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Fil de Lecture de Carole MESROBIAN

Par | 2018-05-24T15:54:12+00:00 7 mars 2016|Catégories : Critiques|

Autour d’Elodia Turki, Alain Brissiaud, Hervé Delabarre, Mario Campana.

 

Un livre tout d’abord à regar­der, comme un objet, tant les cou­leurs ocres de la cou­ver­ture mettent à l’honneur la déli­ca­tesse du des­sin qui la com­pose pour moi­tié. Le titre, Mains d’ombre, dis­crè­te­ment dépo­sé au-des­sus, dans un vert pas­tel, vient dis­crè­te­ment s’harmoniser avec ces cou­leurs, et annonce les tona­li­tés aériennes de l’iconographie limi­naire. Le recueil s’ouvre en effet sur un des­sin de même fac­ture, repro­duit en cou­leur. Dès l’abord Elodia Turki sol­li­cite le regard, et pré­pare le lec­teur à la décou­verte de ces magni­fiques lignes tra­cées en arabe lit­té­raire qui ornent les pages de son recueil et pro­posent une tra­duc­tion de ses textes, assu­mée par Habib Boulares. Le vis à vis rythme le livre, et les carac­tères orien­taux des­sinent des vagues de den­telle en regard de textes courts pour majo­ri­té écrits en ita­lique sur les pages de droite. Ainsi cette ver­sion bilingue place l’écriture à un double niveau de récep­tion, celui de la lec­ture pro­pre­ment dite, et celui d’une récep­tion séman­tique de l’image. « De gestes en paroles » Elodia Turki invite le lec­teur sur la qua­trième de cou­ver­ture à entrer dans cet uni­vers plu­ri­sé­man­tique. Là nous ren­con­trons une énon­cia­trice qui évoque sa dif­fi­cul­té à être, et sug­gère les épreuves tra­ver­sées avec une pudeur et une dis­cré­tion non démen­ties. Un pro­nom per­son­nel à peine incar­né appa­raît par­fois, mais c’est dans la pudeur de l’évocation des étapes ren­con­trées.

 

« Tremblée défaite et rire
comme un manque à rêver

Je-suave tour­billon-
fleur lacé­rée-des­sin-
jas­mi­née repen­tie
silence pire

C’est ce que je sen­tais »

 

Une parole fémi­nine qui sug­gère les dif­fi­cul­tés de l’affirmation de soi-même mais aus­si les ombres des­si­nées par les êtres ren­con­trés et aimés.

 

« Autour de ses poi­gnets
d’autres mains d’autres gestes

elle et toi
immenses arle­quins sur le pont sans rive

Tu m’avais oubliée
ne rete­nant de moi que l’ombre de mon chant

que le son de mes doigts sur tes jours
ne rete­nant de moi
que toi
sans moi »

 

Faut-il pour autant affir­mer que ce recueil n’évoque qu’une expé­rience per­son­nelle ? Loin s’en faut, car l’auteure fait par­ta­ger au lec­teur ses inter­ro­ga­tions sur la matière de ses textes et sur l’acte d’écrire.

 

« Sa main-la tienne
telle une ombre jalouse

dans la fleur innom­brable de ma peur

Peut-être eut-il suf­fit-il
que la len­teur des yeux
épelle en
fin le trouble

pour que tou­jours soit
l’improbable par­tage »

 

Mains d’ombre n’est donc pas uni­que­ment le lieu d’une parole per­son­nelle, et la volon­té d’opérer un syn­cré­tisme artis­tique sou­tient cette réflexi­vi­té sur le tra­vail de l’écriture. L’iconographie qui entoure les textes ain­si que la gra­phie magni­fique de l’écriture arabe forment écho à la récur­rence de l’évocation de la musique. Et il faut com­prendre la convo­ca­tion de ces vec­teurs artis­tiques comme méta­phore de ce désir de mener l’humanité à la source de paix d’une com­mu­nau­té enfin unie dans le verbe mais aus­si dans le silence, ain­si que l’énonce si magni­fi­que­ment l’épigraphe d’œuvre signée Omar Khayyam :

 

« There was a Door to which i found no Key
There was a Veil through which I could not see

Some lit­tle Talk awhile of Me and Thee there was
And then no more of Thee and Me

Omar Khayyam (Quatrains) »

 

Elodia Turki, Mains d’ombre, Librairie-Galerie Racine, Paris, 116 pages.

