Autour d’Elodia Tur­ki, Alain Bris­si­aud, Hervé Delabarre, Mario Campana.

 

Un livre tout d’abord à regarder, comme un objet, tant les couleurs ocres de la cou­ver­ture met­tent à l’honneur la déli­catesse du dessin qui la com­pose pour moitié. Le titre, Mains d’ombre, dis­crète­ment déposé au-dessus, dans un vert pas­tel, vient dis­crète­ment s’harmoniser avec ces couleurs, et annonce les tonal­ités aéri­ennes de l’iconographie lim­i­naire. Le recueil s’ouvre en effet sur un dessin de même fac­ture, repro­duit en couleur. Dès l’abord Elo­dia Tur­ki sol­licite le regard, et pré­pare le lecteur à la décou­verte de ces mag­nifiques lignes tracées en arabe lit­téraire qui ornent les pages de son recueil et pro­posent une tra­duc­tion de ses textes, assumée par Habib Boulares. Le vis à vis rythme le livre, et les car­ac­tères ori­en­taux dessi­nent des vagues de den­telle en regard de textes courts pour majorité écrits en italique sur les pages de droite. Ain­si cette ver­sion bilingue place l’écriture à un dou­ble niveau de récep­tion, celui de la lec­ture pro­pre­ment dite, et celui d’une récep­tion séman­tique de l’image. « De gestes en paroles » Elo­dia Tur­ki invite le lecteur sur la qua­trième de cou­ver­ture à entr­er dans cet univers plurisé­man­tique. Là nous ren­con­trons une énon­ci­atrice qui évoque sa dif­fi­culté à être, et sug­gère les épreuves tra­ver­sées avec une pudeur et une dis­cré­tion non démen­ties. Un pronom per­son­nel à peine incar­né appa­raît par­fois, mais c’est dans la pudeur de l’évocation des étapes rencontrées.

 

« Trem­blée défaite et rire
comme un manque à rêver

Je-suave tour­bil­lon-
fleur lacérée-dessin-
jas­minée repentie
silence pire

C’est ce que je sentais »

 

Une parole fémi­nine qui sug­gère les dif­fi­cultés de l’affirmation de soi-même mais aus­si les ombres dess­inées par les êtres ren­con­trés et aimés.

 

« Autour de ses poignets
d’autres mains d’autres gestes

elle et toi
immenses arle­quins sur le pont sans rive

Tu m’avais oubliée
ne retenant de moi que l’ombre de mon chant

que le son de mes doigts sur tes jours
ne retenant de moi
que toi
sans moi »

 

Faut-il pour autant affirmer que ce recueil n’évoque qu’une expéri­ence per­son­nelle ? Loin s’en faut, car l’auteure fait partager au lecteur ses inter­ro­ga­tions sur la matière de ses textes et sur l’acte d’écrire.

 

« Sa main-la tienne
telle une ombre jalouse

dans la fleur innom­brable de ma peur

Peut-être eut-il suffit-il
que la lenteur des yeux
épelle en
fin le trouble

pour que tou­jours soit
l’improbable partage »

 

Mains d’ombre n’est donc pas unique­ment le lieu d’une parole per­son­nelle, et la volon­té d’opérer un syn­crétisme artis­tique sou­tient cette réflex­iv­ité sur le tra­vail de l’écriture. L’iconographie qui entoure les textes ain­si que la gra­phie mag­nifique de l’écriture arabe for­ment écho à la récur­rence de l’évocation de la musique. Et il faut com­pren­dre la con­vo­ca­tion de ces vecteurs artis­tiques comme métaphore de ce désir de men­er l’humanité à la source de paix d’une com­mu­nauté enfin unie dans le verbe mais aus­si dans le silence, ain­si que l’énonce si mag­nifique­ment l’épigraphe d’œuvre signée Omar Khayyam :

 

« There was a Door to which i found no Key
There was a Veil through which I could not see

Some lit­tle Talk awhile of Me and Thee there was
And then no more of Thee and Me

Omar Khayyam (Qua­trains) »

 

Elo­dia Tur­ki, Mains d’ombre, Librairie-Galerie Racine, Paris, 116 pages.

