Autour de Tris­tan Felix, Lau­ra Vazquez, France Burghelle Rey, Col­lec­tif de l’Atelier du Bocage.

 

Un appareil para­textuel qui sou­tient l’univers séman­tique dess­iné par le titre du recueil, Sorts : la cou­ver­ture de ce petit livre, en noir et blanc, pro­pose une illus­tra­tion qui donne à voir l’au-delà d’une réal­ité appréhendée par l’artiste pein­tre Isabelle Clé­ment. Tra­vail sur la matière et resti­tu­tion d’une émo­tion, les paysages peints révè­lent la res­pi­ra­tion de ce que recèle une nature dont le sup­port est saisi dans son imma­nence. La qua­trième de cou­ver­ture pro­pose un extrait du texte liminaire :

 

« Jette-toi du haut qui penche
à six faces débraillées
Mets bas ton ciel criblé d’oiseaux
L’inepte féérie compte sur les osselets
Pour saisir l’identique sous l’autre
Quel sort cueille quoi de rare ?
Son coup sonne au cou du condamné
Il n’en rit qu’à la pointe des pieds
Qu’il a de boue tiède oints
Pour s’absenter
Du sol »

 

La langue de Tris­tan Félix ne peut être autrement illus­trée que par ce morceau tiré du tout pre­mier texte du recueil. Un emploi syn­tax­ique déstruc­turé qui per­met au poète de met­tre en exer­gue les sig­nifi­ants, de sec­ouer le sens pro­to­co­laire des mots et de créer un univers fait d’images et ryth­mé par des asso­nances et des allitéra­tions. L’espace scrip­to visuel est lui aus­si mis à con­tri­bu­tion dans la créa­tion de cet univers poé­tique inédit. Et le pro­pos de l’artiste est mer­veilleuse­ment servi par ces dis­posi­tifs, car en effet le rythme ain­si créé et l’emploi d’un vocab­u­laire dont les accep­tions usuelles sont mal­menées par le tra­vail syn­tax­ique sont de nature à ren­dre compte de cette per­pétuelle pos­ture à la marge d’exister. L’énonciateur pro­pose une vision au vit­ri­ol du réel, et prend la parole au nom d’une human­ité portée par l’emploi des pronoms personnels.

 

« vous tous autant que nuls
êtes invités à
couch­er sur bitume :

soi ou l’autre
qual­ité
suture
matricule
pro­fil bas

se ren­dre au grand hachoir
sa viande en sac
doigt sur couture
fuite inutile. Stop.

et sur le pont de corde
à bout d’abîme
l’homme cousu attend
sa danseuse araignée qui l’étourdira »

 

L’évocation de la mort qui sous tend nom­bre de textes jouxte le con­stat d’une impuis­sance à con­jur­er le sort auquel est soumis l’être humain que rien ne sem­ble pou­voir men­er vers un avenir fait d’espoir.

 

« il fait lent la rame
à trace de l’eau

ont-ils sué les moines à tirer
à tiss­er la nappe visqueuse
sous leurs genoux !

désor­mais la toile
aven­ture ses accrocs
par­mi notre temps
enfin dévasté

Marais V »

 

Clos par des groupes nom­inaux en italique qui ini­tient un emploi tout à fait inédit de l’appareil tutélaire, la plu­part des poèmes de Tris­tan Félix énon­cent ain­si le sort inéluctable d’une human­ité soumise à la fatal­ité d’exister. Mais les pro­pos de l’auteure ne se bor­nent pas à pass­er en revue les affres exis­ten­tielles de ses sem­blables. La présence du poète ponctue le recueil, qu’il s’agisse de saisir quelques bribes d’éléments biographiques ou bien de l’énonciation de la pos­ture de l’artiste. L’écriture y appa­raît comme un moyen d’opérer une rédemp­tion plus indi­vidu­elle que collective.

 

« il se bal­ancera à dos d’homme
il sera facétie
il pein­dra la terre avec ses cheveux
blancs

il se cassera le nez con­tre la
trans­parence

il se videra de sa boue

pour attein­dre les sorts 

Goudron
(du Petit Théâtre des Pen­dus) »

 

 

Le poète appa­raît ici comme étant celui qui est apte à mon­tr­er l’au-delà des évi­dences, et à guider les autres. L’emploi du futur et l’évocation d’une sagesse amenée par la vieil­lesse évo­quée par le couleur d’une chevelure à la blancheur emblé­ma­tique con­fèrent au dis­cours poé­tique et à celui qui l’énonce le pou­voir qua­si mag­ique de révéler l’au-delà des apparences afin de restituer à ses sem­blables la lim­pid­ité d’un avenir lumineux. Et le verbe de Tris­tan Felix opère d’ores et déjà cette muta­tion du métal présent dans notre réal­ité pesante en un or offert par les visions sans con­ces­sion mais sal­va­tri­ces de sa poésie.