 

*

 

Rare. Il faut avoir par­cou­ru, il faut avoir tra­ver­sé, il faut avoir lu et relu les frag­ments dépo­sés aux pages d’Au pas des gouffres. Non pas pour y ren­con­trer Alain Brissiaud, le poète n’est qu’une ombre sans nom et lui le sait pour l’avoir décou­vert dans la parole libé­rée de sa trace aux pages de ce recueil, mais pour cette langue émi­nem­ment poé­tique qu’il nous offre à l’occasion de ce pre­mier livre. La sobrié­té de la cou­ver­ture laisse le lec­teur dés l’abord dans le dénue­ment d’un hori­zon d’attente quel qu’il puisse être, et la toile repro­duite sous le titre des­sine des cou­leurs qui évoquent un pay­sage sans pour autant en déli­mi­ter les contours. Rien ne vient para­si­ter la magie des images puis­santes qui essaiment leur source libé­ra­toire dans les lignes qui vont suivre. Lui, le poète, son absence et son cri, la vacui­té de ce pro­nom per­son­nel assu­mé pour­tant appa­raissent dès la qua­trième de cou­ver­ture :

 

« Je vou­drais te prendre aux mots
enla­cer ta parole dans la brume des sables

à l’impeccable chant ôter ma paume
et peser du poids de la pierre

tant lis­ser ce sang pur apeu­ré
et rendre poudre fine ton silence
tant vit en toi le balan­cier des vents

… »

 

Bien que l’expérience d’une vie à peine évo­quée appa­raisse par­fois, elle est ce qu’elle devrait repré­sen­ter dès lors qu’il est ques­tion d’écrire. Il ne s’agit pas d’un lyrisme qui lais­se­rait appa­raître les contours anec­do­tiques d’une exis­tence par­ti­cu­lière mais d’une parole poé­tique qui mène à l’immanence de l’expérience humaine. La magie s’opère grâce à un tra­vail sur le lan­gage qui, simple et pro­to­co­laire, révèle sa puis­sance dans les confron­ta­tions du signe qui obéissent pour­tant à une uti­li­sa­tion syn­taxique tout à fait usuelle. L’énonciateur, dans un lan­gage simple et lim­pide, mène chaque bribe de ces pages à une dimen­sion trans­cen­dante.

 

« Ce bou­quet de plumes sous le chêne
ce bou­quet

répan­du
né de la nuit
né d’un com­bat sans lutte
ma main sèche ne peut l’approcher
s’en sai­sir
ce bou­quet
à la gorge rou­gie
halète dans la lumière su sous-bois
comme pau­pières

Je vou­drais tant ins­tal­ler cette humeur
dans mon rêve
ce deve­nir d’air
cette voie aux pou­mons
sidé­rants »

 

La nature n’est plus sup­port méta­pho­rique mais elle sou­tient le pay­sage men­tal du poète et tisse les élé­ments d’un décor sen­sible. La puis­sance des images et des sym­boles évo­qués se super­pose à un uni­vers psy­chique où se mêlent sen­sa­tions et évo­ca­tion d’un ima­gi­naire qui res­ti­tue les per­cep­tions du monde avec une dimen­sion poé­tique non démen­tie. Et au-delà des traces de ses avan­cées de vie l’auteur mène une réflexion sur la parole, tant dans le tra­vail du signe que dans l’énonciation de ses inter­ro­ga­tions sur l’acte d’écrire.

