L’auteur définit lui-même ce long poème comme une « parade à la bal­lade de Bon­nie and Clyde » (p 17). 

 

Je dirais plutôt par­o­die, pour rester dans le même reg­istre. Approx­i­ma­tions lan­gag­ières, qua­si-homo­phones, non-sens… : tout est bon pour Eugène Osta­shevsky pour dyna­miter le lan­gage et la poésie en même temps.L’éditeur pré­cise d’ailleurs (p 59) qu’Eugène Osta­shevsky « traite des prob­lèmes en com­mu­ni­ca­tion entre les pirates et les per­ro­quets ». Dont acte.

Cette pla­que­tte — en édi­tion bilingue : Sophie Schulze traduit le texte orig­i­nal de l’américain — n’est que le pre­mier chapitre d’un ouvrage d’Ostashevsky pub­lié par New York Review of Books. À suiv­re donc …

Eugène Osta­shevsky : « Le pirate Qui Ne Con­naît Pas La Valeur De Pi », Ate­lier de l’Agneau édi­teur, 66 pages, 14 euros.

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Lucien Wasselin

Il a pub­lié une ving­taine de livres (de poésie surtout) dont la moitié en livres d’artistes ou à tirage lim­ité. Présent dans plusieurs antholo­gies, il a été traduit en alle­mand et col­la­bore régulière­ment à plusieurs péri­odiques. Il est mem­bre du comité de rédac­tion de la revue de la Société des Amis de Louis Aragon et Elsa Tri­o­let, Faîtes Entr­er L’In­fi­ni, dans laque­lle il a pub­lié plusieurs arti­cles et études con­sacrés à Aragon. A sig­naler son livre écrit en col­lab­o­ra­tion avec Marie Léger, Aragon au Pays des Mines (suivi de 18 arti­cles retrou­vés d’Aragon), au Temps des Ceris­es en 2007. Il est aus­si l’au­teur d’un Ate­lier du Poème : Aragon/La fin et la forme, Recours au Poème éditeurs.