gra­phiques d’une éton­nante ori­gi­na­li­té. Ce numé­ro de juin laisse rêveur, car on pour­ra y trou­ver entre autre :

Antoine Basile Mouton, Annabelle Gral, Arthur Fousse, Benjamin Bouche, Sara Bourre, Céline Pieri, Louis Raoul, Fabien Drouet, Christine Guinard, Arnaud Forgeron, Ema DuBotz, Marthe Omé, Céline Walter, Miguel Ángel Real, Khalib El Morabethi Anne Duclos,  Sandy Vilain,  SNG, Issia Bouhali, Margueritte C., Lo Moulis, Valère Kaletka, Murielle Compère-Demarcy (MCDem), Caroline Bragi, Marc Guimo, Benoit Camus, Jacques Cauda, Frédéric Dechaux, Jacques Jean Sicard, Régis Nivelle, Dominique Boudou, Grégory Hosteins,  Antoine Ménagé, Christian Schott, B. Dorsaf, Mathieu Jaeger. Illustrations : La Demoiselle Hurlu…! Les cou­ver­tures laissent par­fois appa­raître l’urbanité déchar­née d’un pay­sage contem­po­rain, un lieu, sans iden­ti­té, qui pour­rait être n’importe où, et qui ne per­met pas à un hori­zon d’attente déter­mi­né de s’installer, ou bien des pro­duc­tions gra­phiques, tou­jours en noir et blanc, d’une très belle tenue. La liber­té est offerte de lire, déta­ché des attentes d’une topo­gra­phie quelle qu’elle soit, carte d’une his­toire lit­té­raire qui cloi­sonne le texte dans une his­to­ri­ci­té signi­fiante, pays, époque, ou bien d’une ico­no­gra­phie dévo­lue à une mimé­sis déterminée…La liber­té, voi­ci ce qu’annonce FPM, dés l’avant lec­ture !

 

Et c’est bien de cela dont il s’agit, de décou­vertes, de lais­ser aller les pro­pos, les poèmes, les textes, quelle qu’en soit la caté­go­rie géné­rique, sans en orien­ter la lec­ture ; ter­ri­toire de la lit­té­ra­ture, alors, me dis-je. Je m’oriente vers le site femep, qui arbore le même dis­cours, celui d’une liber­té, de créer, de décou­vrir, d’exister, hors tout cadre déter­mi­né. Des rubriques appa­raissent : « Créations lit­té­raires, Poèmes, Nouvelles, Récits, chroniques….et autres ten­ta­tives d’expression ». Elles signalent la même volon­té de ne pas com­men­ter le texte, de l’offrir dans l’immanence des déploie­ments de ses poten­tia­li­tés séman­tiques. Car nous le savons, la poé­sie est plu­ri­sé­man­tique, le texte un palimp­seste, c’est un espace ouvert à toutes les récep­tions, pour ne pas dire inter­pré­ta­tions.

 

Je connais­sais déjà Tarmac, mai­son d’édition asso­cia­tive. Et puisque j’ai che­mi­né émer­veillée dans les ave­nues tra­cées par FEMEPO, je pour­suis mon voyage vers ce lieu. Je découvre un dis­po­si­tif adop­té, ici encore, pour conser­ver une liber­té de choix et offrir aux lec­teurs la pos­si­bi­li­té de lire et de décou­vrir de nou­veaux auteurs. Des poètes y trouvent leur place, qui peut-être n’auraient pas pu sou­hai­ter mieux que cet espace ouvert et qui pro­duit des recueils d’une plas­tique appré­ciable.

Je sou­haite alors vive­ment par­ler au musi­cien pre­mier, car il n’aimerait pas je pense que je dise chef d’orchestre. Jean-Claude Goiri, avec une sim­pli­ci­té et une mdes­tie exem­plaires, accepte de répondre à mes ques­tions :

 

Jean-Claude Goiri, le site qui sou­tient votre revue Festival Permanent des Mots pro­pose sur sa page d’accueil ces quelques lignes en manière d’entrée en matière :

« Créations lit­té­raires
Poèmes, nou­velles, récits, chro­niques… 
et autres ten­ta­tives d’expression »

