> Fil de lecture de L.Wasselin : Abeille, Althen, Walter

Fil de lecture de L.Wasselin : Abeille, Althen, Walter

Par | 2018-05-22T20:01:01+00:00 14 septembre 2015|Catégories : Critiques|

 

ARFUYEN ou l'expérience inté­rieure.

Sans doute faut-il s'entendre sur le sens de l'expression "expé­rience inté­rieure" : les édi­tions Arfuyen sont connues pour publier des livres rele­vant d'une spi­ri­tua­li­té oubliée. Le mot Arfuyen a été emprun­té à une col­line située en face du Mont Ventoux où Gérard Pfister, le créa­teur de cette mai­son, pos­sé­dait alors une ber­ge­rie : c'est là un beau sym­bole de mili­tan­tisme et de gra­tui­té en une époque qui en est sin­gu­liè­re­ment dépour­vue… Non seule­ment, Pfister et sa femme publient des mys­tiques rhé­nans mais aus­si des livres de lit­té­ra­ture inclas­sable. L'expérience inté­rieure recouvre donc tout ce qui s'oppose à cette socié­té mer­can­tile seule­ment inté­res­sée par la réus­site finan­cière, c'est une acti­vi­té (écrire et édi­ter) où les mots ont plus d'importance que les espèces son­nantes et tré­bu­chantes. Coup d'œil donc sur trois livres parus récem­ment aux édi­tions Arfuyen.

 

Jacques Abeille : Petites proses plus ou moins bri­sées.

Une voix déchire l'obscurité, s'échine à par­ler pour qui ou pour quoi, on ne sait… Jacques Abeille s'évertue à cap­ter cette voix qui res­semble à s'y méprendre à celle des rêves, et ce n'est sans doute pas un hasard si l'on peut lire dans Noirs, dans la pre­mière des trois suites de ce recueil, ces mots "dans le som­meil para­doxal". L'écriture de Jacques Abeille ne va pas sans une cer­taine obs­cu­ri­té. Ainsi dans la pre­mière par­tie inti­tu­lée Ce qu'il reste d'un jeune homme qui mai­gris­sait ne sait-on pas qui est ce jeune homme, qui est le gar­dien dont le poète rap­porte les pro­pos tou­jours intro­duits par ces mots "Il dit". De même la forme est par­fois trop appa­rente, comme dans Noirs, pour que le lec­teur puise dire qu'il s'agit là d'une écri­ture auto­ma­tique ou rele­vant d'un sur­réa­lisme tar­dif même si Abeille a été mar­qué par le sur­réa­lisme, qu'il est entré en contact avec Vincent et Micheline Bounoure et qu'il a fré­quen­té le peintre Pierre Molinier dont André Breton dit : "D'une fusion de joyaux entre les­quels domine l'opale noire, le génie de Molinier est de faire sur­gir la femme non plus fou­droyée mais fou­droyante, de la cam­per en superbe bête de proie." ou "Une échelle de soie a pu enfin être jetée du monde des songes à l'autre, dont se trouve ain­si démon­tré qu'elle ne pou­vait être que celle de la ten­ta­tion char­nelle" 1. Tout au plus, ce même lec­teur pour­ra-t-il inter­pré­ter ce frag­ment "Les bas noirs de la nonne ensan­glan­tée montent à vos jambes…" comme une image sur­réa­li­sante ou une réfé­rence à l'œuvre peint de Molinier.