Tris­tan Felix, Sorts, La Main aux poètes, Edi­tions Hen­ry, Mon­treuil-sur-Mer, 2014, 94 pages, 8 euros.

 

*

 

 

 

Un livre dont la cou­ver­ture ain­si que la typogra­phie qui y est apposée déploient une évi­dente sobriété. Le corps des let­tres respecte l’espace bleu roi qui offre un écrin déli­cat aux textes jus­ti­fiés, déposés sur un papi­er épais qu’une trame crème entoure chaleureuse­ment. L’horizon d’attente se veut ain­si placé sous les aus­pices d’une poésie amenée sous l’égide du clas­si­cisme. Mais déjà à feuil­leter le recueil l’aspect non con­forme à une métrique régulière et les jeux que promet la dis­po­si­tion des vers sur l’aire scrip­to visuelle créent une dichotomie que cor­ro­bore le mes­sage présent dès le titre : La main de la main. Cette redon­dance du sub­stan­tif revêt l’apparence séman­tique d’une tau­tolo­gie mais elle n’en est pas moins annon­ci­atrice de la poé­tique de Lau­ra Vazquez : il s’agit bien de révéler le dedans du dedans, d’aller au fond d’une réal­ité mon­trée dans son quo­ti­di­en le plus banal. Cette poésie servie par un emploi séman­tique et syn­tax­ique tout à faut pro­to­co­laire n’en offre pas moins une vision sym­bol­ique et inspirée des tableaux de l’existence. Ain­si au fil des textes se révèle une écri­t­ure dont la moder­nité n’est pas unique­ment dévolue à un emploi inédit de la langue. Le verbe du poète employé de la manière la plus lit­térale qui soit et main­tenu dans sa fonc­tion référen­tielle n’en offre pas moins une poésie puis­sante et qui ouvre les hori­zons du signe et surtout ceux d’une appréhen­sion mys­tique du réel.

 

« Ecoute-moi

 

J’ai plié ma langue, comme je sais le faire.

Alors les molécules ont fait leurs petits pas.

Des géomètres ont tracé plusieurs lignes sur ma figure.

J’attends l’armée des fourmis.
Ecoute ce que tu dois me dire.
Que ta parole soit grosse et répétitive.
Qu’elle soit très lourde et qu’elle colle.

Qu’elle soit lourde
comme le beurre frais,
comme le bain trop chaud.

Que le soleil s’en aille au milieu du ciel et qu’il reste
En place des mois et des mois et des années, des siècles.

Alors les petites plaies
font les petites croutes
et le soleil reste au milieu du ciel.

Alors les sol­dats lui jet­tent des pierres
et rien ne bouge
jamais.»

 

L’énonciateur est présent aux pro­pos grâce à l’emploi du pronom per­son­nel de la pre­mière per­son­ne. L’organisation ryth­mique et les récur­rences phoniques et syn­tax­iques con­fèrent à l’aspect formel de l’énoncé un car­ac­tère mys­tique. Le lan­gage main­tenu dans sa fonc­tion référen­tielle per­met la jux­ta­po­si­tion de tableaux dont la con­fronta­tion révèle les per­cep­tions du locu­teur grâce la créa­tion d’images poétiques.

 

« Apportez-moi une chaise,
un bout de pain et un livre,
apportez-moi l’ordinateur
et l’alphabet de la langue des signes,
apportez-moi une boite de bois
pour que je me lève,
pour que j’écrive,
pour que je commence . »

 

La langue des signes sem­ble être celle que décrypte le poète qui sait ouvrir à une dimen­sion cachée du réel, source d’une écri­t­ure toute métaphorique. La reprise anaphorique struc­ture la plu­part des textes, et l’emploi des pronoms leur con­fère une dimen­sion incan­ta­toire. La prière de Lau­ra Vazquez sera exaucée, car écrire fut fait et con­tin­ue pour le plus grand bon­heur de ceux aux­quels elle offre ses vers. Et au fil des pages de son recueil elle pro­pose une lec­ture de l’existence qui con­fère à cha­cune de ses visions un car­ac­tère mystique.