 

« Si tu cherches la paix
tiens tes mots ligo­tés

à dis­tance
de la rive
et sans fin
comme dans un ultime
halè­te­ment
pioche en toi le sou­ve­nir
de son pas
remuant le gra­vier de la cour »

« Au creux de ton bras
recueille
l’arbre des silences
sa voix cir­cule
comme le vol d’une mouche
sans che­min
entê­tée

reçois-le
prends ce ver­tige

un temps vien­dra où
sa sève
étan­che­ra ta soif »

 

Au pas des gouffres offre au signe l’espace de sa dis­pa­ri­tion, et mène le lan­gage poé­tique là où il doit aller : vers l’au-delà du sens. Mais le pas des gouffres n’est-il pas celui à fran­chir dès lors que l’écriture affronte le trem­ble­ment créa­teur et libé­ra­toire de la poé­sie. C’est ici enfin que se pour­suit l’ailleurs de la lit­té­ra­ture. Toujours mou­vante, n’existant jamais ailleurs que dans l’avancée inouïe des tra­vées creu­sées par ceux qui, comme Alain Brissiaud, mènent l’assouvissement de son deve­nir.

 

« Vivre sans la sagesse
sans le grand bat­te­ment inté­rieur

et la vision des hautes portes
ouvertes à l’aube au bas du ciel

mar­cher d’une marche aveu­glante
dans la res­pi­ra­tion étroite

de l’intelligence des fleurs

rêver comme rêve le vent
et trem­bler quand la joie se mêle
à l’argent de l’olivier têtu

goû­ter l’étreinte de ton absence
la fièvre bri­sant l’air

dans la cha­leur d’août

vivre
la pierre posée la pierre

en équi­libre »

 

Alain Brissiaud, Au pas des gouffres, Librairie-Galerie Racine, Paris, 2015, 82 pages, 15 euros.

 

*

 

Un ouvrage dont le for­mat et l’épaisseur rompent avec ceux de la plu­part des recueils poé­tiques. Le lec­teur est plu­tôt habi­tué à trou­ver ces 328 pages regrou­pées sous l’indication géné­rique du roman. Et sur la cou­ver­ture rien n’indique d’ailleurs à quoi il doit s’attendre. Un titre dis­cret laisse place à la repro­duc­tion d’une toile abs­traite de Jacques Hérold, et les cou­leurs pas­tel du dis­po­si­tif contri­buent à créer le cadre d’un recueil qui sus­cite toutes les inter­ro­ga­tions. Ce n’est qu’en feuille­tant ses pages que l’évidence d’une parole dévo­lue à la poé­sie appa­raît car des vers courts et jus­ti­fiés à gauche se suivent entre­cou­pés par des titres qui rythment l’ensemble. Quelques moments dédiés à la prose n’en démentent pas l’horizon d’attente : il s’agit bien de poé­sie. Et ce livre impo­sant s’organise autour de cha­pitres et de par­ties bien déli­mi­tées et reprises en index. Le titre, Prolégomènes pour un ailleurs, convoque le méta­lan­gage de la phi­lo­so­phie et sonne presque comme un oxy­more. Et ce qu’il annonce n’est certes pas démen­ti, tant il est vrai que se dévoile au fil de la lec­ture une poé­sie inédite qui met au ser­vice d’une trame dié­gé­tique la puis­sance d’un lan­gage dévo­lu à la créa­tion d’un uni­vers fan­tas­ma­go­rique. Soutenu par un appa­reil tuté­laire foi­son­nant, les poèmes et textes d’Hervé Delabarre se suc­cèdent en sui­vant une chro­no­lo­gie presque linéaire car leur date de créa­tion est indi­quée pour chaque ensemble. Des per­son­nages fémi­nins se des­sinent et le poète leur confère une dimen­sion char­nelle toute par­ti­cu­lière.