« Créé en 2014, le Festival Permanent des Mots, FPM, est une revue lit­té­raire exclu­si­ve­ment réser­vée à la créa­tion contem­po­raine. Aucun dos­sier, aucune cri­tique, une tren­taine d’auteurs dont un col­lec­tif de 6 chro­ni­queurs nom­mé Braquages. Vous serez donc les seuls juges face aux textes que j’ai sou­hai­té dis­tincts et sin­gu­liers mais réunis par une réelle “néces­si­té” de dire et de décen­trer. Une sorte de topo­gra­phie du ter­ri­toire écrit contem­po­rain avec la seule pré­ten­tion de trans­mettre une dif­fé­rence et c’est déjà pas mal. »

 

1- Quel lien et quelle dif­fé­rence faites-vous entre la revue numé­rique et la revue papier ?

Le lien entre le site et le papier est l’auteur, c’est-à-dire que chaque auteur qui sera publié dans le site, le sera aus­si en ver­sion papier. Pour cha­cun d’eux, je choi­sis des textes dif­fé­rents à publier sur les sup­ports dis­tinc­tifs. Le nou­vel auteur accueilli est dif­fu­sé auprès de mes « abon­nés au site » pour qu’ils se fassent une idée du style sans retrou­ver le même texte en ache­tant la ver­sion papier.
La dif­fé­rence est que tous les auteurs ne peuvent pas être publiés sur le site.
Les deux sup­ports sont donc com­plé­men­taires dans un même objec­tif : dif­fu­ser les textes.

 

2- Quelle dis­tinc­tion enten­dez-vous entre une « cri­tique » et une « chro­nique » ?

La chro­nique est un récit de faits dis­tincts écrits dans l’ordre du temps lié par une même thé­ma­tique mais n’ayant pas for­cé­ment un regard cri­tique sur la thé­ma­tique, ou, n’ayant pas comme « cri­tique » le concept cen­tral de l’écrit. La chro­nique peut être un simple rap­port objec­tif sur cer­tains évé­ne­ments. La cri­tique, elle, est un regard sub­jec­tif. Mais ceci n’a rien de néga­tif, la sub­jec­ti­vi­té apporte des ancrages cultu­rels. D’ailleurs, je lis les cri­tiques et je pense intro­duire une rubrique cri­tique dans la revue papier.

 

3- Que vou­lez-vous dire par « trans­mettre une dif­fé­rence » ?

Ce serait de trans­mettre une « dis­si­mi­li­tude », c’est-à-dire des textes qui n’entrent pas dans une matrice pré­dé­fi­nie, qui ne répondent pas à des normes, qui ne com­plètent pas une série déjà ins­crite par­tout, des écrits qui se dis­tinguent par une iden­ti­té unique et non repro­duc­tible. Je vou­drais que la revue soit un recueil d’identités dis­tinctes pour prou­ver aux lec­teurs que la diver­si­té est riche et que sans elle, notre culture serait si pauvre.

 

4- Les textes que vous pro­po­sez sont entou­rés d’une plu­ra­li­té de vec­teurs de com­mu­ni­ca­tion, qu’il s’agisse de chro­niques ou d’autres formes de créa­tion artis­tique. Comment envi­sa­gez-vous la dyna­mique entre ces dif­fé­rents moyens d’expression ? S’agit-il d’une illus­tra­tion du texte, d’une expli­ca­tion, ou bien tous ces sup­ports sont-ils com­plé­men­taires ?

Ces dif­fé­rents moyens d’expression sont com­plé­men­taires, je les sou­haite imbri­qués pour for­mer un ensemble cohé­rent autour des courbes édi­to­riales de la revue : décen­trer pour dire le centre et, la créa­tion comme une néces­si­té d’exister autre­ment, de se désem­bour­ber, de sor­tir du « seuil ».

 

5- Cette mise en œuvre du texte dans un contexte diver­si­fié, qui convoque l’espace contem­po­rain de sa pro­duc­tion, qu’il soit artis­tique, socio­lo­gique ou his­to­rique, per­met-il d’offrir au lec­teur un maxi­mum d’outils pour qu’il soit « seul juge face aux textes » ain­si que vous le pro­po­sez ?