 

*

 

Rare. Il faut avoir par­cou­ru, il faut avoir tra­ver­sé, il faut avoir lu et relu les frag­ments déposés aux pages d’Au pas des gouf­fres. Non pas pour y ren­con­tr­er Alain Bris­si­aud, le poète n’est qu’une ombre sans nom et lui le sait pour l’avoir décou­vert dans la parole libérée de sa trace aux pages de ce recueil, mais pour cette langue éminem­ment poé­tique qu’il nous offre à l’occasion de ce pre­mier livre. La sobriété de la cou­ver­ture laisse le lecteur dés l’abord dans le dénue­ment d’un hori­zon d’attente quel qu’il puisse être, et la toile repro­duite sous le titre des­sine des couleurs qui évo­quent un paysage sans pour autant en délim­iter les con­tours. Rien ne vient par­a­siter la magie des images puis­santes qui essai­ment leur source libéra­toire dans les lignes qui vont suiv­re. Lui, le poète, son absence et son cri, la vacuité de ce pronom per­son­nel assumé pour­tant appa­rais­sent dès la qua­trième de couverture :

 

« Je voudrais te pren­dre aux mots
enlac­er ta parole dans la brume des sables

à l’impeccable chant ôter ma paume
et peser du poids de la pierre

tant liss­er ce sang pur apeuré
et ren­dre poudre fine ton silence
tant vit en toi le bal­anci­er des vents

… »

 

Bien que l’expérience d’une vie à peine évo­quée appa­raisse par­fois, elle est ce qu’elle devrait représen­ter dès lors qu’il est ques­tion d’écrire. Il ne s’agit pas d’un lyrisme qui lais­serait appa­raître les con­tours anec­do­tiques d’une exis­tence par­ti­c­ulière mais d’une parole poé­tique qui mène à l’immanence de l’expérience humaine. La magie s’opère grâce à un tra­vail sur le lan­gage qui, sim­ple et pro­to­co­laire, révèle sa puis­sance dans les con­fronta­tions du signe qui obéis­sent pour­tant à une util­i­sa­tion syn­tax­ique tout à fait usuelle. L’énonciateur, dans un lan­gage sim­ple et limpi­de, mène chaque bribe de ces pages à une dimen­sion transcendante.

 

« Ce bou­quet de plumes sous le chêne
ce bouquet

répan­du
né de la nuit
né d’un com­bat sans lutte
ma main sèche ne peut l’approcher
s’en saisir
ce bou­quet
à la gorge rougie
halète dans la lumière su sous-bois
comme paupières

Je voudrais tant installer cette humeur
dans mon rêve
ce devenir d’air
cette voie aux poumons
sidérants »

 

La nature n’est plus sup­port métaphorique mais elle sou­tient le paysage men­tal du poète et tisse les élé­ments d’un décor sen­si­ble. La puis­sance des images et des sym­bol­es évo­qués se super­pose à un univers psy­chique où se mêlent sen­sa­tions et évo­ca­tion d’un imag­i­naire qui restitue les per­cep­tions du monde avec une dimen­sion poé­tique non démen­tie. Et au-delà des traces de ses avancées de vie l’auteur mène une réflex­ion sur la parole, tant dans le tra­vail du signe que dans l’énonciation de ses inter­ro­ga­tions sur l’acte d’écrire.

 

« Si tu cherch­es la paix
tiens tes mots ligotés

à dis­tance
de la rive
et sans fin
comme dans un ultime
halète­ment
pioche en toi le souvenir
de son pas
remuant le gravier de la cour »

« Au creux de ton bras
recueille
l’arbre des silences
sa voix circule
comme le vol d’une mouche
sans chemin
entêtée

reçois-le
prends ce vertige

un temps vien­dra où
sa sève
étanchera ta soif »

 

Au pas des gouf­fres offre au signe l’espace de sa dis­pari­tion, et mène le lan­gage poé­tique là où il doit aller : vers l’au-delà du sens. Mais le pas des gouf­fres n’est-il pas celui à franchir dès lors que l’écriture affronte le trem­ble­ment créa­teur et libéra­toire de la poésie. C’est ici enfin que se pour­suit l’ailleurs de la lit­téra­ture. Tou­jours mou­vante, n’existant jamais ailleurs que dans l’avancée inouïe des travées creusées par ceux qui, comme Alain Bris­si­aud, mènent l’assouvissement de son devenir.