 

« Comme les choses invisibles

Comme nous aval­ons notre salive
au réveil.
Comme nous sen­tons le goût du sang
dans les ver­res d’eau.
Comme nous vivons dans cet ordre.
Je te parle. »

 

Lau­ra Vazquez, La Main de la main, Cheyne Edi­teur, Le Cham­bon-sur-Lignon, 2014, 57 pages, 16 euros.

 

*

 

 

 

Un si joli recueil, paru aux Edi­tions du Cygne, et dont la cou­ver­ture print­anière opère un ravisse­ment tel que l’envie de décou­vrir les textes de France Burghelle Rey s’impose. D’autant que le titre souf­fle un vent enchanteur sur les mas­sifs de fleurs qui illus­trent la cou­ver­ture. Le Chant de l’enfance s’annonce donc comme un hymne à la vie, au rythme doux et lent qui mène l’être vers demain avec cet évi­dent et inévitable chem­ine­ment qui est ici asso­cié à celui incon­tourn­able de la nature. L’allusion au chant présente dans le titre, Le Chant de l’enfance, n’est de sur­croît pas sans évo­quer la veine lyrique, et le lecteur s’attend à une poésie de l’intimité et de l’effusion, des réminis­cences énon­cées sur le ton de la con­fi­dence. Cet hori­zon d’attente se voit con­fir­mé dès le texte liminaire :

 

« Per­dre son temps à réu­nir des bribes
ruines de nids de nous
qui sommes oiseaux de cage en cage

Je ver­si­fie comme au temps des ceris­es mon nom de Venise

Vol­er chaque sai­son de
sou­venirs en sou­venirs seul

J’interroge ma vie heure après heure déchiré par
les à‑dieu qui dor­ment en mémoire

Je ver­si­fie le chant de mon enfance perdue
autant d’amis me manquent
Que sont-ils devenus ?

En canon chantent leur peine et la mienne »

 

Invi­tant le lecteur à entr­er in medias res dans son univers le poète se tourne vers son passé. Mais il ne faudrait pas pass­er out­re les références qui émail­lent ce tout pre­mier texte : Mar­guerite Duras évoque une moder­nité qui côtoie la poésie lyrique dont Rute­beuf a été l’un des tout pre­miers chantres. Com­plainte donc dévolue à un syn­crétisme générique et tem­porel, le rythme est don­né d’une allure lyrique certes mais aus­si d’une parole réflex­ive sur la nature de la créa­tion ain­si que sur la parole poé­tique. C’est ce qu’annonce l’épigraphe :

 

« Je cherche pour le temps le chant qui vaille

 

Philippe Delaveau »

 

Et nous savons com­bi­en ce poète a accordé d’importance à la musi­cal­ité du poème, à son ancrage avec une tra­di­tion qu’il s’est agi de repren­dre sans jamais l’imiter, mais en ayant assim­ilé ses formes au ser­vice d’une poésie qui mène à la révéla­tion d’une imma­nence. C’est bien à cet objec­tif que France Burghelle Rey soumet son verbe. Dans une langue tout à fait clas­sique, qui ne soumet ni la syn­taxe ni l’emploi séman­tique pro­to­co­laire du signe à une dis­tor­sion quel­conque, elle parvient à men­er le lecteur vers une révéla­tion sans cesse renou­velée : celle du temps qui passe, thé­ma­tique clas­sique s’il en est, mais dont l’écoulement est accep­té dans la sérénité, car il s’agit bien de l’évocation d’un par­cours ini­ti­a­tique, où les épreuves, évo­quées dans la plu­part des textes du recueil, ont opéré une métamorphose :

 

« J’avais si peur de la musique
mon souf­fle était coupé
J’avais si peur de la musique mes mots
Sans leur rythme étaient mort-nés

Il fal­lait vivre des autres
mon émo­tion mar­iée à mes amours
Il fal­lait vivre des autres mes mots
veufs de leur langue pleurée

D’enfants de mes enfants ma joie
a accouché mon émotion
c’est ma nais­sance à la vieillesse
mar­iée à leur beauté »

 

 

Cette matu­rité est celle d’une écri­t­ure qui mag­ni­fie le pas­sage du temps. L’expérience sou­tient et façonne l’invention d’une poé­tique qui prend matière dans le réel. Le chant devient alors celui d’une sérénité et d’une sagesse qui mène au seuil de la con­tem­pla­tion. Et le poète invite le lecteur à trou­ver en lui cette source de paix.