Il est cer­tain et visible que dans notre socié­té, l’autonomie de pen­sée est étouf­fée par une volon­té poli­tique de tout faire et de tout pen­ser à la place du citoyen. Il semble ain­si à ce der­nier avoir besoin de tout un atti­rail d’orthèses intel­lec­tuelles et cultu­relles pour pou­voir com­prendre les choses et notam­ment pour pou­voir accé­der à la lit­té­ra­ture et lire de la poé­sie. Mais c’est faux, cette capa­ci­té, l’autonomie de pen­sée, existe, il faut la sti­mu­ler, l’exciter, la réveiller. Et ce constat fait suite à une expé­rience bien concrète et déter­mi­nante dans mon enga­ge­ment : j’ai tra­vaillé au Centre d’Auto-Apprentissage des Langues de Pachuca (Mexique) et j’y ai consta­té que tout le monde peut être l’acteur de ses appren­tis­sages en réveillant des facul­tés endor­mies : repé­rage (d’éléments dis­tinc­tifs…) ; dif­fé­ren­cia­tion, orga­ni­sa­tion des don­nées ; com­pa­rai­son ; ana­lyse d’ensembles ; construc­tions par mimé­tisme ; per­son­na­li­sa­tion par oppo­si­tion… Ces com­por­te­ments natu­rels devraient être appli­qués dans tous les domaines, non seule­ment dans la lec­ture, mais aus­si dans l’approche de la lit­té­ra­ture et dans la construc­tion d’une culture per­son­nelle. Ces capa­ci­tés se libèrent ins­tinc­ti­ve­ment quand on leur en donne l’occasion grâce à des struc­tures et à des conseillers tels que ceux du CAAL de Pachuca (je n’en connais pas d’un tel aca­bit dans notre pays qui soit public et gra­tuit). J’ai vu des « appre­nants » éton­nés de décou­vrir qu’ils pos­sé­daient des apti­tudes leur ouvrant les portes d’un juge­ment auto­nome ! Et, c’est bien cette néces­si­té « d’être seuls juges » qu’il faut réac­ti­ver pour ne pas se lais­ser noyer par toutes les « uti­li­tés hyp­no­tiques » qu’on nous assène et qui n’ont plus rien à voir avec nos intimes pen­sées, notre intime nature ou une quel­conque construc­tion de soi.

 

6- Pensez-vous que cette mise en œuvre des pro­duc­tions lit­té­raires, qui visent à offrir au lec­teur des outils variés pour enri­chir son appré­hen­sion en pla­çant les textes dans une pers­pec­tive mul­ti-dimen­tion­nelle, soit un acte poli­tique ? Entendons par là qu’en per­met­tant d’éclairer les mul­tiples poten­tia­li­tés séman­tiques d’un texte quelle que soit sa caté­go­rie géné­rique vous per­met­tez au lec­teur d’en appré­hen­der la por­tée cri­tique.

Oui, il s’agit bien de pro­po­ser au lec­teur d’activer son juge­ment et son sens cri­tique par lui-même. D’abord par la lit­té­ra­ture et l’art, puis, à lui de trans­fé­rer au plus large.

Mais je ne pense bien sûr pas chan­ger le monde, si cela était pos­sible par la lit­té­ra­ture ou l’art, il y a long­temps que ce serait fait, au moins depuis Artaud. A mon humble niveau, je ne peux qu’apporter de l’eau fraîche aux lec­teurs qui en demandent pour ravi­ver ain­si leurs sens.

 

7- Cette per­cep­tion syn­chro­nique, c’est à dire du texte dans son contexte contem­po­rain, peut-elle faire l’économie d’une mise en pers­pec­tive du texte envi­sa­gé dans son lien avec une his­toire lit­té­raire qui par­ti­cipe de sa pro­duc­tion de manière impli­cite ? Ne pen­sez-vous pas que cou­per le texte de son lien his­to­rique avec les œuvres qui l’ont pré­cé­dé n’est pas l’amputer d’une cer­taine dimen­sion ?

Je ne pense pas que publier uni­que­ment de la lit­té­ra­ture contem­po­raine soit une ampu­ta­tion à quoi que ce soit ou un han­di­cap. Je choi­sis les textes pour leur enga­ge­ment « intime » et pour la clar­té de leur verbe. Je rêve que le lec­teur puisse y trou­ver une source quelle que soit sa culture. Je rêve que le lec­teur trouve sa propre dimen­sion.