La deuxième par­tie du livre (Figures en réserve) est occu­pée par la figure de la femme. S'agit-il de figures mises en réserve, c'est-à-dire de côté en atten­dant d'être uti­li­sées dans d'autres écrits ? Ou le terme doit-il être pris dans son sens pic­tu­ral ? Si cette figure est énig­ma­tique au début, car jamais nom­mée, non iden­ti­fiable, elle devient pros­ti­tuée dans un long poème (Éloge de la pros­ti­tu­tion) qui court sur une dizaine de pages et qui se ter­mine par ces deux vers "elle marche fesses nues /​ dans les rues de nos futurs" qui ne sont pas faire pen­ser à ceux d'Aragon (dans Le Fou d'Elsa, plus pré­ci­sé­ment dans le Zadjal de l'avenir) : "L'avenir de l'homme est la femme /​ Elle est la cou­leur de son âme /​ Elle est sa rumeur et son bruit" 2. La rai­son de cette oppo­si­tion mar­quée réside peut-être dans le fait que les textes de Jacques Abeille sont comme le point de départ de fic­tions qui res­tent à venir… En tout cas la femme est celle pour qui l'homme agit ; dans cet Éloge, Jacques Abeille uti­lise des verbes conju­gués à la pre­mière per­sonne du sin­gu­lier au futur ("Je vous offri­rai", "Je bâti­rai", "J'alignerai"…). Malgré ce Je, il n'y a rien d'autobiographique dans ce poème. Mieux, dans D'une femme au visage d'exil, on relève cette bribe : "Le pre­mier sen­ti­ment fut de l'appel le plus obs­cur, sur une autre fron­tière que celle du désir…" : la femme est bien une figure lit­té­raire, mais pas vrai­ment l'objet du désir du poète… Et ce n'est pas pour rien que Jacques Abeille ter­mine cette par­tie du livre par un poème dont Shéhérazade semble cor­res­pondre à ce qui le hante.

La limite entre le poème et la prose est donc bien fra­gile, il s'agit pour Abeille de cap­ter le moment où le texte naît même si l'histoire ne va pas plus loin. Les poèmes de la troi­sième par­tie, Bris et bruits, font pen­ser par leur rela­tive briè­ve­té et leur diver­si­té à de petits tableaux ; peut-être est-ce l'influence de l'activité de peintre de Jacques Abeille ? Ce livre paraît avec un ban­deau "Prix Jean Arp de Littérature Francophone". Ce prix récom­pense chaque année pour l'ensemble de son œuvre un écri­vain fran­co­phone indé­pen­dam­ment de son suc­cès com­mer­cial. Ces Petites proses sont donc une bonne occa­sion de décou­vrir Jacques Abeille…

(Jacques ABEILLE, Petites proses plus ou moins bri­sées. Arfuyen, 128 pages, 12 €. Couverture : encre de J Abeille).

 

 

Gabrielle Althen : Soleil patient.

 

Guillevic compte par­mi les ren­contres fon­da­trices de Gabrielle Althen. Si j'ai lu pra­ti­que­ment tout Guillevic, c'est le pre­mier recueil de Gabrielle Althen qui arrive sur ma table de tra­vail… Et L'Hôpital de Guillevic, publié en 1988 chez Arfuyen (Cahier n° 39), est aux côtés des ouvrages parus chez Gallimard… L'estime dans laquelle Gabrielle Althen tient Guillevic auto­rise à lire Soleil patient à la lumière de la ques­tion que le regret­té Jean Rousselot posait : "Peut-il y avoir une poé­sie maté­ria­liste ?" 3. Faut-il le dire, le maté­ria­lisme n'est pas sous la plume de Rousselot la cari­ca­ture gros­sière, mal­veillante et erro­née à laquelle cette doc­trine est sou­vent réduite. il s'agissait pour lui de la volon­té de "mon­trer les choses et [de] les assem­bler selon les lois d'une pers­pec­tive pure­ment ter­restre". Étaient alors réunis, dans le cha­pitre de ce pano­ra­ma cri­tique, Ponge, Guillevic et Follain. Rousselot écri­vait : "Guillevic fait dépendre de l'homme l'existence des choses. Mais il les sus­cite par des moyens […] magiques plu­tôt que logiques ; son énon­cia­tion a l'accent d'un rituel…" 4. Cette façon de lire Soleil patient est ren­for­cée par l'espèce de post­face que Gabrielle Althen joint à son recueil : elle y parle d'expé­rience exis­ten­tielle