 

« Le rêve défriche la char­mil­le des yeux
Ecaille les géo­gra­phies amou­reuses

Inquiétantes et friables
A la lisière des paumes
Sur les mâchi­cou­lis où les nerfs entendent leur mons­trueux
céré­mo­nial
Il y a tant à décou­vrir
Dans leur tra­cé volup­tueux
Jusqu’aux abords de la mort élec­trique et rose »

 

Ces amantes croi­sées dont il évoque le sou­ve­nir s’inscrivent près de noms de per­son­nages contem­po­rains de l’auteur, ou bien jouxtent l’évocation de noms appar­te­nant à l’histoire, telle Jeanne d’Arc à laquelle il consacre un poème. Le lec­teur est ain­si convié à entrer dans cet uni­vers pré­gnant qui absorbe la matière du réel pour la don­ner à entendre au fil de textes façon­nés avec un lan­gage plus pro­so­dique que poé­tique, mais dont la puis­sance évo­ca­toire à force de rythme et de jeux avec l’espace scrip­tu­ral donne vie à une poé­sie inédite. Et ces sou­ve­nirs amon­ce­lés comme un puzzle grâce à la réma­nence de sen­sa­tions sous-tendent éga­le­ment les pages où la prose ne cède en rien à la qua­li­té évo­ca­toire de la langue d’Hervé Delabarre. Les femmes à nou­veau sont la matière de l’écriture. Mais est-ce là tout ce qu’il est per­mis d’entendre aux Prolégomènes pour un ailleurs ? Il semble que dans cette pul­sion vitale énon­cée grâce à la force d’un lan­gage lourd de sen­sa­tions et ancré aux trames du réel le poète va son­der la déses­pé­rance, celle d’un corps dont la mort est inévi­table.

 

« Des lèvres ago­ni­santes
Dans les cou­loirs

Où l’ombre se nour­rit
De san­glots
Et s’exténue enfin

Près de la porte
Là-bas
Au bout
Où tout se joue »

 

Ce déses­poir est éga­le­ment pré­gnant dans l’évocation de la dis­pa­ri­tion de la mère du poète, qui appa­raît à plu­sieurs reprises. Une poé­sie dont la pro­fon­deur ne s’énonce que grâce au poids de ce qui n’est que sug­gé­ré, et dont toute conces­sion à un lyrisme com­pa­tis­sant est exclu.

 

« Pas de crème fraîche pour les mar­tyrs
Un ventre vaut mieux qu’un sac à main

pour s’abriter de la pluie.
La mort, elle-même, ronge son frein,
se déses­père de ne plus pou­voir venir à bout d’elle-même.

Alors que faire,
sinon se pré­ci­pi­ter à la gare,

et s’engouffrer dans un train
enfoui au cœur des herbes folles
et des iti­né­raires frois­sés jusqu’à la nuit des pôles. »

 

Hervé Delabarre, Prolégomènes pour un ailleurs, Les Hommes sans Epaules édi­tions, Domont, 2015, 328 pages, 22 euros.

 

*

 

Une édi­tion bilingue de Mario Campana dont la cou­ver­ture ne com­porte rien d’autre que le titre, sous le nom de l’auteur, Dans le pro­chain monde, En el proxi­mo mun­do. L’espace qui entoure ces carac­tères bleus et noirs est tout entier dévo­lu au blanc cas­sé de la cou­ver­ture, lais­sant le lec­teur déployer son ima­gi­naire quant à la teneur des textes qui s’offrent à lui. Et comme venant com­bler cette vacui­té séman­tique, le texte limi­naire, dédi­ca­cé à la mère de l’auteur, débute comme une cos­mo­go­nie, comme s’il s’agissait de poser les bases d’un uni­vers poé­tique inédit.

 

« Sans éclat, le monde com­mence, muet.
Un trou cal­ci­né.