 

8- Quelles sont les rai­sons pour les­quelles vous avez créé FPM, puis Tarmac, qui est une mai­son d’édition asso­cia­tive ? Quelle a été votre moti­va­tion pre­mière ?

Ma pre­mière moti­va­tion se déclen­cha quand j’animais des ate­liers d’écriture. Certains textes étaient tel­le­ment sin­gu­liers et inno­vants que j’ai pen­sé qu’ils méri­taient d’être connus et publiés, déjà dans leur éta­blis­se­ment, puis dans leur entou­rage. Alors j’ai créé la revue Matulu en 2002. Et j’ai inté­gré d’autres textes d’auteurs externes aux ate­liers par la suite.

Puis j’ai arrê­té les ate­liers d’écritures.

C’est alors que ma moti­va­tion pre­mière s’est acti­vée : mon­trer que la lit­té­ra­ture (et par son biais, l’Art et la culture) n’est pas un pro­duit manu­fac­tu­ré avec un seul code-barres pour dis­tinc­tion (je n’ai jamais mis de code-barres dans mes revues ni dans les livres d’ailleurs).

Donc, j’ai créé une autre revue, le FPM, pour assou­vir ce besoin. Et cette fois-ci, je vou­lais lui don­ner une autre ampleur, je vou­lais qu’elle déborde de ma région. Et elle l’a fait au-delà de mes espé­rances pour l’instant.

Pour Tarmac, sa créa­tion est due aux envois régu­liers de manus­crits des auteurs publiés dans le FPM et j’avais très envie aus­si de répondre à ce besoin puisque je le pou­vais. Pour moi, Tarmac un pro­lon­ge­ment logique du FPM.

 

9- Quel serait l’objectif à atteindre si vous deviez un jour vous dire que votre enga­ge­ment a mené à la réa­li­sa­tion de ce pro­jet de longue haleine ? Et com­ment défi­ni­riez-vous ce pro­jet ?

Sincèrement, je n’ai d’objectif ni inter­mé­diaire, ni final, car ce com­bat pour la recon­nais­sance du « sin­gu­lier » (voire étrange) de l’Art et de la culture me paraît sans fin. Il faut juste le défendre et c’est déjà pas mal.

Mais j’ai une kyrielle de pro­jets pour sou­te­nir ce « non objec­tif sans fin », et, bien sûr, tous liés à l’activation de la créa­ti­vi­té ou à son renou­vel­le­ment : Résidences d’auteurs ; Festivals de poé­sie et autres formes d’expressions (cirque ; sculp­ture ; théâtre etc…) ; Maison de la poé­sie ; plus d’ouvrages qui font col­la­bo­rer auteurs et artistes pour Tarmac ; librai­rie-théâtre… etc…

Sans fin.

 

Un grand mer­ci, pour l’accueil que Jean-Claude Goiri a réser­vé à recours au Poème, mais aus­si pour la poé­sie, qui peut, hors de toute contrainte, pour­suivre sa route et emprun­ter les che­mins d’un renou­veau atten­du et sou­hai­té.

 

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Carole Mesrobian

Carole Carcillo Mesrobian est née à Boulogne en 1966. Elle réside en région pari­sienne. Professeure de Lettres Modernes et Classiques, elle pour­suit des recherches au sein de l’école doc­to­rale de lit­té­ra­ture de l’Université Denis Diderot. Elle publie en 2012 Foulées désul­toires aux Editions du Cygne, puis, en 2013, A Contre murailles aux Editions du Littéraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sursis en consé­quence. En 2016, La Choucroute alsa­cienne paraît aux Editions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachdjian par Vanina Pinter, Carole Carcilo Mesrobian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Florence Laly, Christine Taranov,  Editions La chienne Edith, 2018.

Parallèlement paraissent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Capital des mots, Poesiemuzicetc., Le Littéraire, le Salon Littéraire, Décharge, Texture, Sitaudis, De l’art hel­vé­tique contem­po­rain. Elle publie des articles ou textes dans des revues papier telles que Libelle, L’Atelier de l’agneau, Décharge, Passage d’encres, Test n°17, Créatures , Formules, Cahier de la rue Ventura, Libr-cri­tique, Sitaudis, Créatures, Gare Maritime, Chroniques du ça et là, La vie mani­feste.

Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Brissiaud, et de nom­breuses notes de lec­ture et d’articles, publiés sur le site Recours au Poème.