Si le pre­mier ensemble de poèmes porte le nom d'une expres­sion qui peut res­sem­bler à un bar­ba­risme régio­nal, "Trouver manque", il convient de s'interroger sur le qua­si-oxy­more de cette expres­sion bre­tonne nous dit l'auteur dans sa post­face. On y trouve à la fois l'idée de trop plein avec le verbe trou­ver et celle d'insuffisance avec le verbe man­quer. Reflet de celle qui est par­tie vers d'autres lati­tudes et qui a la nos­tal­gie de ce qu'elle a quit­té ? Cet ensemble serait alors la méta­phore des regrets de Gabrielle Althen, du contraste entre ce qu'elle recherche et ce qu'elle trouve. Le deuxième ensemble est inti­tu­lé Falloir. Malgré ce que ce mot recèle d'énergie, les poèmes hésitent, marquent un temps de recul ; ce sont des poèmes du manque au ton élé­giaque : "Et nous nous deman­dons com­ment nous allons faire /​ Puisque la mort n'a pas sa place sur notre image /​ Et qu'il y manque des mots au four de notre bouche". Le poème se réduit par­fois à une phrase par­ci­mo­nieuse. Il se fait aus­si l'écho du Rimbaud des Poésies : au vers rim­bal­dien "Ô sai­sons, ô châ­teaux" répond ce mor­ceau de prose "Autres sai­sons, autres châ­teaux". Si pour Rimbaud l'âme était sans défauts ou non, si la parole devait fuir et voler, pour Gabrielle Althen "Il n'y a pas de place ici pour le sou­pir". La vie est alors une longue quête d'amour : "J'aime, dit en s'éveillant la pre­mière tête à débor­der de cet espace". Reste alors à "Descendre dans le monde pas d'autres solu­tions". Se confron­ter aux choses et aux autres…

C'est le mys­tère de la condi­tion humaine qu'explore Gabrielle Althen : si elle est par­fois sen­sible aux notions d'anges, de Dieu, d'âme, de béa­ti­tudes ou d'oraison (qui viennent émailler ses vers), le lec­teur ne sait trop s'il s'agit de pro­pos rap­por­tés ou de choses enten­dues que ne par­tage pas le poète (comme dans ces deux vers "Des anges à man­teaux bleus nouent des cordes sur les monts /​ répé­tait hébé­té le patron de ce bar") ou de réa­li­tés consub­stan­tielles au poète (comme dans le poème Ténacité où les majus­cules aux déter­mi­nants ton, ta, tes semblent insis­ter sur le carac­tère divin de celui à qui l'auteur s'adresse)… Confronté à l'étrangeté de ces poèmes (mal­gré une langue fami­lière) le lec­teur s'interroge et s'égare, en par­ti­cu­lier sur l'efficacité de la langue poé­tique. Dans sa post­face, Gabrielle Althen écrit de Troisième jour (l'ensemble final) que la vie est "rede­ve­nue vivante". Mais c'est aus­si une inter­ro­ga­tion sur les limites de la poé­sie et de la lit­té­ra­ture qui, selon Gabrielle Althen, "n'aiment pas beau­coup […] demeu­rer dans les séjours heu­reux, ni s'immobiliser à dire le désir com­blé".

Restent ces poèmes et cette récon­ci­lia­tion avec le réel selon Gabrielle Althen. Qu'en est-il au juste, de cette récon­ci­lia­tion : est-elle sim­ple­ment humaine, char­nelle ou est-elle mys­tique, reli­gieuse ? Peut-elle par­ta­ger avec d'autres cette plé­ni­tude ? Comment vivre avec la conscience de la mort qui nous attend tous quand on ne croit pas à la sur­vie et à la résur­rec­tion, quand on pense que l'esprit n'est qu'un effet de la matière, de la com­plexi­té du corps ? Certains refusent ces évi­dences et croient. Je les envie, par­fois… Mais je m'éloigne de Soleil patient.