 

« Si las des adieux
sen­tir l’odeur du lilas
amoureux des oiseaux leurs miettes
semées par des doigts de fée

Je n’ai plus envie de m’enfuir
Ma terre est le chant le présent mon espoir
Ne plus atten­dre l’aube mais
aimer la pluie sans crain­dre l’orage
l’ami des cœurs à prendre

Tu fris­sonnes fiévreux
reviens sur tes pas pour
pren­dre le lilas dans tes bras »

 

France Burghelle Rey, Le Chant de l’enfance, Le Chant du Cygne, Edi­tions du Cygne, Paris, 2015, 57 pages, 10 euros.

 

*

 

 

 

 

 

Le Col­lec­tif de l’Ateliers du Bocage pro­pose, sous l’égide d’un syn­crétisme artis­tique, un ouvrage servi par Cécile Beaupère pour les dessins, Jeanne Robert pour les dans­es, Mary Géra pour les textes et Emmanuel Spas­soff pour la pho­togra­phie. Le titre, d’être plus que nu, est apposé au dessus d’une des pho­togra­phies de ce dernier en noir et blanc qui donne à voir le bas d’un corps dont la nudité est mise en scène dans le décor de l’atelier. Une épigraphe d’œuvre annonce déjà la teneur du propos :

 

« Un livre doit être la hache
pour la mer gelée en nous.

 

Franz Kaf­ka »

 

Le recueil est donc placé sous las aus­pice de cet auteur dont l’œuvre est encore perçue comme étant celle de l’homme soumis à une moder­nité dévas­ta­trice. Les pro­pos que le lecteur s’attend à trou­ver au fil des pages pren­nent une couleur toute par­ti­c­ulière. Le texte lim­i­naire, tout en faisant allu­sion à Gus­tave Courbet qui osa mon­tr­er le corps nu d’une femme dans son expres­sion la plus crue, et par là même la référence au réal­isme dont il fut l’un des représen­tants, pose les pro­lé­gomènes de ce qui va suivre :

 

« D’être plus que nu
Et offrir à l’autre
De porter son regard
Sur l’origine du monde
De plonger ses yeux en dedans »

 

Ce texte, qui fait face à la pho­togra­phie qui fig­ure égale­ment sur la cou­ver­ture, pro­pose de porter le regard plus loin que la vision de la nudité. Se fait jour le ques­tion­nement présent aux pro­pos et qui guide les œuvres et les poèmes qui suiv­ent : qu’est-ce que la nudité, et com­ment regarder le corps comme vecteur d’une tran­scen­dance qu’il s’agit de révéler grâce à l’art :

 

« Tra­vailler sur soi jusqu’à l’évanouissement

 

Ne plus voir que sa peauUn point écras­ant le cœur
Oblig­eant sa main
A s’éloigner pour voir l’autre
Creu­sant aux entrailles de soi
L’entre-cuisses brûlée de fusain
Des mains cou­vertes de peinture

Sor­tant des enfers

Der­rière le rideau
Le mys­tère pour­rait bien
Entr­er dans ton ventre
Comme un coup »

 

Cette médi­ta­tion sur la nudité est le sup­port d’un dis­cours sur l’essence même de la représen­ta­tion. Le syn­crétisme artis­tique à l’œuvre ici per­met de mul­ti­pli­er les approches sur la thé­ma­tique qui sert de fil directeur à l’ouvrage. Les fusains et les dessins, hymnes au mou­ve­ment et à la vie, d’une rare force, vien­nent dire le hors cadre des clichés d’Emmanuel Spas­soff. Celui-ci pro­pose de mul­ti­ples clichés qui met­tent en scène et dévoilent la nudité de son mod­èle. Le tra­vail de répéti­tion pro­duit une con­ti­nu­ité qui per­met de créer une his­toire où cha­cun peut apporter selon son imag­i­naire l’interprétation qu’il souhaite. Les textes vien­nent ponctuer ce tra­vail icono­graphique et pro­posent une visée réflex­ive non pas dans un com­men­taire des images mais dans un dépasse­ment théorique sur la nature du nu et sur l’essence même de ce qu’est l’acte de représenter :