 

« Vivre sans la sagesse
sans le grand bat­te­ment intérieur

et la vision des hautes portes
ouvertes à l’aube au bas du ciel

marcher d’une marche aveuglante
dans la res­pi­ra­tion étroite

de l’intelligence des fleurs

rêver comme rêve le vent
et trem­bler quand la joie se mêle
à l’argent de l’olivier têtu

goûter l’étreinte de ton absence
la fièvre brisant l’air

dans la chaleur d’août

vivre
la pierre posée la pierre

en équili­bre »

 

Alain Bris­si­aud, Au pas des gouf­fres, Librairie-Galerie Racine, Paris, 2015, 82 pages, 15 euros.

 

*

 

Un ouvrage dont le for­mat et l’épaisseur rompent avec ceux de la plu­part des recueils poé­tiques. Le lecteur est plutôt habitué à trou­ver ces 328 pages regroupées sous l’indication générique du roman. Et sur la cou­ver­ture rien n’indique d’ailleurs à quoi il doit s’attendre. Un titre dis­cret laisse place à la repro­duc­tion d’une toile abstraite de Jacques Hérold, et les couleurs pas­tel du dis­posi­tif con­tribuent à créer le cadre d’un recueil qui sus­cite toutes les inter­ro­ga­tions. Ce n’est qu’en feuil­letant ses pages que l’évidence d’une parole dévolue à la poésie appa­raît car des vers courts et jus­ti­fiés à gauche se suiv­ent entre­coupés par des titres qui ryth­ment l’ensemble. Quelques moments dédiés à la prose n’en démentent pas l’horizon d’attente : il s’agit bien de poésie. Et ce livre imposant s’organise autour de chapitres et de par­ties bien délim­itées et repris­es en index. Le titre, Pro­lé­gomènes pour un ailleurs, con­voque le méta­lan­gage de la philoso­phie et sonne presque comme un oxy­more. Et ce qu’il annonce n’est certes pas démen­ti, tant il est vrai que se dévoile au fil de la lec­ture une poésie inédite qui met au ser­vice d’une trame diégé­tique la puis­sance d’un lan­gage dévolu à la créa­tion d’un univers fan­tas­magorique. Soutenu par un appareil tutélaire foi­son­nant, les poèmes et textes d’Hervé Delabarre se suc­cè­dent en suiv­ant une chronolo­gie presque linéaire car leur date de créa­tion est indiquée pour chaque ensem­ble. Des per­son­nages féminins se dessi­nent et le poète leur con­fère une dimen­sion char­nelle toute particulière.

 

« Le rêve défriche la charmille des yeux
Ecaille les géo­gra­phies amoureuses

Inquié­tantes et friables
A la lisière des paumes
Sur les mâchicoulis où les nerfs enten­dent leur monstrueux
céré­mo­ni­al
Il y a tant à découvrir
Dans leur tracé voluptueux
Jusqu’aux abor­ds de la mort élec­trique et rose »

 

Ces amantes croisées dont il évoque le sou­venir s’inscrivent près de noms de per­son­nages con­tem­po­rains de l’auteur, ou bien joux­tent l’évocation de noms appar­tenant à l’histoire, telle Jeanne d’Arc à laque­lle il con­sacre un poème. Le lecteur est ain­si con­vié à entr­er dans cet univers prég­nant qui absorbe la matière du réel pour la don­ner à enten­dre au fil de textes façon­nés avec un lan­gage plus prosodique que poé­tique, mais dont la puis­sance évo­ca­toire à force de rythme et de jeux avec l’espace scrip­tur­al donne vie à une poésie inédite. Et ces sou­venirs amon­celés comme un puz­zle grâce à la réma­nence de sen­sa­tions sous-ten­dent égale­ment les pages où la prose ne cède en rien à la qual­ité évo­ca­toire de la langue d’Hervé Delabarre. Les femmes à nou­veau sont la matière de l’écriture. Mais est-ce là tout ce qu’il est per­mis d’entendre aux Pro­lé­gomènes pour un ailleurs ? Il sem­ble que dans cette pul­sion vitale énon­cée grâce à la force d’un lan­gage lourd de sen­sa­tions et ancré aux trames du réel le poète va son­der la dés­espérance, celle d’un corps dont la mort est inévitable.