(Gabrielle ALTHEN, Soleil patient. Arfuyen, 142 pages, 14 € . Couverture : toile de Christian Morgenstern, détail).

 

 

Jean-Claude Walter : Dans l'œil du dra­gon.

C'est un livre inclas­sable que Dans l'œil du dra­gon : ni recueil de poèmes en prose, ni jour­nal, ni essai… Divisé en sept par­ties toutes soi­gneu­se­ment dési­gnées par un titre, comme il y a les 7 jours de la semaine, les 7 mer­ce­naires, les 7 têtes de l'Hydre de Lerne, les 7 pêchés capi­taux, les 7 tawafs autour de la Kaaba, les 7 mer­veilles du monde, etc, il regroupe des textes rele­vant de genres divers comme la note de lec­ture, la note sur un peintre, les sou­ve­nirs… Il faut avoir pré­sent à l'esprit, quand on recherche une uni­té à ce livre, que le chiffre 7, en numé­ro­lo­gie, désigne la vie inté­rieure (ici, celle de l'écrivain sans doute)… À l'intérieur d'un même "cha­pitre", le lec­teur passe sans tran­si­tion d'une note sur L'interrogatoire de Chessex, à un texte de sou­ve­nirs sur le lycée, lui-même sui­vi par des cita­tions de trois auteurs dif­fé­rents. C'est dire que cet ouvrage est vrai­ment inclas­sable. D'ailleurs, l'éditeur, dans son prière d'insérer, pré­vient : "… textes sin­gu­liers qui passent de l'observation à la rêve­rie, de l'humour et l'ironie à la médi­ta­tion la plus mélan­co­lique sur notre des­tin d'homme". On ne peut mieux dire.

Deux approches du réel peuvent rete­nir l'attention du lec­teur : les pre­miers émois amou­reux et le goût de l'auteur pour la lit­té­ra­ture et l'écriture. Ces émois amou­reux prennent dif­fé­rentes formes : l'amour pour la mère, pour les ins­ti­tu­trices et les jeunes filles côtoyées dans le sys­tème sco­laire (à l'école et au lycée). La vision de la mère est fusion­nelle, la mère "est chant fer­tile, havre de sol­li­ci­tudes […], pro­digue en bai­sers caresses et par­fums". "L'odeur de madame Mère, son par­fum à la fois fugi­tif et si trou­blant" est à l'origine de l'amour qui pour­sui­vra Jean-Claude Walter toute sa vie. À côté de cette mère qui revient à plu­sieurs reprises dans le livre, l'image du père est sévère, il a fait la guerre, il est com­pa­ré à un ogre. Les frag­ments qui le carac­té­risent sont sans appel : "l'air pédant du père" et, quand Walter décrit un che­val : "sa tronche, sa mèche, son œil sévère", c'est pour tout de suite lui trou­ver une res­sem­blance avec le père… Il ne s'agit pas de som­brer dans une psy­cho­lo­gies de bazar, un freu­disme aven­tu­reux (le com­plexe d'Œdipe, le meurtre sym­bo­lique du père sont des notions que je ne maî­trise pas), d'ailleurs, Jean-Claude Walter quand il fait appel à la psy­cha­na­lyse ("Cher Sigmund Freud, au secours !"), c'est pour dévier la dis­cus­sion, non sans humour, sur ses pères (lit­té­raires) de sub­sti­tu­tion… Jean-Claude Walter fut aus­si amou­reux de ses maî­tresses d'école : la lèvre de la maî­tresse est "inac­ces­sible", un texte dédié "À l'institutrice" se ter­mine par ces mots : "Madame, je vous aime", made­moi­selle Houfschmidt a des "hémi­sphères [qui allèchent l'auteur en herbe] comme poires au sirop un dimanche de fête". Quant aux jeunes filles qui ne vont pas sans une cer­taine idéa­li­sa­tion, l'émoi est le même : Jean-Claude Walter res­pire leur odeur, boit leur haleine… Et plus tard, au ciné­ma ce furent "embras­sades, léchages, chairs meur­tries…" Ces confi­dences qui, si elles ne sont pas ori­gi­nales, sont cepen­dant frap­pées du coin de la sin­cé­ri­té et expliquent sans doute l'amour qu'il porte à son "Ange". En tout cas, elles concourent à l'émotion du lec­teur qui découvre ces textes…