 

« RASSEMBLE TES CARTOUCHES
PRÉPARE TOI À CHARGER
ET SHOOT
NE FAIS PLUS QUE SHOOTER
LA NEIGE, LA BRISURE, LE PEU
SHOOT LA MAIN QUI RETIENT,
LES CREVASSES ET LES FISSURES
SHOOT LES ZONES D’OMBRE
ET LA CIORDE D’ENFANCE
SHOOT CES MOTS
CONSUMÉS D’AVOIR ÉTÉ TROP ÉCRITS
À PLEINES MAINS,
RECCUEILLE LEUR ESSENCE,
ET DANS UN ULTIME SHOOT
TIRE DES MOTS SECS ET BRUTAUX
MAIS LIANTS
ET EN ACCORD
AVEC L’ORIGINE DE TA VOIX »

 

Ce recueil qui est tout d’abord un très beau livre mène donc le lecteur à s’interroger sur sa pro­pre nudité, à enfin oser regarder celle-ci. Sous l’image ain­si que sous la peau il y a du sens, et cet ouvrage, d’une très belle den­sité séman­tique, ne cesse de le révéler.

 

Col­lec­tif de l’Atelier du Bocage, D’être plus que nu, Jacques André Edi­teur, Lyon, 2013, 91 pages, 20 euros.

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Carole Mesrobian

Car­ole Car­cil­lo Mes­ro­bian est poète, cri­tique lit­téraire, revuiste et per­formeuse. Elle pub­lie en 2012 Foulées désul­toires aux Edi­tions du Cygne, puis, en 2013, A Con­tre murailles aux Edi­tions du Lit­téraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sur­sis en con­séquence. En 2016, La Chou­croute alsa­ci­enne paraît aux Edi­tions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachd­jian par Van­i­na Pin­ter, Car­ole Car­ci­lo Mes­ro­bian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Flo­rence Laly, Chris­tine Tara­nov,  aux Edi­tions La chi­enne Edith. Elle est égale­ment l’au­teure d’Aper­ture du silence (2018) et Onto­genèse des bris (2019), chez PhB Edi­tions. Cette même année 2019 paraît A part l’élan, avec Jean-Jacques Tachd­jian, aux Edi­tions La Chi­enne, et Fem mal avec Wan­da Mihuleac, aux édi­tions Tran­signum ; en 2020 dans la col­lec­tion La Diag­o­nale de l’écrivain, Agence­ment du désert, paru chez Z4 édi­tions, et Octo­bre, un recueil écrit avec Alain Bris­si­aud paru chez PhB édi­tions. Elle par­ticipe aux antholo­gies Dehors (2016,Editions Janus), Appa­raître (2018, Terre à ciel) De l’hu­main pour les migrants (2018, Edi­tions Jacques Fla­mand) Esprit d’ar­bre, (2018, Edi­tions pourquoi viens-tu si tard), Le Chant du cygne, (2020, Edi­tions du cygne), Le Courage des vivants (2020, Jacques André édi­teur), Antholo­gie Dire oui (2020, Terre à ciel), Voix de femmes, antholo­gie de poésie fémi­nine con­tem­po­raine, (2020, Pli­may). Par­al­lèle­ment parais­sent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Cap­i­tal des mots, Poe­siemuz­icetc., Le Lit­téraire, le Salon Lit­téraire, Décharge, Tex­ture, Sitaud­is, De l’art helvé­tique con­tem­po­rain, Libelle, L’Atelier de l’ag­neau, Décharge, Pas­sage d’en­cres, Test n°17, Créa­tures , For­mules, Cahi­er de la rue Ven­tu­ra, Libr-cri­tique, Sitaud­is, Créa­tures, Gare Mar­itime, Chroniques du ça et là, La vie man­i­feste, Fran­copo­lis, Poésie pre­mière, L’Intranquille., le Ven­tre et l’or­eille, Point con­tem­po­rain. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Bris­si­aud, et des pré­faces de Mémoire vive des replis de Mar­i­lyne Bertonci­ni et de Femme con­serve de Bluma Finkel­stein. Auprès de Mar­i­lyne bertonci­ni elle co-dirige la revue de poésie en ligne Recours au poème depuis 2016. Elle est secré­taire générale des édi­tions Tran­signum dirigées par Wan­da Mihuleac.