 

« Des lèvres agonisantes
Dans les couloirs

Où l’ombre se nourrit
De san­glots
Et s’exténue enfin

Près de la porte
Là-bas
Au bout
Où tout se joue »

 

Ce dés­espoir est égale­ment prég­nant dans l’évocation de la dis­pari­tion de la mère du poète, qui appa­raît à plusieurs repris­es. Une poésie dont la pro­fondeur ne s’énonce que grâce au poids de ce qui n’est que sug­géré, et dont toute con­ces­sion à un lyrisme com­patis­sant est exclu.

 

« Pas de crème fraîche pour les martyrs
Un ven­tre vaut mieux qu’un sac à main

pour s’abriter de la pluie.
La mort, elle-même, ronge son frein,
se dés­espère de ne plus pou­voir venir à bout d’elle-même.

Alors que faire,
sinon se pré­cip­iter à la gare,

et s’engouffrer dans un train
enfoui au cœur des herbes folles
et des itinéraires frois­sés jusqu’à la nuit des pôles. »

 

Hervé Delabarre, Pro­lé­gomènes pour un ailleurs, Les Hommes sans Epaules édi­tions, Domont, 2015, 328 pages, 22 euros.

 

*

 

Une édi­tion bilingue de Mario Cam­pana dont la cou­ver­ture ne com­porte rien d’autre que le titre, sous le nom de l’auteur, Dans le prochain monde, En el prox­i­mo mun­do. L’espace qui entoure ces car­ac­tères bleus et noirs est tout entier dévolu au blanc cassé de la cou­ver­ture, lais­sant le lecteur déploy­er son imag­i­naire quant à la teneur des textes qui s’offrent à lui. Et comme venant combler cette vacuité séman­tique, le texte lim­i­naire, dédi­cacé à la mère de l’auteur, débute comme une cos­mogo­nie, comme s’il s’agissait de pos­er les bases d’un univers poé­tique inédit.

 

« Sans éclat, le monde com­mence, muet.
Un trou calciné.

Un monde crasseux étranger
S’interrogeant sur une renais­sance souhaitée et ouverte
L’ample accord dissonant
De la mai­son qui crépite.

… »

 

Le ton déjà pro­pre à la poésie de Mario Cam­pana est don­né. L’évocation de cette nais­sance, celle du monde ou plus exacte­ment celle de celui qui perçoit le monde, fera face à l’omniprésence de la mort, dont l’invocation appa­raît dans de nom­breux textes du recueil. Mort sym­bol­ique et renais­sance à soi-même, le poète mène le lecteur sur le chemin de son par­cours initiatique.

 

« Et là le corps s’apprête à renaître,
Quand les arcs réveil­lent l’aurore

Jamais vue avant : la flèche molle,
La corde sans ten­sion, sans ambition,
‘sans celui qui met en jeu sa vérité
dans un souf­fle monstrueux. »

 

Un par­cours de vie dont les étapes sont con­vo­quées comme autant d’occasions à cette trans­mu­ta­tion per­son­nelle, et dont les épo­ques sont liées à l’évocation de lieux qui offrent à l’espace urbain une dimen­sion métaphorique. La ville devient le décor sen­si­ble d’un périple initiatique.

 

« Je dis ici. Ici, la ville
Surgie de vagues légendes.

Par­mi tant de bar­ri­cades-dis-je- il doit y avoir
Des avenues lumineuses que je n’ai pas vues,
De vieux habitués amicaux,
Des faubourgs ignorés des touristes ; »

 

Le poète invite le lecteur à le suiv­re dans cette avancée vers lui-même, et la mul­ti­plic­ité des lieux évo­qués et des épo­ques qui se jux­ta­posent à une énon­ci­a­tion per­son­nelle con­fère à cette poésie une dimen­sion uni­verselle. Les textes en français accom­pa­g­nés de leur tra­duc­tion en espag­nol for­ment un recueil qui offre à l’expérience humaine, quel que soit l’horizon sous lequel elle s’inscrit, une portée éminem­ment poétique.