Les artistes (peintres ou pho­to­graphes) sont pré­sents dans ce livre : Soulages, Egon Schiele ou Carjat (fixant Rimbaud sur la plaque sen­sible) pour ne citer que ceux-là. Si quelque chose rele­vant de l'intime se dit alors, cet appa­rent épar­pille­ment cache une pro­fonde uni­té car Jean-Claude Walter, par­tant de sources diverses, ne fait qu'exprimer ce qui res­sort de sa per­son­na­li­té la plus secrète. De même avec les hommes de lettres qui sont omni­pré­sents dans ce livre : textes certes mais aus­si cita­tions ; envi­ron vingt écri­vains pré­sents dans les petites créa­tions et trente (par­fois les mêmes) auteurs des cita­tions don­nées à lire. Ce qui laisse pen­ser que le vrai sujet de ce livre est la lit­té­ra­ture (et l'écriture). Quelle(s) leçon(s) tirer de ces réflexions au moment où Jean-Claude Walter dresse le bilan de sa vie (il est né en 1940) et de son œuvre ? Mine de rien. Il y a des indices qui per­mettent d'avancer quelques hypo­thèses : écrire res­semble à ce que fait Sysiphe, c'est tou­jours recom­men­cer la même chose. Et puis, c'est l'auteur qui le note : "Écrire bref. Battre l'urgence" (p 59). Ce livre en est la preuve (un seul texte, sauf erreur, dépasse la page !) Battre l'urgence, c'est-à-dire aller plus vite qu'elle, noter les choses de peur de les oublier. Et puis il y a ce va-et-vient entre les textes et les cita­tions dis­per­sées tout au long du livre : elles per­mettent des lec­tures mul­tiples des proses de Jean-Claude Walter. Ce livre serait alors un "manuel" tant il invite à (re)lire ses pages mais aus­si des œuvres lues il y a long­temps ou super­be­ment (?) igno­rées lors de leur paru­tion. Mais chaque lec­teur trou­ve­ra sa propre piste ou son inter­pré­ta­tion…

Dans l'œil du dra­gon devrait donc trou­ver de mul­tiples lec­teurs, tous plus dif­fé­rents les uns des autres… Car cha cun d'entre eux trou­ve­ra au moins une petite prose cor­res­pon­dant à ses goûts…

(Jean-Claude WALTER, Dans l'œil du dra­gon. Arfuyen, 128 pages, 13 €. Couverture : col­lage d'Erwin Heyn).

 

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L'expression expé­rience inté­rieure est donc à entendre diver­se­ment : ces trois livres le prouvent. Nul sec­ta­risme, nul inté­grisme dans l'activité d'Arfuyen mais, au contraire, une ouver­ture à ce qui se fait de meilleur dans la pen­sée : les auteurs ici recen­sés montrent une extrême liber­té dans leurs pro­pos en un temps où le dog­ma­tisme libé­ral fait des ravages et conduit l'humanité dans une impasse, pour ne pas dire à la catas­trophe…

Lucien WASSELIN.

Lucien Wasselin a publié chez Recours au Poème éditeurs :

Aragon/​ La fin et la forme

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1. André Breton, Le Surréalisme et la Peinture. Nouvelle édi­tion, Gallimard, 1965, page 246.

2. Aragon, Œuvres poé­tiques com­plètes, tome 2, page 647. Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2007.

3. Jean Rousselot, Poètes fran­çais d'aujourd'hui. Seghers édi­teur, 1959, p 323.

4. Id, p 331.

 

 

 

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