Un monde cras­seux étran­ger
S’interrogeant sur une renais­sance sou­hai­tée et ouverte
L’ample accord dis­so­nant
De la mai­son qui cré­pite.

… »

 

Le ton déjà propre à la poé­sie de Mario Campana est don­né. L’évocation de cette nais­sance, celle du monde ou plus exac­te­ment celle de celui qui per­çoit le monde, fera face à l’omniprésence de la mort, dont l’invocation appa­raît dans de nom­breux textes du recueil. Mort sym­bo­lique et renais­sance à soi-même, le poète mène le lec­teur sur le che­min de son par­cours ini­tia­tique.

 

« Et là le corps s’apprête à renaître,
Quand les arcs réveillent l’aurore

Jamais vue avant : la flèche molle,
La corde sans ten­sion, sans ambi­tion,
`sans celui qui met en jeu sa véri­té
dans un souffle mons­trueux. »

 

Un par­cours de vie dont les étapes sont convo­quées comme autant d’occasions à cette trans­mu­ta­tion per­son­nelle, et dont les époques sont liées à l’évocation de lieux qui offrent à l’espace urbain une dimen­sion méta­pho­rique. La ville devient le décor sen­sible d’un périple ini­tia­tique.

 

« Je dis ici. Ici, la ville
Surgie de vagues légendes.

Parmi tant de bar­ri­cades-dis-je- il doit y avoir
Des ave­nues lumi­neuses que je n’ai pas vues,
De vieux habi­tués ami­caux,
Des fau­bourgs igno­rés des tou­ristes ; »

 

Le poète invite le lec­teur à le suivre dans cette avan­cée vers lui-même, et la mul­ti­pli­ci­té des lieux évo­qués et des époques qui se jux­ta­posent à une énon­cia­tion per­son­nelle confère à cette poé­sie une dimen­sion uni­ver­selle. Les textes en fran­çais accom­pa­gnés de leur tra­duc­tion en espa­gnol forment un recueil qui offre à l’expérience humaine, quel que soit l’horizon sous lequel elle s’inscrit, une por­tée émi­nem­ment poé­tique.

 

« Mais après la tem­pête quelque chose conti­nuait

Son obs­ti­né et inévi­table voyage,
Rue par où l’espoir se fau­file

Et la bles­sure se change en chair vive
De cette trace, qui accorde les cœurs,
La joie peut naître,

Quand l’âme s’aventure au-delà de tout stig­mate. »

 

Mario Campana, Dans le pro­chain monde, En el proxi­mo mun­do, L’oreille du Loup, Paris, 2013, 133 pages, 10 euros.

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Carole Mesrobian

Carole Carcillo Mesrobian est née à Boulogne en 1966. Elle réside en région pari­sienne. Professeure de Lettres Modernes et Classiques, elle pour­suit des recherches au sein de l’école doc­to­rale de lit­té­ra­ture de l’Université Denis Diderot. Elle publie en 2012 Foulées désul­toires aux Editions du Cygne, puis, en 2013, A Contre murailles aux Editions du Littéraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sursis en consé­quence. En 2016, La Choucroute alsa­cienne paraît aux Editions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachdjian par Vanina Pinter, Carole Carcilo Mesrobian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Florence Laly, Christine Taranov,  Editions La chienne Edith, 2018.

Parallèlement paraissent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Capital des mots, Poesiemuzicetc., Le Littéraire, le Salon Littéraire, Décharge, Texture, Sitaudis, De l’art hel­vé­tique contem­po­rain. Elle publie des articles ou textes dans des revues papier telles que Libelle, L’Atelier de l’agneau, Décharge, Passage d’encres, Test n°17, Créatures , Formules, Cahier de la rue Ventura, Libr-cri­tique, Sitaudis, Créatures, Gare Maritime, Chroniques du ça et là, La vie mani­feste.

Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Brissiaud, et de nom­breuses notes de lec­ture et d’articles, publiés sur le site Recours au Poème.

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