 

« Mais après la tem­pête quelque chose continuait

Son obstiné et inévitable voyage,
Rue par où l’espoir se faufile

Et la blessure se change en chair vive
De cette trace, qui accorde les cœurs,
La joie peut naître,

Quand l’âme s’aventure au-delà de tout stigmate. »

 

Mario Cam­pana, Dans le prochain monde, En el prox­i­mo mun­do, L’oreille du Loup, Paris, 2013, 133 pages, 10 euros.

mm

Carole Mesrobian

Car­ole Car­cil­lo Mes­ro­bian est poète, cri­tique lit­téraire, revuiste, per­formeuse, éditrice et réal­isatrice. Elle pub­lie en 2012 Foulées désul­toires aux Edi­tions du Cygne, puis, en 2013, A Con­tre murailles aux Edi­tions du Lit­téraire, où a paru, au mois de juin 2017, Le Sur­sis en con­séquence. En 2016, La Chou­croute alsa­ci­enne paraît aux Edi­tions L’âne qui butine, et Qomme ques­tions, de et à Jean-Jacques Tachd­jian par Van­i­na Pin­ter, Car­ole Car­ci­lo Mes­ro­bian, Céline Delavaux, Jean-Pierre Duplan, Flo­rence Laly, Chris­tine Tara­nov,  aux Edi­tions La chi­enne Edith. Elle est égale­ment l’au­teure d’Aper­ture du silence (2018) et Onto­genèse des bris (2019), chez PhB Edi­tions. Cette même année 2019 paraît A part l’élan, avec Jean-Jacques Tachd­jian, aux Edi­tions La Chi­enne, et Fem mal avec Wan­da Mihuleac, aux édi­tions Tran­signum ; en 2020 dans la col­lec­tion La Diag­o­nale de l’écrivain, Agence­ment du désert, paru chez Z4 édi­tions, et Octo­bre, un recueil écrit avec Alain Bris­si­aud paru chez PhB édi­tions. nihIL, est pub­lié chez Unic­ité en 2021, et De nihi­lo nihil en jan­vi­er 2022 chez tar­mac. A paraître aux édi­tions Unic­ité, L’Ourlet des murs, en mars 2022. Elle par­ticipe aux antholo­gies Dehors (2016,Editions Janus), Appa­raître (2018, Terre à ciel) De l’hu­main pour les migrants (2018, Edi­tions Jacques Fla­mand) Esprit d’ar­bre, (2018, Edi­tions pourquoi viens-tu si tard), Le Chant du cygne, (2020, Edi­tions du cygne), Le Courage des vivants (2020, Jacques André édi­teur), Antholo­gie Dire oui (2020, Terre à ciel), Voix de femmes, antholo­gie de poésie fémi­nine con­tem­po­raine, (2020, Pli­may). Par­al­lèle­ment parais­sent des textes inédits ain­si que des cri­tiques ou entre­tiens sur les sites Recours au Poème, Le Cap­i­tal des mots, Poe­siemuz­icetc., Le Lit­téraire, le Salon Lit­téraire, Décharge, Tex­ture, Sitaud­is, De l’art helvé­tique con­tem­po­rain, Libelle, L’Atelier de l’ag­neau, Décharge, Pas­sage d’en­cres, Test n°17, Créa­tures , For­mules, Cahi­er de la rue Ven­tu­ra, Libr-cri­tique, Sitaud­is, Créa­tures, Gare Mar­itime, Chroniques du ça et là, La vie man­i­feste, Fran­copo­lis, Poésie pre­mière, L’Intranquille., le Ven­tre et l’or­eille, Point con­tem­po­rain. Elle est l’auteure de la qua­trième de cou­ver­ture des Jusqu’au cœur d’Alain Bris­si­aud, et des pré­faces de Mémoire vive des replis de Mar­i­lyne Bertonci­ni et de Femme con­serve de Bluma Finkel­stein. Auprès de Mar­i­lyne bertonci­ni elle co-dirige la revue de poésie en ligne Recours au poème depuis 2016. Elle est secré­taire générale des édi­tions Tran­signum, dirige les édi­tions Oxy­bia crées par régis Daubin, et est con­cep­trice, réal­isatrice et ani­ma­trice de l’émis­sion et pod­cast L’ire Du Dire dif­fusée sur radio Fréquence Paris Plurielle, 106.3 FM.